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Actualités des droits de l'enfant

Fugue, accident, enlèvement : la gendarmerie ne privilégie pour l'heure aucune piste. Ludivine, une jeune fille de 17 ans a disparu à Pernant, petit village situé près de Soissons, dans l'Aisne, alors qu'elle se rendait à pieds chez son ami.


L'adolescente a quitté son domicile mardi soir vers 20h30 pour se rendre chez son ami, mais elle n'y est jamais arrivée. Ses parents, qui pensaient leur fille chez son ami, ne se sont inquiétés de son absence que le lendemain matin en ne la voyant pas revenir et n'arrivant pas à la joindre sur son portable.

 

La disparition a été jugée inquiétante et le parquet a donné son feu vert mercredi soir pour communiquer un avis de recherche.


Ludivine mesure 1m62, à des cheveux longs châtains et des yeux bleus. Au moment de sa disparition elle portait un jeans bleu et un blouson en cuir noir.

En cas de renseignement ou découverte, vous pouvez prévenir la gendarmerie de Villers-Cotterêts : 03.23.76.46.17.

E-mail : cob.villers-Cotterets@gendarmerie.interieur.gouv.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants disparus et recherchés

ados_telephone.jpgD’après une enquête de l’Association santé environnement France (ASEF) menée auprès de 600 élèves de 14 à 20 ans, 75 % d’entre eux déclarent dormir avec leur téléphone allumé sous l’oreiller ou sur la table de chevet.


Par ailleurs, l’usage du téléphone mobile démarre très tôt : avant 14 ans pour 75 % des jeunes et même avant 10 ans pour un tiers de ces adolescents. Ces derniers ont répondu à un questionnaire à la suite d’une campagne de sensibilisation sur les risques liés à la téléphonie mobile organisée en automne 2012 par l’ASEF dans des lycées et des centres de formation de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). S’ils sont nombreux (72 %) à avoir entendu parler des risques liés au téléphone portable, seule la moitié d’entre eux sait globalement comment se protéger : 58 % ont entendu dire qu’il ne fallait pas garder son téléphone sur soi, 44 % qu’il ne fallait pas dormir avec son appareil allumé et à peine 15 % connaissent l’intérêt de l’usage du kit main libre.


Bien que ces jeunes indiquent utiliser principalement leur téléphone pour envoyer des SMS (41 %) ou prendre des photos, des vidéos et écouter de la musique (23 %), 18 % s’en servent aussi pour téléphoner. Et chaque jour, près de la moitié des élèves déclare téléphoner plus d’une demi-heure (29 % dépassant allégrement l’heure de conversations quotidiennes).


Pour sensibiliser les ados sur les dangers du mobile, l’ASEF lance son pack « smart phoning » qui rappelle les 6 conseils de l’association : utiliser un kit main libre, privilégier les SMS, ne pas le mettre dans la poche, ne pas dormir avec et utiliser de préférence un téléphone fixe avec fil.


Aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, doit être débattue une proposition de loi écologiste relative « à l’application du principe de précaution défini par la Charte de l’environnement aux risques résultant des ondes électromagnétiques ». Dans l’attente de nouvelles études impartiales sur ces risques, l’incertitude scientifique exige, selon ces députés, « d’appliquer le principe de précaution en établissant un seuil maximal de précaution sanitaire plus stricte ».


Ce texte propose ainsi « une modification en profondeur de la législation française » incluant un panel de mesures parmi lesquels : la réalisation d’une étude d’impact impartiale sur la santé humaine et sur l’environnement lors du développement de toute nouvelle application technologique émettant des rayonnements électromagnétiques ; l’indication du niveau d’émission de champs électromagnétiques sur tous les émetteurs ; l’interdiction du Wifi dans les structures d’accueil de la petite enfance ; l’encadrement plus strict de l’implantation des antennes-relais en imposant la délivrance d’un permis de construire ; le lancement d’une campagne de prévention sanitaire sur les risques potentiels des ondes électromagnétiques.

 
JCC

 

Voir les résultats de l'enquête


(Sources : ASEF et AN)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enquête

enfants romsIl y a quelques jours, j’évoquais le cas de ces enfants issus de la communauté Roms qui étaient scolarisés dans un gymnase (voir article précédent). Un degré de plus dans la discrimination vient d’être franchi par la ville de Saint-Fons située dans la banlieue lyonnaise (Rhône). C'est en effet au deuxième étage de l'hôtel de police, qu'une vingtaine d'enfants Roms entre 6 et 12 ans suivent la classe tous les jours depuis le 22 novembre dernier.


