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Actualités des droits de l'enfant

Canada : une élève fouillée à nu dans une école du Québec

Une fouille à nu a-t-elle sa raison d’être dans une école ? Selon le ministre de l’Éducation du Canada, cette pratique est permise mais à une seule condition : « il faut que ça soit très respectueux et il y a un cadre qui doit être respecté » .

Cette déclaration incroyable du ministre canadien intervient après qu’une élève de 15 ans a été fouillée à nu par le personnel de son établissement scolaire dans le but de vérifier si l’élève était en possession de drogue.

Et apparemment, cette pratique semble assez courante au Québec, puisque des membres du personnel d’une autre école, située à Saint-Jérôme, avaient imposé une fouille à nu à une trentaine d’élèves durant un examen pour que soit démasqué celui ou celle qui cachait un téléphone cellulaire dans le but de tricher.

Mais ce qui est encore plus incroyable c’est que cette pratique est légale au Canada ! Car le pouvoir des écoles vient d’une loi provinciale, même si cette dernière ne leur donne pas un pouvoir spécial d’application du Code criminel.

Heureusement la société québécoise semble vouloir faire cesser ces pratiques dégradantes. Devant le tollé provoqué par cette fouille à nu, le ministre de l’éducation a modéré ses propos et le 1er Ministre a annoncé que, dans les prochaines semaines, son gouvernement réévaluera la pratique pour « voir si elle est conforme à nos objectifs, mais surtout aux lois et aux droits des gens ». Il a par ailleurs soutenu fermement que son gouvernement ne « veut pas » de telles fouilles à nu d’élèves, « sauf en cas de force majeure ou en cas d’intervention des forces de l’ordre »...

Pour l’heure, les parents de l'élève de 15 ans exigent des excuses et demandent que leur fille soit réintégrée à l'école.

L’occasion de rappeler que l’école ne peut pas être l’antichambre du commissariat de police mais aussi, que les élèves, même les plus fauteurs de troubles, ont des droits.

JCC

(Source : presse du Québec)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droit à l'intégrité

Soudan du Sud : 89 adolescents enlevés pour être enrôlés comme enfants-soldats

Selon l’Unicef, au moins 89 adolescents ont été enlevés la semaine dernière par un groupe armé au Soudan du Sud. L’organisation de défense des droits des enfants craint que ces victimes aient été enlevées pour être enrôlés comme enfant soldats. Elle rappelle que cela constitue une « violation grave du droit international ».

Ce rapt massif est survenu près de Malakal, la capitale de l’Etat du Nil Supérieur, où des milliers de civils ont été déplacés ces derniers mois. Des hommes armés auraient fait irruption dans le village allant de maison en maison pour enlever de force tous les garçons paraissant âgés de plus de 12 ans.

L’Unicef a exhorté les ravisseurs à relâcher immédiatement les adolescents. Le recrutement et l'utilisation d'enfants-soldats détruisent les familles et les communautés. Les enfants sont soumis à un niveau incroyable de violence. Ils perdent leur famille et n'ont aucune chance d'être scolarisés.

L'Unicef estime qu'environ 12.000 enfants sont utilisés comme soldats par les deux camps dans la guerre civile qui déchire le Soudan du Sud depuis le 15 décembre 2013. Par ailleurs, pas moins de 750.000 enfants auraient été déplacés et 320.000 vivent dans des camps de réfugiés.

Le pays, l'un des plus pauvres du monde malgré ses richesses pétrolières, a proclamé son indépendance en juillet 2011, à l'issue d'un des plus longs et sanglants conflits d'Afrique (1983-2005, deux millions de morts) contre le régime de Khartoum qui l'ont laissé exsangue. Aujourd’hui, le pays est sérieusement menacé par la famine. Au total, près de 250.000 enfants soldats sont exploités dans le monde, majoritairement en Afrique et en Asie. Avec la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, mais aussi le Niger, la Syrie, l’Irak, le Yémen, ou encore la Somalie, le Soudan du Sud est l’un des pays les plus touchés par ce fléau.

