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Actualités des droits de l'enfant

Cameroun : 4 000 enfants exploités sexuellement

Une initiative du Ministère des Affaires sociales (Minas) avec l'aide financière de l'Unicef et l'appui technique de l’ONG « Ecole instrument de paix » (EIP) ont lancé une campagne nationale qui vise à permettre aux populations d'identifier et de prendre conscience de l'ampleur des phénomènes de traite et d'exploitation sexuelle des enfants, d'interpeler les enfants et les parents à faire montre de prudence dans les rues, et d'optimiser l'implication des médias et des législateurs,

Une étude menée par l'institut national des statistiques du pays (INS) avec l'appui du bureau international du travail (BIT) en 2010, montrait que près de 4 000 enfants de 11 à 17 ans étaient impliqués dans l'exploitation sexuelle commerciale. Elle précisait par ailleurs que les filles étaient les plus menacées. Les chiffres révélaient alors que 98,6% de filles et 1,4% de garçons sont mêlés à la traite et l'exploitation sexuelle des enfants.

La même étude précise que la principale raison est « la recherche du travail et des moyens de survie pour leurs familles respectives ». Elle montre également que plus de la moitié de ces enfants exercent ce commerce comme activité principale, tandis que d'autres en font une activité secondaire.

JCC

(Source : Repères)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

Belgique : les écoles des droits de l’enfant

L'association Plan Belgique et cinq autres organisations belges spécialisées dans les droits de l'enfant viennent de lancer un nouveau portail pédagogique à destination des écoles primaires belges. Le site « www.ecoledroitsenfant.be », enrichi d'un manuel interactif, entend aussi permettre aux établissements de devenir de véritables « Écoles des droits de l'enfant » .

Le site a été élaboré en collaboration avec le Délégué général belge aux droits de l’enfant.

« Qu'est-ce que les droits de l'enfant? En quoi sont-ils cruciaux? Sont-ils respectés ici? Et dans les pays du Sud? Autant de questions abordées aujourd'hui dans les classes mais sur lesquelles l'information restait encore éparpillée et manquait donc de cohérence », indique sur son site Plan Belgique. « Une faille que le site www.ecoledroitsenfant.be entend bien combler ».

Le site propose notamment un nouvel outil numérique interactif développé en partenariat avec les Éditions Plantyn. L'interactivité créée par ce nouvel outil devrait être une aide précieuse pour les instituteurs qui pourront facilement adapter le manuel et répondre à l'intérêt majeur des élèves pour les outils multimédias.

Par ailleurs, les écoles trouveront sur le site toutes les informations leur permettant de devenir des « Écoles des droits de l'enfant », une labellisation lancée par Plan Belgique en 2010 et qui offre « un accompagnement pédagogique à la carte destiné à intégrer les droits de l'enfant dans les cours et dans la gestion quotidienne des établissements scolaires ».

Fin 2013, quatre écoles avaient décroché ce label en Belgique, et sept autres étaient en passe de l'obtenir.

JCC

Voir le site : « www.ecoledroitsenfant.be

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - initiatives, Internet

Monde : les enfants maintenant touchés par la « neknomination »

La « neknomination » fait fureur sur les réseaux sociaux depuis plusieurs mois déjà, et le phénomène gagne en ampleur malgré les diverses alarmes lancées par les organismes de santé et les associations de parents.

Le principe est "simple" : un utilisateur se filme en train de boire un verre d'alcool cul sec ( Neck it ) avant de désigner trois amis invités à en faire autant. Des défis aussi inutiles que stupides qui ont déjà tourné au drame puisque cinq décès sont ont été reliés directement avec cette pratique absurde.

Malgré les alertes, le phénomène gagne en ampleur et touche maintenant les enfants. C'est ainsi qu'un jeune britannique de 10 ans a récemment fait la une des journaux en répondant à une « neknomination ».

Poussé par ses camarades, ce dernier a avalé un cocktail de vodka, mayonnaise, sauce piquante et crème, ce qui lui a valu une consultation en urgence chez son médecin. Heureusement celui-ci s'en sort bien, mais l'évènement pourrait signifier une prise en mains plus stricte des autorités face au phénomène.

Dans les écoles britanniques, là où est née la » Neknomination », des cours sont donnés pour sensibiliser les plus jeunes aux risques de la consommation d'alcool.

