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Actualités des droits de l'enfant

La Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation honore la mémoire de tous les déportés sans distinction et rend hommage à leur sacrifice. Cette journée a pour vocation de rappeler à tous ce drame historique majeur, les leçons qui s'en dégagent, pour que de tels faits ne se reproduisent plus.

Elle se déroule chaque année le dernier dimanche d’avril. Cette date a été retenue en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps, et parce qu'elle ne se confondait avec aucune autre célébration nationale ou religieuse existante.

L’occasion de rappeler que les enfants furent les premières victimes de ce génocide. Les nazis préconisaient en effet de tuer les enfants des groupes qu'ils considéraient « indésirables » ou « dangereux » dans leur logique idéologique de « lutte des races » ou comme mesure de sécurité préventive.

Les Allemands et leurs collaborateurs tuèrent ainsi au moins 1,5 millions d'enfants, dont plus d'un million d'enfants juifs, des dizaines de milliers d'enfants tsiganes, des enfants allemands handicapés physiques et mentaux, des enfants polonais ainsi que des enfants d'Union soviétique occupée. Les chances de survie des adolescents (13-18 ans) qu'ils fussent juifs ou non-juifs étaient plus grandes car ils pouvaient être enrôlés pour le travail forcé.

Dans leur « recherche pour récupérer du sang aryen », des « experts » SS en race exigèrent l'enlèvement et le transfert de centaines d'enfants de Pologne et de Union soviétique occupées vers le Reich pour être adoptés par des familles allemandes racialement conformes. Bien que ces décisions aient été prises sur « une base scientifique », des cheveux blonds, des yeux bleus ou une peau claire étaient souvent suffisants pour mériter la « chance » d'être « germanisé ».

Après la capitulation de l'Allemagne nazie mettant fin à la Seconde Guerre mondiale, les survivants cherchèrent à travers toute l'Europe les enfants disparus. Des milliers d'orphelins se trouvaient alors dans les camps de personnes déplacées.

En ces temps d’élections, il est nécessaire de rappeler qu’il existe encore aujourd’hui un parti politique qui trouve ses racines dans la négation de ce terrible drame.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, discrimination

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