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Actualités des droits de l'enfant

abus sexuelsAvec son tee-shirt vert « Brasil 2006 », le jeune homme au regard clair qui s’adresse à la caméra ressemble à n’importe quel passionné de foot. Son histoire est pourtant douloureuse, son récit effroyable. Dans cette vidéo mise en ligne avec son accord sur le site YouTube, Chérif Delay relate d’une voix aussi posée que poignante une scène de viol dont il a été victime enfant.

 

Son bourreau, qu’il désigne par le pronom « il », est son beau-père, Thierry Delay, principal condamné dans le dossier de pédophilie d’Outreau avec son ex-femme Myriam Badaoui. Chérif est le plus âgé des 12 enfants reconnus victimes dans cette retentissante affaire qui s’est soldée par l’acquittement de 13 des 17 accusés. Dix ans après la révélation de cette sordide histoire, la vidéo, extraite d’un documentaire en cours de réalisation, est la première véritable apparition publique du jeune homme, âgé aujourd’hui de 21 ans, à quelques semaines de la sortie d’un livre.

 

En novembre dernier, Serge Garde, journaliste spécialiste de la lutte contre la pédocriminalité,  rencontre Chérif Delay au Sénégal, où il est parti vivre. « Rien n’était garanti. Il s’est mis à parler pendant cinq jours, sept heures d’entretien au total », raconte le journaliste, qui a donc proposé au jeune homme d’écrire un livre. Intitulé « Je suis debout », l’ouvrage doit sortir le 12 mai aux Editions du Cherche Midi. « Il y a quelque chose de particulier dans le regard des enfants victimes d’abus sexuels, je l’ai retrouvé chez Chérif, c’est un survivant », indique Serge Garde. Il décrit un jeune homme d’une « grande richesse intérieure », à la fois « fragile » et doté d’une « force extraordinaire ». Tourné vers l’avenir, Chérif Delay n’entend pas moins défendre la parole des enfants d’Outreau. Il vient de demander à Nicolas Sarkozy de les recevoir « au nom de l’équité », en écho aux excuses présentées en leur temps aux 13 acquittés par le président de la République. Dans un courrier en date du 11 mars, l’Elysée a pris « bonne note » de cette démarche, rappelant l’attachement du chef de l’Etat aux droits des victimes.

 

JCC

 

(source : l'Humanité)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

enfant maltraité-copie-5Un enfant sur dix se dit harcelé à l’école, victime de violences physiques et verbales répétées. Tel est le terrible constat d’une étude de l’Observatoire international de la violence à l’école, financée par l’Unicef et publiée hier.

 

Au total, 12.326 écoliers de 8 à 12 ans ont été interrogés dans 157 établissements du premier degré, du CE2 au CM2, dans huit académies de fin 2009 à fin 2010.

 

Ils ont notamment été interrogés sur 23 types de faits : les moqueries, les surnoms, les rumeurs et médisances, l’ostracisme, les insultes, le racisme, les menaces, les coups, les bagarres générales, les pincements et tirages des cheveux, les bousculades, les jets d’objets, le voyeurisme dans les toilettes, le déshabillage forcé, le baiser forcé, le vol d’objets personnels, le vol d’argent, le vol de fournitures scolaires, le vol de goûter, le racket simple, le racket en réunion, et enfin le fait de jouer à des jeux dangereux (jeu de la canette, jeu du foulard).

 

Du côté des violences verbales, les insultes arrivent en tête, avec plus de 25% des élèves qui se disent souvent ou très souvent insultés. Viennent ensuite les moqueries, avec près de 21% des écoliers qui s’en disent victimes souvent ou très souvent. Les surnoms ne sont pas en reste, avec 16,2% des élèves qui ont été affublés d’un qualificatif méchant souvent ou très souvent.

 

En ce qui concerne les violences physiques, les coups sont les plus fréquents: 17% des élèves affirment avoir été frappés souvent ou très souvent par d'autres élèves. Viennent ensuite les bagarres (14,5%). Les pincements et tirages de cheveux suivent, 13,8% des enfants en ayant fait les frais souvent ou très souvent.

