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Actualités des droits de l'enfant

abus sexuelsC’est à la faveur d’un jugement de la Cour du Québec que le Canada a redécouvert l’article 43 du Code criminel qui autorise toujours les parents à employer la force physique pour corriger leurs enfants à condition « que la force ne dépasse pas la mesure raisonnable dans les circonstances ».

 

En effet, un juge vient de relaxer un couple reconnu coupable de voies de fait sur quatre handicapés mentaux, dont trois mineurs, confiés à sa charge.

 

Durant le procès, les accusés avaient invoqué le «droit de correction parental » pour justifier l’emploi de la force physique pour maîtriser les enfants. Cherchant à justifier sa clémence, le juge a souligné que certains des gestes posés par les accusés «seraient probablement acceptables dans l'exercice du droit de correction des parents».

 

Le Canada, pourtant à la pointe du combat pour la protection des enfants, montre une faiblesse juridique qui est en contradiction totale avec la Convention internationale des droits de l’enfant que le pays a pourtant ratifié en 1991.

 

C’est donc en invoquant cette contradiction que les associations de défense des droits de l’enfant réclament l’abrogation pure et simple de l’article 43 du Code criminel.

 

En effet, elles s’inquiètent parce que la violence faites aux enfants par ceux qui sont pourtant sensés les protéger est chose courante au Canada. Selon elles, ce droit de correction parental que renferme le Code criminel contribue à banaliser cette violence.

 

JCC

 

(source : cyberpresse.ca)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - maltraitance

bebeLa cour d'appel d'Angers a donc tranché en attribuant aux grands-parents la garde d'une fillette de 1 an et demi née sous X, et ce, contre l'avis de la mère biologique.

 

En annulant le statut de pupille de l'Etat du bébé, la cour privilégie pour la première fois l'intérêt supérieur de l'enfant, tel qu'il est posé par la convention internationale des droits de l’enfant.

 

Avancée juridique pour certains, qui y voient un meilleur équilibre entre les droits de l'enfant à connaître ses origines et ceux de sa mère, la décision ouvre pour d'autres une brèche dans la loi de l'accouchement sous X.

 

Pour autant, la situation fait figure de cas particulier, puisque les grands-parents, qui avaient accompagné la grossesse de leur fille dans les dernières semaines, considèrent que le secret autour de la naissance a, de fait, été levé. Le tribunal de grande instance d'Angers leur avait pourtant refusé la garde de l'enfant en avril 2010. La cour d'appel en a donc décidé autrement.

 

JCC

 

(source : 20minute.fr)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - accouchement sous X

sigle_homo.jpg« Bonjour, je suis un garçon de 16 ans et je sors avec un garçon de 13 ans depuis un mois. Comme on a commencé à se montrer en public, la direction de l’école nous a convoqués en disant que, comme on est deux garçons, on ne peut plus se montrer sinon on est renvoyés. Pour moi, c’est de l’homophobie. » . Des témoignages comme celui-ci, Bernard Devos, délégué aux droits de l’enfant, dit en recevoir beaucoup… et la plupart vont dans le même sens, témoignant de la rigidité d’une école encore accrochée à des stéréotypes sexuels.

 

 

Niés dans leur identité, de nombreux élèves choisissent alors de cacher leurs préférences.

Selon Bernard Devos, c’est dès la maternelle que la sensibilisation devrait avoir lieu. Pas question, bien sûr, de parler de sexualité aux enfants de trois ans. Mais le simple fait de diversifier les modèles et les représentations proposés aux élèves serait déjà un pas en avant. Ne serait-ce que pour répondre à une réalité statistique : on évalue entre 5 et 10% le pourcentage d’homosexuels (gays et lesbiens) dans une population donnée.

 

La lutte contre l’homophobie ne sera une réalité que si les enseignants veillent à permettre aux jeunes de découvrir leur sexualité dans les meilleures conditions et intervenir en cas d’insultes homophobes.

 

Mais parler de l’homosexualité, n’est-ce pas faire du prosélytisme? Non selon Bernard Devos. C’est au contraire s’assurer que chaque enfant se sente reconnu et valorisé dans sa « différence ». Une attention essentielle quand on sait que la prévalence du suicide est 5 à 6 fois supérieure chez les gays de moins de 25 ans et 8 à 10 fois supérieure chez les lesbiennes du même âge.