La Sénatrice-maire socialiste de Saint-Fons a décidé de scolariser ces enfants hors de l'école municipale expliquant aux associations qui s'en inquiétaient qu'il n'y avait plus de places dans les salles de classe habituelles.


D’après le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), « c'est une caricature de discrimination. On dit aux Roms, arrêtez de rester dans les rues, intégrez-vous en allant à l'école et d'un autre côté, on les met dans des écoles ghettos, dans les locaux de la police. En plus, on leur refuse la cantine scolaire ».


Le 14 janvier dernier, la municipalité de Saint-Fons avait demandé à la justice d'expulser ces Roms. La justice avait refusé en estimant que cette décision n'avait aucun caractère d'urgence. Elle a accordé un délai supplémentaire de quatre mois aux familles Roms qui occupent un campement proche d'une route de la ville.


Alors que l'école devrait être un vecteur d'intégration, certains responsables politiques ont visiblement décidé d'en faire un facteur d'exclusion…


JCC


(Source : France Info)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination

demesure.jpgMaltraitée durant toute son enfance par un père qui souhaitait en faire un prodige du piano, Céline Raphaël brise un tabou et le silence en publiant, un livre coup de poing : La Démesure aux éditions Max Milo.


Céline n'a que 2 ans et demi quand son père lui offre un piano. Contrainte de jouer de nombreuses heures par jour, privée de nourriture et battue à coups de ceinture à la moindre fausse note, elle gagne de nombreux concours.


Enfermée, elle craint chaque week-end pour sa vie, travaille, travaille encore, pour briller et jouer les pianistes prodiges en gardant le secret sur l'horreur de sa vie familiale.


Et autour d'elle, un silence assourdissant. Comment suspecter l'horreur de la servitude sous les atours de l'excellence ? L'exigence absolue de la perfection qui devient justification de tous les excès et de tous les abus et qui mystifie l'entourage d'autant plus facilement que cette esclave n'est pas affectée à une tâche de souillon mais à une production artistique réservée aux élites ?


C’est un parcours hors-norme, qu'elle raconte pour lever le tabou de l'enfance maltraitée plutôt que de nier ce douloureux passé. Il la conduira à être placée en foyer d'accueil, la jeune femme a choisi de témoigner pour faire évoluer les choses. A lire absolument.


Céline Raphaël souhaite que la maltraitance infantile soit déclarée grande cause nationale.


Pour rappel et comme en écho à l’article d’hier, on estime que deux enfants décèdent chaque jour en France des suites directes de violences.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - maltraitance

typhaine.jpgC’est au nom des « enfants martyrisés » que l’avocat général avait requis devant les assises du Nord 30 ans de réclusion contre la mère et le beau-père de Typhaine, jugés pour le meurtre en 2009 de la fillette de 5 ans, qu’ils avaient camouflé en disparition. Anne-Sophie Faucheur et Nicolas Willot, respectivement âgés de 26 et 27 ans, qui ont reconnu des violences répétées à l’encontre de cette enfant devenue leur souffre-douleur mais nient avoir voulu la tuer ont été condamnés à 30 ans de réclusion criminelle.


Il y a quelques jours, en Seine-et-Marne, ce sont les parents d’une fillette de deux ans, disparue en 2011, qui ont été mis en examen pour homicide volontaire. Elle était enterrée  à 500 mètres de leur domicile.


Procès de la maltraitance, procès du mensonge et de la manipulation, ces affaires viennent nous rappeler que chaque jour en France, 2 enfants meurt de maltraitance.


JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - maltraitance

enfant mendiant algérieC’est en 1993 que le Maroc a ratifié la Convention Internationale des droits de l’enfant. Aujourd’hui, 20 ans après, l’UNICEF fait un bilan des avancées réalisées par le royaume pour la promotion des droits des enfants sur son territoire.


L’UNICEF rappelle d’abord que le Maroc a réalisé d’importants progrès depuis la ratification de la CDE en matière de promotion et réalisation des droits de l’enfant : une scolarisation primaire quasi universelle, un taux de vaccination proche de 100%, une législation nationale de plus en plus en harmonie avec les engagements internationaux du pays, une prise de conscience sociale des défis relatifs à l’environnement pour protéger les droits de l’enfant, une culture du tabou de plus en plus brisée.


