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Actualités des droits de l'enfant

France : la prise en charge de la douleur de l’enfant hospitalisé doit rester une priorité

On a du mal à y croire aujourd’hui, mais il fut une époque pas si lointaine où l'on estimait que le jeune enfant hospitalisé ne pouvait pas souffrir, son système nerveux n'étant pas assez mature. A ce titre, des générations d’enfants ont subi des « atrocités », selon les termes du Président de l'Association de traitement de la douleur de l'enfant (ATDE).

L'ATDE a vu le jour en 1989, portée par des médecins de différentes spécialités et des infirmières puéricultrices notamment, avec pour mission de créer Pédiadol, la première banque de données sur la douleur de l'enfant. L'ambition : aider le personnel soignant à améliorer cette prise en charge. Pour que ces informations puissent être diffusées au plus grand nombre, Pédiadol a organisé en 1991 une première journée nationale avec le soutien du ministère de la Santé. Les médecins disposent aujourd’hui d'antalgiques pour les enfants (médicaments antidouleur), d'outils d'évaluation ainsi que de recommandations officielles.

Pour mémoire, le gouvernement avait lancé un premier plan de lutte contre la douleur en 1998. Le deuxième (2002-2005) plaçait les enfants en priorité et ces derniers restaient une préoccupation, parmi les personnes dites vulnérables, dans le troisième plan (2006-2011). Ces plans ont permis de donner une impulsion en mobilisant les équipes soignantes. Les professionnels doivent maintenant rendre des comptes et la douleur figure parmi les pratiques exigibles prioritaires.

Cependant, la situation au quotidien n'est pas identique partout, car la prise en charge de la souffrance physique dépend beaucoup des soignants ou de la politique du service hospitalier. D'ailleurs tous les spécialistes impliqués dans la lutte contre la souffrance - et plus encore les jeunes patients et leurs parents - déplorent le poids des mauvaises habitudes.

Malheureusement pour les spécialistes de la lutte contre la douleur de l’enfant, il n'y aura pas de quatrième plan consacré à ce problème. Et donc pas de nouveaux postes créés pour répondre aux besoins. Reste à espérer que la mobilisation des équipes soignantes ne faiblisse pas.

JCC

(Source : ATDE)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - santé

commentaires

blog bien-être 23/09/2014 12:09

Je penses aussi que le bien être des enfants hospitalisés doit passer avant tout. Il faut que cela devienne la première préoccupation des médecins ! Il faut les accompagner au quotidien et les aider à lutter contre la douleur.

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