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Actualités des droits de l'enfant

Le groupe LafargeHolcim, déjà montré du doigt pour ces liens financiers présumés avec le groupe « DAECH » est à nouveau plongé dans la tourmente. En effet, l’ONG ougandaise «  Twerwaneho Listeners’Club » (TLC) et la fondation caritative suisse « Pain pour le prochain » (PPP) accuse, dans un rapport rendu public le début mai, le leader mondial des matériaux de construction d’avoir produit pendant plus de dix ans son ciment avec un minerai extrait par des enfants en Ouganda.

Les deux organisations font état de témoignages de 54 personnes (dont 20 enfants), vivant dans la région de Fort Portal, où est située la cimenterie de la société Hima, filiale du groupe LafargeHolcim dans le pays. Celle-ci est alimentée quotidiennement en pouzzolane (roche volcanique utilisée dans la fabrication du ciment bon marché) par les multiples mines artisanales présentes dans la région, opérant à ciel ouvert et sans aucune forme de régulation.

Le rapport relève que « durant plus de dix ans, LafargeHolcim et ses fournisseurs ont profité du travail des enfants auprès des mineurs artisanaux » de l’ouest ougandais et estime à environ 150 le nombre d’enfants travaillant dans les mines artisanales de la région.

De son côté, LafargeHolcim assure au contraire « avoir pris les choses très au sérieux ».Le groupe industriel dit avoir lancé 49 audits, « menés à l’improviste » par des « auditeurs indépendants et qualifiés » dans les carrières fournissant Hima en pouzzolane. Pour LafargeHolcim « Aucune de ces visites n’a montré d’exploitation minière artisanale effectuée par des enfants ».Pourtant, le groupe nie avoir des filiales qui ont utilisé de la main-d’œuvre infantile, il a malgré tout annoncé en janvier sa décision de cesser totalement d’acheter sa pouzzolane auprès des mines artisanales ougandaises.

Cette avancée ne satisfait pas les auteurs du rapport qui indiquent que « par cette décision, LafargeHolcim réduit simplement ses risques de réputation sans mettre en œuvre des mesures pour garantir un avenir décent aux enfants qui travaillaient dans les carrières ».

En effet, les enfants qui avaient abandonné l’école pour travailler dans les mines ont perdu leurs sources de revenus. Sans revenu, de nombreux parents ne peuvent plus payer la scolarité des enfants.

JCC

(Sources : rapport TLC et PPP)

Voir le rapport (en langue anglaise)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, exploitation des enfants, Rapport

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