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Actualités des droits de l'enfant

Irak/Syrie : les lionceaux du califat

Plus de 400 enfants en Syrie sont entraînés au combat par les combattants extrémistes du groupe État islamique (EI) selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les enfants sont soumis à des entraînements intensifs militaires et religieux dans les territoires que le groupe djihadiste contrôle en Syrie. Là-bas, ces enfants sont appelés les « lionceaux du califat ». Des vidéos diffusées sur Internet et des reportages montrent des garçons, dont certains âgés d'à peine 8 ans, chargent des fusils, tirent en marchant à genoux à travers les broussailles

Les enfants soldats sont souvent utilisés aux points de contrôle ou pour obtenir des informations puisque les enfants passent souvent inaperçus. Mais d'autres enfants sont recrutés pour des objectifs plus violents. Une vidéo diffusée par l'EI en mars, a ainsi montré un enfant à peine âgé de 12 ans, tirant à plusieurs reprises sur un otage (voir article précédent). Par ailleurs, le groupe terroriste a déjà utilisé une dizaine d’enfants comme kamikazes en Syrie. D’autres enfin sont utilisés comme bouclier humain ou esclaves sexuels. D’après l’OSDH, ces enfants subissent un véritable lavage de cerveau.

Selon une autre ONG, « Human Rights Watch ». L’utilisation d'enfants-soldats fait partie d’une vaste démarche d'endoctrinement. Le conflit syrien, qui entre dans sa cinquième année, a fait plus de 215 000 morts et a entraîné le déplacement d'environ 11,5 millions de personnes. Selon l'ONU, plus de 2,1 millions d'enfants en Syrie ne sont pas scolarisés en raison des violences.

L'enlèvement massif d'enfants est devenu une tactique de guerre utilisée de façon systématique par l'EI pour terroriser et soumettre des communautés entières.

JCC

(Sources : diverses ONG et ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants soldats

France : la parole de l’enfant à nouveau en question au 3ème procès d’Outreau

Douze enfants reconnus victimes par la justice et treize acquittés soupçonnés de pédophilie durant plusieurs années, des années de déchirement et d’affrontements, des traumatismes irréversibles et des vies gâchées, le troisième procès d’Outreau, qui se tient à Rennes depuis dix jours, met en lumière ce fiasco judiciaire tout en apportant aucun élément nouveau à ce jour.

Et c’est dans ce contexte que la parole de l’enfant est à nouveau remise en question. Ces derniers jours, avait lieu l’audition de la psychologue Marie-Christine Gryson-Dejehensart, auteure du livre « Outreau, la vérité abusée ». C’est l’experte qui a examiné les quatre enfants Delay au début des années 2000. Lors de son intervention, elle a soutenu que ces derniers « n’affabulent pas » et de rajouter : « un enfant ne se trompe pas de personne. La justice a reconnu ces quatre garçons comme victimes, mais pas la société. Ils vivent avec ce que leur renvoie les médias : le mensonge, la mythomanie… Et c’est insupportable pour eux. »

De son côté, un autre expert , le professeur Jean-Louis Viaux a indiqué : « qu’il n’y a rien de plus fragile que la parole d’un enfant ». Il pense « qu’on peut manipuler sa mémoire » et qu’un enfant peut aussi « s’auto-contaminer parce qu’il voit ou entend ».

Les associations de défense et de protection des droits de l’enfant s’insurgent. Selon elles, l'affaire de pédophilie d'Outreau a mis à mal durablement la prise en compte des témoignages d'enfants par la justice. Pour elles, ce procès va renforcer ce phénomène en discréditant encore un peu plus la parole de l’enfant.

Au vu des débats en cours à Rennes, il se pourrait bien qu’elles aient raison…

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

France : un lycéen menacé de mort pour avoir été Charlie

Un élève de 17 ans du lycée Marcelin-Berthelot, à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne est rédacteur en chef du journal de son établissement « La Mouette bâillonnée ». Après les attentats du 7 janvier, la publication lycéenne a sorti un numéro spécial Charlie Hebdo. Depuis, l’adolescent a reçu plusieurs menaces de mort. Devant la passivité du rectorat de Créteil (94) les enseignants utilisent aujourd’hui leur droit de retrait pour alerter les autorités.

La première menace est arrivée le 20 janvier. Une enveloppe destinée à cet élève contenait la Une du journal lycéen barrée d'une croix gammée. Six autres lettres ont suivi avec des balles de pistolet et des menaces.

Soutenu par ses parents, qui ont aussi été menacés, l’adolescent a porté plainte à plusieurs reprises et demandé une protection. En vain.

