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Actualités des droits de l'enfant

Arménie : il y a cent ans des milliers d’enfants furent massacrés

Il y a cent ans, en pleine première guerre mondiale, les Arméniens de l'Empire ottoman, l'actuelle Turquie, sont massacrés ou déportés par les autorités. Ce génocide, le premier du 20ème siècle, fait entre 1,2 et 1,5 million de morts, selon les estimations. Parmi eux, des centaines de milliers d’enfants.

Une partie significative des enfants arméniens, de même que les femmes et les vieillards, succombèrent à ces massacres, à de grandes misères, associées aux pénibles marches forcées d'une série de déplacements et déportations vers les déserts désolés de Mésopotamie (actuelle Syrie). Le danger, l'épuisement, la faim, la maladie et les épidémies aggravèrent le nombre de jeunes victimes.

Ces crimes furent perpétrés à la fois par les forces régulières, les gendarmes turcs, et par des unités créées pour l'occasion. C'est le cas, par exemple, de l'Organisation spéciale, dirigée par un médecin formé en France, Behaeddine Chakir. Les enfants mouraient soit massacrés, soit d’épuisement. Certains ont été vendus comme esclaves. Il y a eu des crimes sexuels et des adoptions forcées. Les persécutions ne cessèrent qu'en 1918, après un changement de régime.

Les ottomans considéraient que les enfants n’étaient pas innocents et qu’il fallait donc les tuer sans pitié pour éviter qu’un jour, devenus grands, ils se relèvent et cherchent à se venger.

Même si le président a présenté ses condoléances en 2014 et même si la société civile commence à bouger, la Turquie n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans ces massacres, elle considère en effet qu'il s'agissait d'une guerre civile qui a fait 300 000 à 800 000 morts autant du côté turc qu’arménien.

Ce génocide connait une lente reconnaissance dans le monde, encore aujourd’hui, le terme de génocide n’est pas utilisé par le président américain ou par les allemands. Cette reconnaissance est toujours en débat en Angleterre. En France, il a fallu attendre 2001 pour que le pays reconnaisse publiquement le génocide arménien dans la loi du 29 janvier.

Beaucoup d’historiens reconnaissent aujourd’hui que si ce génocide avait été reconnu, et ses auteurs trainés en justice, l’histoire en aurait été changée et l'Holocauste, autre massacre de masse, n’aurait peut-être pas eu lieu.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Génocide

République Tchèque : discrimination et ségrégation à l’égard des enfants Roms

Dans un rapport, publié aujourd’hui, l’ONG « Amnesty International » s’alarme de la situation des élèves Roms qui « connaissent la discrimination et la ségrégation au quotidien parce que le gouvernement tchèque manque depuis longtemps à son devoir consistant à lutter contre des préjugés très tenaces au sein du système éducatif ».

Ce document, intitulé « Must try harder: Ethnic discrimination of Romani Children in Czech schools », explique comment les autorités tchèques portent atteinte aux droits fondamentaux des enfants Roms dans des écoles du pays entier.

« La ségrégation généralisée des élèves roms est un exemple terrible de préjugé systématique, en vertu duquel des écoles font connaître à des enfants une discrimination implacable dès leur plus jeune âge », indique le rapport.

Le rapport est rendu public alors que la Commission européenne s’apprête à évaluer les progrès effectués par la République tchèque sur ce terrain. En septembre 2014, la Commission a engagé une procédure d’infraction sans précédent contre la République tchèque pour atteintes à la législation communautaire contre la discrimination. Si le gouvernement n’introduit pas les mesures qui s’imposent, la Commission pourrait saisir la Cour de justice de l’UE.

Amnesty International a constaté que les autorités tchèques placent systématiquement des enfants Roms dans des écoles pour élèves atteints de « handicaps mentaux légers » où les possibilités d’apprentissage sont réduites.

Près d’un tiers des élèves de ces établissements d’enseignement dit « pratique » sont Roms, bien que la minorité rom représente moins de 3 % de la population tchèque.

