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Actualités des droits de l'enfant

France : 81% des violences sexuelles sont commises durant l’enfance des victimes

Une enquête, publiée en début de semaine par l’association « Mémoire traumatique et victimologie », lors d’une journée d’études soutenue par l’Unicef, démontre que les violences sexuelles sont fréquentes envers les enfants et que leurs conséquences sont gravissimes. Certes, ce n’est pas une surprise, mais cette enquête apporte un regard nouveau sur les violences sexuelles qui touchent les enfants et qui font partie des plus cachées.

Ainsi, plus de 1 200 personnes, âgées de 15 à 72 ans, ont répondu à un questionnaire. Parmi elles, 95 % de femmes et 5 % d’hommes. Et l’un des principaux enseignements de cette enquête réside dans le fait que plus de 80 % des répondants ont subi leurs premières violences sexuelles dans l’enfance. 30 % des victimes l’ont été à la fois dans l’enfance et à l’âge adulte. Parmi les répondants, 68 % ont subi au moins un viol et 40 % rapportent une situation d’inceste.

Les violences sexuelles font partie des pires traumatismes et la quasi-totalité des victimes interrogées ont développé des troubles psychologiques plus ou moins importants. Et ces troubles ne sont pas seulement psychologiques mais ils sont aussi neurobiologiques.

Par ailleurs, l’enquête souligne l’extrême solitude des victimes et de graves failles dans le repérage. Seules 4 % des personnes agressées dans l’enfance ont été prises en charge par l’Aide sociale à l’enfance. Ainsi, faute d’être reconnus et soignés, ces enfants gravement traumatisés tentent de survivre tant bien que mal aux violences qu’ils ont subies et qu’ils vivent comme une torture sans fin.

Car le rapport dévoile également des conséquences dramatiques : 42 % des répondants ont déjà fait une tentative de suicide, et 65 % estiment que l’impact sur leur qualité de vie est très important. La quasi-totalité d’entre eux estime que les faits ont eu des conséquences sur leur santé mentale, provoquant addictions ou conduites à risque. Et plus la victime était jeune au moment des faits, plus l’impact est grave.

C’est pourquoi, l’association « Mémoire traumatique et victimologie » et l’Unicef plaident auprès des pouvoirs publics pour la formation « en urgence » des professionnels de santé et pour la mise en place de centres d’aide spécialisés afin d’orienter vers des soins adaptés, mais aussi un accompagnement social, juridique (seules 30 % des victimes ont, par exemple, porté plainte) ou associatif. Ces deux organisations ont été rejointes dans leur démarche par de nombreuses personnalités comme par exemple Anne Hidalgo (Maire de Paris), Geneviève Avenard (Défenseure des enfants) ou bien encore Geneviève Garrigos (Présidente d’Amnesty France).

JCC

(Source : association Mémoire traumatique et victimologie)

Voir le rapport sur le site de l’association

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - vi, lutte contre la pédophilie

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