Pour l’UNICEF, le royaume a tout ce qu’il faut pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), au nombre de huit, à savoir : la réduction de l’extrême pauvreté et de la faim, assurer l’éducation primaire pour tous, promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans, améliorer la santé maternelle, combattre le VHI/Sida, le paludisme et d’autres maladies, assurer un développement durable et mettre en place un partenariat mondial pour le développement.


En revanche, dans son rapport, l’UNICEF souligne que les moyennes nationales de plusieurs secteurs représentent des taux en décalage avec les moyennes régionales. Autrement dit, les inégalités sociales entre les le milieu urbain et le milieu rural sont très présentes et continuent de se creuser.  Les enfants du milieu rural ont notamment 27,7 fois plus de risque d’être sévèrement privés d’eau et 23,6 fois de l’assainissement en comparaison avec les enfants vivant dans les villes.


Selon l’organisation internationale, ces inégalités ralentissent sans doute le développement des enfants et de la société ainsi que son avenir. Pour y remédier, elle appelle les autorités marocaines à faire de l’égalité entre enfants un de ses principaux objectifs.


JCC


(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enquête

mineurs isolesL'Italie renvoie de manière sommaire des mineurs migrants non accompagnés et des demandeurs d'asile adultes vers la Grèce, où ils subissent les dysfonctionnements du système d'asile et des conditions de détention abusives. C’est ce que dénonce l’ONH « Human Rights Watch »(HRW) dans un rapport publié cette semaine. Les passagers clandestins à bord des ferrys provenant de Grèce, parmi lesquels figurent des enfants dès 13 ans, sont renvoyés par les autorités italiennes dans les heures qui suivent leur découverte, sans prise en compte adéquate des besoins spécifiques des mineurs, ou de la volonté de ces personnes de demander l'asile.


Le rapport de 45 pages, intitulé « Turned Away: Summary Returns of Unaccompanied Migrant Children and Adult Asylum Seekers from Italy to Greece » (« Renvoyés : retours sommaires de mineurs migrants non accompagnés et de demandeurs d'asile adultes de l'Italie vers la Grèce »), des manquements qui constituent une violation des obligations légales de l'Italie.


Selon l’ONG, tous les ans, des centaines de personnes mettent leur vie en péril en se cachant dans ou sous des camions et des voitures à bord des ferrys qui traversent l'Adriatique. Bien trop souvent, l'Italie les renvoie directement en Grèce, malgré la situation et le traitement épouvantables qui les attendent là-bas.


Pourtant, le droit italien ainsi que le droit international interdisent le renvoi de mineurs non accompagnés sans processus préalable permettant de déterminer que cette décision respecte leur  intérêt supérieur. Human Rights Watch a pourtant rencontré treize enfants âgés de 13 à 17 ans qui avaient fait l'objet d'un retour sommaire vers la Grèce. Aucun d'entre eux n'avait eu accès à un tuteur ou aux services sociaux, comme l'exigent le droit italien et le droit international.


Human Rights Watch recommande de changer un certain nombre de points des procédures suivies par le gouvernement italien, notamment :
- Suspendre immédiatement les renvois sommaires de migrants vers la Grèce ;
- Permettre aux personnes qui atteignent l'Italie et qui affirment être des mineurs non accompagnés de rester dans le pays et de bénéficier des protections spécifiques garanties par le droit italien, sans exception aucune, dans l'attente d'un examen approprié  permettant de déterminer leur âge ;
- Examiner convenablement le cas des adultes afin d'identifier les personnes particulièrement vulnérables et celles qui souhaitent demander l'asile, ou présentent d'autres besoins de protection ;
- Garantir le plein accès à tous les arrivants aux organisations non-gouvernementales, afin qu'elles puissent fournir une aide juridique et humanitaire ;
- Veiller à ce que toutes les compagnies maritimes transmettent aux commandants de bord des directives claires sur la manière d'assurer un traitement humain et sans danger des clandestins quand ils sont découverts à bord et au cours des voyages de retour vers la Grèce.


JCC


Voir le rapport (en langue anglaise)

 

(Source : HRW)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mineurs isolés

ados internetL’Académie des Sciences  a publié hier son avis sur l’utilisation des écrans par les enfants.  Elle souligne qu’un « métissage entre la culture traditionnelle du livre et la plus récente culture des écrans est possible, amplifiant les vertus de l'une et de l'autre ».


À la seule condition, déjà soulignée dans un autre rapport publié par le défenseur des droits, que les parents et les enseignants s'emparent du sujet, et guident les enfants dans leur apprentissage numérique : « Ce qui reste fondamental est une éducation proposée et encadrée par des êtres humains, parents, professeurs des écoles, etc. » indique l’Académie.


