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Actualités des droits de l'enfant

Allez aujourd’hui, c’est samedi et j’avais envie de vous offrir un peu de tendresse.

Le Néerlandais Frans Hofmeester, qui se décrit sur son compte Youtube comme « artiste, réalisateur et photographe », a filmé ses enfants 15 secondes par semaine depuis leur naissance jusqu'à ses 14 ans pour sa fille et ses 11 ans pour son fils. Et le résultat est tout aussi magnifique que bluffant.

Pour voir les vidéos, cliquez sur le titre du présent article.

Voici donc le portrait de Lotte…

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Divers

France : la médecine scolaire en danger ?

Dans un communiqué, publié récemment, le « SNMU-Unsa-Éducation », principal syndicat des professions médicales en milieu scolaire a indiqué « que les médecins scolaires sont de moins en moins nombreux, qu’ils vivent une situation d’abandon qui risque d’aboutir à leur extinction ».

Le métier de médecin scolaire souffre en effet d’un manque d’attractivité. Puisqu’en Octobre, 263 postes étaient vacants et un tiers des postes proposés n’ont pas été pourvus au dernier concours. Il y a actuellement 1 100 médecins scolaires pour 12 millions d’élèves. La moitié devrait partir à la retraite d’ici cinq ans.

Selon le Syndicat, le travail des médecins scolaires est d’autant plus nécessaire que certains enfants ne sont pas ou peu suivis médicalement par ailleurs, faute de médecins spécialistes libéraux pour s’en charger ou par négligence des parents.

Les médecins scolaires sont pourtant à même de diagnostiquer des troubles de la vision, de l’ouïe, ou de la parole comme la dyslexie, qui peuvent compliquer les apprentissages.

Le syndicat regrette le « silence » du ministère de l’Éducation nationale sur la déclinaison concrète d’un parcours santé de la maternelle au lycée. Et s’agace de « l’abandon de la médecine scolaire […], tout à fait paradoxal à l’heure où le ministère affirme la promotion de la santé comme une des missions de l’école ».

Pour discuter de ses propositions, le syndicat a écrit aux trois ministres successifs, Vincent Peillon, Benoît Hamon et aujourd’hui Najat Vallaud-Belkacem. Selon lui, la balle est dans le camp du gouvernement, « qui veut bien réformer mais sans dépenser plus ».

Pour rappel, le droit à la santé est l’un des 10 principaux droits inscrits dans la Convention internationale des droits de l’enfant que la France a ratifié le 7 août 1990.

JCC

(Source : SNMU-Unsa-Education)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droit à la santé

France : plan d’action pour l’égalité entre filles et garçons

A l’occasion de la journée internationale des violences faites aux femmes Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education Nationale, a présenté les détails du nouveau plan de lutte contre les stéréotypes garçons-filles à l'école. Une présentation attendue depuis le mois de septembre, après l'abandon des « ABCD de l'égalité » (voir article précédent), annoncé en juin dernier par l'ancien ministre, Benoît Hamon, suite aux vives critiques émises par les militants de la « Manif pour tous » et certaines mouvances d'extrême-droite. Le nouveau plan a pour objectif « d’installer durablement une culture de l'égalité entre filles et garçons ».

Voici les grandes lignes du projet, telle qu’elles apparaissent sur le site internet dédié à ce plan et accessible à tous : « le plan pour l'égalité entre les filles et les garçons à l'école se décline donc suivant plusieurs axes. Tout d'abord, la production et la mise à disposition de ressources pédagogiques pour que les enseignants puissent aborder la question de l'égalité de manière très transversale, dans le cadre des programmes et des activités éducatives qu'ils mènent tous les jours dans leurs classes. Un autre axe également très important est celui de la formation initiale et continue de tous les personnels de l'Education nationale à la pédagogie de l'égalité. Cela revêt plusieurs dimensions. Il s'agit d'assurer une véritable égalité de traitement entre les filles et les garçons dans la classe. Il s'agit également d'être attentif aux relations entre les filles et les garçons, aux pratiques discriminatoires, aux violences éventuelles qui peuvent exister. Il s'agit également de veiller au choix des supports pédagogiques dont on sait que certains ne sont pas exempts de stéréotypes…. ».