 

Les violences sexuelles figurent aussi au tableau, 20% des élèves affirmant avoir été victimes de voyeurisme au toilettes et de baiser forcé.

 

Pour ce qui est vols, enfin, ce sont surtout les fournitures scolaires qui sont visées (12,4% souvent ou très souvent), suivies par les objets personnels (4,3%) et le goûter (4,2%). Le racket reste assez peu pratiqué en primaire.

 

JCC

 

(source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - maltraitance

pillule.jpgÀ l'adolescence, nombreux sont ceux qui tentent de nouvelles expériences, et pour certains, cela passe par la consommation de drogues, d'alcool ou de produits du tabac. Mais au Canada, ce sont les «Pharm-parties», ou les fêtes pharmacologiques, qui sont devenues la mode chez les adolescents.

 

Ces soirées, où l'on consomme de grandes quantités de médicaments prescrits inquiètent les autorités au point qu’elles ont décidées de mettre en garde les parents. Une fête pharmacologique typique pourrait se décrire comme un rassemblement de jeunes qui consomment un mélange, potentiellement fatal, de pilules provenant de la pharmacie familiale. La plupart des jeunes ne connaissent pas les effets et il y a un danger mortel de surdose.

 

Ce sont les écoles qui ont donné l’alerte, car les responsables avaient entendu des rumeurs que cela se passait peut-être dans leurs communautés. Avant que cette pratique ne dégénère et ne provoque des morts, le Gouvernement canadien va lancer une vaste campagne de sensibilisation sur le sujet pour avoir l'occasion de discuter avec les jeunes, les parents et les enseignants sur la dangerosité de ces « Pharm-parties ».

 

JCC

 

(source : L'Étoile : Nouveau-Brunswick)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - santé

amnesty.jpgSelon Amnesty International, les atteintes aux droits humains font naître et perdurer la pauvreté. Au moins 963 millions de personnes se couchent chaque soir en ayant faim, un milliard de personnes vivent dans des bidonvilles, une femme meurt toutes les minutes des complications d’une grossesse, 1,3 milliard de personnes n’ont pas accès aux soins médicaux les plus élémentaires, 2,5 milliards de personnes ne disposent pas d’installations sanitaires décentes, ce qui entraîne chaque jour la mort de 20 000 enfants.

 

Chacun a le droit de vivre dans la dignité, le droit à la nourriture, à l’eau, aux soins médicaux, à l’éducation et au logement. Protéger les droits de ceux qui vivent dans la pauvreté n’est pas une simple option – c’est un élément essentiel de toute véritable solution. La pauvreté met en jeu l’interaction de quatre éléments clés : le manque d’argent, l’insécurité, l’exclusion et le sentiment de ne pouvoir se faire entendre par ceux qui détiennent le pouvoir.

 

Amnesty International lance une grande campagne pour lutter lutte contre la pauvreté. Elle porte plus particulièrement sur trois axes majeurs : l’obligation de rendre des comptes, l’accès aux droits et la participation active. Quatre thèmes de travail principaux s’articulent autour de ces axes : la lutte contre la mortalité maternelle, le soutien aux personnes vivant dans les bidonvilles, l'accès au droit et la responsabilisation des entreprises.

 

JCC

 

Pour en savoir plus : cliquer ici

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - initiatives

policeC’est Michel Mercier, Ministre de la Justice et des Libertés qui a dévoilé les grandes lignes de ses propositions de réforme de la justice pénale des mineurs à l’occasion d’un récent Conseil des ministres.

 

Ainsi, pour réduire les délais de jugement des mineurs délinquants, il propose « d'étendre et de simplifier les procédures rapides de jugement et notamment la présentation immédiate ».

