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Actualités des droits de l'enfant

Bolivie : casse-tête au sujet du travail des enfants

Voici une illustration du dilemme qui oppose les défenseurs des enfants et la réalité de la vie. La semaine dernière, une centaine d'enfants boliviens ont manifesté contre la réforme du code du travail qui fixera la limite pour travailler à 14 ans.

Les jeunes opposants demandent en effet l'autorisation de travailler même s’ils n’ont pas 14 ans dès lors qu’ils sont volontaires. Ils indiquent que s’ils veulent travailler c’est pour aider leurs parents qui n’arrivent pas à assurer la charge familiale à eux tous seuls.

Le syndicat de ces jeunes ouvriers créé en 2011, l'Unatsbo, compte plusieurs milliers de membres et milite pour la régularisation du travail des enfants. Il réclame notamment un abaissement de l'âge légal à 12 ans afin de mieux protéger les plus jeunes et des salaires au niveau de celui des adultes. Le syndicat indique qu’un enfant bolivien gagne entre deux et neuf euros par jour.

En 2012, l'Unicef, qui demande l'abolition du travail des enfants, estimait à 850.000 le nombre d'enfants travaillant en Bolivie. Selon un rapport, 120.000 petits travailleurs de 7 à 17 ans étaient employés dans le secteur minier du pays le plus pauvre d'Amérique du Sud. Ils travaillent souvent à l'intérieur des mines en maniant des matières dangereuses.

De son côté, le président bolivien Evo Morales a estimé, lors d’une intervention télévisée, « qu’il est important de maintenir le travail des enfants ». Il n’exclut pas la possibilité d’abaisser l’âge autorisé de recrutement des mineurs. « Il ne saurait être question de l'exploitation des enfants, mais il arrive que les circonstances les forcent à travailler ». Il estime en outre que « l’habitude de travailler rend les enfants plus responsables du point de vue social », prenant en exemple ses propres enfants qui travaillent depuis peu comme bergers.

Pourtant, nous savons tous ce qui fonctionne pour combattre le travail des enfants : une éducation de qualité, du travail décent pour les adultes et la lutte contre la pauvreté.

Tout ce dont la Bolivie a besoin, c’est d’une volonté politique forte et non pas d’un constat fataliste comme le fait le Président de ce pays.

JCC

(Sources : BIT-UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

Joyeux Noël à toutes et tous !

Joyeux Noël à tous les enfants du monde et à tous les adultes de ce monde qui ont su garder une âme d'enfant ... et que ceux qui ont perdu de vue cette âme d'enfant la retrouve au plus vite !

Mes pensées vont également vers ces millions d’enfants pour qui Noël sera un jour comme les autres.

D’autres pensées solidaires accompagnent bien sûr toutes celles et tous ceux qui œuvrent à la cause de ces enfants qui ne passeront pas les fêtes chez eux, au pied du sapin...

« La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent ».

Albert CAMUS

Bonnes fêtes de Noël à toutes et tous !

Jean-Charles Champagnat

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - divers

Etats-Unis : plus de 2 parents biologiques pour un seul enfant bientôt légalisé ?

Trois parents biologiques pour un enfant : c’est possible… et ce n’est pas nouveau ! En effet, au début des années 2000, 117 enfants sont nés grâce à la technique du « transfert cytoplasmique ». En mélangeant l'ADN de deux femmes et un homme dans un seul bébé, elle permet d'éviter la transmission de « maladies mitochondriales » (myopathie, neuropathie..), qui sont rares (9 à 12 cas pour 100 000 personnes), mais incurables et parfois très graves.

En 2001, l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a stoppé cette procédure, déclarant qu'elle « franchit une ligne éthique tracée par de nombreux scientifiques et bio-éthiciens concernant la modification du profil génétique des enfants à naître. »

Aujourd'hui, malgré certaines incertitudes, les scientifiques américains et britanniques demandent la légalisation d'une version du transfert cytoplasmique plus avancé. Le débat est donc relancé.

Les critiques estiment que la technique n'a pas été suffisamment étudiée et qu'elle dépasse les limites éthiques de la génétique. Les experts, qui sont favorablesà la légalisation, affirment qu'elle est « non seulement prometteuse, mais aussi préférable car elle donne une chance aux femmes qui n'avaient pas la possibilité d'avoir un enfant en bonne santé ».

Les chercheurs pro-transfert cytoplasmique essayent donc de prouver l'innocuité de cette technique, née des recherches du spécialiste de la fertilité au Centre Médical Saint-Barnabas de Livingston, Jacques Cohen, il y a environ 13 ans.

JCC

(Source : Top santé)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - bioéthique

Syrie : le conflit a un visage d’enfant

On le sait, les premières victimes des conflits armés sont les enfants. Plus de 11.000 d’entre eux ont été tués depuis le début du conflit syrien (source : Oxford Research Group).

