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Actualités des droits de l'enfant

Bonne et heureuse année 2015 à toutes et tous !

Imaginez un monde où tous les enfants ont la possibilité de réaliser leur potentiel, où chaque enfant a un endroit décent où dormir, suffisamment à manger, une salle de classe, et une bonne santé lui permettant d’apprendre, de se développer et de s’épanouir.

Imaginez un monde où les droits de chaque enfant sont respectés.

Pour que ce monde ne soit plus imaginaire, à nous tous de redoubler d’efforts pour que l’année 2015 ne soit pas une nouvelle année de recul pour les droits des enfants.

Du sort que l’on réserve à nos enfants dépend l’avenir de nos sociétés.

Bonne et heureuse année 2015 à toutes et tous !

Jean-Charles Champagnat

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - divers

Maroc : de plus en plus d’enfants victimes de violences sexuelles

Une étude nationale, réalisée par une commission de représentants du ministère de la justice et de libertés et de la santé, de la direction générale de la sureté nationale et du conseil national des droits de l’homme du Maroc, montre que les violences sexuelles sur les mineurs dans ce pays ont augmenté de manière importante ces dernières années.

Entre 2007 et 2012, 11 599 cas d’abus sexuels sur mineurs ont été officiellement enregistrés. Parmi ces cas d’abus, 8 129 ont été commis sur des filles.

L’étude recense également les actes de mariages forcés. Cette autre forme de violence sexuelle a touché 35 152 enfants en 2013 contre 18.341 cas en 2004.

Les cas de violences sexuelles ayant concerné des mineurs au Maroc sur l’ensemble des cas d’abus sexuels enregistrés représente 26 % des cas d’abus.

Élaborée suite à une série de « Focus groups » initiés dans les villes marocaines de Meknès, Casablanca et Marrakech, cette étude lève le voile sur de nouvelles formes d’abus sexuels à des fins commerciales, comme la traite des enfants, la prostitution des enfants, l’exploitation dans le tourisme, le voyage et la pornographie. D’autres formes d’abus voient également le jour au Maroc via les réseaux sociaux notamment.

Enfin, l’étude indique que les chiffres ci-dessus ne reflètent pas l’ensemble de la réalité en l’absence d’un système d’information national regroupant des données sur la violence sexuelle. Par ailleurs, le tabou et l’omerta, qui entourent ces formes de violences envers les enfants, renforcent le peu de fiabilité de ces chiffres.

Toutefois, cette étude, commandée par le gouvernement marocain, a au moins le mérite de mettre en lumière ces violences faites aux enfants pour mieux les combattre.

JCC

(Source : h24info)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Abus sexuels

Monde : le trafic d’enfants augmente sans cesse

Dans un rapport, publié en novembre dernier, l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), indique que le trafic d'enfants ne cesse d’augmenter à l'échelle mondiale.

Si la majorité du trafic d'êtres humains a pour finalité l'exploitation sexuelle (53 % des cas), la part du trafic à des fins de travail forcé est en augmentation, à 40 %, contre 32 % en 2007.

D’autres formes de trafic sont recensées, comme celui « des enfants pour le combat armé ou pour la petite délinquance ou la mendicité forcée ».

Les enfants représentent la majorité des victimes en Afrique et au Proche-Orient et dans certains pays, comme l'Inde, l'Egypte, l'Angola ou le Pérou, ils peuvent représenter plus de 60 % des personnes victimes, relève l'ONUDC dans ce rapport publié tous les deux ans. Les enfants et les adolescents ne représentaient que 20 % des cas connus de trafic pour la période 2003-2006, rappelle l'organisation.

Dans le monde, 70 % des victimes de trafics sont de sexe féminin, contre 84 % il y a dix ans. La part des femmes a chuté à 49 %, contre 74 % en 2004, mais celle des fillettes et adolescentes a crû à 21 %, contre 10 % dix ans plus tôt.

Selon l’organisme onusien, ce rapport, basé sur les données fournies par 128 pays, ne présente que « la partie émergée de l'iceberg ». L ONUDC déplore en effet que dans beaucoup de régions du monde le trafic d'êtres humains est peu pris en compte par les autorités locales et reste « une activité peu risquée et très lucrative pour les criminels ».

