Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Actualités des droits de l'enfant

700 000 enfants de 5 à 18 ans travailleraient dans 700 mines d'or au Burkina Faso... Victimes des pires formes de travail, exposés aux maladies et à des abus sexuels, travaillant 10h par jour, ces enfants sont en réel danger.


L’UNICEF tire la sonnette d’alarme pour dénoncer les conditions dangereuses dans lesquelles
ils portent des charges qui pèsent plus lourd qu’eux, descendent dans des puits instables, où ils touchent et inhalent du mercure, l’une des substances les plus toxiques sur la terre.


L’UNICEF évoque aussi le sort de fillettes victimes d’abus sexuels ou qui se livrent au commerce du sexe afin de pouvoir survivre.


Pour enrayer l'exploitation des enfants, elle demande au gouvernement de rendre l’éducation plus accessible, notamment en abolissant les frais de scolarité.


Elle déplore enfin la complicité des autorités locales qui tirent souvent profit de l’orpaillage et se soucient peu de la lutte contre le travail des enfants et tente de sensibiliser les multinationales qui achètent de l’or dans ce pays.


L'UNICEF et ses partenaires lancent une campagne pour les protéger et faire respecter leurs droits, notamment celui d'aller à l'école.


Explications en images avec la Représentante adjointe de l'UNICEF au Burkina Faso :

 

 


JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

enfant_livre.jpgDans une étude publiée par Ipsos pour le compte des éditions « Gallimard Jeunesse », à l’occasion de l’ouverture du Salon du Livre Jeunesse de Montreuil (93), il se confirme que le secteur du livre de jeunesse ne cesse de croître. En 2012, il a progressé de 2,5% alors que le marché du Livre, lui, est en baisse de 2,7% par rapport à 2011.


Que ce soit avec des livres ou des Bandes dessinées, les enfants restent des amateurs de lecture. Ainsi, pour 71 % des 7/10 ans, la lecture est une activité du soir, contre 54 % qui regardent la télévision. Et, cerise sur le gâteau, 67 % d'entre eux assurent qu'ils lisent non seulement pour l'école, mais aussi pour le plaisir.


A contrario, plus l’enfant grandit plus son goût pour la lecture faiblit : entre 7 et 15 ans, les jeunes ont lu au moins un livre au cours des trois derniers mois, à 99 %. Mais à l'approche de l'adolescence, les 11-15 ans optent plus facilement pour les jeux vidéo, leurs amis, ou encore faire du sport.


Si à ce titre, les filles restent plus attirées que les garçons par les livres, ces derniers sont plus prompts, évidemment, à quitter le monde des pages.


Pour celles et ceux qui auront cette chance d’avoir des cadeaux au pied du sapin, les parents déposeront d'abord des albums (31% du marché jeunesse), des romans (21%,) ou encore des livres d’éveil (12%). Mais la diversité ne sera pas forcément au rendez-vous pour autant, puisqu'à l'heure actuelle ce sont les séries qui dominent, à l'image de «Twilight » ou de « Hunger Games » avec sa saga où des adolescents sont condamnés à s’entretuer devant des caméras de télévision...


JCC


(Source : Ipsos/Gallimard)


Tout savoir sur le Salon du livre de jeunesse de Montreuil : cliquer ici

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - éducation

camps-nord-kivu.jpgSuite à l’incursion des rebelles du M23 dans Goma le 20 novembre dernier des milliers d’enfants se trouvent exposés à un risque de recrutement accru dans divers groupes armés. Cette ville se situe à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), une région déjà en proie au conflit armé, aux déplacements de masse et aux attaques contre les civils.


Un des problèmes est que bon nombre de familles se sont déplacées et ont été séparées alors qu’elles essayaient de fuir les combats. Le Centre de surveillance des déplacements internes (Internal Displacement Monitoring Centre, IDMC) et le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) ont prévenu que les enfants déplacés sont exposés à un risque accru de viol, de maltraitance et de recrutement.


Une autre organisation non gouvernementale (ONG), Vision Mondiale (World Vision), a exprimé des préoccupations similaires, estimant que le nombre d’enfants en danger s’élevait à 200 000 dans la seule ville de Goma.


Des camps improvisés pour les familles déplacées ont été établis autour de Goma au fur et à mesure que les communautés fuient pour se mettre à l’abri.


