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Actualités des droits de l'enfant

France : pédophilie au sein de l’Eglise catholique, du chemin reste à faire

Quand on entend la défense du Primat des Gaules, Monseigneur Philippe Barbarin, visé par deux plaintes, pour avoir fermé les yeux sur des actes de pédophilie, on se dit que beaucoup de chemin reste à faire pour éveiller les consciences. Car si, depuis quelques années, l’Eglise catholique prône la tolérance zéro, il n’est pas sûr que les règles, les bonnes pratiques et les mesures de prévention et d’éducation qu’elle a mis en place ont été comprises par tous.

Il semble en effet, que Monseigneur Barbarin n’ai pas pris la mesure de la gravité des faits qui lui sont reprochés. Car si le Cardinal n'a pas couvert des faits de pédophilie, ce qui est sûr, c’est qu’il était au courant des agissements de ses prêtres et qu’il n'a pas agi en conséquence.

C'est en marge du dossier Bernard Preynat que le Cardinal est visé par une enquête préliminaire pour non-dénonciation d'atteintes sexuelles sur mineurs de 15 ans. En effet, ce prêtre a été mis en examen fin janvier pour des agressions sexuelles sur des scouts lyonnais entre 1986 et 1991 et il est resté en activité jusqu’au 31 août 2015, date à laquelle il a été relevé de ses fonctions.

Une nouvelle plainte similaire vient d’être déposée contre le Cardinal pour des faits concernant des actes pédophiles remontant au début des années 1990 et commis par un prêtre lui aussi toujours en activité à Lyon.

Ces affaires de pédophilie, qui touchent l’église catholique, sont le résultat d’une démarche certainement unique en France. De longues années après les faits, et après avoir découvert que le prêtre était toujours en activité auprès des enfants, ses victimes ont en effet choisi de faire du bruit via Internet et les réseaux sociaux. Elles souhaitent ainsi recueillir un maximum de témoignages afin qu’une enquête soit ouverte.

Car le problème est que la plupart de ces faits sont prescrits. En effet, en France, la prescription des crimes sexuels sur mineur est de 20 ans après la majorité de la victime. C’est pourquoi, seules quatre victimes ont, à ce jour, pu porter plainte puisqu’elles ont moins de 38 ans.

Organisées au sein d’une association « la Parole libérée », les victimes ont créé un site Internet destiné à offrir un espace d'expression, d'échanges et d'écoute dédié aux victimes d'actes de pédophilie.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

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