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Actualités des droits de l'enfant

Afrique : 1 million d’enfants piégés par le conflit des Grands Lacs

Publié en amont du Sommet des Nations unies pour les réfugiés et les migrants, qui a eu lieu le 19 septembre dernier, le rapport de l’UNICEF, intitulé « Children on the move, children left behind » (les enfants déplacés, les enfants oubliés) analyse l’impact de l’insurrection de « Boko Haram » sur les enfants au Nigéria, au Cameroun, au Tchad et au Niger et son bilan dévastateur.

Ainsi, le rapport révèle que plus des 2,6 millions de personnes actuellement déplacées, il est à craindre qu’au moins 1 millions d’enfants sont piégés dans des zones contrôlées par « Boko Haram » et en attente d’une assistance humanitaire.

Par ailleurs, environ 38 enfants ont été utilisés pour perpétrer des attentats suicides dans la région du Lac Tchad depuis le début de l’année, ce qui porte à 86 le nombre total d’enfants utilisés dans ce type d’attaques depuis 2014.

Le rapport indique également qu’environ 475 000 enfants dans la région du Lac Tchad vont souffrir de malnutrition aigüe sévère cette année, contre 175 000 au début de l’année.

Enfin, l’UNICEF estime qu’au Nord-est du Nigéria, 20 000 enfants ont été séparés de leurs familles.

L’UNICEF appelle la communauté internationale à intensifier les pressions pour que ce conflit cesse au plus vite. Elle appelle également les donateurs à apporter leur soutien pour les communautés affectées.

JCC

(Source : UNICEF)

Pour en savoir plus : site de l’UNICEF

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, malnutrition

France : un livre consacré aux enfants des rues

Les enfants des rues, c’est un scandale planétaire car pratiquement aucun pays n’est épargné par ce drame. Ce sont des enfants que l’on voit errer, seuls ou en groupe, dans les rues des mégapoles. Dégât collatéral de l’urbanisation et de la mondialisation, ils sont souvent molestés par les commerçants, poursuivis par la police et rejetés par l’ensemble de la population.

Comment aider ces petits exclus ? Quels sont les pièges à éviter pour se faire accepter d’eux et agir efficacement ? Fort de son expérience auprès des grands exclus, Xavier Emmanuelli se penche ici sur le sort de ces enfants abandonnés de tous. Enfants sorciers ou enfants soldats, filles-mères ou adultes ayant refusé de grandir, tous ont des comportements de survie archaïques qui relèvent de ce qu’il appelle l’« atroce liberté ». Quand ces comportements sont compris, ils peuvent servir d’appui pour une démarche de soin concrète.

Un document d’une richesse clinique exceptionnelle. Un témoignage poignant sur l’un des scandales de nos sociétés.

Pour rappel, Xavier Emmanuelli est cofondateur de l’ONG Médecins sans frontières, pionnier du Samu, fondateur du Samu social et ancien ministre de l’Action humanitaire d’urgence.

Le livre est disponible dans toutes les bonnes librairie au prix de 17,90 €

JCC

(Source : éditions Odile Jacob)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants des rues

Allemagne : une loi en faveur des pères doutant de leur paternité

Selon les estimations, de 1 à 10% des enfants allemands naîtraient chaque année d’une relation extraconjugale, et seraient élevés par un père ignorant qu’il n’est en fait pas le géniteur de son enfant. Dans ce pays, ces enfants sont appelés « les enfants du coucou » (Kuckuckskindern), du nom de cet oiseau qui occupe le nid des autres en y pondant ses œufs à l’insu du locataire officiel.

Il y aurait 80 000 naissances par an environ et plusieurs centaines de cas occupent les tribunaux allemands. Mais, jusqu’à présent, la justice n’était jusqu’à présent guère favorable à ces pères qui ont élevé pendant des mois ou des années un enfant qui n’était pas le leur. En cas de séparation, ils étaient obligés de verser de lourdes pensions alimentaires, et disposaient de peu de recours pour faire valoir leurs droits.

Le nouveau texte, devrait permettre de contraindre une femme infidèle à avouer le nom des hommes qu’elle a fréquentés au moment de la conception, afin d’obliger le véritable géniteur à prendre en charge les frais d’éducation de l’enfant.

Le père trompé pourra alors exiger un remboursement des frais d’entretien de l’enfant sur une période rétroactive allant jusqu’à deux ans. C’est donc un texte qui souhaite renforcer les droits des pères. Il sera examiné prochainement au Bundestag (Parlement allemand)

Mais la loi ne dit rien sur l’enfant concerné qui pourrait être durablement déstabilisé en apprenant que le père qui l’a élevé n’est pas son père biologique.

JCC

(Source : Libération)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - droit à l'identité, droit des pères

France : le petit garçon retrouvé sain et sauf

Epilogue heureux après le déclenchement de l’alerte enlèvement concernant le petit garçon de neuf ans, enlevé par son père dans la nuit de jeudi à vendredi à Romenay, en Saône-et-Loire.
Il a été retrouvé ce matin avec son père dans le Vaucluse. Il est en bonne santé.