Tout cela se passe sur les réseaux sociaux (Facebook et twitter). C’est pourquoi, un petit rappel à la loi concernant les conditions d'utilisation de ces sites n’est pas inutile. En effet, faire l'apologie d'actions jugées illégales, comme la consommation d'alcool pour les mineurs ou l'incitation à la consommation, est interdit. Les modérateurs de ces sites pourraient donc appliquer la suppression des vidéos incriminées et/ou la suspension des comptes d'utilisateur.

JCC

(Source : GNT)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Conduites addictives

Un garçon, sans manteau, en plein froid hivernal norvégien. Ça vous choque ? C'est l'objet de la caméra cachée réalisée par l'association « SOS Villages d'Enfants ». Le but était d'étudier le comportement des passants afin de les sensibiliser sur le sort des enfants syriens.

Cette initiative a été réalisée dans le but de promouvoir l’action de « SOS Mayday » qui distribue des manteaux et des couvertures aux enfants victimes de la guerre civile en Syrie.

Johannes, c’est le prénom de l’enfant qui grelotte dans le froid, fait l’objet d’attentions très délicates de la part de la plupart des personnes, qui ne restent pas insensibles à sa détresse. Certaines d’entre elles vont même jusqu’à lui offrir leur manteau ou leur veste en se retrouvant à leur tour frigorifiées.

Ce sont des images touchantes et rassurantes. Elles montrent clairement que le sort d’un enfant dans une situation de fragilité ne laisse personne insensible… mais lorsqu’il se trouve à proximité. Une caméra cachée filmée à Paris aurait sans doute donné le même résultat.

La solidarité existe, en effet. Personne ne peut en douter. Mais faut-il que la misère et la détresse soient au plus près de nous pour nous toucher ?

En effet, serions-nous touchés à ce point par le sort d’un enfant, dans la même situation, qui se trouve à plusieurs milliers de kilomètres et que nous ne voyons pas de nos propres yeux, dans un pays que nous ne connaissons pas ?

C’est la principale question que pose cette vidéo.

JCC

Voir la vidéo

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - solidarité

Maroc : le pays ratifie 3 conventions sur les droits des enfants

La semaine dernière, la commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l’étranger a adopté à l’unanimité à la Chambre des représentants trois conventions internationales sur les droits des enfants et leur protection contre l’exploitation et les agressions sexuelles.

Le premier projet de loi porte approbation de la convention du Conseil de l’Europe pour la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels, faite à Lanzarote le 25 octobre 2007. Ce texte international impose la criminalisation de tous les types d’infractions à caractère sexuel perpétrées contre des enfants, y compris lorsqu’ils ont lieu à la maison ou au sein de la famille, en faisant usage de la force, de la contrainte ou de menaces. Cette convention vise à prévenir et à protéger les enfants victimes d’infractions de nature sexuelle et à poursuivre les auteurs. Dans le but de lutter contre le tourisme sexuel impliquant des enfants, la convention prévoit que les individus peuvent être poursuivis pour certaines infractions même quand l’acte est commis à l’étranger.

Le second projet de loi porte approbation de la convention européenne sur l’exercice des droits des enfants, conclue le 25 janvier 1996 à Strasbourg. Ledit projet de loi accorde des droits procéduraux à l’enfant. L’article 1 alinéa 2 de la convention stipule que «L’objet de la présente Convention vise à promouvoir, dans l’intérêt supérieur des enfants, leurs droits, à leur accorder des droits procéduraux et à en faciliter l’exercice en veillant à ce qu’ils puissent, eux-mêmes, ou par l’intermédiaire d’autres personnes ou organes, être informés et autorisés à participer aux procédures les intéressant devant une autorité judiciaire». Pour sa part, l’article 3 de la convention précise que l’enfant a le droit de recevoir toute information pertinente, d’être consulté et exprimer son opinion et d’être informé des conséquences éventuelles de la mise en pratique de son opinion et des conséquences éventuelles de toute décision. L’enfant a également le droit de demander, personnellement ou par l’intermédiaire d’autres personnes ou organes, la désignation d’un représentant spécial dans les procédures l’intéressant devant une autorité judiciaire. Cette mesure s’applique uniquement lorsque le droit interne prive les détenteurs des responsabilités parentales de la faculté de représenter l’enfant en raison d’un conflit d’intérêts avec celui-là.

