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Actualités des droits de l'enfant

France : une enquête révèle le mauvais niveau des élèves en histoire/Géographie

Selon une enquête inédite effectuée par l'éducation nationale pour connaître le niveau des élèves en histoire/géographie, les collégiens ne sont que 51,8 % à répondre à au moins la moitié des questions. Le même test a été réalisé à six ans d'écart, en 2006 et en 2012. Il montre que la situation se dégrade : si l'on ne retient que les questions strictement comparables, les élèves de collège en avaient réussi 58,7 % en 2006 contre 54,4 en 2012.

L’étude a porté sur 5 000 collégiens et sur 6 000 élèves de fin de primaire.

Le ministère de l'éducation, indique donc un « affaiblissement de l'assimilation par les élèves d'une culture scolaire géographique et historique, qui ne peut s'expliquer par un changement de programme ».

Comme toujours dans l'éducation, tous les établissements ne sont pas logés à la même enseigne. Entre 2006 et 2012, l'écart s'est creusé entre les établissements qui accueillent des élèves de classes populaires et les collèges favorisés, dont les résultats chutent quasiment deux fois moins vite.

Si le degré de chute diffère, la dynamique est partout négative : davantage de mauvais élèves et moins de bons, voilà à quoi ressemblent les classes de 3e. « Entre 2006 et 2012, la part des élèves dans le groupe de faible niveau passe de 15 % en 2006 à 21 % en 2012, dit l'évaluation. Sur la même période, la proportion d'élèves dans le groupe de niveau le plus élevé diminue fortement, passant de 10 % à 6 % », indique encore le rapport.

Par ailleurs, l'étude révèle qu'un quart des collégiens de 3e travaillent cette discipline moins de quinze minutes par semaine, et que seulement un tiers d'entre eux y passe entre une demi-heure et deux heures, contre 43 % en 2006.

L'enquête évalue aussi les connaissances et compétences en fin de primaire. Là, le niveau reste stable entre 2006 et 2012. « Plus d'un élève sur deux aime ces disciplines », « plus de huit sur dix se sentent bien en cours d'histoire-géographie », et ils sont même six sur dix à aimer apprendre leurs leçons. Ce n'est pas pour autant que le niveau est excellent : seuls 57,4 % des écoliers arrivent au niveau attendu en « culture humaniste » en fin de primaire.

Les 28,3 % d'enfants de la tête de classe connaissent les personnages, leur fonction, les lieux, et savent les associer à un événement. En géographie, ils identifient les paysages et sont capables de les localiser. Pourtant, l’étude révèle que ces premiers de la classe font surtout montre de « connaissances culturelles personnelles »…

C'est donc une nouvelle alerte sur la déconnexion entre les attentes et la réalité de l'école. Pas sûr que la loi d'orientation du ministre de l'éducation Vincent Peillon ait pris la mesure du problème (voir article d’hier). Il lui restera une seconde chance avec l'élaboration de nouveaux programmes.

JCC

(Source : Education Nationale)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - éducation

France : les principaux points de la réforme scolaire

Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école a été définitivement adopté cette semaine. En voici les principaux points :

60 000 postes
Le rapport annexé au projet de loi fixe l’objectif de 60 000 créations de postes sur le quinquennat, (c’était une promesse de campagne de François Hollande). Ils sont répartis de la manière suivante : 54 000 postes dans l’Éducation, 5 000 dans l’enseignement supérieur, 1 000 dans l’enseignement agricole.

27 000 postes iront à la formation des enseignants.
Le primaire aura 14 000 postes : 7 000 pour le « plus de maîtres que de classes », en particulier dans les RASED (réseaux d’aide aux enfants en difficulté), 3 000 pour l’accueil des moins de 3 ans, 4 000 pour améliorer « l’équité territoriale ». 10 000 postes supplémentaires seront créés spécifiquement pour le secondaire. Pour rappel, environ 80 000 postes ont été supprimés dans l’éducation entre 2007 et 2012.