A noter que le terme de « genre » ne figure plus dans le nouveau dispositif car le ministère souhaite que le plan d’action pour l’égalité entre filles et garçons fasse consensus…

JCC

Voir le site

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - égalité filles-graçons

Monde : 50% des agressions sexuelles concernent des filles de moins de 15 ans

Le chiffre est effrayant, c’est pourquoi, à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes qui se déroule aujourd’hui à travers le monde, un appel a été lancé pour l’ONU, à destination des parlements de tous les pays pour qu'ils légifèrent afin de mettre fin aux violences faites aux filles.

En effet, un tiers des filles âgées de 15 à 19 ans ont été victimes de violences infligées par des proches. A l'échelle mondiale, près de 50% des agressions sexuelles concernent des filles de moins de 15 ans, selon l'ONU.

Même si l'on observe une progression lente mais sensible de la lutte contre la violence faite aux femmes, il y a peu de textes législatifs portant spécifiquement sur la violence faite aux filles.

Cette année, l'enlèvement de plusieurs centaines d'écolières au Nigeria ainsi que le viol, le mariage forcé et l'esclavage sexuel imposés à des filles en Irak et en Syrie par l'Etat islamique ont mis en lumière les violences exercées contre les filles.

En plus des abus sexuels, physiques ou psychologiques auxquels les femmes sont aussi exposées, les petites filles sont par millions menacées d'être mariées précocement, excisées ou soumises à d’autres pratiques préjudiciables pour leur vie.

Le mariage des enfants reste en effet une pratique répandue. Dans la majeure partie des pays en développement, une fille sur trois est mariée avant l'âge de 18 ans, une sur sept avant l'âge de 15 ans, selon les chiffres du Fonds mondial pour la population (FNUAP). Près de 3,3 millions de filles courent encore chaque année le risque d’être excisées.

Les conséquences sur la santé des victimes sont dévastatrices. Le taux de mortalité lié à la grossesse est deux fois plus élevé chez les filles mariées à un jeune âge que chez les femmes entre 20 et 30 ans.

Aujourd’hui, « l’ONU Femmes » et le « World Future Council », organisent une manifestation qui vise à cartographier les lacunes législatives en matière de violence sexiste et à mettre en valeur les politiques qui ont prouvé leur efficacité.

JCC

(Source : ONU et FNUAP)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Situation des filles

France : signature du 3ème protocole de la convention des droits de l’enfant dans l’indifférence générale

Dans la cadre du 25ème anniversaire de la convention des droits de l’enfant, Laurence Rossignol, la Secrétaire d'Etat chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l'Autonomie, s'est rendue à New York les 20 et 21 Novembre 2014, afin de de signer le troisième protocole facultatif de la convention. Cette avancée majeure pour la défense des droits de l’enfant est pourtant passée presque inaperçue.

La France avait déjà signé, le second protocole sur l'implication des enfants dans les conflits armés le 5 février 2003 et le premier, relatif à la vente d'enfants, la prostitution d'enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, le 15 avril de la même année.

Le troisième protocole facultatif, adopté par l'ONU le 19 décembre 2011, instaure une procédure de communication individuelle devant le Comité des droits de l'enfant. Jusqu'en 2011, la Convention internationale des droits de l'enfant était en effet le seul instrument juridique relatif aux droits humains qui ne possédait pas de mécanisme de plainte individuelle. Désormais, un enfant estimant qu'un de ses droits fondamentaux a été violé pourra déposer une plainte devant le Comité des droits de l'enfant de l’ONU.

Mais pourquoi la France a-t-elle attendu aussi longtemps pour signer ce texte ? Sans doute parce que son mécanisme ne cadre guère avec la tradition française qui est très réticente pour faire de la parole de l'enfant un élément décisif des politiques de protection de l'enfance et de la mise en œuvre des droits de l'enfant. Outreau est passé par là.