Enfin le troisième projet de loi porte approbation de la convention sur les relations personnelles concernant les enfants (Conseil de l’Europe), conclue le 15 mai 2003 à Strasbourg. Ce texte a pour objectif d’instaurer une coopération entre les autorités centrales, les autorités judiciaires et d’autres organes afin de promouvoir et d’améliorer les relations personnelles entre les enfants et leurs parents, et les autres personnes qui ont des liens de famille avec eux. Le but de la convention est d’améliorer certains aspects relatifs au droit de visite -national et transfrontière- et en particulier de préciser et de renforcer le droit fondamental des enfants et de leurs parents d’entretenir des relations personnelles et des contacts directs de façon régulière. A noter que ce droit peut être étendu, le cas échéant, aux relations entre un enfant et d’autres personnes que ses parents, en particulier lorsqu’il a avec elles des liens de famille. La convention établit les mesures de sauvegarde et les garanties adéquates pour assurer le bon déroulement des visites et le retour immédiat des enfants à l’issue de celles-ci.

Ces trois textes sont disponibles sur www.droitsenfant.fr

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - maltraitance, prostitution des mineurs

Europe : une journée plus sûre sur Internet (Safer Internet Day)

Passé quasiment inaperçu, l’Europe a célébré le 11 février dernier le « Safer Internet Day », une journée de mobilisation pour rappeler une ambition communautaire : celle de permettre aux jeunes Européens de s'épanouir dans un environnement numérique plus sûr. Le thème choisi cette année par la Commission européenne était : « Construisons ensemble un meilleur Internet ». Une invitation à la responsabilité conjointe des différents protagonistes : institutions, parents, associations et entreprises. Cet appel aurait dû trouver un écho d'autant plus fort que l'on fête, en 2014, le 25ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant des Nations unies.

Le numérique contribue-t-il à servir « l'intérêt supérieur » de l'enfant selon l'article 3 de la Convention ? Comment les acteurs publics et privés intègrent-ils cet enjeu dans leurs sphères d'influence respectives ? Ces questions suscitent un intérêt de plus en plus marqué de la part des entreprises de médias qui doivent prendre en compte les attentes grandissantes de leurs partenaires.

Elles répondent ainsi à l'initiative de l'UNICEF, du Pacte mondial des Nations unies et de l'ONG » Save the Children » qui ont lancé, en 2012, la charte « Droits de l'enfant et principes régissant les entreprises ». L'objectif est d'interpeller les entreprises sur leurs relations aux plus jeunes dans leur champ d'activité. Ainsi ne sont plus seulement concernés les thèmes qui retiennent traditionnellement l'attention, tels le travail des enfants ou leur santé physique. Il s'agit de s'interroger sur le rôle d'Internet et sa capacité à favoriser « l'épanouissement harmonieux de leur personnalité ».

Un coup de projecteur a été porté sur les entreprises de médias qui, soumises à une exposition particulière en raison de leurs programmes, contenus, et pratiques en matière de traitement des données personnelles, prennent des engagements à l'égard des mineurs.

Dommage que ce coup de projecteur soit passé inaperçu dans les médias de notre pays.

JCC

Voir le site Internet du Safer Internet Day

(Source : Commission Européenne)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Dangers d'Internet

Monde : l’UNICEF publie son rapport annuel sur la situation des enfants dans le monde

En 2014, nous célébrons le 25e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant. Comme chaque année, l’UNICEF publie son rapport annuel sur la situation des enfants dans le monde. Cet état des lieux complet permet de retracer les progrès accomplis depuis 25 ans et de souligner les grands défis à relever.

L’intitulé du rapport édition 2014 « Chaque enfant compte : dévoiler les disparités, promouvoir les droits de l’enfant » montre bien l’importance des données de l’UNICEF afin de dresser un état des lieux chiffré, précis, et complet sur l’application des droits de l’enfant. Ces données permettent clairement d’identifier les obstacles empêchant les plus vulnérables des 2,2 milliards d’enfants de la planète de bénéficier de leurs droits pour s’assurer bien-être et protection.

