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Actualités des droits de l'enfant

Tchad : le triste sort des enfants bouviers

Au sud du Tchad, depuis les années 1990, perdure une triste tradition, celle des « enfants bouviers ». Il s’agit de jeunes enfants de paysans pauvres donnés à des éleveurs transhumants pour leur servir de bouviers.

Cette pratique est interprétée par les médias locaux, des ONG et l’UNICEF comme une forme contemporaine d’esclavage, pratiquée par des musulmans du Nord au détriment des chrétiens du Sud. Le phénomène « enfants-bouviers » intervient dans le contexte d’un antagonisme nord-sud exacerbé par des violences récurrentes entre « communautés ».

Les causes de ce phénomène sont multiples mais les principales sont la misère endémique dans laquelle vivent les ruraux. Le pouvoir d’achat des familles a considérablement baissé depuis que la filière coton est en perte de vitesse. Cette misère est également due à l’appauvrissement des sols, aux perturbations climatiques et à l’arrivée massive des éleveurs. Ces éleveurs s’implantent anarchiquement et se sédentarisent sans requérir l’autorisation des autorités traditionnelles locales. Par conséquent les familles n’arrivent plus à cultiver la terre. Une partie des enfants sont recrutés par les éleveurs, et les filles quittent les villages pour devenir des domestiques en ville.

Une fois vendu par ses parents, l’éleveur emmène l’enfant là où il fait sa transhumance. Lorsqu’un enfant dont la croissance n’est complète est exposé à de pareilles sévisses les conséquences physique et psychologiques sont inévitables. Le quotidien des enfants bouvier est fait de tortures, de privations de nourriture, des violences verbales psychologiques. Par exemple certains maîtres interdisent aux enfants bouviers de ne parler aux gens de leur ethnie ou de parler leur langue maternelle. Il y en a qui se sont vu attribuer un autre nom après une islamisation forcée.

L’État est le premier responsable. Le gouvernement doit prendre les mesures qui s’imposent pour faire cesser immédiatement cette pratique d’un autre âge. L’enfant à sa place dans sa famille et à l’école. Il ne mérite pas de parcourir la brousse où il court tous les risques. Les parents et les éleveurs sont aussi responsables. Personne n’a le droit de faire ce qu’il veut de ses enfants.

JCC

(Source : UNICEF – photo : Stevie Mann/ILRI)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - exploitation des enfants

Monde : enfin une éclaircie sur le front du travail des enfants

Selon le rapport du Bureau international du travail, (BIT) publié au début de cette semaine, il y a dans le monde 264 millions d'enfants occupés économiquement et parmi eux 168 millions sont des enfants travailleurs, c'est à dire des enfants qui ont des travaux qui vont à l'encontre des législations nationales et des conventions internationales. Parmi ce groupe d'enfants dont le travail est à abolir, 85 millions occupent un travail dangereux.

Il existe des normes internationales pour définir les différentes formes de travail des enfants. A partir de 15 ans, les enfants peuvent être autorisés à travailler dans certaines conditions. Le rapport du BIT cible ceux âgés de 5 à 17 ans. Toutefois ces chiffres ne rendent pas compte du travail domestique chez les particuliers qui est principalement le fait de petites ou jeunes filles.

Bien que la plus grande population d'enfants se trouve en Asie, ce n'est pas dans cette région que l'on trouve le plus d'enfants travailleurs. C'est en Afrique sub-saharienne qu'ils sont le plus nombreux : un enfant sur cinq y travaille. L'Asie vient ensuite et c'est en Amérique Latine qu'ils sont le moins nombreux. C'est aussi sur ce continent que le Bureau international du travail observe le recul le plus marqué.

Le rapport indique donc une forte diminution du nombre d'enfants exploités dans le monde aussi bien chez les filles que chez les garçons. Les quatre dernières années marquent la baisse la plus forte depuis 13 ans. Ainsi, 45 millions d'enfants de moins sont astreints au travail et, parmi eux, 30 millions de moins subissent un travail dangereux.

JCC

(Source : BIT)

Voir le rapport du Bureau international du travail sur le site du BIT

Voir aussi le dossier sur www.droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

Monde : un enfant meurt toutes les 5 secondes

A l’occasion du Forum mondial sur les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), organisé actuellement à New-York, le Directeur général de la FAO (Food and Agriculture Organization - Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l’Agriculture) a indiqué qu’un monde libéré de la faim est possible « de notre vivant » à condition de renforcer et d'élargir les partenariats de développement existants.