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Alerte enlèvement, Enfants disparus et recherchés

Le dispositif « Alerte enlèvement » a été déclenché pour retrouver un garçon de 9 ans. L’enfant a été enlevé dans la nuit de jeudi à vendredi entre minuit et 4 heures par son père à Romenay en Saône-et-Loire.

Nathael est de type européen, mesure 1,25 mètre. Il est de corpulence mince, a les cheveux clairs et les yeux noisette. Il est vêtu d’un bas de pyjama et d’un tricot. Il est accompagné de son père, âgé de 48 ans. Celui-ci est de type européen, a les cheveux longs, poivre et sel. Il est vêtu d’une paire de jeans et d’une chemisette à carreaux. Il circule à bord d’une Citroën Xantia immatriculée 6696 YB 71.

L’alerte précise que le suspect est susceptible de se rendre dans le sud de la France

Si vous localisez l’enfant ou son père, n’intervenez pas vous-même. Appelez immédiatement le :

0800 36 32 68
ou envoyez un courriel à
alerte-enlevement@gendarmerie.interieur.gouv.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Alerte enlèvement, Enfants disparus et recherchés

Nigeria : les jeunes filles enlevées il y a deux ans apparaissent dans une vidéo

Une vidéo du groupe islamique « Boko Haram » a été diffusée hier sur « youtube ». Elle met en scène des jeunes filles présentées comme des lycéennes de Chibok, enlevées par les islamistes en 2014. Le gouvernement nigérian a annoncé être en contact avec ces derniers.

Leur enlèvement dans leur lycée dans le nord-est du Nigeria, le 14 avril 2014, avait indigné la communauté internationale. Depuis, le sort de ces 217 adolescentes kidnappées fait l’objet d’informations contradictoires.

Dans cette vidéo de 11 minutes, on voit notamment des jeunes filles voilées, le visage fermé, assises par terre ou debout à l'arrière-plan. Un membre de « Boko Haram » y affirme que si certaines jeunes filles ont été « mariées conformément à la volonté d'Allah », d'autres sont handicapées, très gravement malades ou décédées dans des raids aériens.

Au cours de l'année 2015, l'armée nigériane a annoncé avoir libéré des centaines de personnes, en majorité des femmes et des enfants, kidnappées par « Boko Haram », mais les lycéennes de Chibok ne figuraient pas parmi elles.

Cinquante-sept d'entre elles avaient réussi à s'échapper dans les heures suivant leur rapt par le groupe islamiste. En mai dernier, deux des lycéennes enlevées à Chibok avaient, pour la première, été découverte par des milices locales et par l'armée gouvernementale.

L'insurrection sanglante de « Boko Haram » a fait plus de 20 000 morts au Nigeria depuis 2009. Le groupe djihadiste a enlevé plusieurs milliers de femmes, d'enfants et de jeunes hommes, enrôlés de force. Parmi ces femmes et ces filles, certaines ont été transformées en esclaves sexuelles et domestiques, et parfois même forcées à combattre, ou à mener des attentats suicide.

JCC

(Source : France Inter)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enlèvement d'enfants, enfants face à la guerre

Sénégal : des mesures pour protéger les enfants des rues et les « talibés »

C’est en 2013, que j’évoquais pour la première fois l’annonce du gouvernement sénégalais qui souhaitait alors mettre fin à la mendicité des enfants des rues (voir article précédent).

Ainsi, presque 3 ans après, le 30 juin 2016, le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a ordonné que tous les enfants des rues soient retirés de la rue, placés dans des centres d’accueil, puis rendus à leurs parents. Quiconque les forcerait à mendier serait passible d'une amende ou d'une peine de prison.

À la mi-juillet, les autorités avaient retiré plus de 300 enfants. Parmi eux, de nombreux enfants « talibés » qui erraient dans les rues de Dakar. Pour rappel, le s « talibés » sont des garçons, parfois âgés d'à peine 4 ou 5 ans, issus généralement de familles très pauvres, qui sont placés chez un marabout afin de suivre une éducation coranique, de s'initier à la vie communautaire et d'acquérir le sens de l'humilité et de l'endurance face aux épreuves. Mais la plupart de ses enfants ont « souffert d'abus et ont été exposés à des dangers qu'aucun enfant ne devrait avoir à affronter » dénonce l’ONG Human Rights Watch (HRW) sur son site internet.

Bien que le nombre d’arrestations de maîtres abusifs ait légèrement augmenté au cours de l'année écoulée, le Sénégal n'a porté devant les tribunaux qu'un petit nombre d'affaires, pour la plupart relatives à des décès ou à des formes d'abus les plus extrêmes; la pratique de la mendicité forcée des enfants ne fait presque jamais l'objet de poursuites judiciaires. Ainsi, HRW noté l'existence d'un besoin urgent de services juridiques d'accès facile pour aider les enfants « talibés » devenues victimes à obtenir justice.