Depuis l’entrée en vigueur de la Convention internationale des droits de l’enfant le 20 novembre 1989, des progrès importants ont été accomplis : le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans a reculé. Comparativement à 1990, 90 millions d’enfants de plus atteignent l’âge de cinq ans.

C’est dans une large mesure dû aux progrès accomplis dans les domaines de la santé, particulièrement la vaccination, et l’accès à l’eau et l’assainissement. Les retards de croissance ont diminué de 37% depuis 1990 grâce à des améliorations en matière de nutrition.

Les décès d’enfants de moins de 5 ans occasionnés par la rougeole ont pu être abaissés de manière significative grâce à de vastes opérations de vaccination. Alors qu’en 2000, 482 000 enfants de moins de 5 ans mouraient à cause de la rougeole, le nombre des décès atteignait 86 000 en 2012.

Le taux de scolarisation des enfants a également augmenté dans les pays les moins développés. Alors qu’en 1990, 53 % de tous les enfants étaient scolarisés, la proportion atteignait 81 % en 2011.

Mais les données réunies montrent aussi qu’il y a encore de nombreux pays où les enfants ne bénéficient pas de leurs droits fondamentaux. Des millions d’enfants restent à l’écart de tout progrès et les inégalités se creusent dans plusieurs parties du monde :

- 18 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour de causes qui seraient évitables

- 230 millions d’enfants de moins de 5 ans ne sont pas enregistrés à la naissance. Les enfants sans acte de naissance n’existent pas sur le plan juridique et sont ainsi exposés à des risques d’exploitation, d’abus et de violence plus élevés

- Près de 150 millions d’enfants âgés de 5 à 14 ans exercent un travail

- 11 % des filles sont mariées avant l’âge de 16 ans

- 31 millions de filles en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisées.

Les chances qu’ont les enfants de voir leurs droits respectés varient en fonction de l’endroit où ils naissent, de leur appartenance au sexe masculin ou féminin, de la pauvreté de leur famille, du milieu où ils vivent (urbain ou rural) et de la présence, dans leur environnement immédiat, de structures adaptées aux enfants.

Les données du rapport sont de toute importance car elles font progresser la situation des enfants en dévoilant les disparités à l’accès aux services de base et à la protection. C’est pour cela que l’UNICEF a invité les décideurs, les acteurs publics et privés, ainsi que le grand public, à s’approprier et utiliser ses statistiques pour faire avancer les droits de l’enfant. Selon l’organisation, « il est nécessaire d’investir dans la collecte et l’analyse des données chiffrées relatives à la situation des enfants dans le monde, à travers des actions et des outils innovants, pour promouvoir les droits de l’enfant, influencer les décideurs, et demander des comptes aux responsables politiques. L’innovation doit s’inscrire comme vecteur de l’équité dans l’application des droits de l’enfant ».

JCC

(Source : UNICEF)

Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - droits des enfants -divers

France : vers le « baby entrepreneuriat » ?

« Plus d'esprit d'équipe, moins de performance individuelle », la Ministre de l’enseignement supérieur a vanté ses formations à l'entrepreneuriat, mises en place dans toutes les filières dès la licence, ainsi que son plan pour l'entrepreneuriat étudiant. Mais la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche rêve d'une culture de l'entrepreneuriat, distillée dès l'école maternelle !

Elle pense en effet « que si on veut avoir davantage d’étudiants dans l'entrepreneuriat, si on veut avoir une vraie équipe France, c’est la culture qu’il faut changer et il faut commencer très tôt, il faut même commencer dès l’école maternelle ».

La Ministre, qui a mis en place un plan d'actions en faveur de l'entrepreneuriat étudiant, et notamment la création d'un statut « étudiant-entrepreneur » accessible à la rentrée 2014, regrette que « tout notre système pédagogique [soit] conçu sur la performance individuelle ».

Il n’est sans doute pas inutile de rappeler à notre ministre que l’article L141-6 du Code de l’éducation dit «que le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diversité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique », le monde l’entreprise ne peut donc pas s’immiscer dans le milieu scolaire.

C’est aussi l’occasion de rappeler notre attachement à la laïcité scolaire qui permet cette séparation entre l’école publique et à la société civile. Sans cette séparation, aucune instruction n’est possible.