Selon ces données, 11.420 enfants syriens, âgé de 17 ans ou moins, ont été tués entre le déclenchement du conflit en mars 2011 et la fin août 2013, parmi les 113.735 morts civils et combattants recensés.

Sur les 10.586 enfants dont la cause de la mort a été précisée, 7.557 soit 71% ont été tués par des armes explosives (bombardements aériens, tirs d'artillerie, attentats à la bombe, voitures piégées), soit l'armement « le plus meurtrier pour les enfants de Syrie ».

Hier, le parlement européen a alerté l’opinion publique sur le fait qu’une génération d’enfants syriens est à risque, mettant en péril les chances de reprise du pays après le conflit. C’est en tout cas ce que des experts ont déclaré aux députés. Les commissions des affaires étrangères et du développement avaient en effet organisé un débat sur la façon d’aider les victimes du conflit en Syrie. Selon l’UNICEF, « le vrai danger, c’est que nous allons perdre une génération d’enfants syriens dans la haine et le désespoir ».

La discussion était organisée en préparation de la conférence Genève II sur la Syrie, qui se déroulera en Suisse les 22 et 24 janvier prochain.

JCC

(Sources : UNICEF et parlement Européen – photo : Bulent Kilic)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre

France : 1 enfant sur 5 pris dans la « spirale du malheur »

C’est un rapport qui est passé un peu inaperçu. Il a été publié par l’UNICEF à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant le20 novembre dernier. Il révèle que près d’un enfant sur cinq (17%) vit dans une situation d’intégration sociale précaire dont 7% sont « déjà pris dans un processus de disqualification sociale.

Cette enquête exceptionnelle par son ampleur a été menée de février à juillet 2013 dans 73 Villes amies des enfants réparties sur tout le territoire, ainsi qu’à partir d’une plate-forme web dédiée. Elle a proposé aux participants de répondre à 133 questions couvrant les grands domaines de leur vie quotidienne et les aires essentielles de l’exercice de leurs droits.

Au-delà d’établir la proportion d’enfants et d’adolescents en situation de pauvreté, l’analyse des résultats de la consultation souligne le lien entre précarité et exclusion sociale. Les 14,5% d’entre eux qui sont en situation de grande ou d’extrême privation voient également leur qualité de vie se dégrader proportionnellement à leur niveau de pauvreté. Vivant dans la précarité, ils se perçoivent aussi, plus en difficulté à l’école ou dans leur famille, plus éloignés du système de soins, plus marginalisés dans leur quartier, plus en insécurité dans leur environnement proche et moins associés à la vie de la collectivité que les autres enfants. Face à cette situation inacceptable, le rapport évoque « la spirale du malheur » et « une triple ou une quadruple peine ».

Le rapport souligne également que la République ne remplit pas son rôle de protection des plus vulnérables. Il indique que la France est l’un des pays de l’OCDE qui dépense le plus pour ses enfants, sa protection sociale et son système éducatif ; pour autant, elle ne parvient pas à combattre efficacement les conséquences de la pauvreté ni à enrayer le cercle vicieux de l’exclusion chez les enfants et les adolescents.

Fournissant des éléments statistiques et sociologiques-clé, la Consultation est essentielle à l’UNICEF France pour interpeler des pouvoirs publics.

En conclusion, l’UNICEF France appelle de ses vœux :
- La définition et la mise en œuvre d’une politique de l’enfance globale et transversale, du plus jeune âge à la fin de l’adolescence.
- Une politique et un plan d’actions faisant clairement de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale des enfants et des adolescents une priorité.
- Une nécessaire cohérence entre les politiques nationales et locales. Les collectivités locales, notamment les Villes Amies des Enfants sont des laboratoires d’innovation sociale capables de proposer des solutions. Leur expérience doit être prise en compte et passées à l’échelle quand elles font leurs preuves. A l’inverse, lorsque des politiques nationales sont transférées au niveau local, les moyens doivent être donnés pour agir.

JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enquête

France : Droits de l’enfant, droit devant !

A l’occasion du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse 2013 qui s’est tenu à Montreuil (93), L’UNICEF France a présenté un nouveau livre à destination des enfants et des jeunes, publié en partenariat avec les éditions « Actes Sud Junior » : Droits de l’enfant, droit devant !

Depuis 1989, qu’en est-il de l’application de la convention internationale des droits des enfants ? Les enfants ont des droits, mais sont-ils vraiment respectés ? Les promesses ont-elles été tenues ? Les enfants sont-ils mieux protégés ?

