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Actualités des droits de l'enfant

centre_retention.JPGD’origine tchétchène et alors qu’ils étaient normalement scolarisés, 8 enfants âgés de 2 à 18 ans ont été placés en centre de rétention administrative (CRA) avec leurs parents. Ils sont en effet tous frères et sœurs. Cela se passe près de Rennes (Ille-et-Vilaine).

Les militants de la CIMADE, un service qui accompagne les étrangers migrants, en voie d'expulsion, demandeurs d'asile ou réfugiés, ne pensaient pas que cette famille risquait l'expulsion. Ils redoutent maintenant leur départ vers leur pays d’origine où ils ne seront pas en sécurité.

Encore une fois, on fait vivre à des enfants des situations difficiles et traumatisantes, derrière des grilles, avec des policiers en uniforme uniquement parce que leurs parents cherchent à les protéger.


JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - immigration

mingong.jpgCet été, la municipalité de Pékin a fermé une vingtaine d'écoles où étudient les enfants des « mingong » (*), ces travailleurs venus des campagnes pour trimer à la ville. Ils débarquent dans les grandes villes où ils exercent des travaux sous-payés dont personne ne veut et n'ont pas accès au service public malgré leur « Hukou » (*). En tout, ce sont près de 30 000 enfants qui ont vu leur établissement mettre la clef sous la porte sur injonction des autorités, officiellement pour des raisons de sécurité.

Selon le bureau de statistiques de Pékin, les travailleurs migrants représenteraient environ un tiers de la population de la ville. Leur nombre aurait augmenté de 6 millions depuis 2000.

Les protestations n’ont pas manquées mais n’ont pas fait plier le gouvernement chinois.

Pourtant, si les classes moyennes détestent voir ce genre de pauvreté, elles ne pourraient pas vivre sans cette main d'œuvre bon marché.

JCC

(*) Míngōng, en chinois mot composé de « mín » =  « gens du commun/peuple » et « gōng » =  « travailleurs/ouvriers », qui se traduit par « travailleurs migrants ». Ces travailleurs migrants sont des paysans qui quittent les campagnes pour aller travailler dans les entreprises et chantiers des villes et zones péri-urbaines. La question des mingong est indissociable de celle du Hukou, héritage de traditions séculaires, qui vise à fixer les populations. Le Hukou désigne à la fois système d'enregistrement des résidents, qui donne un droit de résidence, et la carte de résident qui leur donne droit aux différents services locaux (écoles, hôpitaux, etc).

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - monde

enfant soldat UnicefL'Angola, l'Arménie, la Bosnie-Herzégovine, le Costa Rica et San Marin viennent de signer à leur tour les « Engagements de Paris » visant à protéger les enfants contre leur recrutement dans les forces armées dans les zones de conflit. Ces cinq nouvelles signatures portent à 100 le nombre de pays qui se sont engagés, à travers ce texte, à combattre le phénomène des enfants-soldats. Ainsi, plus de la moitié des 193 Etats membres de l'ONU sont désormais adhérents.

250.000 enfants soldats  sont recrutés contre leur gré par des forces armées dans des zones de conflit, beaucoup d'entre eux étant exposés à la violence. 20 pays sont inscrits sur la liste noire des pays en conflit utilisant massivement des enfants soldats : Afghanistan, Burundi, Colombie, Côte d'Ivoire, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Géorgie, Haïti, Iraq, Liban, Myanmar (ex Birmanie), Népal, Ouganda, Philippines, Somalie, Soudan, Sri Lanka, Tchad, Thaïlande et les Territoire Palestiniens occupés (source rapport ONU 2010).

Adoptés en février 2007, les « Engagements de Paris » sont l'expression d'une volonté internationale renforcée visant à prévenir le recrutement d'enfants et à mettre en évidence les actions que les gouvernements prennent ou pourraient prendre pour protéger les enfants touchés par les conflits.

JCC

Voir le texte
Voir la liste des pays signataires

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants soldats

Concernant l'appel à témoin lancé après la disparition de Mathis (voir article précédent), un numéro de téléphone dédié à l'enquête a été mis en place : 01.41.20.46.00.