 

Qu’on ne se méprenne pas. Si la situation n’est pas toujours rose, les mentalités évoluent bel et bien. Et heureusement. De plus en plus d’écoles – et d’enseignants – essaient de s’ouvrir à l’homosexualité. Et – profitons-en pour balayer un nouveau cliché – ce ne sont pas les écoles du réseau officiel qui se montrent les plus motivées.

 

Les mentalités ont évolué en partie grâce à l’impact de certains « coming out » (révéler son homosexualité) de vedettes comme le chanteur Ricky Martin, auxquels les jeunes s’identifient. Ce n’est pas étranger au fait qu’ils font leur coming out dès 14, 15 ans contre 24 ou 25 auparavant.

 

Au « gouvernement belge », on dit agir à la fois de manière ponctuelle et sur le long terme. Un guide pour combattre l’homophobie est déjà disponible sur le portail de la Communauté française. Des formations sur l’éducation aux genres et la diversité sexuelle existent également. On annonce la mise en place prochaine de cellules « bien-être » composées des acteurs de première ligne au sein des écoles et qui devront notamment pouvoir aborder cette thématique.

 

Voilà une question qui méritait d’être abordée. Et c’est par la  voix du délégué belge aux droits de l’enfant qu’elle est posée. Souhaitons que l’exemple donné par nos voisins permette d’engager  un débat et des actions dans notre pays pour aider ces adolescents, filles et garçons, qui souffrent parfois jusqu’au suicide.

 

JCC

 

(source : Délégué aux droits de l'enfant belge) 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - homosexualité

femme enceinteSelon la station de radio Europe n°1, un rapport parlementaire, remis au Premier ministre préconise la levée de l'anonymat.

 

Le droit à la connaissance des origines figure dans la Convention internationale des droits de l'enfant. C'est sur ce texte que se basent les enfants nés sous X pour demander que la loi change. Aujourd'hui, la mère peut laisser des éléments sur son identité si elle le souhaite mais elle n'y est pas obligée. C’est la députée UMP du Tarn-et-Garonne, Brigitte Barèges, qui pense avoir trouvé la solution : un accouchement dans le secret. 

 

Dans le rapport, elle propose un compromis entre le droit des femmes à ne pas se faire connaître et celui des enfants à connaître leurs origines. La mère serait ainsi obligée de laisser son nom, et quelques éléments sur son identité dans un dossier, une enveloppe qui serait disponible pour l'enfant à sa majorité. Il pourrait ensuite, s'il le souhaite, avoir accès à ces informations. L'anonymat des mamans ne serait donc plus garanti. Une solution qui n'est possible que si la mère et l'enfant ne sont pas seuls dans leurs démarches.

 

Des médecins et des psychologues ne sont pas favorables à cette idée. Certains considèrent que l'on ne peut pas obliger une femme à élever un enfant. Ils craignent donc une augmentation des accouchements sauvages, dangereux pour la mère et le bébé, des abandons voire, dans le pire des cas, des infanticides.

 

JCC

 

(source : Europe n°1)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - accouchement sous X

Le réalisateur de « Quand la mer monte », Gilles Porte, vient de passer 6 ans à arpenter le monde pour planter inlassablement son objectif devant des milliers de jeunes enfants dessinant leur autoportrait. Leur donnant pour seule consigne : « Dessine-toi comme tu veux en prenant le temps que tu désires. » Un projet mené avec obstination, et dont la dernière étape est un long métrage – qui sort ce mercredi 26 janvier en salles – intitulé « Dessine-toi ».

 

 Du Bénin au Sri Lanka, de la Colombie à la Moldavie, des enfants de moins de 6 ans se dessinent au feutre noir sur une vitre transparente. Il les filme à la manière de Clouzot dans Le Mystère Picasso, scrutant de sa caméra immobile leurs regards, leurs mimiques, leurs efforts de concentration ou leurs hésitations, tandis qu’ils font surgir les lignes cassées, les courbes et les ronds empilés qui les représentent.

 

L’enfance occupe l’écran, avec ses émotions, ses élans de créativité, sans aucun adulte, ni voix off. On n’y entend que le crissement du feutre noir sur les vitres, scandé par la musique du clarinettiste Louis Sclavis, le son d’une contrebasse ou le rythme d’une batterie. « Je suis très bavard, dit-il, mais je fais des films sans paroles. » C’est cette phrase de Picasso qui lui a ouvert une boîte de Pandore. « J’ai mis toute ma vie à savoir dessiner comme un enfant. »

 

Ce film constitue l’ultime étape d’une démarche entamée par hasard en 2005, dans une école maternelle du 18e arrondissement de Paris où sa fille Syrine (alors âgée de 3 ans) venait d’entrer. Fasciné par les autoportraits d’enfants servant à repérer leurs portemanteaux, il leur demande de se dessiner au crayon blanc sur du papier noir sans savoir où ça va le mener.