Pour optimiser les effets de cette éducation numérique, l'Académie des Sciences propose une série de recommandations, formulées selon l'âge des enfants : avant 2 ans, la présence des écrans est ainsi perçue comme négative, car favorisant des prises de poids ou des retards de langage, les premiers mots étant couvert par les bruits de fond... Les écrans interactifs n'échappent pas aux restrictions, même si une utilisation, accompagnée et enrichie par la présence d'un tiers, participe au développement psychomoteur.


En revanche, l'Académie déconseille les utilisations prolongées, la console ou tablette personnelle pour les enfants de moins de 6 ans. Avant cet âge, l'enfant construit encore ses distinctions entre réel et virtuel, et pourrait perdre ses repères dans les jeux vidéo.


L'adolescence, âge auquel l'utilisation des appareils numériques devient parfois un problème parmi d'autres, s'avère plus compliquée : dans le même temps, les parents et l'école doivent laisser les jeunes découvrir ce riche espace qu'est Internet, en comptant sur les compétences hypothético-déductives de leurs cerveaux.


La maîtrise des contenus consultés par les enfants s'avère bien entendu indispensable avant l'adolescence, lorsque la consultation sur Internet s'effectue avec les parents. Le palier suivant consiste à relâcher la pression des logiciels de contrôle, sans se priver de parler avec les jeunes usagers de leurs découvertes sur le Web : « l'encouragement des pratiques créatrices » figure en tête des recommandations de l'Académie, pour optimiser l'exploitation des outils numériques, notamment dans une optique thérapeutique bien réelle.
 

 

En conclusion, le rapport insite sur le rôle important des parents et des éducateurs qui doivent accompagner l’enfant et l’aider à utiliser d’autres vecteurs d’apprentissages.


JCC

 

Voir le rapport : Académie des sciences

 

(Sources : Académie des sciences et Défenseur des droits)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enquête

homoparentaliteEn 2003, la Belgique est devenue le deuxième pays au monde, après les Pays-Bas, à autoriser le mariage des homosexuels. Ces derniers peuvent également adopter des enfants depuis 2006 et avoir recours à la PMA (Procréation médicalement assistée).


Six ans après la légalisation de l'adoption par des couples homosexuels en Belgique, la moitié des enfants adoptés en Flandre (nord) en 2012 l'ont été par des couples de même sexe. Sur 30 enfants nés en Belgique et à adopter l'an dernier, 14 ont été accueillis par des couples homosexuels et 16 par des couples hétérosexuels selon un rapport publié par le Centre flamand pour l'adoption (VCA).


Ces chiffres confirment que les associations chargées d'organiser les adoptions nationales ne s'y opposent pas, pas plus que les mères biologiques, qui ont un droit de regard sur l'orientation religieuse ou la situation familiale du couple qui adoptera leur enfant.


Selon ce rapport, le taux importants d'adoption par des couples homosexuels en Flandre s'explique en partie par le fait que de nombreux couples avaient fait leurs demandes d'adoption en 2007-2008 et qu'ils sont arrivés en 2012 en ordre utile sur les listes d'attente des organismes concernés.


Par ailleurs, la loi belge autorise en principe les couples homosexuels à adopter un enfant né à l'étranger. Selon le VCA, aucun des 122 enfants adoptés l'an dernier en Flandre dans le cadre d'une procédure internationale ne l'a été par un couple homosexuel, en raison de l'opposition des pays d'origine (principalement l'Éthiopie, la Chine et l'Afrique du Sud).


JCC


(Source : VCA)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - homoparentalité

enfants romsUne classe a été mise en place hier dans une salle d'un gymnase de Ris-Orangis (Essonne), pour 12 enfants Roms de la commune dont des associations demandaient la scolarisation depuis plusieurs mois.


Selon ces dernières, la réponse du Député-Maire (PS) de la commune revêt un caractère ségrégationniste qui n'est aucunement justifié par le manque de capacité des écoles de la ville à les accueillir.


L'association de soutien en Essonne aux familles Roms et roumaines (ASEFRR) a également dénoncé « le refus du Maire d'accueillir les enfants dans les cantines scolaires de la ville ».


Un poste d'enseignant spécialisé a été mis à disposition de ces élèves âgés de 3 à 10 ans.


Certes, on peut se féliciter que ces enfants soient scolarisés, mais pourquoi n’ont-ils pas intégré les classes existantes ? Pourquoi, une fois de plus, sont-ils stigmatisés de cette manière ?


On attend la réponse de la commune…


JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination

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