Entre 2010 et 2012, des enfants de 152 nationalités différentes issus de 124 pays ont été victimes de trafic.

(Source : ONUDC)

Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat -

Joyeux Noël

Joyeux Noël à toutes et tous et aux enfants du monde !

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - divers

Portugal : petit consommateur deviendra grand

C’est en voyant un reportage à la télé, que j’ai découvert « Kidzania ». C’est un concept de parc d’attraction où les enfants de 4 à 14 ans peuvent jouer aux grands en leur apprenant à travailler pour gagner de l’argent et donc à consommer.

Le parc d’attractions est implanté au cœur du centre commercial « la Dolce Vita » en périphérie de Lisbonne. On y voit des enfants enchainant des jobs et récoltant pour chaque activité travaillée un salaire de huit « Kidzos », la monnaie officielle de « Kidzania ». De l'argent virtuel que les enfants peuvent dépenser comme ils le souhaitent pour s'offrir une manucure, un tour de voiture ou une séance d'escalade... Ils peuvent également se payer des jouets dans la boutique du parc.

En plus du message consumériste que véhicule ce type de parc d’attraction, ce qui choque le plus c’est l'omniprésence des marques. Ainsi, les gamins apprennent à piloter un avion de « British Airways » ou livrent des colis habillés en vrais petits livreurs « DHL ». Au centre technique « Renault » , ils apprennent à changer des pneus, tandis que l'académie « H&M » leur enseigne la mode et le design. Ils peuvent même être manager, réceptionniste ou femme de chambre à « l'hôtel Dorsett » . Les enfants aussi jouer à éteindre les incendies avec les assurances « Samsung », à être caissier pour une grande chaîne de supermarchés, ou à fabriquer des glaces pour l’enseigne américaine « Baskin&Robbins ».

« Kidzania » permet ainsi aux entreprises de sensibiliser leurs futurs consommateurs dès le plus jeune âge. Le dossier de presse, qui s’adresse à ces marques, indique sans scrupules que le parc est « un moyen inédit et totalement novateur de consolider votre marque ». L'argumentaire qui suit présente les enfants comme « les clients de demain ».

Et c’est ici que l’on découvre que le tout premier parc d’attraction a ouvert en 1999 à Mexico et qu’aujourd’hui 35 millions d'enfants ont visité un parc « KidZania ». Il en existe en effet à Mumbai (Inde), à Tokyo (Japon), au Caire (Egypte), à Istanbul (Turquie) ou à Séoul (Corée du Sud). Ainsi, il y actuellement 16 parcs « KidZania » dans le monde, ils devraient passer à 23 en 2015.

En effet, un nouveau parc ouvrira ses portes à Londres en 2015.

Juste un petit rappel pour toutes ces entreprises qui utilisent les enfants à des fins mercantiles, l’article 32 de la convention internationale des droits des enfants indique que « Les États protègent l'enfant contre l'exploitation économique et tout travail susceptible de compromettre l'éducation ou de nuire à leur santé ou leur bien-être ».

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Divers

France : l’inceste, une maltraitance invisible

L'inceste serait beaucoup plus fréquent que ce que l'on pense, c'est en tout cas le constat des professionnels de la santé et de la justice qui se sont réunis en colloque à Paris le mois dernier.

Selon eux, l'inceste serait « 10 fois plus fréquent que ce que l'on sait » en raison de l’omerta et des tabous qui entourent ce fléau de santé publique. En effet, en moyenne, une victime d'inceste, lorsqu'elle confie les violences subies, ne le fait que 16 ans plus tard et seulement 30% des proches qui recevraient les aveux d'une victime préviendraient les autorités.

En 2009, l'Association internationale des victimes de l'inceste (AIVI) avait publié un sondage qui montrait qu’il y aurait en France près de deux millions de personnes touchées par ce type de violence sexuelle. Il montrait également que les agresseurs incestueux sont des hommes, et plus de 70% sont les grands-pères, pères ou frères des victimes.