JCC

(Source : UNICEF – Photo : Keystone)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants soldats

Monde : des abus sexuels d'enfants en direct sur Internet

C’est le département cybercriminalité d’Europol (agence européenne de police) qui alerte, dans un récent rapport, sur l’utilisation des nouvelles technologies par les pédophiles. En effet, selon Europol, les criminels diffusant des abus sexuels d'enfants en direct sur internet utilisent de plus en plus des plates-formes traditionnelles telles que « Skype » (plate-forme de communication vidéo) et la monnaie virtuelle « bitcoin ».

"Les criminels qui exploitent sexuellement les enfants sur internet se servent de plus en plus des développements technologiques et en tirent des bénéfices financiers" indique ainsi le rapport d’Europol. En outre, la diffusion d'abus sexuels d'enfants via des plates-formes traditionnelles de diffusion en direct sur internet (livestream) serait plus compliquée à tracer que si elle est effectuée sur un site internet classique.

Il est difficilement concevable que des criminels utilisent des enfants sans-abri ou des enfants de leurs propres familles pour qu'ils soient abusés sexuellement en direct face à la caméra. Et pourtant, ces monstruosités existent.

Pour preuve, la police philippine a récemment démantelé un réseau criminel qui diffusait en direct des abus sexuels d'enfants parfois âgés de six ans. Plus de 700 acheteurs présumés de pédopornographie filmée aux Philippines ont en outre été identifiés. Certains vivent au sein de l’Union européenne.

Face à ce fléau, l’ONG « Child Focus » a appelé les autorités de tous les pays à rapidement adapter leur législation pour lutter contre cette nouvelle forme de criminalité où l'on peut désormais commander à distance des abus d’enfants.

JCC

(Sources : Europol et Child Focus)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

Monde : les enfants nouvelles cibles des géants d’Internet

Lundi, le géant de l’Internet « Google » a lancé « YouTube Kids ». Il s’agit d’une application gratuite de vidéo en ligne, séparée du « YouTube » traditionnel et entièrement pensée pour les enfants tant dans le contenu que dans le contenant. Selon Google, cette application « vise essentiellement deux choses : réduire le risque d’être exposé à du contenu peu recommandable pour les jeunes et contrôler le temps passé à regarder des vidéos en ligne ».

Dans cette nouvelle application tout aurait été pensé en fonction des enfants. Ils trouveront surtout du contenu américain, notamment de « National Geographic Kids » ou encore de « Thomas & Friends ». Ils pourront aussi faire des recherches par sujet, mais « pas n’importe lesquels ». Il y aura également des restrictions et un contrôle parental.

Une autre forme de contrôle s’exercera dans la durée d’utilisation. En effet, les parents pourront déterminer le laps de temps pendant lequel ils souhaitent que leurs enfants utilisent la plateforme. Après cette durée, l’application se verrouillera et il faudra entrer un mot de passe pour la réactiver.

Mais sous ces intentions consensuelles, il semble bien que les enfants soient le nouveau marché à conquérir. Google se positionne ainsi sur les nouveaux besoins de nos têtes blondes et leur permettre ainsi de consommer des contenus médias au gré de leurs désirs.

Là où le bât blesse, c’est que cette application gratuite sera financée par la publicité accentuant ainsi le rôle prescripteur des enfants. Les annonceurs se frottent déjà les mains car une telle application a de quoi séduire. Elle leur permettra en effet de diffuser des campagnes publicitaires auprès d'une audience très ciblée. Ils savent tous qu’avant l’âge de 12 ans, un enfant aura vu près de 100 000 spots publicitaires !

Pour l’instant cette application ne concerne que le marché américain mais elle devrait débarquer en France dans les prochaines semaines.

D’autres géants du net se lancent également sur ce créneau juteux : « Twitter » vient tout juste de lancer « Vine Kids » et « Facebook » serait aussi en train de travailler à une version pour enfance.