Par ailleurs, le Forum vise à accélérer le rythme des initiatives sur les OMD en appelant l'attention sur les succès des partenariats de développement et les nouvelles initiatives, et notamment le Défi Faim Zéro lancé en juin 2012 par l'ONU.

Ce défi est un engagement décisif à mettre un terme à la faim, à éliminer le retard de croissance des enfants, à rendre tous les systèmes alimentaires durables, à éradiquer la pauvreté rurale et à réduire les gaspillages et pertes alimentaires.

Pour atteindre ces buts, il est toutefois essentiel de mobiliser les gouvernements, les institutions financières, les donateurs internationaux, les entreprises mais aussi les acteurs sociaux.

Un meilleur accès aux soins, des campagnes de vaccination généralisées, un développement des sources d’eau protégées, l’utilisation de moustiquaires contre le paludisme ou encore la croissance économique peuvent faire reculer la mortalité infantile.

Songez qu’en 2012, 6,6 millions d’enfants de moins de 5 ans sont décédés de maladie et de faim, soit un mort toutes les 5 secondes ! La faim, les infections respiratoires et diarrhéiques, suivies par le paludisme, restent les premières causes de mortalité infantile.

La plupart de ces décès pourraient être évités par de meilleures campagnes de prévention ou de soin.

Le temps d’arriver au bout de cet article au moins 15 enfants sont morts…

JCC

(Source : FAO)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Lutte contre la faim

France : triste épilogue dans l’affaire de la disparition de Fiona

La petite Fiona n’avait pas disparu mystérieusement dans un parc de Clermont-Ferrand, comme l’assurait sa mère (voir article précédent). En fait, Fiona a été tuée à la suite de coups portés par son compagnon lors d’une soirée bien arrosée avec des amis, la veille ou l’avant-veille du 12 mai, date supposée de la disparition de la petite fille.

Elle a ensuite été enterrée dans un bois près de Clermont-Ferrand.

La mère, âgée de 25 ans, avait suscité la compassion de la France entière en exprimant son désarroi et son désespoir dans les médias, reprochant aux enquêteurs de ne pas aller assez vite pour retrouver sa fille.

Mais sa version des faits, soutenue également par son compagnon et beau-père de Fiona, n’a pas résisté à l’enquête des policiers.

Le couple avait été placé en garde à vue mardi soir à Perpignan, où il avait emménagé il y a quelque temps. Trois autres personnes sont gardées à vue dans cette affaire, à Clermont-Ferrand. Comme la mère et son compagnon, elles sont soupçonnées d’avoir été présentes lors de la soirée fatale.

Finalement, cette affaire est une tragédie familiale cachée par la mise en scène de la mère et de son compagnon.

JCC

(Source : France Inter)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants disparus et recherchés

Sénégal : le fléau des enfants travailleurs

Au Sénégal, beaucoup d’enfants travailleurs (5 à 14 ans), qui ont tous l’âge d’aller à l’école pour apprendre et se préparer à leur future vie de citoyen actif, ont tous abandonné l’école, d’autres n’ont jamais fréquenté l’école. Ces enfants travailleurs sont généralement des enfants qui ont abandonné l’école, souvent pour nourrir leurs familles ou parce que le système les a rejetés.

Dans ce pays, plus d’un enfant sur quatre âgé de 7 à 14 ans (25,5%) abandonne le système scolaire du fait de son insertion professionnelle précoce dans le marché du travail. Cette situation est plus récurrente en milieu urbain (27,2%) et à Dakar en particulier (28,7%). La pauvreté, les difficultés d’insertion résidentielle et socioprofessionnelle des migrants en milieu urbain et les réponses adoptées par les populations pour faire face à cette situation de précarité explique sans doute la fréquence des abandons scolaires en milieu urbain.