 

Gilles Porte, dont la démarche a été soutenue par l’Unesco n’a pas pu ignorer les réalités politiques auxquelles il a été confronté au cours de son expérience. Toutes les cinq secondes un enfant meurt de faim, tandis qu’en ce début de 21ème siècle, 72 millions d’enfants sont encore privés de ce droit fondamental qu’est l’éducation.

 

JCC

 

Bande annonce :

 

 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - culture

terre_cassee.jpgVous me direz : cela n’a pas grand chose à voir avec les droits de l’enfant. Et pourtant, les revalorisations des minima sociaux associées à la suppression et/ou à l’augmentation de toute une série de mesures sociales vont peser lourdement sur le pouvoir d’achat des familles et donc sur l’éducation de leur enfant. Voici donc, résumé ici, l’ensemble des mesures prises par le gouvernement en ce début d’année :

 

Revalorisation des minima sociaux et mesures « positives » :

Le SMIC passe à 1 073 € nets par mois (9 € brut de l’heure). Le RSA augmente de 1,5 % et atteint donc 466,99 € par mois pour une personne seule sans enfant et 700,49 € pour un couple sans enfant ou une personne seule avec un enfant.

 

Les allocations familiales (complément familial, allocation d’éducation de l’enfant handicapé, allocation de rentrée scolaire, etc.) sont également revalorisées de 1,5 %.

 
Octroyées aux locataires, les aides au logement ainsi que les plafonds de loyer, les mensualités de référence et les forfaits de charges qui y sont liés, sont revalorisés de 1,1 %. La rétroactivité de trois mois pour l’attribution d’une aide au logement est supprimée.

 

Concernant l'électricité, les foyers bénéficiant du tarif social de première nécessité verront la réduction applicable sur le prix des cent premiers kilowattheures varier entre 40 et 60 % (contre 30 à 50 % avant le 1er janvier 2011).

 

Contribution solidarité vieillesse – Les contribuables se situant dans la tranche la plus élevée du barème de l’impôt sur le revenu – déclarant plus de 69.783 euros annuels – seront plus taxés. Leur tranche d’imposition sera majorée d’un point, passant de 40 % à 41%. Cette hausse, dite « Contribution solidarité vieillesse », servira au financement de la réforme des retraites. 340.000 foyers fiscaux sont concernés.

 

 Les suppressions de mesures sociales et les augmentation de tarifs :
La gratuité totale de l’aide juridictionnelle est supprimée. Désormais, les justiciables les plus modestes devront s’acquitter de « droits de plaidoirie » fixés à 8,84 € par plaidoirie.

 

Immobilier - Le prêt à taux zéro universel sera désormais octroyé sans condition de ressources mais seuls les primo-accédants pourront y prétendre. Le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts immobiliers est supprimé à partir du 1er janvier. Quant au crédit d’impôt sur les panneaux solaires, il est réduit de moitié.

 

Mariage - C’est la fin des déclarations de revenus multiples l’année du mariage, du PACS ou du divorce. Les jeunes mariés et pacsés devront désormais choisir entre deux déclarations séparées ou une seule, commune. Les personnes récemment divorcées rédigeront, elles, deux déclarations de revenus séparées, comme si elles avaient vécu seules dès le 1er janvier de l’année de leur divorce.

 

Emploi à domicile – L’abattement de 15% sur les cotisations patronales qui était proposé aux ménages déclarant leur employé à domicile au salaire réel est supprimé.

 

Automobile – Prime à la casse et bonus écologique évoluent. L’actuel bonus de 2.000 euros dont bénéficie le GPL sera supprimé et les voitures fonctionnant au GPL (et GNV) seront soumises au barème général. Le système des bonus écologiques, qui accompagne l’achat d’une voiture neuve peu émettrice de CO2, sera également modifié au 1er janvier. Les seuils d’émission de CO2 seront abaissés et le montant des principaux bonus sera réduit. Concrètement, à partir du 1er janvier 2011, le bonus de 500 euros passe à 400 euros, et celui de 1.000 euros est réduit à 800 . La prime à la casse disparaît également en 2011.