Par ailleurs, cela fait sept ans que « Dailymotion », le concurrent français de « YouTube », a développé son portail pour les enfants, « Dailymotion kids ». En 2014 en France, la troisième vidéo la plus regardée sur Internet était d'ailleurs une compilation d'une heure de « Petit ours brun », derrière les vidéos des humoristes « Norman et Cyprien ». Les dessins animés étaient en 2014 le troisième genre le plus regardé sur les appareils mobiles.

Une fois de plus la vigilance et la prévoyance des parents devra être à son maximum concernant l'absorption des messages publicitaires qui seront diffusés en préambule des contenus auxquels les enfants auront accès à travers ces applications.

JCC

(Sources : Médiamétrie et Google)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - médias

Syrie : terrible bilan des attaques d’écoles en 2014

On dénombre au moins 68 attaques contre des écoles syriennes l'année dernière. Ces attaques ont tué plus de 160 enfants et en ont blessé plus de 340. Mais selon l’UNICEF, ces chiffres seraient largement sous-estimés. Après près de quatre ans de guerre civile, qui a fait plus de 200.000 morts, enfants restent toujours les plus vulnérables. L’année 2014 a fait plus de 76 000 morts, année la plus sanglante du conflit.

Les écoles ne sont plus respectées en tant que zones de paix et de refuges pour les enfants. Lors d'un incident particulièrement horrible en Octobre, 41 écoliers ont été tués à l'école « Akrameh al-Makhzumi » dans la ville de Homs. C’est un kamikaze qui a fait exploser une bombe.

L’organisation onusienne a par ailleurs exprimé son inquiétude sur la situation dans certaines zones sous contrôle partiel ou total du groupe Etat islamique, notamment dans les zones rurales d’Alep, où environ 670 000 enfants sont concernés.

Par ailleurs, en Syrie seulement 30% des enfants ont eu accès à l'éducation en 2014. Ainsi, entre 1,3 et 1,6 millions d’enfants syriens ne peuvent se rendre à l’école en raison de l’insécurité qui règne dans le pays,

JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre

Tanzanie : le massacre des enfants albinos

Dans ce pays, il n’est pas rare que les albinos soient massacrés. Ils sont en effet victimes de superstitions, relayées par des guérisseurs et sorciers, attribuant à leurs organes des vertus magiques. Ces organes, utilisés dans des potions magiques, auraient la capacité de « donner puissance et richesse » à ceux qui les utilisent.

Fin décembre, une fillette albinos de quatre ans a été enlevée. En août dernier, au moins quatre albinos ont été victimes d’agressions. Selon l’ONU, depuis 2000, plus de 70 albinos ont été tués dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Et pour couronner le tout, de nombreux hommes politiques, croyant à ces superstitions, sont soupçonnés de commanditer des meurtres d’albinos pour parvenir à leurs fins : accession au pouvoir, richesse, popularité...

La Tanzanie a tout de même pris des mesures à l'encontre des auteurs d'e crimes envers les enfants albinos. Ainsi, depuis 2009, les assassins sont directement condamnés à la pendaison à mort, et les enfants albinos bénéficient d'une escorte policière pour se rendre à l'école ; certains ont même été équipés de téléphones portables afin de prévenir plus rapidement la police.

Mais ces mesures ne règlent en rien la véritable origine du problème puisqu’aucune action n’est conduite sur la prévention et l'éducation.

Malheureusement, ces croyances circulent également dans d’autres pays africains où les enfants albinos vivent un véritable calvaire. Ils subissent régulièrement des brimades, sont torturés, et vivent dans la psychose.

Pour rappel, l’albinisme est une mutation génétique qui empêche de produire suffisamment de vitamine D, nécessaire à la minéralisation des os. Par ailleurs, la maladie altère la capacité de l’organisme à produire de la mélanine qui pigmente la peau, les cheveux et les yeux.

JCC

(Source : ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination

Nigéria : qui se préoccupe du sort des 276 écolières enlevées il y a presque un an ?

Dans un monde où les choses vont très vite, où une actualité en chasse une autre et où le présent fuit sans cesse, il n’y a plus grand monde pour se préoccuper du sort des 276 jeunes filles enlevées par la secte islamiste « Boko Haram » il y a 300 jours maintenant. Lauréate du prix Nobel de la paix en 2014, Malala Yousafzai est venu rappeler au monde de ne pas les oublier.

