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Actualités des droits de l'enfant

Syrie : le conflit engendre une catastrophe humanitaire

Des familles sont brûlées vives dans leurs maisons, des personnes bombardées alors qu'elles font la queue pour se procurer du pain, des enfants sont torturés, violés et des villes entières réduites à l'état de décombres après deux ans d'un conflit qui a provoqué une catastrophe humanitaire en Syrie. C’est ainsi que s’exprime l’ONU dans un communiqué publié en fin de semaine dernière.

Le Conseil de sécurité a ainsi jugé jeudi « totalement inacceptable » l'escalade de la violence dans ce pays et estimé qu'elle devait « cesser immédiatement ». Le Conseil de sécurité condamne dans le même temps les importantes violations des droits de l'homme commises par le pouvoir syrien ainsi que toute atteinte aux droits perpétrée par les « groupes armés » aussi dénommés « les insurgés ».

Un quart des 22 millions d'habitants de la Syrie sont déplacés par le conflit et 1,3 million de personnes avaient fui vers des pays voisins.

La situation en Syrie est une catastrophe humanitaire, et ce sont les gens simples qui paient le prix d'un conflit que personne ne parvient à arrêter. Mais, le Conseil de sécurité n'a jamais pu s'entendre sur des moyens de mettre un terme à ce conflit qui, a fait d'ores et déjà plus de 70.000 morts.

La Russie, proche alliée du régime de Bachar al Assad (Président Syrien), et la Chine ont opposé à plusieurs reprises leur veto aux velléités de condamnations antérieures ou aux tentatives pour imposer des sanctions contre le régime Assad.

L’ONU indique que ce sont les enfants qui souffrent le plus. Certains ont été assassinés, torturés, soumis à des violences sexuelles. Nombre d'entre eux n'ont rien à manger. Des millions de personnes ont été traumatisées par les horreurs. Ce conflit brutal ébranle non seulement le présent de la Syrie, mais il détruit aussi son avenir.

JCC

(Source : ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre

France : encore un enfant victime du « jeu du foulard »

Vendredi dernier, un garçon de 11 ans a été retrouvé pendu dans sa chambre à une barre de son lit mezzanine avec la ceinture de son kimono de judo. Il a probablement succombé au « jeu du foulard ».

Les enquêteurs n'ont découvert ni lettre, ni message. Ils semblent avoir écarté la thèse du suicide et de l'homicide.

L'enfant, bon élève, s'entendait bien avec ses parents et paraissait n'avoir aucun problème particulier.

Ces « jeux » de strangulation, non-oxygénation ou d'asphyxie ferait chaque année, en France, une quinzaine de décès chez les jeunes de 6 à 16 ans. Et probablement autant sont victimes de séquelles.

Le jeu du foulard possède plus de 30 dénominations, selon les régions et incluent notamment les termes de « cosmos » ou « d'été indien » ou « rêve bleu ».

Particulièrement dangereux, ce jeu consiste à provoquer une asphyxie ou plus exactement une anoxie (manque de dioxygène) du cerveau par strangulation, étouffement ou via l'artère carotide.

En France, ce « jeu » est connu suite à la médiatisation des décès que provoque cette pratique, et ce sont en priorité les enfants et les adolescents qui sont touchés par ce phénomène aux conséquences mortelles.

L'Association de parents d'enfants accidentés par strangulation (APEAS) assure des opérations de prévention en milieu scolaire auprès des enfants, des adolescents et des adultes en contact avec les enfants.

JCC

(Source : APEAS)

Voir le site de l’association

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - jeux dangereux

Monde : entre 700 000 et 1.2 millions d’enfants décèdent à cause du paludisme

Retour sur la Journée mondiale de lutte contre le paludisme (*) qui a été célébrée le 25 avril dernier. Elle incitait cette année à investir dans l’avenir pour vaincre la maladie parasitaire la plus répandue au monde, encore responsable de 219 millions de cas et de700.000 à 1,2 millions de décès par an selon les sources, la plupart chez des enfants africains. La maladie menace encore 2 milliards d’hommes vivant dans 10 pays endémiques ainsi que les centaines de millions de touristes qui s’y rendent.

Instituée en 2007 par les États Membres de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la Journée rappelle, chaque année, que la prévention du paludisme et la lutte contre la maladie est un effort de long terme qui a besoin de nouveaux donateurs. Car la majorité des cas, plus de 80 % surviennent dans les pays en développement, principalement en Afrique subsaharienne, mais aussi en Asie, en Amérique du Sud, au Moyen Orient et en Océanie. Antipaludiques pour la prophylaxie ou le traitement, moustiquaires et insectifuges, restent nécessaires pour ces pays endémiques, alors que la recherche se poursuit sur la mise au point d’un vaccin.

Malgré ces chiffres effarants, d'importants progrès ont été accomplis à l'échelle internationale ces dix dernières années :
- Plus de 1,1 million de vies ont été sauvées.
- Les taux de mortalité due au paludisme en Afrique ont diminué d'un tiers et de 26% dans le monde,
- 50 pays devraient avoir réduit leurs taux d'incidence de 75 % d'ici 2015.

Mais ces résultats restent fragiles : Alors que les investissements nationaux pour le paludisme ont été estimés à plus de 600 millions de dollars en 2011, les financements devraient encore être augmentés en Afrique et en Asie, sous peine de résurgence de la maladie. Des investissements rentables, puisque de plus en plus de preuves suggèrent que la lutte contre le paludisme a un fort impact sur la croissance économique.

