Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 09:19

ecole paterres Le nouveau ministre de l'Education nationale a annoncé récemment le retour à la semaine de cinq jours de classe en primaire pour la rentrée 2013/2014. Le ministre s’appuie sur un rapport de synthèse qui avait été remis à son prédécesseur en janvier 2011.


Avec un volume horaire quotidien parmi les plus élevés d’Europe et un nombre de jours de classe le plus faible (144 par an, contre 210 au Danemark ou en Italie), la journée des écoliers français est unanimement jugée « trop longue et fatigante ». Une situation aggravée par l’instauration de l’aide personnalisée qui ampute, chaque jour, la pause-déjeuner de nombreux enfants. Mais aussi, soulignent beaucoup d’organisations (parents d’élèves et enseignants), par les fermetures ou regroupements de petits établissements qui rallongent le temps de ramassage scolaire. Il est donc évoqué la possibilité d’une journée « moins lourde et non pas nécessairement moins longue », où les activités alterneraient suffisamment « pour respecter les biorythmes de l’enfant », où les devoirs seraient inclus et les pauses, de « vrais temps de repos ».


Instaurée en 2007, la semaine de quatre jours en primaire avait fait l’unanimité contre elle, la majorité des organisations se prononçant pour une semaine de quatre jours et demie, avec mercredi matin. Quant aux vacances d’été, il ne se dégage pas de vrai consensus pour les raccourcir. Néanmoins, les enseignants qui s’y disent défavorables sont prêts à concéder deux semaines si on les assure d’une réelle amélioration des conditions de travail au quotidien. Enfin, autre constat partagé : la fatigue des élèves ne provient pas que de l’école, mais est souvent liée à un manque de sommeil. Est particulièrement visé le temps excessif passé devant la télé, Internet et les jeux vidéo.


D’autres organisations (FCPE, Front de Gauche…) pensent que l’école est tellement fragilisée sur le fond que la vraie priorité serait de s’attaquer à des réformes plus structurelles (créations  de postes, formation des enseignants, etc...).


A suivre donc…


JCC

Par Jean-Charles Champagnat - Publié dans : éducation
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 08:47

etan_patz.jpg En souvenir d’Etan Patz, petit garçon de 6 ans, enlevé à New York le 25 mai 1979, qui ne fut jamais retrouvé, le 25 Mai fut proclamé en 1983 Journée des Enfants Disparus par le Président des Etats-Unis. A partir de 1986, cette journée a acquis une dimension internationale à l’initiative du Canada. En France, la journée internationale des enfants disparus est commémorée depuis 2003.


Cette journée est un message de solidarité et d’espoir aux parents d’enfants disparus ou enlevés.


En France, environ 40.000 enfants disparaissent chaque année mais fort heureusement, la très grande majorité est retrouvée dans les huit jours.

Cependant, certains de ces enfants sont exploités dans des réseaux pédophiles, et ne sont parfois jamais retrouvés.

Pour cette raison, la commission européenne insiste sur la nécessité d'une coopération internationale pour éradiquer les crimes sur internet, la pédo-pornographie et l'exploitation des enfants.

Hasard du calendrier, ou pas, le mystère autour de la disparition d'Etan Patz semble être résolu 33 ans après. L'homme qui avait été arrêté mercredi a indiqué avoir tué le petit garçon de 6 ans en 1979. Le responsable de ce crime va être inculpé pour meurtre. Pedro Hernandez, âgé de 51 ans, a en effet avoué avoir attiré l'enfant dans une épicerie de Manhattan en lui promettant un soda, de l'avoir tué et d'avoir abandonné son corps dans un sac plastique au milieu des poubelles.


JCC

Voir la page consacrée aux enfants disparus sur www.droitsenfant.com

 

(photo : Etan Patz)

Par Jean-Charles Champagnat - Publié dans : Enfants disparus et recherchés
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 07:51

enfant syrie Je fais régulièrement écho de la situation dramatique des enfants syriens face à la terrible répression conduite par le gouvernement en place dans ce pays. Hier, à l’occasion de la publication de son rapport annuel, Amnesty International accuse le régime du président syrien, Bachar Al-Assad, de torturer et de tuer des détenus et des manifestants pacifiques, des actes pouvant constituer des crimes contre l'humanité.