Dans un discours, tenu à Londres (Angleterre) dimanche dernier, elle a exhorté les dirigeants nigérians et la communauté internationale à faire beaucoup plus pour résoudre cette crise. Elle a rappelé que « si ces filles étaient des enfants de parents politiquement ou financièrement puissants, beaucoup plus serait fait pour les libérer ». « Malheureusement elles sont issues d'une zone pauvre du nord-est du Nigeria et peu de choses ont changé depuis qu'elles ont été enlevées » a-t-elle rajouté.

Pour rappel, le groupe extrémiste islamiste « Boko Haram » a enlevé 276 écolières d'une école dans le nord du Nigeria en avril dernier, déclenchant l'indignation mondiale. A l’époque une mobilisation sans précédent avait eu lieu, notamment sur les réseaux sociaux. Elle s’était fortement exprimée à travers la campagne « #BringBackOurGirls » (Voir article précédent). Bien que quelques filles aient réussi à s’échapper lors de l'enlèvement, la grande majorité des écolières est toujours portée disparue.

Ce triste anniversaire coïncide avec les prochaines élections présidentielles nigérianes, qui sont de plus en plus menacés par « Boko Haram ». Pour preuve, le gouvernement vient d’annoncer qu’il allait retarder les élections en raison de l'instabilité dans la partie nord-est du pays (zone contrôlée par la secte islamiste).

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre

Monde : Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a baissé de moitié

Les bonnes nouvelles sont assez rares pour ne pas les souligner. C’est une fois de plus l’UNICEF, qui, dans un rapport publié fin 2014, indique qu’un enfant né en 2014 a nettement plus de chances de vivre au-delà de son cinquième anniversaire qu’un autre né en 1990. Le nombre annuel de décès d’enfants de moins de cinq ans est ainsi passé de 12,7 millions en 1990 à 6,3 millions en 2013, soit une diminution de près de 50%.

Les taux de mortalité infantile (décès au cours de la première année de vie) et de mortalité néonatale (décès dans les 28 premiers jours de vie) ont reculé moins rapidement que le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans. Plus les enfants sont jeunes, plus ils sont vulnérables: 44% de tous les décès d’enfants de moins de cinq ans surviennent lors du premier mois et 30% lors des 11 mois suivants. Entre 1990 et 2013, 223 millions d’enfants sont morts avant leur cinquième anniversaire.

La pneumonie, la diarrhée et le paludisme continuent de figurer parmi les principales causes de décès d’enfants et, ensemble, sont responsables de la mort d’environ 5.000 enfants de moins de cinq ans chaque jour.

Les régions les plus touchées restent l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud qui enregistrent à elles seules quatre décès d’enfants sur cinq. Le rapport rappelle, une fois encore, la persistance de « grandes inégalités » entre pays du Nord et du Sud. En Angola, où le taux de mortalité est le plus important au monde, les risques de mourir avant cinq ans sont ainsi 84 fois plus élevés qu’au Luxembourg, le pays le plus épargné.

Mais, malgré les progrès encourageants constatés dans tous les pays du globe, beaucoup reste encore à faire pour sauver la vie de ces enfants.

JCC

(Sources : UNICEF et Banque Mondiale)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat -

Espagne : nouvelle affaire de pédophilie au sein de l’Eglise catholique

L'affaire avait éclaté en novembre, lorsqu'un jeune homme de 25 ans, se présentant comme membre de « l'Opus Dei (*)», a adressé une lettre au Pape François pour dénoncer les abus sexuels qu'il dit avoir subi lorsqu'il était enfant de chœur à Grenade (sud de l'Espagne). La victime a raconté avoir subi des sévices et des viols de la part du prêtre de sa paroisse entre l'âge de 14 ans et 17 ans, avec la participation ou la complicité des autres inculpés qui se réunissaient dans une villa avec piscine à Grenade.