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants disparus et recherchés

pédo irlande-copie-3L’organisation Amnesty International Irlande vient de publier, sur son site Internet,  un rapport sur les abus sexuels commis par des religieux catholiques sur des enfants en Irlande du Nord pendant plusieurs décennies. Selon l’organisation certains de ces abus peuvent être qualifiés « d'actes de torture ». L'Irlande, pays majoritairement catholique, a été traumatisée ces dernières années par la révélation d'une série de scandales relatifs aux abus sexuels commis sur des enfants par des membres du clergé et couverts par leur hiérarchie.

Selon l’organisation des dizaines d’enfants ont été brutalisés, battus, affamés et abusés.

L'enquête d'Amnesty, « In Plain Sight » que l’on peu traduire par « à la vue de tous » s'accompagne d'un sondage selon lequel une écrasante majorité d'Irlandais juge que la société dans son ensemble porte une responsabilité dans ce scandale pédophile.

C’est entre autre ces affaires qui ont conduit deux organisations américaines à porter plainte contre le Pape pour « crimes contre l’humanité » (voir article précédent).

JCC

(source :Amnesty International Irlande)

Voir le rapport (en langue anglaise)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

mathis.jpgLa police vient de lancer un appel à témoin pour disparition inquiétante d’un enfant de 8 ans prénommé Mathis. Il a disparu début septembre dans la région de Caen (Calvados).
L’enfant a disparu avec son père et n'a plus donné de signes de vie depuis le début du mois. Le camping-car du père a été retrouvé près de Caen et une voiture lui appartenant a été trouvée près de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).
Si la police lance cet appel 3 semaines après la disparition de l’enfant, c’est que les  enquêteurs n’excluent pas la possibilité que l'homme puisse s'en prendre à son fils après la découverte d’une lettre dans le camping-car.
Contact : Police judiciaire de Caen : 02.31.15.63.00

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants disparus et recherchés

punitionVoici une information qui va sans doute faire débat. En effet, un homme vient d’être inculpé en Espagne après la plainte déposée par son fils de 13 ans. Cet enfant aurait reçu cinq claques en quelques mois. Une punition qu’on a longtemps considérée comme banale dans ce pays mais, depuis 2007, l’article 154 du Code Civil espagnol a été modifié, substituant le droit des parents de « correction modérée » par celui « d’éducation ». Le juge peut désormais aller jusqu’à confisquer la garde des enfants si les parents se font trop violent envers leur enfant.

 

En Espagne, les juges sont censés interpréter la loi avec modération, ce qui devrait éviter des abus dans les condamnations des parents.

 

La question des châtiments corporels se pose partout. Sur les 23 pays dans le monde interdisant fessées, gifles et autres claques, 17 sont européens : Espagne, Portugal, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Danemark, Norvège, Suède, Finlande, Islande, Lettonie, Ukraine, Croatie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, et Grèce. Le Comité européen des droits sociaux (ECSR), rappelle que les châtiments corporels sont contraires aux droits des enfants définis par la Charte sociale du Conseil de l’Europe.

 

Le Royaume-Uni comme la France restent réfractaires à interdire les châtiments corporels. La fessée reste légale dans ces pays tant qu’elle ne provoque pas de « marque visible ». Cependant,elle est proscrite dans les écoles publiques. La législation française mentionne le « droit à l’intégrité physique », mais les châtiments corporels ne sont pas explicitement interdits dans l’Hexagone. A la suite d'une plainte de parents à l'encontre d'une baby-sitter qui avait donné des claques à leur bébé de 23 mois, la Cour de cassation a rendu un arrêt en 2003 estimant que ces violences envers un bébé n'étaient pas un délit…

 

Juste un petit rappel : Article 19 de la Convention Internationale des droits de l’enfant :

 

« 1. Les États parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l'enfant contre toutes formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu'il est sous la garde de ses parents ou de l'un d'eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié.