Formation des enseignants
Création des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) pour la rentrée 2013 avec des compétences académiques mais aussi pédagogiques avec formation aux spécificités de la maternelle, intervention d’acteurs de l’éducation populaire, culturelle et de citoyenneté. Par ailleurs, une formation spécifique sera dispensée aux futurs enseignants concernant la résolution non violente des conflits. Enfin, l’entrée progressive dans le métier est souhaitée.

Aide aux communes pour les rythmes scolaires
Sans aborder directement la question brûlante de la semaine de quatre jours et demi, qui relève d’un décret pris en janvier dernier, le projet de loi crée un fonds destiné à aider les communes pour leurs activités périscolaires jusqu’à 16 h 30. Cette aide est apportée aux communes qui ont choisi de mettre en place le dispositif dès la rentrée 2013-2014.

Priorité au primaire
Relance de la scolarisation des moins de 3 ans encouragée dans les secteurs d’éducation prioritaire, les secteurs ruraux isolés et les DOM-TOM, pour lutter contre l’échec scolaire. Les missions de la maternelle seront redéfinies pour la rentrée 2014, notamment pour stopper sa « primarisation », ou anticipation d’apprentissages de l’école élémentaire.
« Plus de maîtres que de classes » en primaire dans les zones défavorisées, notamment pour varier les pratiques pédagogiques afin de réduire l’échec.

Langue vivante obligatoire en CP
Pour améliorer les résultats « alarmants » en langues étrangères, initiation à la diversité linguistique.

Liens école-collège
Création d’un conseil école-collège dans chaque secteur de recrutement d’un collège. Intensification de la coopération entre les enseignants des deux degrés et renforcement de la continuité pédagogique entre le primaire et secondaire. Carte scolaire avec secteurs élargis à plusieurs collèges.

Redoublement
Coûteux et d’une efficacité pédagogique « pas probante », il devra devenir « exceptionnel », expérimentation du dernier mot donné aux parents sur le redoublement.

Enseignement moral et civique
Pour promouvoir le respect de la personne, de ses origines, de ses différences et de l’égalité homme-femme. Les élèves apprendront l’hymne européen, en plus de l’hymne national. Les enseignants sont invités à intégrer les langues et cultures régionales dans leur enseignement dans le premier et second degré. Obligation d’apposer la devise de la République et le drapeau tricolore sur le fronton des établissements, affichage de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

Missions premières de l’école
Principe de non-discrimination dans l’accès à l’école, de mixité sociale, de coopération entre les élèves, de reconnaissance que chacun doit être considéré comme capable d’apprendre, que l’école se construit avec la participation des parents.

Jeux dangereux
Les équipes pédagogiques et éducatives seront sensibilisées et formées à la prévention et à la lutte contre les « jeux dangereux ».

Handicap
Renforcement des mesures en faveur des enfants en situation de handicap et l’accessibilité inscrite dans les compétences des collectivités.

Numérique
Création d’un Service public de l’enseignement numérique et de l’enseignement à distance, pour prolonger les enseignements, communiquer avec les familles, offrir des ressources pédagogiques aux enseignants ou permettre d’instruire à distance des élèves handicapés. Sensibilisation aux droits et aux devoirs induits par le numérique. Les collectivités seront responsables de la maintenance des équipements.

Orientation choisie
Parcours de découverte du monde économique et professionnel à partir de la rentrée 2015 dès la 6e, où le tronc commun doit être le plus long possible.

Programmes
Un Conseil supérieur des programmes réexaminera le socle des connaissances, des compétences, et désormais aussi de culture. Il doit devenir « le principe organisateur de l’enseignement obligatoire » (6 à 16 ans) et fera des propositions sur les épreuves du brevet et du baccalauréat.

Apprentissage
Suppression de l’apprentissage dès 14 ans.

