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Actualités des droits de l'enfant

Afrique : récents progrès contre les châtiments corporels

Plusieurs pays africains se sont engagés et œuvrent activement pour l’interdiction et l’élimination de tous les châtiments corporels des enfants Au Swaziland par exemple, la Loi sur la Protection de l’Enfant de 2012 est entrée en vigueur le 1er juillet 2013. Elle interdit les châtiments corporels en tant que peine criminelle. Il faut noter que dans ce pays, les châtiments corporels restent légaux au sein du foyer, à l’école et dans les structures d’accueil.

Au Burkina Faso, la première version du projet de Code de Protection de l’Enfant prévoit l’interdiction des châtiments corporels des enfants dans toutes les situations. L’article 220 de ce projet de code stipule que les châtiments corporels à la maison, à l’école, dans la rue ou dans toutes autres institutions est interdit à l’égard de l’enfant. Les châtiments corporels sont définis comme étant toute sanction physique infligée à l’enfant par les parents, l’enseignant ou autres, par le moyen de coups ou blessures, mutilation, enfermement, marquage, rasage des cheveux ou autres moyens violents, humiliants ou avilissants.

Lors de sa 63e session (du 27 mai au 14 juin) le Comité des droits de l’enfant a examiné les rapports des Etats, en tenant compte des progrès effectués, de la mise en œuvre et de l’interdiction des châtiments corporels des enfants.

Concernant la Guinée Bissau en particulier, le Comité a recommandé l’interdiction des châtiments corporels dans toutes les situations ; au cours de la session, le gouvernement de la Guinée Bissau a fait part de son intention de soumettre un projet de loi au Parlement pour interdire les châtiments corporels.

Au Rwanda, le Comité a recommandé que le « droit de correction » prévu au Code civil soit abrogé, que le projet d’arrêté ministériel interdisant les châtiments corporels en milieu scolaire soit adopté et que les châtiments corporels soient explicitement interdits dans les structures d’accueil.

D’autres avancées similaires sont en cours en Zambie, au Niger, en Afrique du Sud ou bien encore en Ethiopie pourtant l’un des derniers pays à n’avoir pas ratifier la convention internationale des droits de l’enfant.

L’Afrique ne se voile plus les yeux sur un phénomène dont les conséquences sont innombrables sur la couche la plus jeune et fragile de sa population, c’est une excellente nouvelle pour les enfants.

JCC

(Source : The Global Initiative).

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Châtiments corporels

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