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Actualités des droits de l'enfant

cancer_enfant.jpgDans son dernier rapport rendu public le 28 avril dernier, Dominique Versini, Défenseure des enfants, estime que « les politiques publiques et les nouveaux droits des malades ont permis des améliorations importantes », mais que « la place des adolescents et des jeunes adultes reste mal définie » dans les services de cancérologie.

 

Les cancers touchent chaque année 1 700 enfants de moins de 15 ans et 700 de 15 à 19 ans. Dominique Versini souhaite la création de centres hospitaliers adaptés à ces jeunes patients car « il n'est pas rare qu'un adolescent âgé de 16 ans et plus soit admis et traité dans un service d'oncologie adulte répondant à son type d'atteinte », un moment mal vécu en général par l’enfant et ses parents. Pour le moment en France, une seule unité pour adolescents existe, à l'Institut Gustave Roussy à Villejuif (Val-de-Marne).

 

D'autre part, la Défenseure des enfants suggère de mieux aider les parents « pris dans un imbroglio de papiers et de démarches », mais aussi de changer les prestations qui leur sont proposées au quotidien, qui ne sont pas toujours adaptées, comme l'hébergement pour la nuit notamment.

 

Enfin, Dominique Versini, plaide pour l'amélioration du retour des enfants à la maison. Les parents sont « souvent confrontés à la nécessité d'organiser eux-mêmes une partie de la prise en charge de l'enfant », a-t-elle expliqué dans son rapport. Les parents habitant en zone rurale ont encore plus de mal pour trouver des professionnels paramédicaux libéraux formés à la prise en charge des jeunes malades.

 

Pour rappel, la Défenseure des enfants Dominique Versini verra son statut disparaître dès demain 1er mai au profit d'un Défenseur des droits global.

 

JCC

 

(source : Défenseure des enfants – photo : Susan Gentry)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - santé

enfant soldat RDCL’ONU vient d’exprimer, par la voix de son Secrétaire général, son inquiétude concernant le recrutement d'enfants-soldats en République Centrafricaine (RCA).

 

Malgré l'engagement pris par le gouvernement de mettre un terme à l'emploi et au recrutement d'enfants, leur mobilisation dans les rangs des groupes rebelles et des milices d'autodéfense se poursuit dans tout le pays.

 

D'après l'ONU et son Groupe de travail sur les enfants et les conflits armés, «peu de progrès» ont été enregistrés dans l'élaboration et l'application de plans d'action visant à mettre fin au recrutement d'enfants-soldats par les groupes armés dans ce pays.

 

En effet, des dizaines enfants ont été mobilisés, entre décembre 2008 et décembre 2010, par plusieurs groupes signataires de l'Accord de paix global de Libreville, conclu en 2008 pour mettre fin à toute autre forme de violence dans le pays.

 

A cet égard, l'ONU appelle le gouvernement de la RCA à opérer en urgence les réformes requises pour incorporer les dispositions des protocoles facultatifs sur les droits des enfants dans la législation du pays, et à criminaliser le recrutement des mineurs, afin que celle-ci soit conforme aux engagements pris dans la Convention relative aux droits de l'enfant.

 

L’ONU dénonce également certaines violations graves des droits des enfants comme l'assassinat, l'enlèvement de mineurs et le refus d'autoriser l'acheminement de l'aide humanitaire en RCA.

 

L’organisation évoque enfin l'insécurité qui règne en RCA en raison, notamment, des combats sporadiques entre les forces gouvernementales et les groupes armés et de l'extrême pauvreté de la population.

 

La République centrafricaine depuis des décennies, souffre de révoltes armées, de coups d’État et de rebellions qui font de ce pays l’un des plus pauvres du monde.

 

JCC

 

(source : ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants soldats

punitionPour combattre les violences éducatives, la Fondation pour l’enfance a fait le choix d’une campagne choc. Dans le spot de trente secondes qui sera diffusé dès aujourd'hui sur les grandes chaînes de télé et sur Internet, une mère gifle sa fille qui vient de renverser son verre de lait. La grand-mère, qui assiste à la scène, semble choquée.

Réaction surprenante : ce n’est pas sa petite-fille qu’elle vient consoler mais sa fille qu’elle prend dans ses bras et à qui elle demande « pardon ».

 

La vidéo s’achève sur ce  message : « Des parents qui battent ont souvent été des enfants battus. Eduquons sans violence » .

 

Ni claque, ni fessée. 28 pays ont déjà interdit ces pratiques. En France,  près de 50% des parents lèvent la main sur leur enfant avant l’âge de deux ans. « Les enfants d’âge préscolaire ne peuvent  comprendre ces gestes, la seule chose qu’ils intègrent est la peur, la douleur, l’anxiété et l’apprentissage de la violence », indique la Fondation pour l'enfance. Alors, faudrait-il interdire la fessée ? En France, la question divise. La députée UMP et pédiatre Edwige Antier est à l'origine d'une proposition de loi allant dans ce sens. Pédiatres et psychiatres affirment depuis des années que la violence physique n’est pas une réponse éducative mais une faillite des parents.