De son côté, l’ONG « Reporters sans frontières » (RSF), qui suivait l’affaire en toute discrétion, demande publiquement une enquête approfondie sur les menaces dont fait cet élève ainsi que des mesures de protection physique.

Il est inadmissible qu’un jeune homme de 17 ans soit la cible de menaces de mort répétées depuis des mois sans que tous les moyens soient mis pour que les auteurs en soient identifiés. La défense de la liberté d’expression s’apprend aussi à l’école. En outre, elle fait partie intégrante de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant que la France a ratifiée.

JCC

(Sources : RSF et France Info)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droits d'expression

Angleterre : le pays n’en finit pas d’être confronté à des scandales pédophiles

Même le palais de Buckingham, où un ancien aide personnel du duc d'Edimbourg est soupçonné d'avoir commis un attentat à la pudeur sur une fillette de 12 ans, n'est pas épargné. La vague de scandales, qui atteint aujourd'hui la classe politique et les plus hautes autorités de l'Etat, semble vouloir tout renverser sur son passage. Et aucune institution n'est à l'abri.

C'est d'abord le monde du showbiz qui a été submergé. Les stupéfiantes révélations sur Jimmy Savile, le présentateur vedette de la BBC, mort impuni en 2011, et qualifié depuis de « plus grand prédateur sexuel de tous les temps ». L'âge de ses victimes allait de 5 à 75 ans, et il ne se passe pas une semaine sans que l'on mette à son actif de nouvelles monstruosités.

Il semble qu’il existe dans ce pays un influent réseau, au sein même du Parlement de Westminster et du gouvernement, qui, dans les années 1980 et 1990, aurait intrigué dans l'ombre pour couvrir ce que les tabloïds appellent désormais « les VIP pédophiles ». Ont-ils bénéficié de protections ? Des ex-ministres ont-ils participé à cette omerta ? Margaret Thatcher elle-même est soupçonnée d’avoir couvert un pédophile.

De plus, une centaine de documents liés à des abus sur enfants, commis, entre autres, par Cyril Smith (ancien député mort en 2010), ont disparu des archives. Et ce n’est pas terminé puisque la police des polices anglaise vient de lancer une enquête sur « Scotland Yard » (Police anglaise), accusée à son tour d'avoir couvert des actes pédophiles entre 1970 et les années 2000 !

Par ailleurs, A Rotherham, dans le Yorkshire, pas moins de 1 400 enfants ont été abusés sexuellement pendant 16 ans, de 1997 à 2013. Enfin, la police du South Yorkshire travaille sur 32 enquêtes pour exploitation sexuelle, dans lesquelles au moins 15 personnes sont poursuivies ou accusées.

Aujourd’hui, plus de 1400 personnes, dont 261 personnalités font l'objet d'une enquête pour pédophilie pour des actes commis à des dates plus ou moins récentes. Parmi eux, 76 hommes politiques, 43 du show-biz, 175 de la radio, du cinéma ou de la télévision. Quelques personnalités sont déjà inculpées. Des centaines d'établissements ont été identifiés par les victimes dans le cadre de l'opération « Hydrant » : parmi elles, 154 écoles, 54 établissements pour enfants, 40 institutions religieuses et 14 établissement médicaux.

L'opération « Hydrant » a été mise en place par la police britannique en 2014 pour coordonner les différentes enquêtes en cours sur les réseaux pédophiles dans le pays. Le directeur de la police a prévenu que les victimes pourraient se compter en centaines de milliers.

Des chiffres qui font froid dans le dos…

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

France : l’affaire d’Outreau revient devant le  tribunal

Dix ans après le fiasco qui avait ébranlé l'institution judiciaire, l'affaire d’Outreau (du nom cette ville du Pas-de-Calais où se sont déroulés les faits) resurgit avec l'ouverture hier à Rennes, du procès de l'un des 13 acquittés, Daniel Legrand qui doit répondre de viols sur enfants qu'il aurait commis alors qu'il était mineur. Pour la troisième fois en onze ans, il va comparaître devant une cour d’assises pour répondre du même dossier dans lequel il a déjà été jugé et acquitté.

Pour rappel, après deux procès d’assises, l’un à Saint-Omer et l’autre en appel à Paris, le dossier s’est révélé être un inceste dans le huis clos d’une famille dans le quartier de la tour du Renard à Outreau. Sur dix-sept accusés, quatre reconnaissent leur implication et sont condamnés : Thierry Delay et Myriam Badaoui, les parents et le couple de voisins. Quant aux treize autres, ils sont finalement acquittés, dans les larmes et le scandale. Ils seront tous indemnisés et la République leur présentera ses excuses, y compris à Daniel Legrand.