Les enfants Roms sont par ailleurs victimes de ségrégation au sein des établissements scolaires classiques, se retrouvant souvent dans des écoles réservées aux seuls Roms ou dans des écoles pluriethniques mais dans un bâtiment ou une classe à part.

En février 2015, le gouvernement a fait part de son projet de suppression des « écoles pratiques » et a annoncé qu’il réévaluera sa politique de financement de l’éducation.

Aucun plan n’a cependant encore été adopté sur la marche à suivre pour appliquer ces décisions, ni aucun calendrier concret pour leur mise en œuvre.

Amnesty International demande au gouvernement tchèque de créer un système visant à faire appliquer et suivre les changements promis, mettant à contribution des inspecteurs académiques chargés d'amener chaque école à rendre des comptes.

JCC

(Source : Amnesty International)

Voir le rapport (en langue anglaise)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination

Italie : plus de 50 enfants tués dans un nouveau naufrage en méditerranée

Il y a quelques jours, après le naufrage d’un bateau transportant des migrants vers l’Italie et qui a fait plus de 400 victimes dont de nombreux enfants, je me demandais combien faudra-t-il encore de morts pour que les autorités européennes et le monde se mobilisent enfin ?

Je me demandais combien de temps allons-nous encore supporter l’insupportable ? Combien de temps allons-nous regarder cela sans réagir ? Et quelques jours plus tard, dans la nuit de samedi à dimanche un nouveau naufrage a tué plus de 800 hommes, femmes et enfants au large de la Libye.

A qui la faute ? Aux désordres du monde bien sûr qui jettent sur les routes des populations entières fuyant la guerre, les persécutions ou la faim. Aux passeurs ensuite qui exploitent sans vergogne la détresse des migrants. A l’Europe enfin qui se barricade, sous la pression d’opinions publiques recroquevillées sur leur égoïsme et un rejet des étrangers mortifère.

L'Europe ne pourra jamais être une forteresse. C’est contraire à son histoire, à sa géographie, à ses valeurs. Elle doit agir pour éviter de nouvelles tragédies en méditerranée.

Certes, l’Union européenne n’est pas la seule responsable, mais c’est la seule institution qui a les moyens d’intervenir en travaillant en amont à la résolution des conflits que fuient les migrants, en répartissant mieux l’asile et l’accueil entre ses pays membres, en portant secours aux naufragés. A condition d’en faire une priorité, un enjeu de civilisation et de s’en donner les moyens.

L'Union européenne a décidé de tenir demain un sommet extraordinaire pour répondre en urgence au drame des migrants en Méditerranée. Il était temps ...

Il aura donc fallu 1 600 morts, survenus depuis le début de l'année 2015, pour qu’enfin le monde politique réagisse. Triste constat…

JCC

(Source : HCR)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - immigration

France : une campagne pour redonner confiance dans les colonies de vacances

Des affiches « En colo, j'ai confiance », « En colo, je m'amuse ! », un document pédagogique « 14 questions clés » à destination des parents : le ministère de la Jeunesse entend redonner « un nouveau souffle » aux séjours d’enfants avec hébergement. Depuis vingt ans, la baisse ne fait qu’augmenter, et les coûts y sont sans doute pour quelque chose. Ils varient de 400 à 600 euros pour une semaine, un budget trop lourd pour la classe moyenne même s’il existe des aides (CAF, associations, comités d’entreprises, mairies…).

Mais ce désamour est surement dû aussi à un manque de confiance. En effet, de récentes affaires de pédophilie à l'école ont aggravé cette désaffection. Sur ce point, le gouvernement rappelle que « le système d'information relatif aux accueils de mineurs (SIAM) procède à une consultation systématique du casier judiciaire national et du Fichier national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) » afin de vérifier que les encadrants « ne font pas l'objet de condamnations les rendant incapables d'exercer » auprès de mineurs.

Le ministère rappelle également que chaque année « 56.000 brevets d'aptitude aux fonctions d'animateur (BAFA) et de directeur (BAFD) sont délivrés par l'État », ce qui permet aux encadrants « d'acquérir les aptitudes nécessaires à l'exercice de leurs fonctions ».