L'ONG détaille la façon dont les troupes ont déployé leurs chars dans des quartiers résidentiels, ont tué des manifestants pacifiques et emprisonné des milliers d'autres, torturés et détenus au secret.


Et cette répression n'épargne pas les enfants selon Amnesty, qui cite le cas de Mohammed Al-Moulaa Issa, 14 ans, originaire de Deir Ezzor, abattu par balle par les forces de sécurité parce qu'il refusait de participer à une manifestation favorable au régime. Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies estime que plus de cinq cents enfants sont morts depuis le début de la rébellion, en mars 2011. Beaucoup d'adolescents sont arrêtés et torturés, sans compter tous les enfants dont la scolarité a été interrompue par les violences qui sévissent depuis quatorze mois dans le pays.


Un reportage pour « Envoyé spécial » diffusé sur France 2 en décembre montrait notamment le traumatisme des violences politiques pour les enfants à Homs.


Amnesty dénonce en outre l'attitude du pouvoir qui « n'a pas mené d'enquêtes indépendantes sur les assassinats illégaux, les tortures et les autres violations graves des droits de l'homme ».


JCC


(source : Amnesty International) - Voir le rapport : ici

Par Jean-Charles Champagnat
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 09:39

justice mineurs Christiane Taubira, la toute nouvelle ministre de la Justice a confirmé vouloir supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs. Elle considère que c’est une mesure prioritaire, car, selon elle, « les tribunaux correctionnels pour mineurs symbolisent la politique pénale menée par Nicolas Sarkozy à l'égard des jeunes délinquants ».


Comme toujours, en matière d’approche de la justice des mineurs, deux conceptions s'opposent : celle consistant à traiter le jeune délinquant avant tout comme un délinquant et celle qui tient à le traiter d'abord comme un enfant ou un adolescent.


C'est la loi du 10 août 2011 qui a créé les tribunaux correctionnels pour mineurs. Ces nouveaux tribunaux sont censés juger les mineurs récidivistes âgés de 16 à 18 ans qui encourent une peine égale ou supérieure à trois ans de prison.


Ils sont composés de trois juges professionnels, alors qu'un tribunal pour enfants réunit un juge et deux assesseurs citoyens, intéressés par les questions liées à l'enfance. Cette loi, de même que celle de 2007 « renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs », a modifié l'Ordonnance de 1945 loi de référence pour la justice des mineurs en France (voir l’intégralité du texte sur www.droitsenfant.com).


Cette ordonnance pose le principe de la spécificité de la justice des mineurs et la primauté de la logique éducative sur la logique répressive à l'égard des mineurs.


Pour justifier le refus de l'alignement de la justice des mineurs sur celle des majeurs, le nouveau gouvernement peut s'appuyer aussi sur la convention internationale des droits de l'enfant, ratifiée par la France. Elle affirme que « l'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une protection juridique appropriée ».


Comme je l’ai déjà évoqué sur ce blog, la France avait été rappelée à l'ordre par le comité des droits de l'enfant des Nations Unies qui surveille la bonne application de cette convention : « L'évolution récente de la législation française favorise la répression au détriment des mesures éducatives. La France doit ne considérer la détention des mineurs que comme une solution d'ultime recours et pour la durée la plus brève possible ».


Les juges pour enfants, par la voix de Jean-Pierre Rosenczveig, ont indiqué soutenir l’initiative de la Ministre de la justice.


JCC

Par Jean-Charles Champagnat - Publié dans : délinquance des mineurs
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 08:56

enfant afrique sud L'Afrique du Sud va lancer une grande campagne nationale ce week-end visant à protéger les enfants. Les parents, familles, communautés, organisations non-gouvernementales et tous les secteurs sont invités à se joindre à cette campagne lancé par la Présidence du pays.


La campagne, intitulée Semaine de la protection de l'enfance, sera menée du 27 mai au 3 juin, avec pour thème: « œuvrons ensemble pour protéger les enfants ».


La campagne soulignera la responsabilité de tous pour créer un environnement sûr pour les enfants et promouvoir les droits des enfants comme énumérés dans le « Children's Act », entré en vigueur en avril 2010.


Cette loi contient des dispositions visant à mettre en œuvre les articles de la Convention relative aux droits de l'enfant.


JCC

Par Jean-Charles Champagnat - Publié dans : initiatives
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