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Actualités des droits de l'enfant

Sorte de « Spotlight » (*) à la française, le magazine « Cash Investigation », en partenariat avec le site d’information « Médiapart », s'est intéressé à un fléau qui sévit toujours au sein de l'Eglise catholique : la pédophilie.

Les journalistes ont travaillé pendant près d’un an sur l’un des secrets les mieux gardés de l’Eglise de France. Une investigation sans concession qui révèle que des religieux condamnés pour pédophilie sont toujours en activité et parfois toujours au contact d’enfants.

Le magazine dévoile comment de hauts responsables de l’Eglise ont couvert certains agissements en protégeant des prêtres accusés d’agressions sexuelles sur mineurs. Ils les ont déplacés de pays en pays, notamment en Afrique et en Amérique du Sud. Le magazine d'investigation a réalisé une carte inédite de ces exfiltrations internationale.

L'enquête remonte même jusqu’au Vatican, à la rencontre du pape François. Lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, il aurait tenté d’influencer la justice argentine pour disculper un prêtre condamné pour pédophilie. Des Etats-Unis à la Guinée, du Cameroun à l’Argentine, les équipes du magazine ont sillonné le monde pour tenter d’obtenir des réponses et finalement pour interpeller le pape François en personne. Le magazine dénonce enfin le silence assourdissant qui règne toujours au sein de l’Eglise, les évêques ont en effet refusé de prendre la parole.

En 2002, l’Eglise a dit officiellement qu’un prêtre pédophile devait être dénoncé à la justice. Mais dans les faits, rien n’a vraiment bougé jusqu’en 2016 et l’affaire Barbarin (voir article précédent).

La place de la victime commence seulement à être intégrée dans la réflexion de l’Eglise.

Il est plus que temps…

JCC

« Pédophilie dans l'Eglise : le poids du silence », une enquête de Martin Boudot diffusée ce soir, 21 mars 2017, à 20h55 sur France 2.

Spotlight : voir article précédent

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie, Eglise catholique

C’est le chiffre effarant donné par l’UNICEF qui alerte sur la situation de 4 pays : le Nigéria, la Somalie, le Soudan du sud et le Yémen. Ces quatre pays risquent la famine en 2017.

Selon l’ONU, c’est sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La sécheresse aggrave la crise dans cette région de l’Afrique, déjà affamées par un état de guerre permanent.

Au Yémen, où une guerre civile fait rage depuis près de deux ans, 462.000 enfants souffrent de malnutrition sévère et ils sont 450.000 dans le nord-est du Nigeria, où sévit le groupe islamiste « Boko Haram ».

Au Soudan du sud, plus de 270.000 enfants souffrent de malnutrition et la famine vient juste d'être déclarée dans certaines parties de l'Etat d'Unité (nord) où vivent 20.000 enfants.

Selon l’ONU, plus de 20 millions de personnes pourraient de mourir de faim d'ici l'été.

JCC

(Sources : ONU & UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Famine, enfants face à la guerre

L’auteur du livre  « Les Bienveillantes » (prix Goncourt 2006) Jonathan Littell sort son premier film en tant que réalisateur.  L’écrivain, qui a passé plusieurs années dans l’humanitaire, s’intéresse au devenir des enfants enlevés en Ouganda à partir de 1989 par « l’Armée de résistance du Seigneur » pour être enrôlé comme soldats.

« Wrong Elements » suit trois de ces anciens enfants forcés à servir les intérêts du groupe armé dirigé par Joseph Kony. Revenant sur les lieux qui ont accueilli leur engagement forcé, ils se souviennent et travaillent la mémoire de cette période où eux-mêmes ont tués des civils.
Tel un grand reporter, Jonathan Littell rappelle les faits, interroge, filme les témoignages, avec la distance nécessaire. Il égrène au fil des séquences références historiques et images d'archives. Sans en abuser et sans porter de jugement.

Un film coup de poing qui ne porte aucun jugement sur ces jeunes qui sont à la fois bourreaux et victimes. A voir absolument.

« Wrong Elements » (Mauvais Eléments) de Jonathan Litell sortira en salle le mercredi 22 mars.

JCC
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, enfants soldats

Pour faire des « économies », la Maison Blanche a décidé de supprimer un programme d'aide aux enfants démunis intitulé le « National School Lunch Program »  (Programme National pour la restauration scolaire). Ce dispositif avait pour objectif d’aider les enfants qui n'ont pas à manger à la maison d’être correctement nourris pour pouvoir progresser à l'école. Selon le Ministre du Budget, « il n'y a aucune preuve concrète que cela soit efficace »

« L'Afterschool Alliance », qui réunit des organisations publiques et privées qui défendent le soutien scolaire public a dénoncé « une trahison des millions d'élèves et de parents qui dépendent de ces programmes d'apprentissage ». Pour elle, « cette proposition dévasterait les familles où les parents travaillent ».