L’inceste est un crime qui se commet généralement dans les catégories les plus pauvres de la société, mais toutes les catégories sociales y sont confrontées. Par ailleurs, l’inceste ne se limite pas à des actes, avérés comme le viol ou les attouchements, il existe en effet tout ce que les professionnels de santé appellent le « climat incestueux », c’est-à-dire toute une série de comportements (gestes, attitudes, regards, érotisation de la relation…), qui provoquent chez l’enfant ou l’adolescent malaise et angoisse sans qu’il puisse vraiment situer les causes de son mal-être.

Lors de ce colloque, a été également évoqué les difficultés de repérage des victimes de l'inceste ainsi que la défaillance du système français de prévention. En effet, la parole de l'enfant abusé n’est pas suffisamment prise en compte par les dispositifs sociaux et médicaux et il existe encore de nombreux freins juridiques lorsqu'une victime se rapproche de la justice. Ainsi, selon les experts, plus de 90% des cas d'inceste ne seraient pas protégés par le système actuel, d’autant que le Code pénal français ne reconnait pas dans ces textes le terme d’inceste.

De ce fait, selon AIVI, « on ne possède pas de données exactes sur le nombre de condamnations prononcées chaque année ».

En janvier 2014, Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre des Droits des femmes, avait annoncé travailler à une proposition de loi sur l'inceste, pour apporter « une éventuelle précision de la définition du viol ».

Cette proposition de loi semble avoir été oubliée dans un placard du ministère…

JCC

(Source : AIVI)

Pour en savoir plus sur l’inceste : voir le site de AIVI

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Lutte contre l'inceste

France : Manifeste pour le droit des enfants en situation de handicap à vivre, jouer et grandir, comme les autres et avec les autres !

A l’occasion du 10ème anniversaire de la loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances des personnes en situation de handicap la « Fédération Loisirs Pluriel » lance une pétition, sous forme de manifeste destiné à interpeller le Président de la République et les élus locaux, pour le droit des enfants en situation de handicap à vivre, jouer et grandir, comme les autres et avec les autres ! Extraits :

« Comme les autres, les enfants en situation de handicap, quelle que soit leur pathologie, ont le droit de vivre, de jouer et de grandir avec les enfants de leur âge. Comme les autres, leurs parents ont le droit de bénéficier, eux aussi, de solutions d’accueil le mercredi et lors des vacances scolaires, pour maintenir leur emploi ou bénéficier de temps de répit nécessaires à leur équilibre.

Malgré les efforts accomplis dans notre pays au cours de ces dernières années, nombre de familles ne trouvent toujours pas de solutions d’accueil pour leur enfant en situation de handicap, en complément de l’école ou de l’établissement, les contraignant, le plus souvent, à réduire ou cesser leur activité professionnelle (…) Plus que jamais, 10 ans après la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées, nous devons réaffirmer ce droit de tout enfant en situation de handicap, quelle que soit sa pathologie, d’avoir accès aux établissements d’accueil du jeune enfant ou aux accueils de loisirs de sa commune (…) . Afin que les familles n’aient plus à justifier de leurs droits et que cette accessibilité pour tous devienne réalité :

- Nous affirmons que tout enfant, quel que soit son handicap, a le droit de vivre, jouer et grandir avec les autres enfants de son âge.
- Nous refusons l’idée que des familles soient injustement privées de solutions d’accueil, le mercredi et les vacances, en raison du handicap de leur enfant.
- Nous pensons que favoriser, dès le plus jeune âge, la rencontre et le partage entre enfants handicapés et valides, est une source d’enrichissement mutuel et le meilleur moyen de changer le regard sur les personnes en situation de handicap.
- Nous appelons l’ensemble des décideurs, gestionnaires de lieux d’accueil ou financeurs
à garantir, sans discrimination, aux familles ayant un enfant handicapé un égal accès aux lieux d’accueil de loisirs ou de vacances.
- Nous demandons aux pouvoirs publics d’assurer la prise en charge des surcoûts financiers
liés aux adaptations nécessaires pour garantir la qualité d’accueil des enfants en situat
ion de handicap (…) ».

Pour rappel, la loi du 11 février 2005 est l'une des principales lois sur les droits des personnes handicapées, depuis celle de 1975.Elle rappelle les droits fondamentaux des personnes handicapées et donnent un certain nombre d’obligations liées à l’accueil des personnes handicapées, au droit à compensation, aux ressources, à la scolarité, l'emploi, l'accessibilité, la citoyenneté et la participation à la vie sociale.