 

Aide médicale gratuite - Les étrangers sans-papiers disposant de moins de 600 euros par mois devront débourser un droit d’entrée de 30 euros pour pouvoir bénéficier de l’aide médicale gratuite (AME).

 

Poste - Le secteur postal européen s’ouvre totalement à la concurrence, un changement qui ne sera pas toujours palpable. Peu d’entreprises vont tenter de concurrencer La Poste dans le courrier, mais les offres privées vont se multiplier dans le secteur des colis avec un risque accru d’augmentation des coûts.

 

Assurance -  Les tarifs vont augmenter de 3,5% à 8% pour les habitations, de 2,5% à 4,5% pour les automobiles, de 5,3% à 8,5% pour la santé.

 

Frais de santé - Les cotisations des mutuelles de santé devraient augmenter en moyenne de 5%. La consultation chez les médecins généralistes passe à 23 euros. Les médicaments remboursés à 35% ne le seront plus qu’à 30%, le taux de remboursement des pansements et des seringues passe de 65 à 60%.

 

EDF -  Le prix de l’électricité ont augmenté de 3% pour les ménages au 1er janvier. Les tarifs de gaz resteront stables jusqu’à avril prochain. Après ….

 

Internet -  La TVA sur les offres « Triple-play » (abonnement Internet/téléphone/télévision) augmente de 5,5% à 19,6%. En pratique, votre facture devrait prendre 2 à 3 euros en moyenne. La hausse sera de 1 à 3 euros chez France Télécom/Orange, de 2 euros chez SFR. Bouygues Télécom et Free n’ont pas encore indiqué le montant de la hausse tarifaire qu’ils vont appliquer.

 

Redevance audiovisuelle -  Elle passe de 121 à 123 euros. Mon avis : Et pour quels programmes? Il faut bien payer les soirées de Jean-Luc!

 

Transports - A la SNCF, les billets de TGV vont augmenter mais la hausse sera « raisonnable », a assuré la direction. Les tarifs seront connus d’ici la fin janvier. Le prix minimum de la course de taxi en France va augmenter de 2,1% à compter du 1er janvier et sera de 6,20 euros contre 6,10 auparavant, selon un arrêté publié mercredi au Journal Officiel.

 

Enfin, mesure importante pour toutes les familles dont les enfants disposent d’un scooter ou d’un deux roues à moteur : les conducteurs voulant conduire un deux-roues de 50 à 125 cm3 devront suivre une formation obligatoire de sept heures avant de pouvoir en prendre le guidon. Plus aucun deux-roues à moteur ne devra circuler sans plaque d’immatriculation, même les deux-roues anciens.

 

Pour l’anecdote (quoique que…) : les amendes de première catégorie (11euros) seront relevées dans une fourchette comprise entre 15 et 20 euros.

 

Comment disaient-ils dans la chanson ? Ah oui ! : changer le monde….. 

 

JCC

 

(source : Gazette des communes)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - social

defenseur

 

Sans surprise, l’Assemblée Nationale a adopté le projet de loi de loi relatif à la création du Défenseur des droits, qui aménage le statut, le champ de compétence, les missions, les pouvoirs et les moyens mis à la disposition de cette autorité "indépendante" appelée à assumer dans un avenir proche le rôle aujourd'hui confié au Médiateur de la République, au Défenseur des enfants, à la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) et à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE). 

 

Sur proposition de la commission des lois, les députés se sont également déclarés favorables au transfert, vers le futur Défenseur des droits, des compétences du Contrôleur général des lieux de privation de liberté. Le Défenseur des droits sera ainsi compétent pour assurer la mission de contrôle des conditions de prise en charge et de transfèrement des personnes privées de liberté, afin de "s'assurer du respect de leurs droits fondamentaux".

 

Petite avancée : le Défenseur des enfants, en tant qu'adjoint, pourrait être saisi directement des réclamations qui lui sont adressées :

- par un enfant lorsqu'il invoque la protection de ses droits ou une situation mettant en cause son intérêt ;

- par les représentants légaux de l'enfant, les membres de sa famille ;

- par les services médicaux ou sociaux ;

- par toute association régulièrement déclarée depuis au moins cinq ans à la date des faits et se proposant par ses statuts de défendre les droits des enfants.

 

Pour rappel, le Sénat, qui a adopté les deux textes en première lecture le 3 juin dernier, devrait procéder en mars à une seconde lecture. L'objectif du gouvernement étant de faire adopter définitivement ce projet de loi au mois de juin, date à laquelle est prévue la nomination du Défenseur des droits. 