 

La loi interdit la violence contre les adultes et contre les animaux.
Pourquoi pas contre les enfants ?

 

Et vous, parents qui lisez ce blog, qu’en pensez-vous ?

 

JCC

 


 

(source : Fondation pour l’enfance)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - maltraitance

 

pilule2.jpgLe « Pass » est une sorte de chéquier qui sera donné aux lycéens de seconde. Au total 159.000 élèves seront concernés par ces coupons, permettant d'accéder gratuitement et de façon anonyme à une contraception.

 

Ainsi, à aucun moment les parents ne seront informés des démarches entreprises par leur enfant. Dès aujourd’hui les infirmières vont distribuer le « Pass » aux lycéens. Il leur donne droit à une première consultation gratuite auprès d’un généraliste, d’un gynécologue ou d’une sage-femme, puis à une prise de sang et à la délivrance de tous contraceptifs pour une durée de trois à six mois. C’est la région qui rembourse cette consultation. Au bout de six mois, les lycéens peuvent retourner consulter, mais ils seront ensuite invités à se tourner vers le Planning familial.

 

Le but est de permettre aux élèves d’avoir un accès personnel et confidentiel à la contraception. La région à précisé que « cela ne se fait pas au détriment des parents, mais il y a des familles où il n’y a pas de conseils et pas de relation de confiance ». La mesure vise également « à faire reculer le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) ou de grossesses non désirées ».

 

Mise en place en coopération avec le Ministère de l’Education nationale ce dispositif s’inspire de ce que est déjà mis en place en Poitou-Charente depuis 2009.

 

JCC

 

(source : Conseil régional IDF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - éducation

D VersiniDominique Versini, défenseure des enfants vient de publier son dernier bilan d'activité. Il est particulièrement critique sur la politique de protection de l'enfance du gouvernement français. Elle indique notamment que les pouvoirs publics ont rejeté ses propositions "qui pouvaient être un frein aux objectifs de réformes restrictives dans les domaines régaliens (immigration, justice des mineurs)".

 

Son rapport pointe en particulier "les reculs et les insuffisances au regard de la Convention internationale des droits de l'enfant" de la politique qui a été suivie ces dernières années. Or, c'était dans le but de mieux respecter les engagements pris vis-à-vis de cette convention de l'ONU -- ratifiée par la France en 1990 -- que l'Autorité indépendante de Défenseur des enfants avait été créée en mars 2000. Dominique Versini déplore que, malgré certaines avancées, un bon nombre de ses recommandations n'aient pas été prises en compte.

 

A compter du 1er mai, le Défenseur des droits, qui n'a toujours pas été nommé, assumera les missions du Défenseur des enfants, du Médiateur de la République, de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) et de la Commission nationale de la déontologie de la sécurité (CNDS).

 

Elle critique enfin vivement la suppression d'autorités indépendantes « dont elle voit bien qu'elles dérangent. La nomination du Défenseur des droits sera sans doute malheureusement très politique ».

 

Je reviendrais prochainement sur la nomination du futur défenseur des droits qui n'en finit pas de faire des remous au sein de la majorité.

 

Dominique Versini tiendra une conférence de presse aujourd’hui.

 

JCC

 

(source : Défenseur des enfants)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - défenseur des enfants

peta_viande.jpgLa PETA (People for the Ethical Treatment of Animals), une association américaine de défense des droits des animaux, vient de lancer une nouvelle campagne avec un message clair : vous maltraitez vos enfants si vous leur faites manger de la viande.

Cette association n’en est pas à sa première provocation, souvenez-vous de ces stars qui posaient nues pour contester le port de la fourrure et autres formes de maltraitance des animaux, et son militantisme végétarien/végétalien. Si ses objectifs sont respectables, les moyens utilisés sont plus que contestables.

Cette fois, l’association s’attaque aux parents qui laissent leurs enfants manger de la viande, en affirmant qu’il s’agit bel et bien de maltraitance. Leur but est de sensibiliser les gens à l’abus de mauvaises graisses et de combattre l’obésité, en accusant la consommation de viande de contribuer à la propagation de ce fléau. C’est au Pays de Galles qu’est apparu le premier panneau publicitaire avec le message anti-viande, sur lequel on peut voir un enfant s’apprêtant à dévorer un hamburger.

Faire l’amalgame avec la maltraitance est véritablement scandaleux et démontre l’ignorance de cette association et de ses dirigeants sur la violence envers les enfants d’autant que la viande a également ses vertus, puisqu’elle est source de protéines, et qu’en consommer de manière convenable est tout sauf nocif pour la santé.