Aux Etats-Unis, l'inégalité entre les élèves est très forte, et certains écoliers reçoivent leur seul repas de la journée dans leur établissement scolaire. En 2012, plus de 31 millions d'enfants avaient bénéficié du programme « National School Lunch Program » qui leur permettait d'avoir des repas moins chers ou gratuits, ce qui représente 10% de la population américaine.

Enfin, selon une étude de l'université d'Harvard publiée en 2008, ce type de programme participerait pourtant à améliorer les résultats scolaires et ferait baisser le risque de voir ces jeunes tomber dans la violence, l'alcool et la drogue.

Cette proposition intervient dans le cadre de l’élaboration du budget 2018. Celle-ci doit encore être approuvée par le Congrès Américain.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination, Droit à la santé

L’ONU a publié en début de semaine plusieurs rapports ou observations préliminaires sur la situation des droits de l’Homme dans plusieurs pays, notamment la Corée du Nord, l’Iran, l’Érythrée ou le Burundi.

Parmi les pays analysés par l’ONU se trouve aussi la Birmanie dont la situation un an après l’arrivée au pouvoir du parti d’Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, reste préoccupante concernant la minorité musulmane des « Rohingyas ».

C’est une communauté apatride d’environ 1,3 million de personnes, composée de nombreux enfants, qui est considérée par l’ONU comme l’un des peuples les plus persécutés au monde. Elle dénonce d’ailleurs un « crime contre l’humanité » et décrit des personnes ligotées dans leurs maisons incendiées, des enfants brûlés vifs, des familles décimées, des adultes égorgés et des viols collectifs.

L’ONU avait déjà dénoncé une entreprise de répression « généralisée et systématique » à l’encontre de cette communauté, menée essentiellement par l’armée birmane, et qui a abouti à un véritable « nettoyage ethnique » (voir article précédent).

Il est regrettable qu’Aung San Suu Kyi, symbole de la lutte pour la démocratie dans le monde, prix Nobel de la paix en 1991, qui est au pouvoir en Birmanie depuis avril 2016, reste toujours silencieuse sur la situation de cette minorité.

JCC

(Source : ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination

Meurtres, mutilations et recrutements d'enfants ont augmenté significativement en 2016 en Syrie dans un contexte d'escalade de la violence. Selon l’UNICEF, au moins 652 enfants ont été tués l'an dernier soit 20% de plus qu’en 2015.  255 d’entre eux ont été tués dans ou à proximité d'une école.

Par ailleurs, plus de 850 enfants ont été recrutés pour combattre dans le conflit, soit plus du double du nombre enregistré en 2015. Les enfants sont utilisés et recrutés pour se battre directement sur les lignes de front et assument des rôles de plus en plus liés aux combats, y compris, dans des cas extrêmes, ceux de bourreaux, kamikazes ou gardiens de prisons.

2,8 millions d'enfants vivent dans ces zones peu accessibles, dont 280.000 en zone assiégée, pratiquement coupés de l'aide humanitaire. Un tel contexte empêche de fournir rapidement une assistance humanitaire aux enfants. En plus des bombes, des balles et des explosions, des enfants meurent chaque jour de maladies qui pourraient être facilement évitées.

Après six ans de guerre, près de 6 millions d'enfants dépendent de l'aide humanitaire. Plus de 2,3 millions sont réfugiés en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Égypte et en Irak.

Ainsi, le degré de souffrance est sans précédent dans cette région du monde. La vie des enfants est complètement bouleversée et totalement sacrifiée dans un silence assourdissant.

JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, enfants soldats, Enfants réfugiés

Pour la première fois dans l’histoire, un tribunal marocain a pris la décision de défendre les droits d’un enfant né hors mariage. En effet, sa mère a été autorisée à demander une compensation financière au père.

Cette décision a été prise sur la base du droit islamique, en conformité avec le Code de la famille, et l'article 32 de la Constitution et la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Ainsi, le tribunal met fin à une pratique d'ignorance des enfants illégitimes soutenue par un grand nombre de marocains. mais pour l’instant, ce jugement ne deviendra pas jurisprudence mais devrait être intégré dans la législation marocaine à plus ou moins long terme.

Jusqu’à présent, qu'ils soient le fruit de l'amour, d’un viol ou de l’inceste, plus de 150 enfants, nés hors mariage chaque jour au Maroc, étaient condamnés à vivre dans la honte. Ces « enfants du péché » étaient également pour la justice marocaine la preuve vivante du « crime » commis par les mères célibataires.