JCC

Voir le dossier complet sur le site de HRW

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants des rues

République Tchèque : la création d’un poste de défenseur des enfants remise à plus tard

Le projet de loi créant un médiateur de la république chargé de la défense des enfants ne sera très probablement pas approuvé avant les prochaines élections.

Pourtant, selon les données révélées par le bureau du médiateur de la République, de plus en plus d’enfants veulent joindre « l’ombudsman » (*) tchèque. Si ce dernier a pour principal rôle de s’occuper de la défense des droits des citoyens tchèques, les enfants sont pour l’instant laissés de côté.

D’autant plus que la République tchèque est le seul pays européen à ne pas avoir de médiateur pour enfants. En 2014, trente-cinq enfants s’étaient adressés au médiateur, en 2015 ils ont été cinquante-cinq à lui demander conseil. Or, depuis le début de cette année, il s’agit déjà de trente-et-un mineurs.

Les députés, tant de l’opposition que de la coalition, semblent partagés sur la question. Mais à l’instar des autres pays membres de l’Union européenne, le nouveau défenseur des droits des enfants devrait non seulement pouvoir enquêter dans le cas d’une violation des droits, mais aussi pouvoir exiger réparation auprès de la justice.

JCC

(Source : Radio Praha)

(*) Ombudsman désigne dans de nombreux pays l'équivalent de la fonction de médiateur de la République, de Protecteur du citoyen dans plusieurs pays francophones, de défenseur du peuple dans des pays hispaniques, de défenseur du citoyen ou bien encore d'ombudsman parlementaire.

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - droits des enfants -divers

Iran : un mineur homosexuel a été pendu et un autre est en attente de son exécution

Il ne fait pas bon être gay dans la République islamique d'Iran. Hassan Afshar avait 17 ans lorsqu'il a été accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec un autre jeune. Il a été pendu pour ce « crime » le 18 juillet dernier.

Les autorités ont procédé à l'exécution, alors que le bureau du responsable du pouvoir judiciaire avait promis à la famille du jeune homme de réexaminer l'affaire le 15 septembre 2016.

Hassan n'a jamais nié qu'il avait eu des relations sexuelles avec l'autre jeune impliqué, dont le père a porté plainte contre lui, mais a toujours clamé que les actes sexuels étaient consentis et que son partenaire et lui s'étaient déjà livré à de nombreuses reprises à des activités sexuelles semblables de façon volontaire.

« L’adolescent n'a pas pu consulter d'avocat et la justice a expédié l'enquête et les poursuites, le déclarant coupable et le condamnant à mort deux mois après son arrestation, comme s'il fallait l'exécuter le plus vite possible », indique Amnesty International dans un communiqué.

L'exécution d'un autre jeune, Alireza Tajiki, également âgé de moins de 18 ans au moment des faits qui lui sont reprochés, les mêmes que ceux d'Hassan Afshar, devait-elle avoir lieu le 3 août. Elle est reportée en raison des pressions exercées par la population.

En Iran, 160 condamnés se trouvent dans le couloir de la mort dans les prisons iraniennes pour des crimes qu'ils sont accusés d'avoir commis alors qu'ils avaient moins de 18 ans. 977 personnes ont été exécutées en Iran en 2015, et 20 personnes, en un seul jour, la semaine dernière.

La Convention internationale relative aux droits de l'enfant prohibe totalement l'application de la peine de mort lorsque l'accusé était mineur au moment des faits.

L’Iran a ratifié cette convention le 13 juillet 1994…

JCC

(Source : Amnesty International)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - peine de mort, homosexualité

France : le Conseil d’Etat oblige la France à laisser entrer un enfant né de GPA à l’étranger

Le Conseil d’Etat vient d’ordonner au ministre des affaires étrangères de laisser entrer en France un enfant de 6 semaines né en Arménie par Gestation Pour Autrui (GPA).

Le Conseil d’Etat a en effet estimé que « l’intérêt supérieur de l’enfant commande de ne pas le séparer de la femme qui veut entrer en France avec lui ». Il demande donc à l’Etat de lui délivrer « à titre provisoire » un document lui permettant de passer la frontière.

Il a en outre condamné l’Etat à verser 3 000 euros à l’enfant. L’Etat avait déjà été condamné en 2011 pour une affaire similaire.

Toutefois, le Conseil d’Etat ne s’est pas prononcer sur la « filiation juridique » ni sur la nationalité du bébé. Un tribunal administratif devra se pencher sur le problème.

Cette décision intervient alors que la Cour européenne des droits de l’homme vient une nouvelle fois de condamner la France pour avoir refusé de reconnaître la filiation d’enfants nés de mères porteuses à l’étranger (voir article précédent).

JCC

(Source : Conseil d’Etat)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Gestation pour autrui, droit à l'identité

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