JCC

(source : Association PETA)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - maltraitance

logo 119Le mois dernier, le Groupement d’intérêt public pour l’enfance en danger, composé du 119, Service national d’accueil téléphonique pour l’enfance en danger (SNATED) et de l’Observatoire national pour l’enfance en danger (ONED), organisait un colloque pour célébrer les 20 ans du 119.  Né de la loi du 10 juillet 1989 relative à la prévention des mauvais traitements à l’égard des mineurs et à la protection de l’enfance, ce service téléphonique a reçu ses premiers appels le 10 janvier 1990.

Le bilan :
La première année115 000 appels ont été recensés et plus de 490 000 en 2009. Ainsi, en 20 ans, plus de 200 000 enfants ont fait l’objet d’une demande d’évaluation auprès des départements, suite à un appel au 119.

En 2009, ce sont 9 235 informations préoccupantes qui ont été transmises aux départements chargés de la protection de l’enfance. Plus de 80% des situations d’enfants en danger ou en risque de l’être ont été confirmées, et dans 60% des cas, ces situations n’étaient pas connues des services sociaux.

Quant au 40% d’alertes concernant des situations déjà connues des services départementaux, elles doivent elles aussi être prises comme des alertes. Face aux informations qui circulent, le risque est toujours celui de la banalisation. Le SNATED peut aussi avoir ce rôle : celui de changer le regard sur une situation.

Pour rappel, 3 missions sont confiées à Allô Enfance en Danger :
1) Accueillir les appels d'enfants en danger ou en risque de l’être et de toute personne confrontée à ce type de situations pour aider à leur dépistage et faciliter la protection des mineurs en danger.

2) Transmettre les informations préoccupantes concernant ces enfants aux services des Conseils Généraux compétents en la matière, aux fins d’évaluation de la situation de l’enfant et de détermination de l’aide appropriée le cas échéant / Signaler directement au Parquet lorsque l'information recueillie le justifie

3) Agir au titre de la prévention des mauvais traitements à enfant.

JCC

(Source : SNATED)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfance en danger

soldat_lybie.jpgLa Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, a appelé à l'arrêt de l'utilisation des enfants lors des combats en Libye

 
L’ONU demande en effet à ce qu'aucun enfant ne soit associé à des groupes ou à des forces armées. L’organisation internationale reçoit chaque jour des informations crédibles sur le recrutement et l'utilisation des enfants lors du conflit. L’ONU s’inquiète également du sort des enfants dans la ville assiégée de Misrata, dans le nord-ouest de la Libye.
Comme toujours en pareils cas, les enfants sont les premières victimes des tirs d'artillerie lourde, des bombardements et des mines antipersonnel.


Depuis le début des affrontements entre les forces alliées à Mouammar Kadhafi et les insurgés, environ 500.000 personnes ont fui la Libye, alors que 330.000 autres ont été déplacées par les combats.

 

Enfin, les attaques contre les hôpitaux et le refus de l'aide humanitaire constituent des violations graves des droits des enfants et viennent aggraver une situation très alarmante pour des milliers d’enfants libyens.


JCC


(source : ONU).

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants soldats

rachel barlagneIl y a quelques jours (voir) j’évoquais cette douloureuse affaire qui voyait un couple menacé d’expulsion parce que l’une de leur fille est handicapée.

 

Hier la Ministre québécoise de l’immigration a tranché et la famille devrait obtenir un permis de résidence permanent. Pour rappel, la cour fédérale avait invoquée le handicap de Rachel, 8 ans, qui était jugé comme « un fardeau excessif » par les services sociaux parce que trop couteux à la société.


La famille reste cependant prudente car cette décision doit encore être confirmée par le gouvernement fédéral canadien a qui revient le dernier mot. Elle s’est cependant réjouit de cette avancée et l'a qualifiée « de première victoire que l’on peut dédier aux personnes souffrant d’un handicap ».

 

JCC


(source : le Parisien)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - émigration

yemen.jpgLa répression contre les manifestants, qui réclament plus de liberté et de justice sociale ainsi que le départ du président Ali Abdullah Saleh au pouvoir depuis 32 ans, n’épargne pas les enfants. Selon l’UNICEF au moins 26 d’entres eux ont été tués lors des manifestations au Yémen depuis le début du mouvement de contestation.

 

L’UNICEF indique par ailleurs que la plupart ont succombé à des blessures causées par des tirs à balles réelles lors d'affrontements entre forces de sécurité et manifestants et qu’au moins 36 autres enfants ont été blessés.

 

Depuis le début de la contestation à la mi-février, la répression des manifestations a fait plus de 120 morts. Du coup, les traditionnels alliés américains et saoudiens ont retiré leur soutien au régime de Sanaa.


JCC


(source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - monde

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