JCC

(Source : Les Echos)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - éducation

Pakistan : Malala Yousafzaï nominée pour le prix Nobel des enfants

L'adolescente pakistanaise Malala Yousafzaï, qui a échappé de peu à la mort après avoir été grièvement blessée par les talibans, a été nominée pour le prix des Enfants du monde en Suède.

Il ne s'agira pas du premier prix que reçoit la jeune militante pakistanaise devenue un symbole mondial de la lutte contre l'extrémisme religieux. En octobre dernier, elle avait reçu le prestigieux prix Sakharov pour les droits de l'Homme au Parlement européen. Son nom avait également été évoqué pour le Nobel de la paix.

L'adolescente, qui vit actuellement en Grande-Bretagne après avoir subi un lourd traitement médical, avait été attaquée en octobre 2012 par un homme armé qui lui avait tiré une balle dans la tête alors qu'elle se trouvait dans un autobus scolaire. Elle avait auparavant dénoncé sur un blog la férule imposée par les talibans de 2007 à 2009 dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, et défendu le droit des filles à l'éducation.

Le prix des Enfants du monde ou « prix Nobel des enfants », fondé en 2000 en Suède, est décerné dans le cadre d'un programme éducatif de sensibilisation aux droits de l'enfant dispensé dans 60.000 écoles dans 110 pays.

Deux autres nominés pour ce prix - doté d'une récompense de 100.000 dollars (74.000 euros) - ont été choisis : John Wood, fondateur d'une association américaine, Room to Read, œuvrant pour l'éducation, et la Népalaise Indira Ramanagar, militante pour les droits des enfants emprisonnés. Les trois nominés se partageront le prix au cours d'une cérémonie près de Stockholm en octobre 2014.

JCC

(Source : ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droits des filles

France : les enfants de la Creuse, vers une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat ?

Cet épisode de l’histoire française, très connu à la Réunion, moins en métropole, est communément appelé l’affaire des « Enfants de la Creuse » ou des « Réunionnais de la Creuse ». En effet, de 1963 à 1982, 1 630 enfants réunionnais « abandonnés ou non » et immatriculés de force par les autorités françaises à la DASS (Direction des Affaires Sanitaires et Sociales) furent déplacés par les autorités dans le but de repeupler les départements métropolitains victimes de l’exode rural comme la Creuse, le Tarn, le Gers, la Lozère, les Pyrénées-Orientales. Dans les années 1960-1970, l'île connaît une explosion de la natalité tandis qu'en métropole, les départements évoqués précédemment subissent une chute démographique.

Ce déplacement d’enfants fut organisé sous l’autorité de Michel Debré, député de La Réunion à l’époque pour contribuer au « repeuplement de la Creuse par l'immigration d'enfants réunionnais » en échange de promesses d'avenir et de retour au pays natal. Le scandale a éclaté le 30 janvier 2002, lorsque Jean-Jacques Martial, un Réunionnais exilé en 1966, dépose plainte pour « enlèvement et séquestration de mineur, rafle et déportation ».

Les enfants réunionnais déplacés en Creuse étaient accueillis lors de leur arrivée dans un foyer de Guéret. Puis ils étaient envoyés dans des familles d'accueil ou chez des paysans à travers la Creuse qui les utilisait comme « bonne à tout faire » ou « travailleur sans salaires ». Heureusement, si l’on peut dire, d’autres ont eu la chance d’avoir des familles d’accueil aimantes.

Cinquante ans après, ces enfants devenus adultes, attendent encore que l'Etat français fasse son mea culpa. Cette affaire, sera évoquée mardi à l'Assemblée nationale où les députés seront amenés à se prononcer sur une « résolution mémorielle » et sur la « responsabilité morale de l'Etat ». A l'origine de cette initiative, Erika Bareigts, députée PS de la Réunion, qui souhaite que cette « énorme blessure individuelle et collective soit enfin réparée ».

Pour tous ces enfants, ce serait un drame si l'Assemblée s'oppose à cette reconnaissance historique car L'Etat a failli, l'Etat a menti au nom d'un projet politique.

JCC

(Source : Assemblée Nationale : photo : stèle implantée à La Réunion, à l’aéroport Roland-Garros, dédiée aux enfants de la Creuse)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - immigration

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