JCC

Pour plus d’information sur ce manifeste, voir le site de la Fédération Loisirs Pluriel

(Source : FLP - Photo : FLP)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - handicap

Pakistan : 132 enfants massacrés

Hier, en écrivant le billet consacré à la situation des enfants qui se trouvent au cœur des conflits armés, je n’imaginais pas que l’actualité allait l’illustrer de manière aussi terrible.

En effet, le Pakistan vient de vivre la pire attaque terroriste de son histoire. Hier, six « talibans » ont pénétré dans une école de la ville de Peshawar pour commettre un attentat en représailles aux actions menées par les forces militaires du pays contre leur mouvement. Bilan : 141 morts dont 132 enfants. On ne trouve pas les mots pour qualifier une telle horreur. Comment des hommes peuvent-ils en arriver à massacrer des enfants. Comment peuvent-ils justifier une telle tuerie ? Cela dépasse l’entendement.

« Daech », « AQMI », « Boko Haram », « Talibans », entités monstrueuses nées sur les décombres de terribles conflits et symptômes de la maladie qui ronge le monde.

Ce n’est plus le retour à un moyen-âge obscur mais un grand bond en arrière vers le primitif.

Hier le Pakistan et le monde avec lui sont entrés dans la nuit.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre

Monde : l’année 2014 aura été dévastatrice pour les enfants

A l’heure des premiers bilans en cette fin d’année, l’UNICEF alerte la communauté internationale sur la situation des enfants victimes des nombreux conflits qui secouent la planète. En République centrafricaine, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo, ou encore en Palestine, en Syrie, en Ukraine ou en Irak, près de 230 millions d’enfants vivent actuellement dans des pays ou régions touchés par des conflits armés. Quinze millions d’entre eux sont au cœur même des violents combats. Sans compter ceux qui sont déplacés à l’intérieur de leur propre pays ou réfugiés dans un pays proche du leur.

Leur vulnérabilité en fait des proies idéales pour les groupes armés qui les utilisent comme soldats ou esclaves sexuels. Environ 10 000 d’entre eux ont été recrutés par les milices armées au cours de la dernière année, et plus de 430 ont été tués ou mutilés. Et quand ils ne sont pas victimes des combats, ils le sont de la faim et souffrent de malnutrition.

C’est pourquoi, l’UNICEF, vient de déclarer 2014 comme l’année « la plus dévastatrice » pour les enfants, dans l’histoire récente.

D’autant que dans de nombreuses régions, les attaques menées contre des établissements scolaires ou de santé ont augmenté de manière exponentielle, de même que l’utilisation des écoles à des fins militaires. Jusqu’à présent ces lieux étaient plutôt préservés. Aujourd’hui, plus rien n’arrête les combattants. Des enfants ont été tués alors qu’ils étudiaient dans une salle de classe, d’autres ont été enlevés sur le chemin de l’école. Au Nigeria, en avril 2014, plus de 460 jeunes filles ont été enlevées par des terroristes. A ce jour, elles n’ont toujours pas été libérées. En Syrie, au moins 35 attaques ont été menées contre des écoles dans les neuf premiers mois de l’année tuant 105 enfants et en blessant 300 autres.

En République centrafricaine, 2,3 millions d’enfants sont touchés par le conflit. A Gaza, 538 enfants ont été tués, et plus de 3 370 ont été blessés.

En Syrie, plus de 7,3 millions d’enfants ont été touchés par le conflit et 1,7 million d’entre eux sont des réfugiés. En Iraq, où environ 2,7 millions d’enfants sont touchés par le conflit, au moins 700 enfants auraient été mutilés, tués ou même exécutés cette année.

Au Soudan du Sud, on estime que 235 000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë sévère. Près de 750 000 enfants ont été déplacés et plus de 320 000 sont des réfugiés. Selon des données publiées par l’ONU, plus de 600 enfants ont été tués et plus de 200 grièvement blessés cette année, et 12 000 enfants environ sont maintenant utilisés par les forces et groupes armés.