JCC

(Source : OMS)

(*)Le paludisme est provoqué par quatre parasites transmis à l’Homme par la piqûre du moustique. Mais les transfusions sanguines et le partage des seringues peuvent aussi transmettre le parasite. La transmission mère-enfant est également possible. Le parasite est « tenace » et la maladie peut surgir jusqu’à plusieurs années, après la contamination.

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - santé

Mali : les forces françaises face aux enfants soldats

Depuis le début de l'intervention française au Mali, c'est un phénomène dont on ne parle pas ou presque : la présence d'enfants soldats enrôlés de force par les groupes armés sur les champs de bataille. Pour ma part, j’avais déjà évoqué cette question dans un précédent billet (voir article précédent).

Ce sont les militaires français, engagés sur le terrain, qui viennent d’évoquer ce problème qui se sont dits « choqués de se retrouver face à des enfants ».

Certains d’entre eux ont été faits prisonniers par les armées française et tchadienne, qui combattent les islamistes dans le Nord. Sept enfants soldats ont été confiés à l’Unicef depuis le 9 mars dernier. D’autres pourraient bientôt les rejoindre.

Ce sont des enfants qui ont entre 12 et 18 ans. Ils viennent du nord. Mais l’UNICEF de donne aucune information spécifique sur eux, car il existe un risque très grand de représailles contre ces enfants et leur famille. La population les considère en effet comme des terroristes et les gens ne comprennent pas qu’ils sont en fait des victimes, qui ont besoin d’être protégées et assistées.

Des recherches sont menées pour retrouver les familles de ces enfants. Mais ces derniers ne quitteront pas le centre UNICEF avant que les esprits ne s’apaisent et que la situation dans le Nord leur soit plus favorable. Cela pourrait prendre, d’après l’Unicef, jusqu’à une année.

JCC

(Source : UNICEF - Photo : hdptcar/Flickr / cc)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants soldats

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France : 2,7 millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté

Pour de nombreux Français, la crise est une réalité vécue quotidiennement. « Revenus et patrimoines des ménages », une étude publiée aujourd’hui par l'Insee (Institut national de la Statistique et des Études Économiques) et qui porte sur l'année 2010, montre que 440 000 personnes supplémentaires sont passées sous le seuil de pauvreté.

Parmi elles, environ 2,7 millions d'enfants vivent dans une famille pauvre, c'est-à-dire au sein d'un foyer qui vit avec moins de 964.00 € par mois. Les familles nombreuses (à partir de trois enfants) sont les plus touchées, avec un taux de pauvreté des moins de 18 ans de 19,6% en 2010.

Mais la précarité touche aussi les femmes de plus de 75 ans : elles sont 16% à vivre en dessous du seuil de pauvreté. Ces femmes bénéficient généralement d'une très faible retraite : soit leur carrière est incomplète, soit leur pension de veuve est très maigre, souligne France Info.

En 2010, le niveau de vie médian de la quasi-totalité des ménages a baissé de 0,5% par rapport à 2009, pour atteindre 1 610.00 € par mois (19 270 euros par an).

Pourtant, le niveau de vie a globalement augmenté parce que les très hauts revenus (plus de 36 380 euros par an) sont les seuls à avoir vu leur situation s’améliorer et aussi grâce aux 5% de Français les plus riches: tous les autres ménages ont vu leur niveau de vie baisser. Résultat : les inégalités se creusent.

JCC

(Source : INSEE)

Voir le rapport de l’INSEE

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté

Published by Jean-Charles Champagnat Droits des enfants -

Published by Jean-Charles Champagnat J. C. CHAMPAGNAT -

enfant maltraité-copie-2C’est parce que l’aîné, âgé de 12 ans, s’est rendu au commissariat de Bondy (Seine-Saint-Denis) pour dénoncer les mauvais traitements infligés par son père et sa belle-mère à son petit frère et à lui-même, que l’affaire a été découverte. Devant le témoignage de l’enfant, les policiers décident d’aller  inspecter le domicile de Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).


Ils ont alors découvert la pièce servant de chambre aux deux enfants, au sous-sol de la maison. Dans cette cave sans fenêtre, sans eau et sans électricité, dans un état de délabrement avancé, deux petits matelas abîmés sont posés sur le sol, jonché de détritus et d’excréments. La police découvrira que les enfants étaient placés et enfermés dans cette pièce tous les soirs, tandis que leur père, leur belle-mère, et le fils de cette dernière, vivaient tranquillement à l’étage.


D’après les premières constatations, les enfants auraient également été victimes de maltraitance physique. Battus par leur père, les deux garçons étaient également régulièrement privés de nourriture. Ces mauvais traitements duraient depuis « au moins trois ans », depuis de départ de la mère des enfants.


Les deux frères âgés de 10 et 12 ans ont été placés dans un foyer en attendant que les services sociaux finissent leur enquête. Scolarisés, ces enfants avaient déjà fait l’objet d’un signalement de la part de leur établissement en conséquence de quoi, la famille était suivie par un éducateur. Mais visiblement, ce suivi n'a pas empêché, ni détecté, les agissements.
Le père des deux enfants, un plombier de 39 ans, a été placé en garde-à-vue pour violences sur mineurs, défaut de soin, et privation d’aliments. La belle-mère est également entendue pour « non dénonciation de mauvais traitements ».


Ce cas de maltraitance sur enfant, passé entre les mailles du filet des services sociaux, n’est pas sans rappeler l’histoire tragique de la petite Marina, décédée des mauvais traitements infligés par ses parents (voir article précédent).


JCC


(Source : 20minutes.fr)

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