 

A ce propos, les petites manoeuvres autour du choix du titulaire du poste, vont bon train. Pour éliminer les éventuels prétendants de gauche, des députés de l'UMP avaient tenté, en vain, de faire voter un amendement prévoyant que la fonction devra être exercée par une personnalité ayant "moins de 68 ans au jour de sa nomination". Il s'agissait en fait de barrer la route à Jack Lang et à Bernard Kouchner, âgés de 71 ans et pressentis pour ce poste.

 

En fait, et sauf coup de théâtre, le poste de Défenseur des droits devrait revenir à Françoise de Panafieu, 62 ans, députée de Paris, dont la circonscription, nouvellement découpée, sera ainsi libérée pour Bernard Debré, qui ambitionne de s'y présenter aux législatives de 2012.

 

Avant même d’être créé ce Défenseur des droits est déjà décrédibilisé.

 

JCC

 

(source : Assemblée Nationale) 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - défenseur des enfants

enfant haitiUn an après le séisme ravageur qui a frappé Haïti, plus de 500 000 enfants haïtiens vivent dans une extrême vulnérabilité. Ces garçons et filles n’ont toujours pas accès à un minimum de soins, de nourriture, d’hygiène ou encore d’éducation.

 

Dans un pays où les 4 millions d’enfants représentent la moitié de la population, 380 000 d’entre eux sont, depuis un an, réfugiés dans des camps. Plus de 100 000 enfants n’ont plus de famille proche ou ne la retrouvent plus. Ils vivent sous les tentes des organismes d’aide humanitaire, chez des amis ou de la famille éloignée. Les moins chanceux remplissent les orphelinats ou élisent domicile dans la rue, où la violence fait de nombreuses victimes. D’autres encore sont «recueillis» par des personnes mal attentionnées et deviennent des «restavec», de véritables enfants-esclaves, traités sans égard pour leurs droits et leur dignité.

 

En outre, le tremblement de terre a détruit plus de 80 % des bâtiments scolaires. Depuis, seule une infime partie des enfants a pu depuis réintégrer les salles de classe. La majorité des écoles reconstruites étant des établissements privés, elles demeurent inabordables pour la majorité de la population. Une infime partie des enfants les plus jeunes peuvent, malgré tout, intégrer des programmes mis en place par des organismes humanitaires leur permettant d’apprendre à lire, écrire et compter et retrouver un semblant de vie sociale.

 

La tâche qui reste à faire pour les enfants est donc immense dans ce pays, dont la majorité de la population vivait déjà dans la plus extrême pauvreté avant le séisme. Les promesses qui avaient été faites initialement par les dirigeants mondiaux n’ont pas été tenues et seuls 40% de l’aide promise en 2010 ont été versés.

 

Pour ne rien arranger, Haïti traverse une période de tensions politiques après le premier tour de l'élection présidentielle qui a eu lieu en novembre et dont les résultats n’ont été annoncés qu’hier.

 

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - monde

 

D VersiniDe nombreuses associations s'inquiètent face au projet de loi visant à créer un défenseur des droits unique. Pour rappel, cette nouvelle autorité prévoit en effet le remplacement de cinq organismes, dont le Défenseur des enfants (voir articles précédents).

Comme je l’ai déjà évoqué à plusieurs reprises sur ce blog,  l'Assemblée Nationale a examiné en deuxième lecture le projet de loi visant à créer un défenseur de droit unique. Le projet de loi doit être voté aujourd’hui avant de retourner devant les Sénateurs.

Un collectif d'associations, parmi lesquelles la Ligue des droits de l'homme (LDH), SOS Racisme, la CGT ou encore la CFDT, réclame le maintien « d'une institution indépendante, transparente, autonome, collégiale et spécialisée ». Le collectif regrette en effet que « la société civile disparaisse du paysage puisque le projet en l'état n'a pas prévu de créer un comité consultatif susceptible de faire le lien entre l'institution et les organisations et associations, riches de leurs expériences de terrain ».

De son côté, Dominique Versini, l’actuelle défenseure des enfants, ne décolère pas. Elle dénonce des nominations « très politiques » et non indépendante. De fait, Le Défenseur des droits sera nommé en Conseil des ministres sur proposition du président de la République avec toutefois un veto possible des 3/5e des Lois des deux assemblées.