De plus en plus de jeunes sont tués ou voient leur avenir compromis à cause des crises dans lesquelles sont plongés d’autres pays comme l’Afghanistan, le Pakistan, la Somalie ou bien encore le Yémen.

Dans tous ces pays, des enfants ont soit été victimes d’actes d’une violence extrême, soit témoins d’actes de barbarie. Parfois, ils ont commis eux-mêmes ces actes.

Et comme si tout cela ne suffisait de nouvelles menaces sont apparues mettant gravement en péril la santé des enfants ou leur bien-être. Je fais référence bien évidement à l’épidémie d’Ebola qui a tué des centaines de personnes et d’enfants en Guinée, au Libéria ou en Sierra Leone. Et quand l’épidémie ne tue pas les enfants, elle les laisse orphelins ou les empêche de se rendre à l’école.

Froide et terrible litanie de chiffres qui nous fait douter qu’un jour, peut-être, nous verrons poindre une lueur d’espoir pour ces enfants. Pour l’heure, des générations entières d’enfants sont sacrifiées et nous regardons faire. Mais personne ne pourra dire : « je ne savais pas ».

Pour 2015, souhaitons donc un monde plus attentif et engagé pour le bien de ses enfants.

JCC

(Sources : ONU et UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre

Monde : la musique au secours de la lutte contre le travail des enfants

Pour l’Organisation Internationale du Travail (OIT), « L’éducation musicale autonomise les enfants, développe leurs compétences et, essentiellement, les encourager à aller à l’école et à y rester ».

L’OIT lance donc un appel à tous les musiciens du monde et leur demande de dédier un concert ou une chanson à la lutte contre le travail des enfants : « Peu importe votre âge ou votre niveau, peu importe que vous fassiez partie d’un groupe, d’un orchestre, d’une chorale ou que vous soyez soliste, votre musique peut aider à sensibiliser et inciter à agir. Les contributions des musiciens de tout genre ont la même valeur: soul ou son, highlife ou hip-hop, folk ou jazz, rock ou tango, musique traditionnelle o tout autre genre de musique. Et si vous ne composez, ne jouez ou ne chantez pas, vous pouvez participer en mobilisant les musiciens de votre pays, par exemple par l'intermédiaire de leurs syndicats, ou en soutenant les événements musicaux dans votre communauté afin qu'ils joignent cette Initiative ».

Quelques chiffres sur le travail des enfants :

- Le nombre global d'enfants en situation de travail des enfants a diminué d'un tiers depuis l'année 2000, passant de 246 millions à 168 millions. Plus de la moitié d'entre eux, c'est-à-dire, 85 millions effectuent des travaux dangereux (ils étaient 171 millions en 2000).

- La région d'Asie-Pacifique continue à enregistrer les plus grands nombre d'enfants (presque 78 millions ou 9,3% de toute la population d'enfants), mais l'Afrique sub-saharienne continue à être la région avec la plus forte incidence de travail des enfants (59 millions, plus de 21%).

- Il y a 13 millions (8,8%) d'enfants astreints au travail des enfants en Amérique latine et les Caraïbes, tandis qu'ils sont 9,2 millions (8,4%) dans la région du Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

- L'agriculture continue à être de loin le secteur avec le plus grand nombre d'enfants astreints au travail (98 millions, ou 59%), mais le nombre d'enfants dans les services (54 millions) et l'industrie (12 millions) n'est nullement négligeable – principalement dans l'économie informelle.

- Le travail des enfants chez les filles a diminué de 40% depuis 2000, alors que chez les garçons la diminution est de 25%.

En guise de conclusion, voici un petit texte écrit par Kailash Satyarthi, Lauréat du Prix Nobel de la Paix 2014 et Président de la Marche Globale contre le Travail des Enfants

« L’hymne contre le travail des enfants n’est pas seulement une chanson, c’est une étincelle musicale qui libère l’innocence enchaînée et l’enfance dérobée. C’est le plus retentissant des refrains pour unir toutes les voix, les esprits et les âmes pour l’affranchissement des enfants esclaves ».

JCC

(Source : OIT)

Pour plus de renseignements : site de l’OIT

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

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