JCC

(Source : Education Nationale)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - éducation

Grèce : le pays condamné pour discrimination envers les enfants Roms

L’information est quasiment passée inaperçue, pourtant la Grèce a été condamnée au début du mois par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour avoir instauré, dans un bourg du centre du pays, une école réservée aux enfants Roms, une pratique que la Cour qualifie de « ségrégation ethnique » et qui perdure encore aujourd’hui.

Les juges européens ont en effet estimé que l’organisation de l’enseignement scolaire dans la petite ville de Sofades, peuplée à moitié de Roms, était discriminatoire et portait atteinte au droit à l’instruction. Ils ont ordonné aux autorités grecques de verser 1 000 euros de dommage moral à chacune des huit familles requérantes.

A l’époque visée par la procédure, lors de l’année scolaire 2009-2010, Sofades comptait quatre écoles primaires, dont l’une n’accueillait que des enfants Roms. Certains des élèves concernés y étaient inscrits alors même que leur domicile était plus proche d’une autre école. A l’inverse, certains enfants non Roms habitaient près de l’établissement réservé aux Roms, mais étaient inscrits ailleurs.

La Cour relève que « les autorités compétentes, notamment le Ministère de l’éducation, étaient informées de l’existence d’une ségrégation ethnique des Roms de Sofades en matière de scolarisation », qu’elles ont « reconnu » ce problème et « la nécessité d’y remédier ».

Pour autant, la situation dénoncée par les requérants « a perduré jusqu’à l’année scolaire 2012-2013 », selon les juges de Strasbourg, qui regrettent que les autorités d’Athènes aient « renoncé à des mesures antiségrégationnistes effectives ».

La CEDH a déjà condamné la Grèce à deux reprises pour des faits similaires de discrimination. Par le passé, elle a également condamné la République tchèque, la Hongrie et la Croatie pour avoir placé des enfants Roms dans des classes spéciales ou, dans certains cas, dans des classes destinées aux handicapés mentaux.

JCC

(Source : CRIN)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination

France : refonte annoncée de la prise en charge des mineurs étrangers isolés

J’ai souvent fait état ici de la situation dramatique des mineurs étrangers isolés et de la guéguerre que menaient l’Etat et les départements à leur propos. Les choses semblent enfin vouloir évoluer. En effet, dans une circulaire du 31 mai 2013, l'Etat français promet de «prendre enfin en compte la situation difficile et souvent douloureuse » des plus de 6 000 mineurs étrangers isolés qui arrivent chaque année en France.

Aujourd'hui, en plus de devoir batailler pour faire reconnaître leur minorité et bénéficier ainsi de l'aide sociale à l'enfance (ASE), ces jeunes migrants sont confrontés au manque de place dans les foyers. Et quand ils arrivent à 18 ans, c'est souvent le retour à l'errance.

Dans cette circulaire, Christiane Taubira, ministre française de la Justice, affiche « la volonté de ce gouvernement de protéger l’enfance en danger » et affirme en finir avec « un système fortement générateur d’inégalités dans la prise en charge ». Si son objectif final est de « prendre enfin en compte la situation difficile et souvent douloureuse de ces enfants exposés à la plus grande précarité », la circulaire a surtout pour dessein de refonder la chaîne de responsabilités, via un protocole signé entre l'Etat et les départements. L'Etat assume désormais la prise en charge des jeunes, « durant la période de 5 jours d’identification avérée de leur statut ».

Ceux reconnus mineurs à l'issue de ces cinq jours seront ensuite répartis partout en France, et non plus uniquement dans le département où ils ont entamé les démarches. Une « cellule nationale » a été créée au ministère de la Justice pour piloter ce système.

Ce nouveau dispositif semble être reçu positivement par les Départements. L’Etat va enfin remplir ses responsabilités dans l’accueil des mineurs isolés étrangers et l'idée d'une meilleure répartition sur le territoire sera plus efficace. Par contre, le délai de prise en charge de l'Etat, fixé à cinq jours, soulève des questions. le délai de 5 jours semble en effet extrêmement court, pour des dossiers dont le délai moyen de traitement atteint plutôt les quatre mois aujourd’hui.

