Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Actualités des droits de l'enfant

France : une campagne pour dénoncer la situation des enfants des rues à Paris

La semaine dernière, le chanteur Sanseverino et l'écrivaine Eliette Abécassis ont posé, à même le sol, recouverts d'une couverture sale, en train de dormir dans une cabine téléphonique parisienne. À côté, une question : « Et si c'était vous ? »

Ces deux clichés sont les tout premiers d'une campagne de sensibilisation que vient de lancer le photographe Marc Melki. Depuis deux ans, il immortalise les scènes de la vie quotidienne de familles Roms qui dorment à même la rue, dans la capitale.

Le photographe a déjà décroché plusieurs rendez-vous avec la mairie de Paris. Pour lui, il y a urgence car la situation sociale de ces familles et de leurs enfants est très grave et particulièrement scandaleuse.

JCC

Photos à voir sur la page Facebook du photographe : EXILS INTRA MUROS

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants des rues

Monde : enfants-soldats, la liste de la honte

Le rapport annuel de l’ONU, qui recense le nombre d'enfants-soldats dans le monde, vient d’être rendu public. Le document fait état d'un constat alarmant. Plus de 4.000 enfants-soldats auraient ainsi été enrôlés en 2013 alors que des milliers d'autres auraient rejoint différents groupes armés et autres rebelles, engagés dans plusieurs conflits.

Avec l'ajout de la secte islamiste « Boko Haram », qui fait des ravages au Nigeria et terrorise une partie de la région du Golfe de Guinée, ce sont désormais 8 armées gouvernementales et 51 groupes armés qui ont recours à ce procédé.

C’est ce que l’ONU appelle « la liste de la honte ».

Outre la violence perpétuelle des combats, les enfants sont également soumis à la torture, aux mutilations et aux abus sexuels. Le rapport précise que le recrutement de ces enfants n'a de cesse de s'amplifier et que ceux qui l'organisent ne sont que trop rarement inquiétés par la justice. Certaines des situations les plus graves sont signalées en Syrie, en Irak, au Nigeria et au Soudan du Sud.

En Syrie, où la guerre civile entre dans sa quatrième année, le rapport estime que plus de 10.000 enfants ont été tués. L’ONU a documenté des violations massives et graves contre les enfants par les groupes armés, qui continuent de violer des filles et de cibler des écoles.

En Iraq, l'offensive de l'État islamique en Iraq et au Levant (EIIL) a créé une situation extrêmement volatile et dangereuse pour les enfants.

Les groupes terroristes en Afrique sont également responsables d'attaques sur les enfants. Comme évoqué précédemment, il y a le Nigeria où « Boko Haram » a enlevé de nombreuses filles, et utilise dans ses rangs des enfants de 12 ans seulement.

Même constat au Soudan du Sud, où tous les groupes armés y utilisent des enfants.

Une bonne note cependant pour le Tchad, qui a été retiré cette année de la liste de l’ONU sur l’utilisation des enfants dans les combats.

JCC

(Source : communiqué ONU)

Voir le dossier sur les enfants soldats sur www.droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants soldats

France : le Président du tribunal pour enfants de Bobigny prend sa retraite

L’infatigable président du tribunal pour enfants de Bobigny, Jean-Pierre Rosenczveig, prend sa retraite après 40 ans de carrière consacrés à la défense des droits des enfants en danger. Il a quitté ses fonctions à la tête du plus gros tribunal pour enfants de France, qu'il préside depuis 1992, le 30 juin dernier.

A 66 ans, cette figure du monde judiciaire atteint la limite d'âge, mais aurait volontiers continué à suivre ces centaines d'enfants de Seine-Saint-Denis, souvent de très jeunes délinquants, en difficulté familiale ou sociale, qui défilent dans son bureau.

Sa moustache, son crâne dégarni et son allure bonhomme incarnent à eux seuls la justice des mineurs, dont il s'est fait la voix sur les plateaux de télévision. Né à Paris d'un père hongrois, vendeur de roulements à billes, et d'une mère polonaise, mécanographe à la SNCF, il a débuté à Versailles en 1974, dans une époque encore marquée par mai 68.

Parmi ses chevaux de bataille : la place de l'enfant dans le système judiciaire, la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs, l'aide aux mineurs étrangers isolés, ou encore la pénalisation de la fessée, pour l'instant repoussée par les députés.

Car l'homme est passionné et son combat ne s'arrête pas au seuil du tribunal. Fondateur de plusieurs associations de défense des droits de l'enfant, auteur de livres et de rapports ministériels, prof de fac, il est aussi un blogueur prolifique. Et même le créateur d'un jeu de société, « Place de la loi ».

Son engagement lui a aussi valu de sérieuses critiques. En 2006, le préfet du 93 l'avait accusé de « dogmatisme », dans un courrier confidentiel adressé au ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui avait ensuite relayé publiquement ces accusations de laxisme, reprochant notamment au tribunal pour enfants de n'avoir pas « prononcé une seule décision d'emprisonnement » après les émeutes des banlieues.