Le texte va également permettre non seulement d’aider à identifier les lacunes des systèmes judiciaires pour les enfants au niveau national, mais également d’appuyer les institutions indépendantes de défense des droits fondamentaux des enfants. Le 3ème protocole ouvre ainsi, une nouvelle phase de la surveillance des Etats dans la prise en compte des droits des enfants.

Par ailleurs, On l’a constaté dans la dernière période, la question du statut de l’enfant est centrale dans la résolution des problèmes sociétaux qui nous sont posés. D’où la prudence de la France.

Enfin, l’idée politique que l’enfant ait des droits est loin d’être gagnée dans notre pays… C’est donc un pas supplémentaire qui vient d’être franchi.

Mais la signature du 3ème protocole n’est qu’une première étape. Il faut maintenant que le Parlement le ratifie pour qu’il soit applicable en France. En effet et pour rappel, signer un texte c'est faire une déclaration d'intention, le ratifier c'est proclamer son adhésion et sa volonté de l’appliquer, en le transposant dans ses lois.

A ce jour, Une cinquantaine de pays ont signé ce troisième protocole et une petite dizaine l'ont ratifié (Albanie, Allemagne, Belgique, Bolivie, Costa Rica, Gabon, Irlande, Monténégro, Portugal, Slovaquie, Espagne et Thaïlande).

JCC

Ces textes sont disponibles sur www.droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - convention droits enfant

Etats-Unis : un enfant sur trente est sans domicile fixe

Après la France (voir article précédent), c'est aux Etats-Unis où le nombre d’enfants qui vivent sans domicile fixe grandit sans cesse.

Il s'agit d'un record historique : un enfant sur trente est sans abri aux Etats-Unis. C'est ce qui ressort d'une étude publiée par le Centre national pour les familles sans-abri. Elle indique que près de deux millions et demi de jeunes ont été à un moment ou à un autre sans domicile. Leur nombre a augmenté de 8% de 2012 à 2013. L’un des Etats les plus touchés est la Californie où vit un huitième de la population américaine. Sans oublier le Minnesota, le Nebraska, le Massachusetts, l'Iowa et le New Jersey.

Sur ce nombre, plus d’un cinquième des enfants n’ont pas de toit où dormir. En cause, le coût élevé de la vie et le manque de logements abordables pour les familles à faible revenu. Les auteurs du rapport pointent également le taux élevé de pauvreté, et l’impact de la violence domestique. De nombreuses mères ayant souffert d’abus physiques quittent leur domicile emmenant avec elles leurs enfants.

Chaque année, le ministère du logement effectue, pendant une journée, le recensement de tous les sans-abri qui vivent dans des refuges, sous les ponts ou dans la rue. En janvier de l’an dernier, les enquêteurs ont ainsi dénombré, pour un seul jour, 610 042 sans-abri dont 130 515 étaient des enfants.

JCC

(Source : RFI)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté

En France, ils sont, chaque année, près de 25 000 enfants de tous âges, et de toutes origines sociales à fréquenter des « espaces de rencontre ». Après une séparation ou un divorce conflictuel, ces centres, également appelés « lieux neutres », leur permettent, malgré la violence du conflit conjugal, de construire ou de renouer des liens avec le parent chez qui ils ne vivent plus.

C’est ce que montre le documentaire « les enfants d’abord, chroniques d’un lieu neutre » qui sera diffusé sur France 3 Ile-de-France demain à 15h20.

Christine Tournadre, la réalisatrice, s’est immergée durant six mois dans l’un de ces espaces de rencontre. Elle raconte l’histoire du combat que mènent, ensemble, familles et médiateurs pour apaiser les tensions chez les enfants pris en otage dans la guerre que se livrent leurs parents.

C’est une plongée dans l’intimité de familles éclatées qui, sous le contrôle de la justice, doivent en un temps limité trouver des solutions afin d’épargner davantage de souffrance à leurs enfants tout en les aidant à grandir.