JCC

(Source : RFI)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mineurs isolés

Etats-Unis : vers la restauration des châtiments corporels à l’école ?

A l’heure où en France, le débat est relancé par une campagne télévisée orchestrée par la Fondation de France (voir article précédent), le district scolaire d’Irving (dans l’agglomération de Dallas-Fort Worth, au Nord du Texas) envisage de restaurer les châtiments corporels. A la faveur de cette annonce, on découvre que seuls 31 des cinquante Etats qui composent les Etats-Unis les interdisent selon « le Centre pour une discipline efficace », une association qui milite contre les châtiments corporels.

A Irving, où les punitions corporelles n’ont été interdites qu’en 2008, après que les parents d’un élève rentré de l’école avec des bleus ont menacé de porter plainte, cela pourrait toutefois être le cas.

La mesure en faveur de la restauration de la fessée est portée par le nouveau président du district scolaire, élu en mai. Et s’il a dû reculer devant la polémique suscitée par l’annonce il y a peu, alors que des membres de son propre conseil scolaire ont estimé qu’«on ne pouvait pas revenir en arrière, il pourrait remettre le sujet sur la table le mois prochain.

Le comité des droits de l’enfant des Nations unies a exigé l’élimination de tout châtiment corporel, même léger, et ces derniers ayant été interdits dans des dizaines de pays, comme en France, on pourrait croire le débat sur la fessée à l’école clos. Surtout aux Etats-Unis, où les parents européens expatriés au pays de « l’over-parenting » (protection à outrance) sont parfois critiqués quand ils grondent leurs enfants en public.

JCC

(Source : Dallas Morning News)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Châtiments corporels

RDC : les petits creuseurs du Katanga

L’ONG « Amnesty International » a rendu public, ce mercredi, un rapport consacré à l’exploitation des enfants dans les mines de cuivre et de cobalt en République Démocratique du Congo. L’ONG indique que la reprise en main de la région katangaise par l'industrie minière, après des années de guerre civile, ne s'est pas traduite par un mieux-être des populations.

Amnesty International a recueilli des témoignages à Tilwezembe, près de Kolwezi, où les petits mineurs artisanaux, les « creuseurs » qui extraient le cuivre et le cobalt pour le vendre au plus offrant, sont désormais sous le joug d'une compagnie, Misa Mining, seule autorisée désormais à leur acheter le minerai.

Les creuseurs, qui sont souvent des enfants, travaillent dans des conditions déplorables, sans outils dignes de ce nom, ils subissent les éboulements, les glissements de terrain, meurent asphyxiés dans les boyaux. Et gare à ceux qui tenteraient de faire sortir du minerai pour se le faire payer plus cher à Kolwezi : ils subissent les coups des gardiens, peuvent être jetés plusieurs jours dans un conteneur qui sert de cachot. Des mauvais traitements qui vont jusqu'à la mort et sur lesquels tout le monde ferme les yeux, des compagnies minières destinataires des minerais aux autorités congolaises.

Amnesty International rapporte aussi comment la mainmise chinoise sur le gisement de Luisha a bouleversé toute la communauté de cet ancien village de mineurs artisanaux, devenus pour la plupart agriculteurs : leurs maisons ont été détruites, la population déplacée de force par camion est désormais logée sous des tentes, sans école et sans marché. Comment aussi une immense tranchée a, du jour au lendemain, coupé la route pour accéder à l'eau et aux champs. Le flou juridique entourant le droit à la terre ou les conditions de travail dans les mines favorise ces abus.

Amnesty International estime que l'administration congolaise et les compagnies minières sont responsables de ce qu'elle considère comme des violations des droits de l'homme et de l’enfant.