Les hébergements « doivent être conformes aux normes en vigueur relatives à la sécurité contre les risques d'incendie et de panique et en matière d'hygiène et sécurité », rappelle le ministère, précisant que les lieux d'accueils font l'objet de « près de 10.000 contrôles et évaluations » chaque année « par plus de 750 agents ».

« Parce que les colonies de vacances sont une expérience d'émancipation que rien ne remplace, je veux leur donner un nouveau souffle », assure dans un communiqué Patrick Kanner, ministre de la Jeunesse.

JCC

(Source : communiqué Ministère de la jeunesse)

Pour en savoir plus sur cette campagne voir « Instant colo »

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - droit aux vacances

Etats-Unis : les incroyables errements de la justice américaine

Quatre adolescents américains ont été condamnés à 55 ans de prison pour un meurtre qu’ils n’ont pas commis. En 2012, ils ont pénétré au domicile d’un homme pour le cambrioler. Celui-ci a tiré sur l’un d’eux. Mais aux yeux de la justice, ce sont les jeunes garçons les responsables du drame. Agés de aujourd’hui de 18,19 et 20 ans, ils sont accusés d’être responsable du meurtre de l’un de leurs amis, Danzele Johnson.

Bien évidemment, Blake, Jose, Levi, et Anthony doivent être condamnés pour le cambriolage qu’ils ont voulu commettre en octobre 2012. Mais les quatre jeunes américains méritent-ils d’être traités comme des meurtriers? C’est cette question qui agite les Etats-Unis.

Il est 2 heures du matin cette nuit-là, lorsque les cinq camarades se retrouvent devant la maison de Jose, à Elkhart, dans l’Indiana. Ils veulent gagner de l’argent rapidement et se mettent en tête de commettre un cambriolage. Mais le propriétaire, Rodney Scott, était dans la maison et entendant un bruit, s’empare de son arme, descend les escaliers à toute vitesse et tire. Blake, Jose et Danzele se cachent alors dans un placard. Les quatre garçons ont ensuite été arrêtés et mis en examen pour le meurtre de leur ami.

En effet, selon la loi en vigueur dans l’Indiana, un individu peut être poursuivi pour meurtre si une personne est tuée pendant qu’elle commet ou tente de commettre un crime. L’intention de tuer n’a pas, dans ce cas, besoin d’être prouvée. Une personne peut ainsi être reconnue coupable de meurtre même si le décès est accidentel ou involontaire. Selon les partisans de cette loi, elle permet de dissuader des personnes de commettre un crime. Mais pour les opposants, elle va à l’encontre d’un principe simple de droit pénal : la reconnaissance de culpabilité.

Blake et Anthony ont été condamnés à 55 ans de prison. Levi, qui n’était pas à l’intérieur de la maison, a écopé d’une peine de 50 ans. Le verdict vient d’être confirmé en appel, bien que la cour a jugé la sentence inappropriée. Les adolescents ont demandé de faire transférer leur dossier devant la Cour Suprême de l’Indiana. La justice n’a pas encore décidé si un nouveau procès allait avoir lieu. Rodney Scott, le propriétaire de la maison cambriolée, n’a lui pas été poursuivi. La justice a estimé qu’il avait agi en état de légitime défense…

JCC

(Source : The Guardian - Photo : Blake Layman)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - justice

Singapour : en prison à 17 ans pour avoir fait une vidéo sur l’ancien dirigeant du pays

Un jeune Singapourien de 17 ans, Amos Yee, a été arrêté pour avoir critiqué l’héritage de l’ancien Premier ministre mort à 91 ans, dans une vidéo postée sur YouTube.

Cet adolescent est une petite star de YouTube à Singapour. Il poste généralement des vidéos sur des sujets allant des jeux vidéo à l’absence de droits des homosexuels dans la ville-Etat.

Mais il a franchi une sorte de « ligne rouge » en s’en prenant, en termes jugés irrespectueux, à l’ancien dirigeant en pleine période de deuil national. Amos Yee savait qu’il prenait des risques puisqu’il y fait lui-même allusion dans sa vidéo, se disant prêt à affronter des poursuites judiciaires si le gouvernement le souhaite. Il risque trois ans de prison.