JCC

(Source : Francetv.fr)

Documentaire : « les enfants d’abord, chroniques d’un lieu neutre »
Samedi 22 novembre 2014 à 15H20 sur France 3 Paris Ile-de-France
Réalisé par Christine Tournadre Produit par Homemade et France 3 Paris Ile-de-France

Voir et revoir sur paris-ile-de-france.france3.fr
France 3 Paris Ile-de-France est disponible partout en France par ADSL, Satellite et Numéricable.

Voir la bande annonce

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants face au divorce

Monde : aujourd’hui c’est le 25ème anniversaire de la convention internationale des droits de l‘enfant

Adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) est le traité international le plus ratifié au monde. A l’exception notable des Etats-Unis et de la Somalie, tous les pays ont reconnu alors l’impératif d’apporter des soins et une attention particulière aux enfants en raison de leur vulnérabilité considérant que « l’humanité se doit de donner à l’enfant le meilleur d’elle-même ». Aujourd’hui nous fêtons les 25 ans de ce traité majeur pour les enfants. Pour autant, 25 ans après, si des progrès certains ont été réalisé, beaucoup reste à faire.

Santé, des progrès mais peut mieux faire

Les progrès les plus significatifs depuis 1989 ont été réalisés dans le domaine de la santé. Pour autant, ils restent relatifs : en 2012, 9 100 000 enfants (au lieu de 14 millions en 1989) mouraient encore avant leurs 15 ans. Si nombre de maladies virales comme la rougeole, le tétanos ou bien encore la polio ont pratiquement été éradiquées, puisque le taux de mortalité des enfants pour ces épidémies a baissé de presque 90 % en vingt-cinq ans, il n’en est pas de même pour le SIDA. 2 millions d’enfants de par le monde l’on contracté et 35 % d’entre eux en meurent avant leurs 10 ans. Près de 90% de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne où les médicaments, pourtant de plus en plus efficaces, tardent à arriver. Récemment, plus de 1 500 enfants sont morts à cause du virus Ebola et des centaines d’autres sont maintenant orphelins.

Malnutrition et accès à l’eau potable : une situation dramatique

Le bilan, quoique meilleur qu’il y a vingt-cinq ans, reste dramatique : 4 millions d’enfants meurent avant 5 ans parce qu’ils sont mal nourris. Dans les pays en voie de développement, plus d'un milliard d'habitants n'ont pas accès à l'eau salubre et près de 3 milliards de personnes (plus de la moitié de l'humanité) ne sont pas équipées de systèmes d'assainissement. Près de 3 millions d'enfants meurent chaque année de maladies dues au manque d'hygiène et douze millions d’entre eux meurent victimes de pneumonie, de diarrhée et autres maladies évitables. Pourtant de simples mesures d'hygiène, d’accès à l’eau potable, aux médicaments, d’alimentation suffisante ou d’allaitement maternel pourraient sauver de nombreuses vies.

Les enfants au travail

Un nouveau rapport de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) montre que la lutte contre le travail des enfants est en bonne voie, même si l’objectif d’en éliminer les pires formes d’ici 2016 ne sera pas atteint au rythme actuel. Les dernières estimations, publiées en 2013, montrent que l’essentiel des progrès a été accompli entre 2008 et 2012, quand le chiffre mondial a reculé de 215 à 168 millions. Plus de la moitié des 168 millions d’enfants qui travaillent dans le monde sont engagés dans des activités dangereuses, activités qui mettent directement en péril leur santé, leur sécurité et leur développement moral. Actuellement, le nombre d’enfants qui effectuent des travaux dangereux s’élève à 85 millions, contre 171 millions en 2000.