Deux des quatre fils, désormais majeurs, de Thierry Delay et Myriam Badaoui, se sont portés partie civile et accuse Daniel Legrand. Un autre élément est venu étoffer ce dossier, car en 2002, quelques mois après son arrestation, Daniel Legrand a voulu tendre un piège à ses accusateurs pour faire reconnaître son innocence. Il avait inventé le meurtre d’une petite fille dans l’appartement des Delay, faisant ainsi exploser le dossier.

Il vrai que c’est incompréhensible qu’un homme déjà jugé et acquitté revienne devant un tribunal pour les mêmes faits. Quel intérêt de rouvrir ce dossier vieux de dix ans qui a brisé tant de vies et discrédité durablement la parole de l’enfant ? Ce nouveau procès le dira peut-être... Espérons-le.

Car il ne faut pas oublier que 12 enfants ont bel et bien subit des sévices sexuels dans cette affaire.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

France : aucun responsable dans la mort des deux adolescents  Zyed et Bouna

Les deux policiers Sébastien G. et Stéphanie K. accusés de non-assistance à personne en danger dans l'affaire « Zyed et Bouna », ont été relaxés hier par le Tribunal de Rennes. Pour rappel, les deux adolescents étaient morts électrocutés dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après une course-poursuite avec la police. Leur mort tragique avait déclenché une vague de protestations en 2005 contre la violence policière. Dix ans plus tard, les policiers ont été jugés...et relaxés.

Et pourtant, cette soirée du 27 octobre 2005 a causé le malheur de deux jeunes garçons, et un autre grièvement blessé. Les deux policiers poursuivaient les trois jeunes adolescents, voyant qu'ils se dirigeaient vers le site EDF interdit au public, et étant conscient du danger qu’ils encourraient, ils ne les ont pas aidé à éviter le piège mortel dans lequel ils s'engouffraient. Ils n'ont pas non plus appelé les services d'urgences, au lieu de cela l’un des policiers a simplement prononcé ces quelques mots sur la radio de la police : « s'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau ».

Il n’y aura donc pas de condamnation dans l’affaire de la mort de Zyed et Bouna.

L'association « SOS Racisme » regrette, sur son site Internet, « qu'en dix ans d'enquête et de procédure, il est des questions qui n'auront jamais pu être posées dans notre pays ». Elle veut néanmoins penser que les choses puissent changer, et termine en s'adressant au pouvoir politique : « Il est de la responsabilité du gouvernement de lancer enfin une réflexion sereine sur un fonctionnement des forces de l'ordre dans les quartiers populaires. Au-delà de sa traduction judiciaire, la justice, c'est aussi la justice dans le traitement des populations, quelles que soient leur couleur de peau, leurs origines, leur origine sociale ».

On ne peut que souscrire à cette démarche.

JCC

(Sources : France Inter et SOS Racisme)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - justice

Indonésie : des hommes, des femmes et des enfants devenus quantités négligeables

Terrible, ces images diffusées ce week-end où l’on voit des bateaux remplis à ras bord de migrants, hommes, femmes et enfants, les yeux hagards, affamés et désespérés. Ils sont en perdition sur des bateaux dans les mers d'Asie du Sud-Est et sont refoulés depuis plusieurs jours par les différents pays de la région (Indonésie, Thaïlande, Malaisie…). L'ONU estime ce matin que la situation pourrait se transformer en « désastre humanitaire. »

Ils disent être en mer depuis deux mois. Au total ils seraient ainsi plusieurs milliers en difficultés. Selon l'ONU, jusqu'à 8.000 personnes dériveraient ainsi en mer, piégées sur des bateaux et menacées de mourir de faim ou de maladie. Parmi eux, de très nombreux enfants et bébés.

Jeudi le gouverneur provincial de la province thaïlandaise de Satun avait refusé l'accostage d'un autre navire. « Nous leur avons donné des repas prêts à manger. Ils sont hors du territoire thaïlandais. Ils vont tenter d'aller en Indonésie puisqu'il semble qu'ils ne puissent pas aller en Malaisie ».

Depuis les associations comme « Human Right Watch » appellent les pays à mettre fin à ce « ping-pong humain ».

Jusqu'à présent, des dizaines de milliers de candidats à l'exil transitaient chaque année par le sud de la Thaïlande, point de passage vers la Malaisie et au-delà. Ils fuient la pauvreté au Bangladesh ou la violence dans le cas des « Rohingyas » de Birmanie (minorité musulmane persécutée).

Ce sont les nouveaux « boat-people (*) ». Leur misère fait écho à celle des migrants qui tentent de gagner l'Europe par la méditerranée.