A Singapour, on ne plaisante pas avec la mémoire du « père de la nation », Lee Kwan Yew.

Même si le climat politique est moins autoritaire qu’à l’époque du leader décédé, Singapour reste gouverné avec des règles strictes. Il n’y a toujours pas eu d’alternance, et c’est le fils de Lee Kwan Yew qui est aujourd’hui Premier ministre.

Les jeunes d’aujourd’hui sont plus critiques à l’égard de cet héritage que la génération de leurs parents sortie de la pauvreté. Dans sa vidéo, Amos Yee dénonce les inégalités sociales record, graphique à l’appui, et la persistance de poches de pauvreté.

JCC

(Source : Rue 89)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - droit à l'expression

Malawi : le pays interdit les mariages d'enfants

Le président du Malawi (État situé en Afrique australe, entre le Mozambique, la Zambie et la Tanzanie) a signé une loi interdisant le mariage des jeunes de moins de 18 ans, deux mois après son adoption par les députés.

Selon les militants des droits de l'Homme, le Malawi a l'un des taux les plus élevés au monde de mariage précoce, avec des fillettes âgées de neuf ou dix ans mariées de force, même si l'âge légal du mariage était auparavant fixé à 16 ans.

La nouvelle loi prévoit une peine de dix ans d'emprisonnement en cas d'infraction à cette disposition dans ce petit pays de 15 millions d’habitants.

Cette mesure, qui fait débat depuis 2001, fait suite à une active campagne de groupes malawites et étrangers de défense des droits de l'Homme contre cette pratique qui « piège les filles, leurs familles et leurs communautés dans un cycle intergénérationnel de pauvreté ».

Les mariages précoces sont le plus souvent liés à la pauvreté, les familles préférant marier leur fille mineure afin qu'elle abandonne l'école qui est payante. La moitié des habitants du Malawi vit sous le seuil de pauvreté.

JCC

(Source : Koaci)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés

Italie : des dizaines d’enfants migrants sont morts dans le naufrage d’un bateau

Route meurtrière pour tous ceux qui cherchent à fuir le nord de l'Afrique pour gagner l'Europe, la mer Méditerranée a encore été le théâtre d'un drame épouvantable au début de cette semaine. Plus de 400 personnes auraient péri au large des côtes libyennes, selon le témoignage de plusieurs rescapés. Parmi elles, se trouvaient de nombreux bébés, enfants et adolescents. Les associations humanitaires dénoncent l'incurie des autorités européennes face à ces drames à répétition et ces arrivées massives d'immigrés, submergeant l'Italie et ses centres d'accueil.

Si les témoignages des survivants sont confirmés, « ces derniers jours auront été parmi les plus meurtriers dans les eaux les plus dangereuses du monde pour les migrants et les demandeurs d'asile » dénonce l’ONG « Human rights watch ». Ce nouveau drame porte à plus de 900 le nombre de morts enregistrés en Méditerranée depuis le début de l'année.

Entre-temps, la vaste opération italienne de secours « Mare Nostrum » a cédé la place à « Triton », un programme européen de contrôle des frontières nettement moins ambitieux. Originaires essentiellement d'Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, en particulier de Syrie ravagée par la guerre civile, ces migrants s'efforcent de gagner l'Europe à la faveur du chaos régnant en Libye.

Combien de temps allons-nous encore supporter l’insupportable ? Combien de temps allons-nous regarder cela sans réagir ? Combien de temps les pouvoirs publics, notamment européens, vont-ils laisser faire ces hécatombes à répétition ? Combien de morts faudra-t-il en Méditerranée pour que l’Union Européenne mette enfin en place une voie légale sûre pour les réfugiés et demandeurs d'asile ?

C’est un scandale sans nom… Un sursaut moral et politique est indispensable pour rompre cet engrenage terrible qui conduit à la mort de milliers de personnes.