Les enfants soldats

250 000 enfants, dans une vingtaine de pays de la planète (dont certains n'ont pas plus de 8 ans) participent directement aux conflits. Ils sont soldats, démineurs, espions, porteurs, esclaves sexuels... Certains autres ont appris à tuer et à torturer. Si leur nombre global reste stable, les pays ayant recours aux services de ces gamins sont eux de plus en plus nombreux. Au moins deux millions d’enfants sont morts ces 10 dernières années à la suite de guerres déclenchées par des adultes. Des progrès sont cependant enregistrés grâce à une plus grande visibilité de la cause des enfants impliqués dans des conflits armés. L’adoption de normes plus strictes pour les protéger et l’amélioration de l’assistance humanitaire constitue également des avancées.

L’exploitation sexuelle des enfants

Pour le bon plaisir d'adultes sans scrupules plusieurs millions d'enfants et d'adolescents sont prostitués ou exploités sexuellement à travers le monde. C'est avant tout un drame de pauvres. Même si l'on rencontre sur tous les continents des pédophiles, la très grande majorité des enfants prostitués et exploités sexuellement se trouvent dans les pays du tiers monde ou dans les catégories sociales très défavorisées des pays riches. La majorité de ces jeunes a entre 12 et 18 ans, mais certains ont à peine 8 ans et même des bébés sont parfois impliqués. Là aussi, de réels progrès ont été réalisés grâce notamment à un renforcement de l’arsenal répressif, d’une réelle prise de conscience des populations et des campagnes d’information en direction des enfants.

Pauvreté des enfants

Là encore des progrès ont été réalisés. Le nombre de personnes vivant sous le seuil d’extrême pauvreté dans le monde a diminué de 1,9 à un peu moins de 1,3 milliard entre 1981 et 2008. Dans le même temps la population mondiale s’est accrue. Du coup, le taux d’extrême pauvreté a été réduit de moitié : 22,4 % de la population mondiale vit aujourd’hui avec moins de 1,25 dollar par jour (un peu moins d’1 euro) contre 52,2 % au début des années 1980.
Les dernières observations sur la pauvreté dans le monde datent de 2008. Ainsi, le ralentissement économique mondial, la flambée des prix alimentaires et pétroliers risquent d’avoir des conséquences dramatiques pour les populations les plus démunies. Enfin, ces données sont parfois partielles : il manque les données de près de 30 % des pays d’Afrique On estime qu’un tiers de ces 1.3 milliard de personnes sont des enfants. Enfin, un récent rapport de l’UNICEF montrait que 2,6 millions d'enfants ont plongé sous le seuil de pauvreté dans les pays les plus riches du monde depuis 2008, portant l’estimation totale à 76,5 millions d’enfants pauvres.

L’Education, un levier majeur

Entre tous, l’éducation joue un rôle crucial. Car, même au milieu du chaos, elle peut restaurer un certain degré de stabilité et de normalité pour les enfants. Une amélioration sensible a été opérée depuis 20 ans et le nombre d’enfants non scolarisés est passé de 115 millions à 93 millions. L’écart entre le nombre de filles scolarisées et les garçons s’est considérablement réduit. Une amélioration qu’il faut cependant relativiser par le taux d’achèvement des études qui reste très insuffisant. L’éducation offre une occasion unique de transmettre aux enfants des messages de survie sur des questions aussi vitales que la prévention du sida et la sensibilisation aux dangers qui les menacent. L’éducation peut aussi permettre de semer la paix et la justice partout dans le monde.

CIDE : 25 ans de progrès et d’illusions

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant de 1989 a soulevé de grands espoirs et des promesses ont été faites aux enfants du monde. Ce texte a été un symbole, en mentionnant expressément que chaque être humain peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés inscrites dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. L’enfant n’était plus un adulte en devenir, il était bel et bien un être humain, sujet de droits et de devoirs. 20 ans après, il reste beaucoup à faire pour que les droits des enfants deviennent une réalité. Promouvoir et défendre les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés. Il faudra donc encore beaucoup de volonté politique et d’acharnement individuel et associatif pour que les dirigeants de la planète débloquent enfin les moyens pour y parvenir.