Les pratiques récentes des groupes impliqués dans les derniers combats nous montrent que les enfants non accompagnés dans cette région de la RDC sont exposés à un danger immédiat et réel de recrutement forcé dans des groupes armés.


La province voisine du Sud-Kivu est également affectée par la dégradation de la situation sécuritaire qui menace des milliers de civils et a entraîné la suspension ou la réduction des interventions humanitaires dans la région.


On compte plus de 1,6 million de personnes déplacées dans les deux provinces du Kivu.


JCC


(Sources IDMC, World Vision – Photo : Monuc/Marie Frechon)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfance en danger

ecole_chine.jpgUn enfant bâillonné avec du scotch, un autre à la renverse dans une poubelle, d'autres forcés à s'embrasser ou à se tenir debout le pantalon baissé, le tout devant un appareil photo. Ces sévices perpétrés par une institutrice d'une école maternelle de la province du Zhejiang  (Chine) ont été mis au grand jour sur Internet après que l'auteur a publié une photo d'elle soulevant un enfant de cinq ans par les oreilles sur plusieurs centimètres de hauteur.


La police a ouvert une enquête et a placé la jeune femme en garde à vue, tandis que la direction de l'établissement l'a licenciée. Une autre institutrice qui a pris le cliché de l'enfant soulevé par les oreilles a été condamnée à sept jours de rétention administrative.


En tout, ce sont plus de 700 images qui ont été trouvées sur le blog personnel de l'enseignante. Les photos ont rapidement été relayées sur « Weibo », l'équivalent de « Twitter » en Chine.


Ces faits d'abus sur des enfants seraient fréquents en Chine. En effet, à la question posée par un utilisateur de Weibo de savoir si les internautes avaient déjà été punis physiquement par un professeur durant leur scolarité, 71% des 3500 votants ont répondu positivement.


JCC


(Source : CRIN)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - maltraitance

logoresto.jpgC’est aujourd’hui que les « Restaurants du cœur » débutent leur 28ème campagne d'hiver pour venir en aide aux plus démunis.


« On vous promettra pas
Le grand soir
Mais juste pour l'hiver
A manger et à boire
A tous les recalés de l'âge et du chômage
Les privés du gâteau, les exclus du partage... »


Cela fait 28 ans que cette chanson a été écrite et depuis, les Restaurant du cœur n’ont pas cessé d’exister. Pire, c’est plus de 120 millions de repas qui vont être distribués dans cette nouvelle campagne.


Si les mères seules avec enfants représentent 40% des personnes accueillies, les personnes âgées, constituent une part de plus en plus importante des bénéficiaires. 10% ont plus de 60 ans. Une tendance inquiétante qui se traduit par l'ouverture d'un « espace seniors » unique en France, cette année, à Montreuil (93), qui se consacre essentiellement à l'accueil des plus anciens.


C’est dans un contexte de crise que le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD), qui représente 23% des repas distribués par les Restos du Coeur et 15% de ses ressources doit être discuté à Bruxelles dans le cadre du budget européen. Si aucun accord n'est décidé par les dirigeants, les Restos risquent d'avoir des difficultés à faire face.

 

Ce programme permet en effet de distribuer des repas à 18 millions d'Européens dans le besoin, dont 4 millions de Français, via les associations. Six pays bloquent le programme (Allemagne, Royaume-Uni, République Tchèque, Suède, Danemark, Pays-Bas) contre 21 qui souhaitent le voir s'inscrire comme un vrai outil européen au service des plus démunis. Un sursis a été trouvé jusqu'à la fin 2013 pour maintenir l'enveloppe de 500 millions d'euros par an.

La précédente campagne des Restos du cœur avait permis de distribuer 115 millions de repas et  870 000 personnes furent accueillies chaque jour...

JCC


(Source : Restos du Cœur)


Pour soutenir les Restos du cœur : www.restosducoeur.org
Pour dire oui à la reconduction de l'aide alimentaire européenne et signer la pétition : www.theairfoodproject.com 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - solidarité

ados internetTélévision, ordinateurs, smartphones, tablettes. Les écrans se sont multipliés ces dernières années et sont désormais omniprésents. Le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) a mis récemment en évidence dans le rapport « Enfants et écrans : Grandir dans le monde numérique » que 3 enfants sur quatre étaient connectés.