C’est à partir de ces interrogations que l’UNICEF et Gérard Dhôtel, auteur du livre avec Louise Heugel, ont nourri l’idée de produire un livre qui dresse le bilan de la situation sur les droits de l’enfant depuis 25 ans. Tous les droits de la Convention ne sont pas traités, mais le choix a été fait par les auteurs de retenir seulement 12 droits parmi les 54 articles. Il y a des droits fondamentaux et incontournables comme le droit à la santé, le droit au logement, la protection des enfants soldats…

À travers des récits de vie d’enfants du monde entier, le lecteur est amené à prendre conscience des progrès réalisés dans les différents domaines, mais aussi des nombreux défis qu’il reste à relever. Des pages documentaires viennent apporter aux jeunes lecteurs un éclairage plus précis sur la situation.

Les éditions « Actes Sud Junior » reverse 1% du prix de vente du livre à l’UNICEF.

JCC

(Source : UNICEF)

Droits de l’enfant, droit devant ! par Gérard Dhôtel et Louise Heugel, Actes Sud Junior, Paris, 2013. Prix de vente : 15,50 €

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Livres

Slovaquie : le pays ratifie le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant établissant une procédure de communications

La Slovaquie a ratifié le 3 décembre dernier le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant établissant une procédure de communications.

Le traité, troisième Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant établit une procédure de dépôt de plaintes auprès du Comité des droits de l’enfant de l’ONU, pour les enfants dont les droits ont été violés. Si ces violations ne trouvent pas de remède efficace au sein des procédures domestiques, le Comité des droits de l’enfant peut alors les étudier.

La ratification de ce 3ème protocole permet à un enfant ou à son représentant de déposer une plainte auprès du Comité, un panel de 18 experts indépendants qui surveillent la mise en œuvre de la convention et de ses protocoles par les Etats parties.

La Slovaquie se joint ainsi à la Thaïlande, au Gabon, à la Bolivie, à l’Allemagne, à l’Espagne, à l’Albanie, au Portugal et au Monténégro qui ont déjà ratifié le Protocole. 44 états ont signé ce dernier. Le mécanisme de plaintes n’entrera en vigueur qu’avec la dixième ratification.

L’ONG CRIN (Child Rights International Network) a publié un guide pratique expliquant le fonctionnement du mécanisme de plainte. Ce guide comprend le texte annoté du protocole, ainsi qu’un tableau comparatif des autres mécanismes de plaintes de l’ONU. Le guide est disponible en arabe, anglais, français et russe.

Enfin, un guide à l’attention des enfants est édité par le bureau de la Représentante spécial du Secrétaire générale sur la violence contre les enfants. Le guide, qui n’est disponible qu’en anglais, est intitulé « Raising Understanding among Children and Young People on the Optional Protocol on a Communications Procedure ». Il vise à aider les enfants à comprendre leurs droits et à les encourager à prendre la parole et à chercher des soutiens.

JCC

(Source : CRIN)

Voir le guide pour les enfants (en anglais)

Voir le guide pratique (en français)

Voir le texte du protocole sur droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - convention droits enfant

Monde : un enfant sur 3 n’existe pas !

Un enfant sur trois dans le monde n'a pas de véritable existence légale car il n'a pas été enregistré à la naissance, selon un rapport du Fonds des nations unies pour l'enfance (Unicef).

Ce sont ainsi près de 230 millions d'enfants de moins de cinq ans qui n'ont pas de certificat de naissance ce qui les handicape dans de nombreuses démarches et les expose à des abus. En effet, sans certificat d(identité, il est impossible dans certains pays de s'inscrire dans une école ou sur les listes électorales. Son absence rend difficile d'obtenir des soins de santé, un passeport ou un permis de conduire. Déterminer l'âge est aussi essentiel dans la lutte contre le recrutement d'enfants-soldats. Lorsque des enfants sont séparés de leurs parents lors de catastrophes naturelles ou de conflits, il est plus difficile de retrouver leur famille s'ils n'ont pas ce document.

Selon le rapport de l'Unicef, seuls 60% environ des nourrissons ont été recensés à la naissance en 2012. Le taux d'enregistrement est particulièrement faible dans des pays d'Asie et d'Afrique sub-saharienne: Somalie (3%), Liberia (4%), Ethiopie (7%), Zambie (14%), Tchad (16%), Tanzanie (16%), Yémen (17%), Guinée-Bissau (24%), Pakistan (27%) et République démocratique du Congo (28%).

Le rapport a compilé des statistiques sur 161 pays. Mais même quand les enfants sont enregistrés, ils n'obtiennent souvent aucune preuve de cet enregistrement, parfois à cause du coût très élevé du document: en Afrique australe et de l'est, la moitié seulement des enfants recensés reçoivent un certificat (un sur sept dans le monde).