2. Ces mesures de protection comprendront, selon qu'il conviendra, des procédures efficaces pour l'établissement de programmes sociaux visant à fournir l'appui nécessaire à l'enfant et à ceux à qui il est confié, ainsi que pour d'autres formes de prévention, et aux fins d'identification, de rapport, de renvoi, d'enquête, de traitement et de suivi pour les cas de mauvais traitements de l'enfant décrits ci-dessus, et comprendre également, selon qu'il conviendra, des procédures d'intervention judiciaire. »

 

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - éducation

ecole_ennui.jpgL’Association de la Fondation Etudiante pour la ville (AFEV) vient de publier, sur son site Internet, une enquête édifiante sur le ressenti des parents face à l’éducation scolaire de leur enfant. Ainsi, on y découvre que plus de la moitié (59%) des parents d'élèves de milieux populaires ressentent les devoirs comme un moment « difficile ».


Ils sont aussi 56% à déclarer se disputer avec leurs enfants à cause des notes.
L’AFEV souligne les « relations ambiguës » de ces familles avec l'école. Ainsi, 81% des parents se disent satisfaits de l'école mais 52% mettraient leur enfant dans une école privée s'ils le pouvaient. Et 66% des familles disent ne pas aller à toutes les réunions parents/professeurs bien que 51% d’entre eux souhaiteraient plus de relation avec les enseignants.

L’AFEV a demandé à ces familles ce qu’elles souhaiteraient pour que la situation évolue. Elles mettent en avant trois priorités:

1)      « permettre aux enfants plus faibles de réussir » (40,8%),
2)      « qu'il y ait moins de tensions entre élèves » (39,5%),
3)      « savoir mieux aider mon enfant » (37,1%).

Enfin, l’enquête révèle que 57% des enfants disent s'ennuyer à l'école....

L'enquête a été réalisée par téléphone en juin et juillet 2011 auprès de 751 élèves suivis par un étudiant de l’AFEV.

JCC

Voir l’enquête complète sur le site de l’AFEV

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - éducation

enfant_cage.jpgUn scandale est en train de secouer la Grande-Bretagne suite à la diffusion d’images d'enfants combattant dans des cages comme des adultes. Agés de huit ans pour les plus jeunes, ces écoliers de primaires s'affrontent comme des catcheurs au milieu de spectateurs adultes. Les enfants enchaînent des prises violentes et dangereuses, devant leurs pères avinés.

Les petits boxeurs, sans aucune protection et devant un public essentiellement composé d’hommes excités, se donnent des coups de poing, des coups de pieds, dans la tête et le ventre.

Des médecins, des associations et des travailleurs sociaux ont lancé un appel alarmant contre l'absence de casque. Ils ont également exigé l'interdiction de cette pratique qu’ils qualifient de « barbare et dégoûtante ».

Cette pratique d’un autre âge fait écho a ce qui existe déjà en Asie et notamment en Thaïlande où des enfants, parfois très jeunes (moins de 6 ans), se livrent à des combats sans merci qui provoquent des traumatismes irréversibles.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfance en danger

handicap ecoleSur son site internet, la Fédération Nationale des Associations au Service des Elèves Présentant une Situation de Handicap (FNASEPH)  fait le bilan de cette rentée scolaire concernant l’intégration des enfants handicapés.

Elle constate que 15 jours après la rentrée, sur 60 000 élèves handicapés qui ont droit à un accompagnement, 5 000 sont en attente d’un(e) auxiliaire de vie scolaire (AVS). D’autre part, des dizaines de familles rencontrent encore de grandes difficultés car trop élèves sont déscolarisés.

 

D’autres sont réduits à attendre l’aide personnelle qui leur est due et qui leur a été notifiée par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). La FNASEPH constate enfin de grandes inégalités selon les Régions.
 

 

C’est pourquoi la FNASEPH lance un appel à un « Grenelle » de la scolarisation des élèves handicapés avant la fin de l’année 2011, avec les familles, les services de l’Etat et les associations concernées. L’enjeu étant de faire un état des lieux des « bonnes pratiques », d’établir une liste de recommandations concrètes pour un parcours de scolarisation et de formation réussi du jeune handicapé.


Le 8 juin 2011, devant la seconde Conférence nationale du handicap, Nicolas Sarkozy avait présenté la scolarisation des enfants handicapés comme une « priorité majeure » et avait annoncé un rendez-vous de travail avec les associations après la rentrée scolaire.

La FNASEPH tient donc à lui rappeler ces engagements.


JCC

Voir le site de la FNASEPH

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - handicap

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