La situation en France

Si la France est un des pays au monde qui respecte le mieux la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (le Canada et la Suède font figure de meilleurs « élèves »), il existe toutefois de graves problèmes : la pauvreté qui touche 2,7 millions d’enfants avec ses conséquences désastreuses sur la scolarité, l’accès à la santé et au logement ; la discrimination qui pénalise les jeunes des banlieues issus de l’immigration ou d’Outre-mer ; la situation des mineurs étrangers isolés qui sont retenus dans les zones d’attente des aéroports ou qui errent dans les rues sans bénéficier d’assistance ; le recours excessif aux mesures répressives, par défaut de structures alternatives à l’incarcération des mineurs ; le fichage des enfants dans le fichier « Base élève » de l'Education nationale ; la situation dramatique des enfants Roms et des gens du voyage qui perdure ; la suppression du défenseur des enfants en tant qu’autorité indépendante aujourd’hui noyé dans l’ensemble hétéroclite du « Défenseur des droits » ; la difficulté d’intégration scolaire des élèves handicapés, le harcèlement et le racket à l’école, le suicide des enfants et des jeunes ; la discrimination dans les cantines scolaires, les 31 000 enfants qui sont sans domicile fixe, les dérives sectaires de certains mineurs perdus dans le « djihad », le droit aux origines des enfants nés sous X, les difficultés de prise en charge des enfants par l’aide sociale à l’enfance, etc…

Quelques chiffres en France :

- 30% des personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté sont des enfants (soit 2,1 millions d’enfants)

- 980 000 enfants vivent dans des familles percevant les minima sociaux

- 140 000 adolescents sortent de l'école sans diplôme ni formation

- 350 000 enfants vivent dans des conditions de logement indécentes ou sont en errance

- 31 000 enfants sont sans domicile fixe

- 160 000 enfants sont séparés de leur famille, majoritairement dans les milieux défavorisés

- 7 200 mineurs étrangers vivent isolés sans aucun soutien

- 1 enfant sur 20 est victime de violences physiques et/ou sexuelles

- 1 enfant sur 10 est victime de violences psychiques

- 1 enfant sur dix est victime de harcèlement à l’école

- Le suicide des jeunes est la deuxième cause de mortalité après les accidents de voiture

- Un enfant sur trois ne part jamais en vacances

Perception de la convention en France

Selon un sondage UNICEF/SOFRES, effectué auprès des jeunes de 13 à 18 ans, à peine un sur quatre, soit 24 %, avait déjà entendu parler de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Ainsi, on parle de moins en moins de droits de l’enfant, sauf quand l’actualité les ramène sur le devant de la scène (pédophilie, maltraitance…), et parfois à tort et à travers (mariage pour tous). On parle de moins en moins de droits de l’enfant mais beaucoup du droit à l’enfant. On constate une nouvelle tentative de lier droits des enfants et devoirs des enfants avec l’idée que « l’enfant aura des droits lorsqu’il respectera ses devoirs ». Pourtant la convention internationale des droits de l’enfant a reconnu l’enfant comme une personne qui n’appartient à personne et que la société doit protéger. Comment un enfant peut-il respecter une règle, une loi venant d’un groupe, d’un Etat qui ne le respecte pas voire qu’il le dénie totalement ? C’est pourquoi, il est nécessaire de mieux promouvoir les droits de l’enfant et la Convention Internationale auprès des enfants eux-mêmes. Ce n’est pas une question mineure, car garantir à l’enfant le droit à la santé, à un nom, à une nationalité, à l’éducation, aux loisirs, à la culture, passe par le fait que ces droits soient aussi accordés à leurs parents. On le voit bien, du sort que l’on réserve aujourd’hui aux enfants dépend l’avenir de la société toute entière.

JCC

Pour en savoir plus : www.droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - convention droits enfant

France : au moins 31 000 enfants sont sans domicile fixe

Dans son rapport annuel « France, portrait social » rendu public aujourd’hui à la veille du 25ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant, l'Insee (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) dévoile les résultats de son étude sur la société française. Il montre, entre autres choses, une situation marquée par l’envolée du nombre de chômeurs de longue durée (+56% depuis 2008), un ralentissement de la progression des revenus et une augmentation du nombre d’enfants en précarité.