 

La réforme vise, par ailleurs, « à mieux adapter la réponse pénale à l'évolution de la délinquance des mineurs ». De fait, elle prévoit « d'utiliser plus largement le dispositif des centres éducatifs fermés » ( voir), en abaissant à 5 ans (contre 7 ans aujourd'hui) le seuil de la peine encourue permettant un tel placement.

 

En outre, les mineurs âgés de 16 à 18 ans, ayant commis une infraction en état de récidive légale, pourraient être jugés par un tribunal correctionnel comprenant un juge des enfants.

 

La réforme prévoit également la création d'un « dossier unique de personnalité », qui rassemblera toutes les informations recueillies sur un mineur à l'occasion d'une mesure éducative, d'une poursuite ou d'une mesure alternative, y compris dans « un autre ressort » tel que les enquêtes sociales. Ce dossier vise à « juger plus rapidement les récidivistes, avec tous les éléments de personnalité utiles ».

 

Le Ministre entend aussi « mieux responsabiliser les parents des mineurs délinquants », en sanctionnant ceux qui ne se rendront pas à une convocation devant la juridiction qui va juger leur enfant. Actuellement, ils encourent une amende pouvant aller jusqu'à 3.750,00 euros.

 

La délinquance des mineurs est régie par l'ordonnance de 1945 ( voir), dont l'ex-garde des Sceaux Rachida Dati avait annoncé la refonte. L'objectif est de remplacer cette ordonnance par un « code de la justice pénale des mineurs ». Sans attendre ce nouveau code, les mesures présentées par le Ministre tendent « à un traitement plus rapide et plus lisible de la délinquance des mineurs ».

 

Un projet de loi sera présenté prochainement au Parlement.

 

JCC

 

(Source : CR Conseil des Ministres)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - justice

abus sexuelsPriorité à la scolarisation et à l’éducation, c’est le thème de cette nouvelle campagne, lancée à l’occasion de la Journée mondiale de l’Autisme du 2 avril 2011, par le Collectif Autisme. Car aujourd’hui, seuls 20 % des jeunes autistes bénéficient d’une scolarisation en milieu ordinaire et souvent dans des conditions aléatoires alors que la Loi Handicap de février 2005  pour l'égalité des droits et des chances, reconnaît le droit à la scolarisation pour les personnes handicapées.

 

Elle garantit notamment la « mise en place des moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés». Par ailleurs, le Conseil d’État juge, en avril 2009, que les difficultés particulières que rencontrent les enfants handicapés ne les privent pas du droit à l’éducation, qui est garanti à chacun, quelles que soient les différences de situation, et ne font pas obstacle au respect de l’obligation scolaire, qui s’applique à tous.  Mais la réalité est toute différente.

 

Le Collectif Autisme rassemble les 5 fédérations d'associations de parents d'enfants autistes les plus représentatives en France : Asperger Aide France, Autisme France, Autistes sans Frontières, Sésame Autisme et Pro Aid Autisme.

 

Le Collectif Autisme regroupe ainsi près de 200 associations de parents (soit environ 80% du secteur) et représentant plus de 30 000 familles.

 

Campagne Autistes sans Frontières 2011 :


JCC

 

Pour en savoir plus voir le site Internet

 

(source : Collectif Autisme)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - handicap

enfant soldat UnicefSelon l’UNICEF, face à l’escalade de la violence observée dans l’ensemble de la Somalie depuis le mois de janvier, les groupes armés recruteraient un plus grand nombre d’enfants soldats, certains forçant même les enseignants à enrôler leurs élèves.

 

« Des enfants participent aux affrontements et un grand nombre d’entre eux sont tués. Selon certaines informations, les affrontements violents qui ont lieu dans la zone entre Dhusamareb et Ceel Bur, dans la région de Galgaduud, ont également fait de nombreuses victimes chez les enfants », indique le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance.

 

Selon l’organisation « les forces du GFT (Gouvernement fédéral de transition), leurs alliés, l’Ahlu Sunna Wal Jama et Al-Shabab, sont tous impliqués dans le recrutement. Al-Shabab (le principal groupe d’opposition armé) en est le premier coupable ».