JCC

(Source : Amnesty International – Photo : Ph. François Xavier Mybe)

Voir le rapport (en langue anglaise)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

Afrique du Sud : Soweto se souvient

Ce seize juin était un jour férié en Afrique du Sud, c’était le « Youth Day » (la journée de la jeunesse). Elle vise à commémorer la mort des centaines de jeunes écoliers qui sont tombés sous les balles de la police de l’apartheid le 16 Juin 1976 à Soweto mais aussi dans d’autres townships durant près d’une semaine. Ils protestaient contre la décision d’imposer l’Afrikaans, la langue de l’oppresseur, dans les écoles du pays.

La communauté internationale, indignée, avait fermement condamnée la répression, ce qui avait correspondu au début de l’isolement du régime raciste de l’Afrique du Sud sur la scène internationale.

Le « Youth Day » a revêtu cette fois une signification toute particulière en raison des spéculations sur la santé de Nelson Mandela, affaibli par une infection pulmonaire récurrente.

C’était aussi l’occasion de célébrer Hector Pietersen, le premier adolescent tué en cette journée de révolte. Ce 16 juin 1976, avec des milliers d'autres écoliers, Hector Pieterson descend dans les larges avenues de Soweto dessinées pour faciliter l'intervention de l'armée. Il avait treize ans. Foudroyé par une balle. Il est mort. Son frère, déchiré de douleur, l'emporte dans ses bras. Un reporter-photographe saisit l'instant. Hector devient alors, avec Nelson Mandela, le symbole de la lutte contre l’apartheid.

JCC

(Photo : Sam Nzima)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Racisme

Une nouvelle campagne télévisée contre les « violences éducatives ordinaires », réalisée par la Fondation pour l'enfance, veut convaincre que claques et fessées, loin d'être des gestes anodins, peuvent avoir des conséquences néfastes sur les enfants.

Un spot de trente secondes, qui sera diffusé à partir du 22 juin sur les chaînes télévisées et sur Internet, montre un enfant giflé par sa mère parce qu'il faisait du bruit pendant qu'elle était au téléphone. La scène est ensuite projetée au ralenti pour montrer l'effet ressenti par le petit garçon, accompagnée de la mention : « Une petite claque pour vous, une grosse claque pour lui ».

La Fondation souhaite ainsi monter aux parents qu'il y a violence, qu'il y a traumatisme, que tout geste de violence physique envers un enfant peut avoir des conséquences sur sa santé physique et psychologique. Selon la fondation créée en 1977 par Anne-Aymone Giscard d'Estaing, qui avait lancé une première campagne sur ce thème en 2011, plus de 50 % des parents commencent à frapper leur enfant avant l'âge de deux ans, persuadés que cela leur est utile et profitable.

Voilà de quoi relancer le débat sur « la petite claque, ou la fessée, qui ne peut pas faire de mal » !

JCC

(Source : Fondation pour l’Enfance)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - initiatives

Après avoir chanté l'hymne national américain lors du troisième match des finales NBA entre les San Antonio Spurs et le Miami Heat en costume de mariachi mardi, Sebastien De La Cruz, 10 ans, a fait face à une vague de commentaires racistes, obligeant même Barack Obama à voler à son secours. Ce qui n'a pas empêché l'enfant de réitérer sa performance vocale pour le match 4, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Comme pour tous les matches de basket professionnels aux Etats-Unis, l'hymne national a été chanté en prélude de la troisième levée de la finale NBA entre les San Antonio Spurs (le club du Français Tony Parker) et le Miami Heat. Mardi soir, dans la salle texane, c'est le jeune Sebastien De La Cruz qui a officié, du haut de ses 10 ans, dans un costume de mariachi noir et argent, couleurs des Spurs.

Problème, sa présence, et notamment son costume folklorique, a déclenché une vague de commentaires racistes sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook. Certains internautes xénophobes l'appelaient à « rentrer dans son pays ». L'enfant était également accusé de ne « pas être américain ».