 

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, le Défenseur des droits Dominique Baudis et la Défenseure des enfants Marie Derain ont remis un rapport au Président de la République dans lequel ils font des propositions pour rendre internet plus sûr pour les enfants.


Ce rapport met en avant le fait que les très jeunes enfants sont aussi des consommateurs d’écran et qu’ils passent en moyenne deux heures par jour sur Internet. Un public considéré comme « particulièrement vulnérable », qui fait désormais partie de la cible des fabricants de matériel. Un exemple: les tablettes pour enfant qui se multiplient depuis le début de l’année.


Le Défenseur des droits souligne par ailleurs « la limite actuelle des dispositifs de protection » des enfants pour les différents canaux de diffusion des contenus (télévision, ordinateur, etc.) et que « Le contrôle parental sur les ordinateurs, au-delà de l’âge de 8-10 ans, est peu utilisé, lourd, imprécis. La navigation Internet sur les tablettes, les smartphones et via le wifi échappe à tout contrôle », peut-on lire dans le rapport. Par ailleurs, « les adolescents sont peu conscients des informations personnelles qu’ils laissent sur Internet et qui peuvent être exploitées à des fins commerciales ou malveillantes ».


Parmi ses propositions pour rendre Internet « plus sûr pour les enfants », le rapport prône l'instauration d'une « co-régulation» des politiques du numérique ». Il propose également de « rendre visible sur tous les sites les modalités de signalement des contenus illicites et des contenus ou comportements inappropriés ».  Il y a également la question des jeux d’argent et de hasard en ligne qui sont diffusés sans indications précises de leur interdiction aux moins de 18 ans.

 

Pour la défenseure des enfants, les parents ont aussi des responsabilités sur l’utilisation d’Internet par leurs enfants: « Ils devraient davantage s’intéresser à ce que font leurs enfants. Ils ne peuvent pas rester à côté de ce qui se passe sur Internet ».


JCC


(Source : Défenseur des droits)

 

Voir le rapport

 

Voir aussi la page consacrée aux dangers d’Internet sur www .droitsenfants.com

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - médias

abandon_russie.jpgLa pratique héritée de la période soviétique consistant à abandonner de jeunes enfants aux soins de l'Etat s'est maintenue au rythme de quinze mille abandons par an dans les vingt et un pays de l'ex-bloc communiste d'Europe et d'Asie dénonce l’UNICEF à l’occasion d'une conférence de ministres et d'experts de ces vingt et un pays qui s’est déroulée le 20 novembre.


«  Beaucoup de pays misent toujours largement sur le placement en institution, en négligeant les preuves que cela va exactement à l'opposé des intérêts de l'enfant, et que cela amène à des handicaps physiques et cognitifs pour la vie » indique l’organisation.


Aujourd'hui, 1,3 million de jeunes de moins de 18 ans en Europe de l'Est et en Asie centrale vivent séparés de leur famille. « Ces chiffres sont les plus élevés du monde », selon le rapport de l'Unicef présenté lors de cette conférence.


Le rapport indique que la moitié des 31 000 enfants de moins de trois ans placés dans des institutions dans cette région se trouvent en Russie. Avec 654 enfants placés sur 100 000 enfants âgés de moins de trois ans, la Bulgarie tient le premier rang pour les enfants de cet âge abandonnés dans des foyers.  Une tendance à la baisse de l'abandon est perceptible dans la région depuis une dizaine d'années, mais une augmentation alarmante a été enregistrée en Bosnie-Herzégovine, au Tadjikistan et en Macédoine. Seuls trois pays – Croatie, Roumanie, Serbie – ont interdit le placement d'enfants de moins de trois ans dans des institutions.


Entre 2 % et 5 % des enfants abandonnés dans des institutions n'ont aucun parent. La pauvreté des familles, et l'absence de soins alternatifs au sein de la communauté, notamment pour les enfants handicapés, expliquent ces taux élevés d'abandon. L'Unicef recommande des mesures préventives à l'abandon de bébés par un soutien aux mères célibataires et aux familles nombreuses et une multiplication des centres journaliers destinés aux handicapés. En juin 2011, elle a lancé une campagne qui vise à mettre fin à l'abandon d'enfants de moins de trois ans dans des institutions.


JCC


(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enquête

enfant soldat UnicefA l‘heure où des dizaines d’enfants sont une nouvelle fois victimes du conflit qui oppose le Gouvernement israélien et le Hamas palestinien, l’ONU vient de publier un rapport concernant la place des enfants dans les conflits armés.