JCC

(Sources : Save the children, HRW)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - immigration

France : le droit de l’enfant à la santé n’est pas respecté

Le 7 avril dernier, se tenait la journée internationale de la santé. A cette occasion, « Solidarité Laïque » et ses membres (la Fédération APAJH, Aroéven, Entraide Universitaire, Mission Laïque Française, Fédération Générale des PEP, SNUipp-FSU et UNSA Éducation) se sont engagés en faveur d'un meilleur respect du droit à la santé, garanti par la Convention internationale des Droits de l'Enfant (CIDE) dans son article 24 qui dit en substance : « Les États parties reconnaissent le droit de l'enfant de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de services médicaux et de rééducation. Ils s'efforcent de garantir qu'aucun enfant ne soit privé du droit d'avoir accès à ces services ».

Selon ces associations puisque, ce droit n'est pas entièrement respecté en France puisque 33 % des jeunes déclarent renoncer à des soins médicaux pour des raisons financières et à Mayotte, le coût des soins a privé un enfant sur quatre de son droit à la santé en 2013. Par ailleurs, 263 mineurs isolés ont été accueillis dans les Centres d’accueil de soins et d’orientation de Médecins du Monde, soit 4 fois plus qu’en 2011, faute de prise en charge par les services dédiés.

Quant aux enfants issus de milieux défavorisés, ils souffrent davantage de surpoids, d’obésité, de problèmes dentaires ou encore d’asthme, selon différentes études. Sans oublier les enfants issus de la communauté « Rom », qui pour beaucoup d’entre eux, vivent dans des conditions insalubres et n’ont pas accès à une alimentation de qualité, deux droits garantis également dans la CIDE et qui ont un impact direct sur leur santé.

Pour améliorer l'accès à la santé des enfants, « Solidarité Laïque » et ses membres recommandent que chaque enfant puisse avoir accès à une assurance complémentaire de santé, prise en charge par l'Etat si le jeune ne dispose pas de moyens suffisants.

Les associations préconisent également que les mesures de prévention soient intensifiées afin de prévenir certaines maladies et mieux informer les jeunes (visite médicale annuelle, développement d’unités dédiées à la santé physique des adolescents en rupture, cours d’éducation à la santé dispensés dès le plus jeune âge et tout au long de la scolarité).

Elles souhaitent enfin que les pouvoirs publics mettent en place des mesures concrètes et adaptées afin de garantir l'accès au droit à la santé pour tous les enfants et les jeunes vivant en métropole et dans les DOM-TOM.

JCC

(Source : Journal des Femmes)

Pour en savoir plus, voir le site de Solidarité Laïque

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droit à la santé

Nigéria : 1 an après on reste sans nouvelles des 276 adolescentes enlevées par Boko Haram

Le kidnapping du 14 avril 2014 avait suscité une intense émotion à travers le monde, notamment grâce à la campagne « #BringBackOurGirls ». Un an après on reste sans nouvelles de ces jeunes filles. Certaines d'entre elles se trouveraient dans la forêt de Sambisa, dans l'Etat de Borno, d'autres autour du lac Tchad et dans la chaîne de montagnes qui sépare le Nigeria du Cameroun, d'autres encore, environ soixante-dix, auraient été emmenées au Tchad voisin. L'armée nigériane a déjà dit par le passé savoir où se trouvent les lycéennes, mais qu'une opération de sauvetage serait trop risquée.

Aucun signe de vie des otages n'a été donné depuis une vidéo diffusée en mai 2014 par Boko Haram, qui montrait une centaine de lycéennes voilées, récitant des sourates du Coran. Le chef de Boko Haram, avait alors déclaré avoir converti les adolescentes qui n'étaient pas musulmanes et les avoir toutes « mariées de force ».

Il y a une semaine, le directeur du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), a rapporté dans le journal nigérian « This Day » que des lycéennes auraient pu être tuées lors de l'attaque de l'armée contre la ville de Baga, une place forte de Boko Haram dans le nord du Nigeria. Selon l'ONU, de nombreux corps de femmes ont été retrouvés dans cette localité après l'attaque.

Selon Amnesty, pour qui Boko Haram devrait être poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, plus de quatre mille personnes ont été tuées par le groupe islamiste en 2014 et au moins quinze cents au cours du premier trimestre 2015.

JCC

(Sources : Amnesty International, le Monde)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre

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