Ironie du sort: un an plus tard, en pleine politique d'ouverture à la gauche, Rachida Dati et Claude Guéant l'approchent pour un poste de secrétaire d'Etat ou de délégué interministériel. Mais il n'a finalement pas franchi le pas.

Récemment, l’ancienne ministre de la famille Dominique Bertinotti l’avait chargé d’un rapport préparatoire à la loi sur la famille qui a débouché sur 120 propositions de droits pour les enfants. (Voir article précédent).

Jean-Pierre Rosenczveig vient d’être élu au conseil municipal d'une commune de 7.000 habitants, Ciboure, dans les Pyrénées-Atlantiques. Nul doute qu’il va continuer son combat en faveur de l’enfance notamment au sein du milieu associatif et certainement dans sa commune.

En tout cas, grâce à ses coups de gueule, sa notoriété, ses écrits et son action, la cause des enfants a particulièrement avancé en France.

Bon vent à vous Monsieur Rosenczveig et merci !

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - justice

France : les chiffres effrayants de la pauvreté des enfants

Chaque année l’ONPES (Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale) publie son rapport et chaque année le même constat est fait : le nombre d’enfants pauvres continue d’augmenter. Entre 2007 et 2011, la part des enfants vivant dans une famille dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté (977 euros/mois pour une personne seule) est ainsi passée de 17,9% à 19,5% en 2011.

Une situation à mettre en parallèle avec la situation professionnelle des parents, puisqu’en 2010, 39 % des enfants pauvres vivaient dans une famille dont aucun parent ne travaillait. Ces enfants sont aussi surreprésentés dans les familles monoparentales (35% en 2010).

Mais la pauvreté des enfants augmente aussi en fonction du nombre de frères et sœurs dans la même famille. Ainsi, le taux de pauvreté des enfants ayant deux frères ou sœurs en 2010 était d’environ 40%. Il s’élevait à 45% pour une fratrie de quatre enfants et à 60% lorsque la famille était composée d’au moins cinq enfants.

Autre constat, qui n’est pourtant pas une surprise : la pauvreté touche davantage les enfants habitants dans des quartiers défavorisés. En 2011, 43% des 18-24 ans et 51% des moins de 18 ans résidant en zone urbaine sensible (ZUS) vivaient en dessous du seuil de pauvreté. La pauvreté a de multiples incidences sur la vie des enfants.

Beaucoup d’entre eux vivent dans des logements insalubres et surpeuplés, sont malnutris et peuvent développer des pathologies particulières. Une précarité qui peut aussi troubler la vie affective car de plus en plus d’enfants sont placés dans des familles d’accueil en raison de la situation économique de leurs parents.

Evidemment la pauvreté des enfants a des répercussions sur l’école car leurs résultats scolaires sont affectés par leur situation sociale d’où un risque de décrochage scolaire plus important.

Enfin, les conséquences d’une enfance pauvre peuvent se ressentir sur le long terme car la pauvreté se transmet souvent de génération en génération.

La pauvreté est une autre forme de maltraitance qui met en danger des milliers d’enfants dans notre pays. Qu’attendons-nous ?

JCC

(Source : ONPES)

Voir les données sur le site de l’ONPES

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté

France : abandon définitif des « ABCD de l’égalité »

Comme je l’avais indiqué dans un précédent article, le gouvernement a finalement décidé de renoncer aux « ABCD de l'égalité » (voir article précédent). C’est ce qu’a indiqué Benoit Hamon, le ministre de l’Education nationale, ce lundi matin sur France Inter.

En contrepartie il promet aux enseignants une formation à l'égalité entre filles et garçons.

Ainsi, tous les enseignants seront formés, à partir de la rentrée 2014/2015, à transmettre les valeurs d’égalité entre filles et garçons, dans le cadre d’un « plan d’actions » pour remplacer le dispositif expérimental des « ABCD de l’égalité ».

La formation initiale de tous les professeurs s’enrichira d’un module consacré à l’égalité. Pour les enseignants déjà en exercice, il est prévu d’intégrer cette nouvelle disposition dans la formation continue. Une « mallette pédagogique » sera également mise en ligne pour aider les enseignants sur la base des modules des ABCD évalués par l’inspection générale comme étant les plus pertinents.

Pour rappel, les ABCD de l’égalité, menés dans 600 classes volontaires depuis la Toussaint pour déconstruire les stéréotypes filles-garçons, devaient être généralisés à la rentrée 2014 après évaluation.

Avec cette décision « d'apaisement », le gouvernement donne quand même l'impression d'une reculade face notamment à l'extrême-droite catholique et aux tenants de la « manif pour tous », qui avaient fait de ces « ABCD de l’égalité » leur bête noire.

JCC

(Source : France Inter)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - éducation

Hébergé par Overblog