Disons-le d’emblée, les défis restent énormes : des enfants continuent d'être tués, embrigadés dans les forces armées, et leurs droits niés.  Cependant les récentes condamnations par la Cour pénale internationale des anciens chefs de guerre, l'ex Président du Libéria, M. Charles Taylor, et le Congolais Thomas Lubanga Dyiol , ont donné un signal clair aux commandements militaires : le recrutement d'enfants est un crime, sévèrement puni.

 
Mais, selon le rapport, la justice internationale ne suffit pas en matière de sanction et de prévention car il faudrait que la volonté politique des États complète ce dispositif.  Mais cette volonté fait le plus souvent défaut principalement en raison d’un manque de ressources et de capacités. Dans ce contexte, les Nations Unies doivent aider les États confrontés au phénomène de recrutement d'enfants soldats à construire ou à renforcer leurs capacités.

 

Le rapport souligne cependant que de nombreux progrès ont été enregistrés en matière de prévention, citant notamment des accords de coopération signés entre les Nations Unies et certains pays dont la République centre-africaine, le Myanmar, ou encore le Soudan.  Ces mesures gagneraient également à être complétées par une lutte contre l'impunité et la prévention.  Dans ce cadre, les stratégies de prévention doivent aborder les causes profondes du recrutement des enfants, en particulier la pauvreté. 


Par ailleurs, le rapport propose d’inciter les pays concernés à se doter d’un cadre juridique national fort  qui  serait susceptible de suppléer au manque de capacités des Etats.


Pour rappel, l’année 2012 marque le dixième anniversaire de l’entrée en vigueur du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés (Protocole facultatif). Il s’agit du traité international le plus exhaustif sur la question des enfants soldats car il impose un large éventail d’obligations aux États Parties dans le but de mettre un terme à l’utilisation d’enfants, tant par les forces armées gouvernementales que par les groupes armés non-étatiques.

250 000 est le nombre d’enfants directement impliqués dans les conflits armés.

JCC

(Source : Conseil des droits de l’homme - ONU ; photo : UNICEF) - Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants soldats

petite bonneUn rapport intitulé « Lonely Servitude : Child Domestic Labor in Morocco » (Une servitude solitaire : Le travail des enfants domestiques au Maroc), publié par l’ONG « Human Rights Watch » indique que certains enfants travailleurs domestiques, majoritairement des filles, travaillent dur pendant 12 heures par jour, 7 jours par semaine, pour des sommes ridicules (l’équivalent de 9 euros par mois). Certaines filles indiquent dans ce rapport que leurs employeurs les battaient et les insultaient fréquemment, les privaient d’éducation et leur refusaient parfois des repas suffisants.


Le rapport s'appuie sur des recherches menées au Maroc en avril, mai et juillet 2012, à Casablanca, Rabat, Marrakech et dans d’autres régions du pays. L’ONG a interrogé 20 anciennes enfants travailleuses domestiques, ainsi que des autorités gouvernementales, des avocats, des enseignants et des représentants d'organisations non gouvernementales et internationales.


La majorité des 20 filles interrogées a indiqué avoir été maltraitées à la fois physiquement et verbalement par leurs employeurs. Certaines filles ont déclaré que leurs employeurs les avaient frappées avec leurs mains, des ceintures, des bâtons, des chaussures, ou des tuyaux en plastique. Trois d’entre elles ont fait état de harcèlement sexuel ou d'agression sexuelle de la part de membres masculins du foyer de l'employeur.


Dans presque tous les cas, les salaires des anciennes enfants travailleuses domestiques ont été négociés entre les parents ou tuteurs de la fille et l'intermédiaire ou l'employeur. La plupart des filles ont déclaré ne pas avoir reçu de salaires directement, celui-ci étant versé à leurs parents.


Le Code du travail du Maroc fixe une limite de 44 heures de travail par semaine pour la plupart des travailleurs, mais le code ne couvre pas les travailleurs domestiques.


Selon les statistiques gouvernementales, le Maroc ces dernières années a considérablement réduit les taux globaux de travail des enfants et augmenté le nombre d'enfants scolarisés. Des enquêtes gouvernementales indiquent que le nombre d’enfants de moins de 15 ans engagés dans toutes les formes de travail est passé de 517 000 en 1999 à 123 000 en 2011.