Face à ces réactions haineuses, le jeune garçon a fait face, avec dignité, rappelant, notamment, qu'il est un « Américain vivant le rêve américain ». Et les soutiens n'ont pas tardé. Eva Longoria a déclaré sur Twitter en tant que americano-mexicaine, elle était très fière de Sebastien De La Cruz, le qualifiant de « merveilleux symbole de ce qu'est l'Amérique aujourd'hui ».

Symbole pour symbole, le président Barack Obama lui-même est lui aussi sorti de sa réserve pour soutenir l'enfant. Via Twitter, le résident de la Maison blanche a ainsi félicité le jeune chanteur pour sa seconde performance. En effet, loin de reculer, le club de San Antonio avait décidé de faire à nouveau confiance à Sebastien pour interpréter l'hymne américain jeudi soir, en ouverture de la quatrième manche entre les Spurs et le Heat de Miami. Une tâche dont le jeune artiste s'est acquitté avec brio.

JCC

(Source : Youtube)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Racisme

Afrique : journée de l’enfant africain, beaucoup reste à faire

Hier, s’est déroulée la journée de l’enfant africain. Elle a été créée par l'Organisation de l'Union Africaine (devenue l'UA), et se déroule chaque année à la même date depuis le 16 juin 1991. Il s’agissait à l’époque de rendre hommage et de commémorer le massacre d'une centaine d'enfants par le pouvoir de l'apartheid en Afrique du Sud le 16 juin 1976 alors qu'ils marchaient pour leurs droits à Soweto.

Dans un rapport annuel rendu public le 12 juin 2013, l'ONU dénonce « l'exploitation et le recrutement massifs » de centaines d'enfants par les groupes armés du nord du Mali.

En ligne de mire, les groupes islamistes comme le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), Ansar Dine et al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Même constat du côté des milices pro-gouvernementales : « Dans la région de Mopti-Sévaré, sous contrôle du gouvernement, des informations ont été reçues concernant le recrutement d'enfants par les milices Ganda Izo, Ganda Koy et les Forces de libération du Nord », indique le rapport.

Des munitions non explosées ont tué 24 enfants entre mars et août 2012 dans le nord du Mali, et l'armée malienne a mené « des représailles interethniques contre des enfants d'origine arabe ou touarègue ». Le rapport recense aussi 211 cas de sévices sexuels (viols, esclavage sexuel, mariages forcés) contre des fillettes par des membres du MNLA, du Mujao, d'Ansar Dine et d'Aqmi

Au Maroc, selon l'Institut de statistiques nationales, le travail des citoyens de moins de 15 ans a considérablement baissé même si près de 100 000 enfants, essentiellement dans le monde rural, continuent de travailler, le plus souvent sans aucun droit ni protection. Selon le Haut-Commissariat marocain au plan, ils étaient 517 000 enfants âgés de 7 à 15 ans à travailler en 1999. Un chiffre ramené à environ à 340 000 en 2004.

Au Cameroun, le Cercle international pour la promotion de la création (Cipcré) travaille dans le développement et la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants. L'Organisation internationale pour les migrations recense environ 400 000 enfants en situation d'esclavage sexuel et domestique au Cameroun. Mais il y a aussi des enfants qui viennent du Tchad, de Centrafrique, du Nigeria. Selon une étude menée par le Cipcré et rendue publique en 2012, 70% des victimes de traite à des fins d'exploitation sexuelle sont des filles. Et 36% du total sont âgées de moins de 13 ans.

Au Sénégal, toute la semaine à venir est consacrée à l’enfant. L’Unicef entend mettre le projecteur sur trois pratiques : le mariage précoce, la mendicité des talibés (les élèves de certaines écoles coraniques qui passent leur journée à mendier ; ils seraient 50 000, selon Human Rights Watch, dans les grandes villes du pays) et la lutte contre l’excision, une pratique toujours ancrée dans les régions frontalières à l’est du pays.

Cette journée, qui s’est déroulée dans l’indifférence générale, a le mérite de sensibiliser le public sur des situations intolérables. On le voit avec ces exemples, beaucoup reste à faire.

JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat -

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