Suite à cette lettre, le pape l'avait encouragé à porter plainte. Une procédure qui avait conduit à la mise en examen de dix prêtres et deux laïcs pour participation aux abus sexuels dénoncés par la victime en tant qu'auteurs ou complices, entre 2004 et 2007.

Lundi, le magistrat d'un tribunal de Grenade a rejeté cette plainte, estimant que les délits d'abus sexuels s'étaient passés il y a trop longtemps « pour neuf prêtres et deux laïcs ». Ainsi, en raison de la prescription des faits, onze des douze inculpés ne pourront pas être poursuivis.

En revanche, le juge a décidé de maintenir les poursuites contre un prêtre pour des faits « qui pourraient être constitutifs de délit d'abus sexuel continu, avec introduction de membre du corps par voie anale et tentative d'introduction du membre viril ». Ces crimes sont passibles d'une peine de quatre à dix ans de prison.

Depuis son élection en mars 2013, le pape François prône la tolérance zéro contre la pédophilie, fléau qui pourrait avoir fait des dizaines de milliers de victimes et a fortement discrédité l'Église catholique.

C’est dans ce cadre, qu’un centre de formation à distance pour les responsables religieux vient d’être créé. Il a pour but de les aider à prendre conscience du fléau de la pédophilie, et le cas échéant, de mieux accompagner les victimes d'abus sexuels.

JCC

(Source : Le Monde)

(*) L’Opus Dei, également appelé Prélature de la Sainte Croix, est une institution de l'Église catholique romaine

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

France : pour le respect des droits des mineurs migrants

L’UNICEF a publié un nouveau rapport, dans lequel l’organisme se penche sur les politiques européennes en matière de renvoi des migrants mineurs non accompagnés vers leur pays d'origine. Pointant les problèmes existants en lien avec ce sujet délicat ainsi que les questions laissées sans réponse, l’UNICEF plaide pour des politiques de retour réellement conçues dans le respect des Droits de l'Enfant et plaçant l'intérêt des jeunes candidats migrants en priorité absolue.

Dans ce rapport, l'organisation se dit « inquiète » face à la possibilité que « les efforts des gouvernements pour multiplier les retours de mineurs non accompagnés entrainent des manquements dans la protection de ces enfants ainsi qu'une considération insuffisante de leurs droits et intérêts propres ».

L'Unicef fait dans son rapport le parallèle avec des projets entrepris par le passé par les Pays-Bas, en Angola et république Démocratique du Congo (RDC), ou la Belgique, en RDC également, centrés sur des installations d'accueil créées par ces pays européens dans les pays d'origines. « Politiquement, ces expériences ont été présentées comme étant un succès : les permis de séjour n'étaient plus accordés, car on considérait qu'il y avait désormais un accueil sûr et adéquat disponible dans le pays d'origine de l'enfant. Le nombre de retours a augmenté et cette pratique aurait également un effet décourageant sur les futurs migrants mineurs potentiels et leur famille ».

Mais, l’UNICEF indique que « dans la pratique, toutefois, on ne sait quasi rien des situations finales réelles des enfants non-accompagnés qui ont été renvoyés dans leur pays d’origine »

L’UNICEF plaide donc pour une politique réfléchie en accord avec les traités internationaux et les Droits de l'Enfant, en évitant l'envoi d'enfants en centres institutionnels et avec une évaluation précise de la situation sécuritaire dans chaque pays avant leur renvoi.

Pour rappel, environ 100 0000 mineurs étrangers sans représentant légal sont présents dans les 27 pays de l’Union européenne, dont 6 000 en France. Comme les adultes, une grande partie de ces jeunes a fui les conflits et les persécutions dont ils étaient victimes dans leur pays d’origine : enrôlement des mineurs, trafic d’enfants pour prostitution, exploitation sexuelle, mutilation génitale des filles, travail des enfants…

Nombreuses sont les raisons qui poussent ces enfants sur les routes de l’exil, en quête d’asile et de protection. L’Union européenne est particulièrement concernée par cette question puisqu’elle accueille 74 % des mineurs isolés demandeurs d’asile dans le monde.

JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mineurs isolés

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