Malgré les progrès réalisés dans la réduction du travail des enfants, les lois interdisant l'emploi des enfants de moins de 15 ans ne semblent donc  pas correctement appliquées.


Human Rights Watch exhorte le gouvernement marocain à intensifier ses efforts pour lutter contre le travail des enfants.


JCC


(Source : CRIN - photo : UNICEF)

Voir le rapport (en anglais)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

collage mondeAujourd’hui, c’est la journée mondiale de défense et de promotion des droits de l’enfant et nous fêtons le 23ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant. Adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) est le traité international le plus ratifié au monde. A l’exception notable des Etats-Unis et de la Somalie, tous les pays ont reconnu alors l’impératif d’apporter des soins et une attention particulière aux enfants en raison de leur vulnérabilité considérant que «l’humanité se doit de donner à l’enfant le meilleur d’elle-même ».
23 ans après quelle est la situation ?


Santé, des progrès mais peu mieux faire

Les progrès les plus significatifs depuis 1989 ont été réalisés dans le domaine de la santé. Pour autant, ils restent relatifs : en 2009, 9 200 000 enfants (au lieu de 14 millions en 1989) mouraient encore avant leurs 15 ans. Si nombre de maladies virales comme la rougeole, le tétanos ou bien encore la polio ont pratiquement été éradiquées, puisque le taux de mortalité des enfants pour ces épidémies a baissé de presque 90 % en vingt trois ans, il n’en est pas de même pour le SIDA. 2 millions d’enfants de par le monde l’on contracté et 35 % d’entre eux en meurent avant leurs 10 ans. Près de 90% de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne où les médicaments, pourtant de plus en plus efficaces, tardent à arriver.

Malnutrition et accès à l’eau potable : une situation dramatique

Le bilan, quoique meilleur qu’il y a vingt trois ans, reste dramatique : 4 millions d’enfants meurent avant 5 ans parce qu’ils sont mal nourris. Dans les pays en voie de développement, plus d'un milliard d'habitants n'ont pas accès à l'eau salubre et près de 3 milliards de personnes (plus de la moitié de l'humanité) ne sont pas équipées de systèmes d'assainissement. Près de 3 millions d'enfants meurent chaque année de maladies dues au manque d'hygiène et douze millions d’entre eux meurent victimes de pneumonie, de diarrhée et autres maladies évitables. Pourtant de simples mesures d'hygiène, d’accès à l’eau potable, d’alimentation suffisante ou d’allaitement maternel pourraient sauver de nombreuses vies.


Les enfants au travail

Aujourd’hui, plus de 200 millions d’enfants travaillent dans le monde, exerçant des activités qui nuisent à leur développement mental, physique et émotionnel. Les enfants sont contraints de travailler parce que leur survie et celle de leur famille en dépendent. Le travail des enfants perdure, même là où il a été déclaré illégal, et il est souvent entouré d’un mur de silence, d’apathie et d’indifférence.

Les enfants soldats

250 000 enfants dans 20 pays de la planète, dont certains n'ont pas plus de 8 ans, participent directement aux conflits. Ils sont soldats, démineurs, espions, porteurs, esclaves sexuels... Certains autres ont appris à tuer et à torturer. Si leur nombre global reste stable, les pays ayant recours aux services de ces gamins sont eux de plus en plus nombreux.  Au moins deux millions d’enfants sont morts ces 10 dernières années à la suite de guerres déclenchées par des adultes. Des progrès sont cependant enregistrés grâce à une plus grande visibilité de la cause des enfants impliqués dans des conflits armés. L’adoption de normes plus strictes pour les protéger et améliorer l’assistance humanitaire constitue également des avancées.

L’exploitation sexuelle des enfants

Pour le bon plaisir d'adultes sans scrupules plusieurs millions d'enfants et d'adolescents sont prostitués ou exploités sexuellement à travers le monde. Malgré une prise de conscience certaine, ce phénomène se développe et de nouveaux réseaux se créent notamment sur Internet. C'est avant tout un drame de pauvres. Même si l'on rencontre sur tous les continents des pédophiles, la très grande majorité des enfants prostitués et exploités sexuellement se trouvent dans les pays du tiers monde ou dans les catégories sociales très défavorisées des pays riches. La majorité de ces jeunes a entre 12 et 18 ans, mais certains ont à peine 8 ans et même des bébés sont parfois impliqués. Là aussi, de réels progrès ont été réalisés grâce notamment à un renforcement de l’arsenal répressif et des campagnes d’information en direction des enfants.