Au Sénégal, le travail des enfants ressort d’une longue tradition socio-éducative. Elle était conçue comme une initiation, une façon de vivre. Mais, c’est sans compter avec la montée de la pauvreté et les politiques désastreuses d’ajustement structurel. Pour survivre, les familles n’ont d’autres recours que d’envoyer leur enfant au travail. Ces enfants sont domestiques, marchands ambulants, laveurs de voitures, cireurs de chaussures, ramasseurs de coton…

Le Sénégal a ratifié la convention N°138 de l’OIT qui interdit le travail des enfants de 15 ans et la convention des droits de l’enfant. Il est donc urgent de prendre des mesures en développant l’éducation qui est un moyen de lutte et de prévention du travail des enfants.

JCC

(Source : Senenews)

Voir les textes (convention des droits des enfants et convention n°138) sur www.droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

Monde : net recul des nouvelles infections au VIH chez les enfants

Alors que les dirigeants mondiaux se réunissent aujourd'hui à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies pour examiner les progrès réalisés en direction des objectifs du Millénaire pour le développement, un nouveau rapport du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) révèle une nette contraction des nouvelles infections chez les enfants.

Pour 2012, on estime à 2,3 millions le nombre de nouvelles infections à VIH chez les adultes et les enfants, soit 33 % de moins qu’en 2001. Chez les enfants, les nouvelles infections ont été réduites de 260 000, soit 52 % de moins qu’en 2001. Les décès liés au sida ont aussi diminué de 30 % depuis leur pic de 2005 grâce à un élargissement de l’accès au traitement antirétroviral.

À la fin 2012, quelque 9,7 millions de personnes des pays à revenu faible ou intermédiaire avaient accès au traitement antirétroviral, soit une augmentation de près de 20 % en une seule année.

En 2011, les États membres de l’ONU ont approuvé l’objectif pour 2015 de fournir un traitement contre le VIH à 15 millions de personnes. Cependant, alors que les pays élargissent et intensifient leur couverture du traitement et que de nouvelles données concrètes mettent en évidence l’intérêt préventif du traitement antirétroviral, l’Organisation Mondiale de la Santé a édicté de nouvelles directives pour le traitement du VIH, ce qui a augmenté de plus de 10 millions le nombre de personnes dont on estime qu’elles ont besoin du traitement.

Des progrès significatifs ont aussi été enregistrés au niveau de la réponse aux besoins des patients tuberculeux vivant avec le VIH, et les décès liés à la tuberculose des personnes infectées par le virus ont diminué de 36 % depuis 2004.

Malgré une stabilisation des financements des donateurs pour la lutte contre le VIH, les dépenses nationales consacrées à la riposte au sida ont augmenté et représentent 53 % des ressources mondiales allouées pour combattre le virus en 2012. Pour cette même année, les ressources disponibles totales ont été estimées à 18,9 milliards de dollars, montant insuffisant de quelque 3 à 5 milliards par rapport aux besoins annuels de 22 à 24 milliards de dollars nécessaires d’ici à 2015 pour atteindre les objectifs.

Outre la présentation des nouvelles estimations mondiales sur le VIH, le Rapport sur l’épidémie mondiale de sida 2013 de l’ONUSIDA examine les progrès enregistrés vis-à-vis de 10 objectifs spécifiques fixés par les États membres de l’ONU dans la Déclaration politique sur le VIH et le sida des Nations Unies de 2011.

Par ailleurs, le rapport révèle que les progrès tardent à garantir le respect des droits humains, à faciliter l’accès des personnes les plus exposées au risque d’infection aux services de prise en charge du VIH, en particulier celles qui consomment des drogues, et à prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles – facteur clé de vulnérabilité au VIH.

Enfin, l’inégalité entre les sexes, les lois punitives et les mesures discriminatoires entravent toujours les ripostes nationales au VIH, et des efforts concertés sont nécessaires pour s’attaquer aux obstacles persistants à une mise à grande échelle des services de prise en charge du VIH pour les personnes qui en ont le plus besoin.

Quelques chiffres :

En 2012 l’estimation était la suivante :

- 35.3 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde
- 2.3 millions de personnes ont été nouvellement infectées
- 1.6 millions de personnes sont décédées de maladies liées au SIDA.

JCC

(Source : ONUSIDA)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - santé

Pakistan : Malala portée sur la liste des candidats au prix Nobel de la paix 2013

Ce vendredi 6 septembre, Malala Yousafzai, recevait le Prix international de la paix pour les enfants. En 2009, cette adolescente pakistanaise de 16 ans s’était fait connaître au travers d’un blog de la BBC britannique : elle dénonçait le manque d’accès à l’éducation des filles depuis que les Talibans avaient pris le contrôle de sa région au Pakistan.