 

Pour Dominique Versini, « la suppression d'autorités indépendantes dont on voit bien qu'elles dérangent est choquante. Elle me fait mal et m'attriste. C'est pourtant l'honneur d'une démocratie que ces autorités-là constituent des sortes de garde-fou. Il y a de grands risques que les différentes missions de ces autorités indépendantes soient affaiblies avec le nouveau défenseur des Droits. Elles seront réduites à un service et des adjoints. Le nouveau Défenseur des droits aura des collaborateurs sans compétences propres qui ne feront que ce qu'on leur demandera. Sa personnalité sera très importante. C'est un poste qui requiert indépendance et compétences techniques, notamment juridiques. Je n'ai pas postulé, et je ne pense pas être le candidat de l'Elysée. La nomination sera sans doute malheureusement très politique ».

JCC

(Source : France Info)

 

Voir aussi le dossier spécial sur droitsenfant.com

 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - défenseur des enfants

ados internetUne enquête, menée dans 25 pays auprès de 25 140 internautes européens âgés de neuf à seize ans, tend à montrer que la plupart des dangers associés à Internet pour les plus jeunes sont généralement surestimés. Financée par la Commission européenne, pilotée par la London School of Economics, avec le CNRS pour l'enquête française, cette étude montre également que les parents ont souvent une appréciation erronée de ce que leurs enfants considèrent comme une expérience traumatisante ou désagréable.

 

Tout d’abord, l’enquête révèle qu'Internet fait partie du quotidien des jeunes Européens, qui sont 93 % à s'y connecter au moins une fois par semaine. En outre, l'âge moyen pour la première connexion varie d'un pays à l'autre, de sept ans en Suède à 8-9 ans en France. Surtout, cet âge tend à diminuer dans tous les pays.

 

Les 9-16 ans sont également adeptes des réseaux sociaux (Facebook, Twitter …) puisque 26 % des 9-10 ans y sont inscrits. Le chiffre passe à 81 % pour les 15-16 ans. Dans la plupart des cas, ces outils sont utilisés pour communiquer avec des personnes qu'ils connaissent déjà, même si 25 % des jeunes Européens discutent aussi avec des inconnus, principalement lors de jeux en ligne.

 

Les contenus « malsains »

21 % des 11-16 ans disent avoir été confrontés à des «contenus malsains» en ligne, une catégorie large qui englobe aussi bien des messages de haine que des contenus traitant du suicide, de la drogue ou de l'anorexie. Ce chiffre est particulièrement faible en France, où il n'atteint que 14 %.

 

Les contenus pornographiques

Surtout, et c'est l'un des principaux enseignements de l'enquête, ce qui constitue un contenu choquant ou une expérience traumatisante pour les adultes ne l'est pas forcément pour les enfants. Ainsi, 14 % des jeunes européens disent avoir vu des images pornographiques ou à caractère sexuel sur le Web, mais seul un tiers d'entre eux estime qu'il s'agissait d'une expérience pénible.

 

En fait, le phénomène le plus mal vécu par les jeunes Européens reste le harcèlement en ligne : si seuls 6 % des 9-16 ans disent avoir été victimes de ces messages, les deux tiers d'entre eux ont été "assez" ou "très" tracassés. 

 

Les parents

L’enquête montre un surprenant paradoxe : les parents ont tendance à surestimer le traumatisme que peut générer un contenu choquant, ils sous-estiment largement les types d'expérience qu'ont pu connaître leurs enfants. Ainsi, 40 % des parents dont les enfants ont vu des images sexuelles pensent que cela ne leur est pas arrivé, et ce chiffre monte à 56 % pour les destinataires de messages agressifs.

 

Rester vigilant

Cette enquête met à mal un certain nombre d’idées reçues. Cependant, il ne faut pas qu’elle masque que de réels dangers existent bel et bien pour les enfants. Aussi, il est toujours recommandé aux parents, aux éducateurs et à toutes autres personnes ayant des enfants mineurs sous leur responsabilité de les accompagner sur Internet et de s'intéresser aux activités qui peuvent leur être proposées comme ils le feraient dans n'importe quel autre domaine.

Il ne faut pas oublier que le consentement des parents est réputé acquis dès lors que leur enfant a obtenu un accès à un site quel qu'il soit. Il en est de même s'ils ont un blog.
Il faut donc rester vigilant.

 

JCC

 

 (Voir l’enquête : version anglaise uniquement)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enquête

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