Les chiffres sont alarmants : en 2013, 1,1 million de personnes déclaraient ne pas avoir du tout travaillé depuis au moins un an, et même depuis plus de deux ans pour 600.000 d'entre elles. Le seuil du million de chômeurs de longue durée a été franchi en 2012.

La progression du nombre de bénéficiaires de minima sociaux est aussi inquiétante et liée directement à cette hausse du nombre de chômeurs de longue durée.

De ce fait, dans les agglomérations métropolitaines d'au moins 20.000 habitants, on compte 81.000 adultes et 31.000 enfants sans domicile. Un chiffre qui a augmenté de 44% entre 2001 et 2012. Sans compter ceux qui ne sont jamais recensés car ils ne fréquentent aucun service d'hébergement ou de restauration, et ceux vivant dans des communes rurales ou de moins de 20.000 habitants.

Il existe aussi une vraie disparité entre les familles et les personnes seules; 40% des couples avec enfant vivent dans un logement fourni par une association contre seulement 20% des personnes seules sans enfant. L'étude relève tout de même d'importantes disparités selon l’origine des personnes. Parmi les sans-domicile en couple avec enfants, 84 % de ceux nés en France sont hébergés dans un logement fourni par une association contre seulement 29% de ceux nés à l’étranger, relève l’étude.

Cette étude vient confirmer celle édité par l’UNICEF qui indiquait que la pauvreté des enfants a augmenté de 3 points entre 2008 et 2012 et le chômage des jeunes a augmenté de cinq points depuis 2008, avec 23,9 % des 15-24 ans demandeurs d'emploi en 2013. (voir article précédent).

JCC

(Source : INSEE)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté

Vatican : un discours sur les droits de l’enfant qui oublie la lutte contre la pédophilie au sein de l’Eglise

L’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies (ONU) est intervenu, le mois dernier, lors de la 69ème session de l'Assemblée générale de l'ONU, sur le thème des Droits des enfants. Plusieurs sujets ont été abordés parmi lesquels la condition des enfants, le climat, ou encore la coopération internationale.

Ces dernières années, près de trois millions d'enfants ont été tués dans des conflits armés. A la suite de ces guerres, six millions sont devenus invalides, et des dizaines de milliers ont été mutilés par des mines terrestres. Il a donc exhorté les pays à tout faire pour stopper les conflits partout dans le monde.

L’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies a par ailleurs rappelé que des enfants se voient refuser le droit à la vie en raison de leur sexe ou d’un prétendu handicap. Puis il y a ceux qui souffrent du manque de nourriture, de médicaments, et ceux qui sont vendus à des trafiquants, qui sont victimes d'exploitation sexuelle, recrutés comme soldats ou comme travailleurs pour occuper

« Pour éliminer la violence contre les enfants, il faut que les États, les gouvernements, la société civile et les communautés religieuses soutiennent la famille », a déclaré l’Observateur. D'où l'invitation du Saint-Siège à lancer des initiatives et à organiser des activités qui encouragent la promotion et la protection des droits de l'enfant.

Dans son discours sur le développement durable et le changement climatique, il a réaffirmé que le Saint-Siège reconnaît deux défis urgents : l'éradication de la pauvreté et le développement durable. Il a par ailleurs précisé que « le Saint-Siège considère que le changement climatique n'est pas seulement une question environnementale, mais aussi une question de justice ».

L’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies, s’est également exprimé sur la coopération internationale et l’utilisation pacifique de l’espace. Ainsi, les États sont appelés à travailler ensemble pour veiller à ce que « les fruits de ces progrès » soient à l'avantage des pauvres dans le monde et qu'ils ne créent pas de nouvelles inégalités économiques et sociales.

En revanche, à aucun moment dans son discours, il n’a abordé le douloureux problème de la pédophilie au sein de l’Eglise Catholique…

JCC

(Source : Radio Vatican)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

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