Forte de son engagement, elle dérange. Le 9 octobre 2012, elle est victime d’une attaque talibane qui se voulait une « punition ». Touchée à l’épaule et à la tête, hospitalisée au Pakistan puis en Grande-Bretagne, où elle restera 15 jours entre la vie et la mort, elle émeut le monde entier.

Tirée d’affaire, elle vit depuis en Angleterre, scolarisée à Birmingham où sa famille l’a rejointe. Elle n'abandonne pas ses combats. Le 12 juillet 2013, elle fait à nouveau parler d’elle, prenant la parole aux Nations unies dans un plaidoyer en faveur du droit à l’éducation des filles.

Elle affirme à la tribune face aux représentants du monde entier que « les crayons et les livres sont les armes qui mettent en échec le terrorisme ». Elle ajoute : « Il n'y a pas de plus grande arme que la connaissance et pas de plus grande source de connaissance que l'écrit.» Son intervention bouleverse le monde. Sa médiatisation sert les missions d’ONG internationales comme Plan, une ONG internationale qui lutte pour les droits des enfants et contre leur pauvreté.

Ainsi, Malala est devenue le symbole, le porte-parole de 66 millions de filles privées d’éducation.

Malala figure maintenant sur la liste des candidats au Prix Nobel de la Paix 2013.

JCC

(Source : TV5 monde)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droits des filles

Etats-Unis : des enfants adoptés échangés via Internet

Des parents adoptifs échangent régulièrement leurs enfants en-dehors de tout contrôle administratif et les exposent à de graves abus, selon une terrifiante enquête menée par Megan Twohey, une journaliste américaine.

Le reportage révèle l'existence de forums sur Internet grâce auxquels des parents, qui cherchent à se débarrasser d'enfants adoptés, souvent d'origine étrangère, entrent en contact avec des familles d'accueil potentielles.

Cette pratique s'appelle la « private re-homing » (re-domiciliation privée), un terme habituellement utilisé par les propriétaires d'animaux de compagnie qui leur cherchent un nouveau foyer. Le reportage signale d’ailleurs les similarités dans le vocabulaire utilisé sur les sites qui facilitent ces transactions.

La journaliste a pris l'exemple d'un groupe de discussion sur le site « Yahoo » où, en moyenne, un enfant par semaine était présenté en vue d'un changement de foyer.

Les transactions sont facilitées par la législation de certains États américains, qui permet à des adultes de se transférer la garde d'un enfant par simple contrat, sans l'intervention d'un juge ou d'un travailleur social.

Megan Twohey a ainsi retracé le parcours d'un couple d'Américains qui a obtenu en moins d'une journée l'autorité parentale sur un enfant auprès d'une mère adoptive qu'ils n'avaient jamais rencontrée. Malgré de nombreux rapports des services sociaux signalant des violences et des abus sexuels sur les enfants du couple, celui-ci n'a eu aucun mal à obtenir la garde successive de plusieurs enfants, toujours en passant par Internet.

De leur côté, les sociétés qui hébergent les forums identifiés par le reportage ont réagi très rapidement. « Yahoo » a supprimé le groupe de discussion, mais « Facebook » maintient ouvertes des pages similaires.

L'idée même d'un tel trafic est à peine croyable, pourtant cette sordide bourse d'échanges d'enfants adoptés existe bel et bien ! Un constat horrifiant…

Les Etats-Unis ont aujourd’hui suffisamment de connaissances sur cette affaire pour ne pas l’ignorer. Il est maintenant du devoir des institutions américaines de mettre en place des dispositions pour que de telles pratiques cessent au plus vite.

JCC

(Source : RTS.ch)

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Monde : l’ONU appelle ses Etats membres à ratifier la convention des droits des enfants

L’ONU, par la voix du bureau chargé des affaires infantiles, a appelé hier les pays membres concernés à ratifier la Convention sur les droits des enfants ainsi que ses trois protocoles facultatifs, soulignant qu'il s'agit d'une démarche primordiale pour la protection des enfants contre l'abus et la maltraitance à l'échelle mondiale.