Selon l'Unicef, les enfants qui ne sont pas enregistrés sont souvent ceux qui sont déjà victimes d'inégalités et de discriminations: enfants venus de certaines communautés ou ethnies, vivant dans des zones rurales éloignées ou dans la pauvreté. Un enfant né hors mariage a aussi moins de chance d'être recensé. L'Unicef a lancé plusieurs initiatives pour accroître le taux d'enregistrement dans certains pays comme au Kosovo ou en Ouganda, en utilisant par exemple des programmes accessibles par téléphone portable.

JCC

Voir le rapport (en anglais)

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - droit à l'identité

France : lancement d’un « permis internet »

Un permis internet, destiné à tous les enfants de CM2 de France afin de les sensibiliser ainsi que leurs parents aux risques et aux usages du Net, est lancé mercredi matin par la gendarmerie et Axa Prévention (compagnie d’assurance).

Ce programme pédagogique, dispensé par les enseignants pendant le temps scolaire, vise à « protéger et à prévenir contre les risques sur Internet » les enfants de 9 à 11 ans avant leur entrée au collège.

Présenté officiellement dans une école de CM2 de Mennecy, dans l'Essonne, il est lancé en même temps dans 38 départements sur le territoire métropolitain, puis étendu, à compter de janvier 2014, à toute la France. À l'image du permis piéton délivré depuis quelques années aux écoliers de CE2 pour les sensibiliser aux risques routiers.

Dans un premier temps, un gendarme, expert de la prévention en milieu scolaire, présentera pendant quelques dizaines de minutes ce permis internet aux enfants tout en les alertant sur les risques de l'usage d'Internet (mauvaises rencontres, usurpation d'identité, harcèlement, vidéos pornographiques...).

L'enseignant dispensera ensuite la formation en trois ou quatre séances de 45 minutes environ avec le DVD fourni. Un code - comportant un volet parental - sera remis à chaque élève. Le gendarme reviendra ensuite dans la classe pour faire passer, avec l'enseignant, l'examen du permis internet.

Le permis sera ensuite remis à chaque élève « afin de marquer son engagement solennel à être un internaute responsable » en présence du maire, des enseignants, des gendarmes, des parents et d'un représentant d'Axa Prévention qui finance intégralement l'opération.

JCC

(Source : Gendarmerie Nationale)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Dangers d'Internet

France : éducation, les inégalités se creusent

Vincent Peillon, le ministre de l’Education Nationale l’avait dit, PISA l’a fait. La France perd en effet trois places et chute au 25e rang du classement PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves). Il s’agit d’une enquête internationale de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique) portant sur les performances des élèves de 15 ans. Elle a été conduite en 2012 dans 61 pays et 4 villes.

Dans le précédent Pisa 2009 auquel 75 pays et villes avaient participé, la France occupait la 22e place dans le classement global des compétences, à quelques encablures de l'Allemagne, qui la devance désormais, puisqu'elle occupe la 16e place. Soit derrière l'Estonie, la Pologne, le Vietnam, l'Australie, l'Irlande ou encore la Slovénie.

L'étude, menée tous les trois ans depuis 2000, est centrée en priorité, dans sa dernière édition, sur l'apprentissage des mathématiques. Et dans ce domaine, la « performance » des élèves français a diminué de 16 points entre 2003 (511) et 2012 (495). La mauvaise note a fait passer la France, en seulement neuf ans, de la catégorie des pays dont la performance est supérieure à la moyenne de l'OCDE à celle des pays dont la performance est située dans la moyenne de l'OCDE (494 dans l'étude 2012). Il y a, note l'étude, « beaucoup plus d'élèves en difficulté (...), ce qui sous-entend que le système s'est dégradé principalement par le bas entre 2003 et 2012 ».

Or, les petits Français ne sont pas à la peine partout. S'agissant de la compréhension de l'écrit, les résultats de la France sont meilleurs (505 points contre 496 dans Pisa 2009), au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE (496). Une amélioration observée depuis 2009 après un recul sensible dans les études 2003 et 2006.

Néanmoins, l'OCDE souligne, comme dans les autres matières étudiées, le creusement du fossé entre « très bons » et « très mauvais » élèves. Le rapport démontre surtout que le problème de la France n'est pas sa situation, qui reste celle d'un pays moyen, mais le fait qu'il y a énormément d'inégalités. Autrement dit, le parallèle entre le milieu socio-économique et la performance est bien plus marquée que dans la plupart des pays de l'OCDE.

Cela signifie que lorsqu'on appartient à un milieu défavorisé, on a aujourd'hui clairement moins de chances de réussir qu'en 2003. Le rapport note enfin que réussir son cursus est encore plus difficile pour les élèves issus de l'immigration.

JCC

(Source : OCDE)

Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - éducation

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