 

Bien que l’on ignore leur nombre exact, les enfants soldats seraient entre 2 000 et 3 000 dans les rangs des différents groupes armés, selon les estimations de l’organisme.

 

Exposer les enfants aux échanges de tir, les tuer et les mutiler dans le cadre d’un conflit armé, cela fait partie des violations les plus graves du droit international, que toutes les parties prenantes au conflit sont tenues de respecter. L’exploitation et le recrutement d’enfants de moins de 15 ans est un crime de guerre.

 

Selon un rapport publié par les Nations Unies en avril 2010, des recherches menées en juin 2009 ont confirmé que le recrutement d’enfants soldats était désormais plus systématique et plus répandu. D’après le rapport, des enfants sont recrutés dans tous les camps, y compris par le Gouvernement.

 

Selon les estimations des Nations Unies, au moins 2,4 millions de Somaliens ont besoin d’aide dans l’ensemble du pays. Ce nombre comprend les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays dans les régions aux mains d’Al-Shabab : 410 000 dans le Couloir d’Afgooye, 15 200 dans le Couloir de Balad (à 30 kilomètres au nord de Mogadiscio) et 55 000 à Dayniile, au nord-ouest de Mogadiscio.

 

Quelque 600 000 Somaliens se sont également réfugiés dans les pays voisins.

 

A ce jour, la Somalie n’a toujours pas ratifié la convention internationale des droits de l’enfant.

 

JCC

 

(source : UNICEF - photo : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants soldats

arche zoeLe Comité africain d'experts sur les droits et le bien-être de l'enfant (CAEDBE) s’est ouvert cette semaine au siège de l'Union Africaine à Addis Abéba (Ethiopie), pour sa 17ème Session.

 

Le Comité s’est d’abord inquiété de son manque d'autonomie financière, un handicap qui ne lui permet pas de réaliser pleinement les missions qui lui sont assignées. En effet, le Comité ne dispose d'aucun budget et son secrétariat est abrité par le département des Affaires sociales de l'Union Africaine (UA). Le Comité a appelé les partenaires à respecter leurs engagements en faveur de la promotion des droits de l'enfant.

 

Au regard de l'édition 2011 de la Journée de l'enfant africain qui a pour thème « Tous ensembles pour des actions urgentes en faveur des enfants de la rue », le Comité a lancé un appel pour passer d'une approche protectrice à une approche basée sur le respects des droits, être à l'écoute de l'enfant des rues et favoriser sa participation. Il souhaite également avoir une approche dynamique pour s'adapter aux situations évolutives de ces enfants en grande difficulté.

 

Le Comité s'est félicité de la mise en place d'un outil de suivi et d'évaluation de la situation des enfants par la Commission de l'UA. A travers la Campagne pour l'Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA) le Comité s'est également engagé à améliorer la santé maternelle et infantile. A ce jour, 24 Etats Membres de l'Union africaine ont lancé la CARMMA et mettent en œuvre les activités de prévention afin de réduire la mortalité maternelle et infantile.

 

La 17ème Session du CAEDBE clôturera ses travaux le 25 mars 2011. A son ordre du jour figurent, entre autres, l'examen des rapports du Cameroun et du Togo, le Consortium SIDA (projet d'appui à la lutte contre le sida en Afrique).

 

JCC

 

(source : African Union Commission)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - initiatives

eauAujourd’hui c’est la Journée mondiale de l’Eau. Elle consacre son édition 2011 au thème de « L’eau pour les villes : répondre au défi urbain », mettant ainsi en valeur la croissance urbaine et les enjeux qui y sont liés. A cette occasion, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon en appelle à la communauté internationale pour venir en aide aux 800 millions de personnes, qui n’ont toujours pas accès à l’eau potable ni aux installations sanitaires dont elles ont besoin pour vivre dignement et en bonne santé.