« Des millions d'enfants dans le monde souffrent quotidiennement de violence, d'exploitation et d'abus. Ignorés par les statistiques et négligés par l'action politique, ils sont des victimes silencieuses, exclus des débats publics », a indiqué l’ONU dans son communiqué.

Cette Convention, qui est le traité le plus ratifié à l’échelle du monde et dans le plus court délai dans l'histoire de l'ONU, n'arrive toutefois pas à obtenir une ratification universelle. Actuellement, la Somalie, le Soudan du Sud et les Etats-Unis demeurent les seuls pays membres qui ne l'ont pas acceptée.

Le protocole facultatif sur l'implication des enfants dans les conflits armés est entré en vigueur en 2002 et a été approuvé par 152 pays du monde. Vingt pays l'ont signé mais ne l'ont pas ratifié, tandis que 22 autres ne l'ont ni signé, ni ratifié.

Le protocole sur la vente d'enfants, la prostitution et la pornographie infantile approche la ratification universelle, alors que 164 pays l'ont accepté, et moins de 30 autres ne l'ont pas ratifié. Le 3e protocole optionnel permettant aux enfants de porter plainte à l'ONU a été adopté en décembre 2011, ratifié par six pays à peine et signé par 37.

Tous les pays auront l'occasion de ratifier la convention et ses protocoles facultatifs au cours de la Cérémonie des traités de 2013, qui se tiendra les 24, 25 et 26 septembre ainsi que le 30 septembre et le 1er octobre, alors que les dirigeants du monde prendront part au débat annuel de haut niveau tenu au siège de l'ONU à New York.

La Convention sur les droits des enfants est un document universellement accepté exempté de critères négociables et d'obligations, apportant une protection et un soutien aux enfants. Les trois protocoles facultatifs consistent à protéger les enfants du trafic, de la prostitution et de la pornographie ; interdire leur enrôlement dans les conflits armés; et permettre aux enfants de porter plainte auprès des Nations Unies en cas de violation de leurs droits.

JCC

Pour en savoir plus : voir le site www.droitsenfant.fr (partie consacrée à la convention)

(Source : communiqué ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - convention droits enfant

Sous ce titre mystérieux « Les enfants valises », se cachent des jeunes arrivés en France dans le cadre du regroupement familial, et qui doivent s’initier, à l’âge compliqué de l’adolescence, à un nouveau cadre scolaire, de nouveaux codes, de nouveaux rapports familiaux.

Ils s’appellent Dalel, Aboubacar, Hamza, Khalifa, Tako, Thierno ou encore Cholly. Ils sont originaires de différents pays du Maghreb et de l'Afrique noire francophone. Âgés entre 14 et 16 ans, ces adolescents ballottés d’un continent à l’autre font leurs premiers pas à l’école de la République.

Car, en France, l’école a pour obligation d’accueillir tous les mineurs de moins de 16 ans, français ou étrangers, en situation légale ou non. Pour ces jeunes migrants, elle incarne un espoir de stabilisation et d’intégration. Mais ce nouvel environnement qu'ils découvrent au fil des jours est très différent de celui dans lequel ils ont grandi…

Xavier de Lauzanne a posé sa caméra pendant un an dans une de ces classes d’accueil en région parisienne, et nous fait vivre les joies et les peines, les douleurs et les espoirs, les drames aussi, de ce groupe d’adolescents qui n’aspirent qu’à une chose : une vie « normale ». Ce qui n’est pas simple.

A l’instar du documentaire « sur le Chemin de l’Ecole » (voir article précédent), ce film indispensable devrait être vu par tous les écoliers et devrait être diffusé à la télévision.

Malheureusement aucune chaîne de télé n’a voulu acheter ce documentaire, en particulier aucune chaîne publique dont on aimerait penser qu’elles auraient à cœur de montrer une tranche de vie de notre société, émouvante, stimulante.

Quant à l’Education nationale, elle devrait elle aussi s’emparer de ce film et le montrer à tous, élèves, enseignants, parents d’élèves. Il est au carrefour de plusieurs problématiques importantes de notre société, montre le rôle crucial de l’éducation et les moyens nécessaires pour faire face à un défi humain, social et nécessairement politique.

A nous donc de faire vivre ce film pour qu’il soit vu par le plus grand nombre… Le documentaire est sorti hier en salle de cinéma.

Voir la bande annonce

JCC

(Source : enfantsvalises.com)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Cinéma

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