L’Education,  un levier majeur

Entre tous, l’éducation joue un rôle crucial. Car, même au milieu du chaos, elle peut restaurer un certain degré de stabilité et de normalité pour les enfants. Une amélioration sensible a été opérée depuis 20 ans et le nombre d’enfants non scolarisés est passé de 115 millions à 93 millions. L’écart entre le nombre de filles scolarisées et les garçons s’est considérablement réduit. Une amélioration qu’il faut cependant relativiser par le taux d’achèvement des études qui reste très insuffisant. L’éducation offre une occasion unique de transmettre aux enfants des messages de survie sur des questions aussi vitales que la prévention du sida et la sensibilisation aux dangers qui les menacent. L’éducation peut aussi permettre de semer la paix et la justice partout dans le monde.


CIDE : 23 ans de progrès et d’illusions

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant de 1989 a soulevé de grands espoirs et des promesses ont été faites aux enfants du monde. Ce texte a été un symbole, en mentionnant expressément que chaque être humain peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés inscrites dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. L’enfant n’était plus un adulte en devenir, il était bel et bien un être humain, sujet de droits et de devoirs. 23 ans après, il reste beaucoup à faire pour que les droits des enfants deviennent une réalité. Promouvoir et défendre les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés. Il faudra donc encore beaucoup de volonté politique et d’acharnement individuel et associatif pour que les dirigeants de la planète débloquent enfin les moyens pour y parvenir.


La situation en France

Si la France est un des pays au monde qui respecte le mieux la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (le Canada et la Suède font figure de meilleurs « élèves »), il existe toutefois de graves problèmes :  la pauvreté qui touche 2,1 millions d’enfants avec ses conséquences désastreuses sur la scolarité, l’accès à la santé et au logement ; la discrimination qui pénalise les jeunes des banlieues issus de l’immigration ou d’Outre-mer ; la situation des mineurs étrangers isolés qui sont retenus dans les zones d’attente des aéroports ou qui errent dans les rues sans bénéficier d’assistance ; le recours excessif aux mesures répressives, par défaut de structures alternatives à l’incarcération des mineurs, renforcé par l’approche des élections présidentielles ; le fichage des enfants dans le fichier "Base élève" de l'Education nationale ; la situation dramatique des enfants Roms et des gens du voyage qui perdure malgré le changement de gouvernement ; la suppression du défenseur des enfants en tant qu’autorité indépendante aujourd’hui noyé dans l’ensemble hétéroclite du "Défenseur des droits" ; l’évaluation des enfants dès la maternelle ; la difficulté d’intégration scolaire des élèves handicapés, le suicide des enfants et des jeunes ; la discrimination dans les cantines scolaires, etc…

 

Perception de la convention en France

Selon un sondage UNICEF/SOFRES effectué en novembre 2010, auprès des jeunes de 13 à 18 ans, à peine un sur quatre, soit 24 %, avait déjà entendu parler de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).. Ainsi, on parle de moins en moins de droits de l’enfant, sauf quand l’actualité les ramène sur le devant de la scène (pédophilie, maltraitance…). On parle de moins en moins de droits de l’enfant mais beaucoup du droit à l’enfant. On constate une nouvelle tentative de lier droits des enfants et devoirs des enfants avec l’idée que « l’enfant aura des droits lorsqu’il respectera ses devoirs ». Pourtant la convention internationale des droits de l’enfant a reconnu l’enfant comme une personne qui n’appartient à personne et que la société doit protéger. Comment un enfant peut-il respecter une règle, une loi venant d’un groupe, d’un Etat qui ne le respecte pas voire qu’il le dénie totalement ? C’est pourquoi, il est nécessaire de mieux promouvoir les droits de l’enfant et la Convention Internationale auprès des enfants eux-mêmes. Ce n’est pas une question mineure, car garantir à l’enfant le droit à la santé, à un nom, à une nationalité, à l’éducation, aux loisirs, à la culture, passe par le fait  que ces droits soient aussi accordés à leurs parents. On le voit bien, du sort que l’on réserve aujourd’hui aux enfants dépend l’avenir de la société toute entière.

 

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - convention droits enfant

Hébergé par Overblog