 

Dans un monde où en l’espace d’un peu plus d’une génération, 60% de la population mondiale vivra dans des villes et des grandes agglomérations urbaines, les problèmes posés par cette urbanisation croissante se posent. Au cours de la décennie écoulée, le nombre de citadins n’ayant pas accès à l’eau du robinet chez eux, ou à proximité immédiate, a augmenté et est aujourd’hui estimé à 114 millions, tandis que le nombre de ceux qui n’ont pas accès à des services sanitaires de base est passé à 134 millions. Le problème d’accès à l’eau ne se révèle pas être l’unique explication de cette crise de l’eau qui touche les zones urbaines. Dans bon nombre de pays, les femmes se font harceler ou attaquer lorsqu’elles transportent de l’eau, les membres les plus pauvres de ces sociétés se voient vendre de l’eau à des prix qui, selon les estimations, sont supérieurs de 20 à 100% à ceux qui paient leurs voisins plus riches qui ont accès à l’eau courante dans leur logement.

 

Les véritables causes du manque d’accès à l’eau potable tiennent davantage à des problèmes de gouvernance, à l’insuffisance des politiques et à la mauvaise gestion et au manque d’argent qu’à des problèmes de pénurie. Or l’accès à l’eau potable était l’une des priorités du Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement qui s’est tenu en 2000. L’objectif n°7 consistait, notamment, à réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base. Sans eau, il ne peut pas y avoir de dignité et il est impossible d’échapper à la pauvreté. Mais aujourd’hui, cet objectif du millénaire pour le développement compte parmi ceux dont la réalisation est encore lointaine. Les carences en assainissement sont plus graves encore : la priorité des OMD sur ce sujet ne sera pas atteinte en 2015.

 

Le manque d’installations sanitaires et de filières de traitement des eaux usées a, en milieu urbain, des conséquences sanitaires et environnementales préoccupantes. Face à ces conclusions consternantes, Ban Ki-Moon, à l’occasion de cette journée, appelle à inverser la tendance alarmante à la diminution des investissements bénéficiant aux pauvres qui sont réalisés dans les secteurs de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement afin de lutter contre la pauvreté et les inégalités.

 

JCC

 

(Source : ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - accès à l'eau potable

mediateur.jpgLe Médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, s’inquiète, dans son dernier rapport annuel, que le Défenseur des droits qui lui succédera ne sera pas un « Zorro » capable de régler tous les problèmes. Le Médiateur, fonction créée en 1973 pour régler les litiges entre administration et citoyens, va être remplacé par le Défenseur des droits, institution qui va également intégrer le Défenseur des enfants, la Commission nationale de déontologie de la sécurité et la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde).

 

Mais il déplore aussi les « réformes précipitées, l'empilement législatif et la jungle normative qui opacifient l'accès des citoyens à l'information et compliquent la tâche des exécutants ». Il précise que « les enjeux déterminants pour notre avenir ne trouvent pas de réponse politique à leur hauteur », et estime que « la fébrilité du législateur trahit l'illusion de remplacer par la loi le recul des responsabilités individuelles et de la morale ». Il dénonce également le fait que, selon lui, « les débats sont minés par les discours de posture et les causes à défendre noyées parmi les calculs électoraux ».

 

L'année 2011, précise enfin le Médiateur, « doit être celle de l'éthique, de la transparence pour toutes celles et ceux qui exercent le pouvoir, notamment s'agissant des financements et des conflits d'intérêts ».

 

En 2010, selon son bilan annuel, le nombre d'affaires transmises aux services centraux et délégués du Médiateur de la République a augmenté de 3,9 % par rapport à 2009, avec un total de 79 046 affaires reçues. L'institution dit avoir traité 46 653 réclamations.

 

M. Delevoye, 64 ans, a été élu en novembre président du Conseil économique, social et environnemental, poste qu'il cumule avec celui de Médiateur jusqu'à la nomination du Défenseur des droits.

 

JCC

 

Voir le site du Médiateur

 

(source : rapport du médiateur)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - défenseur des enfants

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