JCC

(Source : France Inter)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants adultérins, discrimination

La délégation aux droits des femmes au Sénat a rendu public, mardi 7 mars, un rapport sur les enfants intersexes.  Ils y sont définis comme « nés avec une ambiguïté des organes génitaux ». Il s’agit des enfants pour lesquels il est compliqué de déterminer s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille au vu des organes génitaux extérieurs.

A ce jour, il n’existe aucune statistique complète sur le nombre exact de personnes concernées. C’est pourquoi le rapport recommande d’établir « une cartographie et une base de données précises ». Toutefois, en 2009, une étude de la Haute autorité de santé estimait que le phénomène pourrait toucher 2 % des naissances.

Le Sénat se penche sur cette question encore tabou et sur l’épineux problème des opérations effectuées sur les personnes intersexes, généralement pendant leur enfance, pour leur assigner un sexe masculin ou féminin dans lequel ils ne se reconnaissent pas toujours à l’âge adulte.
Car ces interventions sont dénoncées par des associations d’intersexes comme « des mutilations », voire « des tortures ». Le rapport note « leurs conséquences dramatiques et douloureuses », sur le plan physique comme psychologique.

La délégation rappelle enfin que l’an dernier, la France a été mise en cause par le Comité des droits de l’enfant et le Comité contre la torture de l’ONU, qui lui ont reproché ces atteintes au droit à l’autodétermination des personnes.

Dans ses conclusions, le rapport préconise la mise à l’étude d’une indemnisation des personnes ayant souffert des interventions, ainsi que la mise en place d’un cadre plus respectueux du consentement des enfants eux-mêmes.

JCC

(Source : Sénat)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - droit à l'identité

C’est aujourd’hui la journée internationale des femmes. L’occasion de revenir sur la scolarisation des filles à travers le monde.

Malgré des progrès importants dans les années 2000, 9 % des enfants de 6 à 11 ans échappent au système d'éducation. Et parmi eux, ce sont les filles, les handicapés, les autochtones et les enfants en zone de conflit qui sont les plus touchés, selon l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

A ce jour, dans le monde, 61 millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Parmi eux, 70 % sont des filles.

Elles sont en effet plus susceptibles d'être exclues que les garçons. La pauvreté, les conflits, le poids des traditions, les mariages précoces, les discriminations, les intimidations et des environnements peu propices sont les multiples raisons de cette situation.

Dans un milieu pauvre, les filles sont souvent affectées aux tâches domestiques car pour beaucoup  de pays la perception des habitants reste que les petites filles doivent être destinées exclusivement à être de bonnes épouses et de bonnes mamans.

Certaines filles travaillent aux champs ou doivent aller chercher de l’eau pour aider leurs parents, réduisant leur temps de présence à l’école. D’autres sont obligés de quitter l’école pour travailler dans des conditions extrêmement dangereuses (dans des mines ou pour fabriquer des briques par exemple). Sans compter celles qui sont utilisées à des fins sexuelles.

C’est pourquoi, la scolarisation des jeunes filles constitue un élément essentiel de leur accès à l’autonomie économique, de leur émancipation pour leur vie de femme.

JCC

(Source : UNESCO)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droits des filles, Droit à l'éducation

Chiffres effarants rendus publics par deux rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pollution des foyers et de l’atmosphère, tabagisme passif, consommation d’eau non potable, et manque d’installations sanitaires et d’hygiène sont les responsables de ces décès.

Ces rapports, respectivement intitulés « Un monde durable en héritage : Atlas de la santé infantile et de l’environnement » et « Ne polluez pas mon avenir ! : l’impact environnemental sur la santé infantile », ont été publiés hier. Ils accusent notre environnement dégradé, voire insalubre, d’être à l’origine du décès de plus d’un enfant de moins de cinq ans sur quatre dans le monde.

Au-delà des dangers liés à la pollution de l’atmosphère, à celle de l’eau, au manque de sanitaires ou maladies comme le paludisme ces rapports dénoncent les dangers environnementaux « émergents », liés à l’activité industrielle planétaire tels que l’exposition aux polluants, aux déchets électriques et électroniques, ainsi qu’au changement climatique.

L’OMS souligne enfin la présence alarmante de perturbateurs endocriniens dans les aliments à cause de la composition de certains emballages : un phénomène lié à la multiplication de troubles hépatiques, thyroïdiens et neuro-développementaux sérieux chez les enfants.

Les deux rapports de l’OMS insistent sur le fait que la réduction de la pollution intérieure et extérieure, l’amélioration de la qualité de l’eau, de l’hygiène publique – y compris dans les infrastructures de santé accueillant des parturientes –, la protection des femmes enceintes par rapport au tabagisme passif et la garantie d’un environnement plus sain peuvent prévenir efficacement la mortalité infantile et les maladies touchant les jeunes enfants.

JCC

(Source : OMS)

Pour en savoir plus : site de l’OMS
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - santé

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