JCC

(Sources : ONU, HRW et France Info – Photo : Munir UZ ZAMAN)

(*) : Les boat-people sont à l'origine des migrants qui fuyaient le Viêt Nam par voie de mer à partir de 1975, année de la chute de Saigon et de l'invasion du Sud Viêt Nam par le Nord Viêt Nam communiste.

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - immigration

France : des enfants nés de GPA à l’étranger seront inscrits à l’Etat civil

Les familles de trois enfants nés par gestation pour autrui (GPA) à l'étranger ont obtenu gain de cause. Le tribunal de grande instance (TGI) de Nantes a décidé la transcription sur les registres d'état civil de leurs actes de naissance.

Les magistrats ont suivi les arrêts rendus par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) en juin 2014 dans des dossiers similaires. L'instance rappelait alors la primauté de l'intérêt supérieur de l'enfant sur l'intérêt général, soulignant que si la France a le droit d'interdire la GPA sur son territoire, elle ne peut pas porter atteinte à « l'identité » des enfants nés de mères porteuses à l'étranger, en refusant de les reconnaître.

Lors de l'audience, en mars, le parquet de Nantes s'était opposé à l'enregistrement d'enfants, nés en Ukraine, en Inde et aux Etats-Unis.

Ce sont donc les droits des enfants qui ont prévalus et c’est tant mieux. On peut cependant regretter que ces questions se règlent au sein des tribunaux plutôt que par une décision politique.

JCC

(Source : le Monde)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Gestation pour autrui

France : un film sur la protection judiciaire de la jeunesse en ouverture du Festival de Cannes

Voilà une petite bombe salutaire qui va exploser ce soir sur la croisette, plus habituée au strass et aux paillettes qu’à être confrontée à la réalité de la vie.

En effet, contrairement aux deux précédentes années, qui s'ouvraient sur des productions clinquantes (Gatsby, Grace de Monaco), la 68e édition du Festival de Cannes démarre aujourd’hui avec un film bien plus sombre : « La Tête haute », d'Emmanuelle Bercot. On y suit le parcours chaotique de Malony, un adolescent que juge et éducateur tentent tant bien que mal de sauver. Une histoire intense qui suit le parcours de cet enfant issu d’une famille dysfonctionnelle. Dès la première scène le film plonge dans la réalité de ses personnages. Malony, un gosse sans repères. Séverine, une mère larguée et en tout marginalisée. La juge, qui en a vu beaucoup d’autres semble néanmoins croire encore en l’utilité de sa mission.

« La Tête haute » ne lâchera plus d’une semelle ces trois personnages. Auquel s’adjoint bientôt un quatrième protagoniste capital : Yann, l’éducateur, qui va devoir s’occuper du cas problématique de Malony.

« La Tête haute », génialement interprété par ses acteurs (Catherine Deneuve, Benoît Magimel, Sara Forestier et le sidérant débutant Rod Paradot), rend hommage à celles et ceux qui, dans leur boulot, au plus près des mineurs, tentent avec les moyens du bord de contrecarrer la logique accablante du déterminisme social.

Aux antipodes des innombrables fictions lénifiantes sur les « ados difficiles » vues sur le grand et le petit écran, le film, au plus près de son anti-héros, donne à voir sous toutes les coutures ambivalentes le réel d’un ado en rupture et la conviction de quelques personnages de bonne volonté, qui, avec leurs faibles moyens, refusent d’abandonner leurs convictions éducatives.

Le film sort également aujourd’hui en salle.

Plus que salutaire ! A voir absolument.

JCC

(Source et photo : les Films du Kiosque)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Cinéma

France : le Défenseur des droits alerte sur les dysfonctionnements de la protection de l’enfance

Selon Jacques Toubon, le Défenseur des droits, le projet pour l'enfant (PPE), outil essentiel de la prise en charge des enfants suivi par l'Aide sociale à l'enfance (ASE), est trop souvent négligé. Le Défenseur des droits, recommande donc de le généraliser.

A ce jour, un tiers des départements (32 %) n'élabore toujours pas ce document, qui constitue pourtant un maillon « primordial » et obligatoire du suivi des enfants depuis la loi de 2007 sur la protection de l'enfance. Ce chiffre a été obtenu par le Défenseur des droits après une enquête menée auprès des conseils départementaux.

Pour rappel, le projet pour l'enfant précise les actions menées auprès de l'enfant, suivi par l'aide sociale à l'enfance, et les objectifs de sa prise en charge, avec des mesures pouvant aller du soutien éducatif au placement en institution. Aujourd’hui environ 300.000 mineurs sont suivis par l‘ASE.

Jacques Toubon indique par ailleurs que l'absence de ce document est « particulièrement préjudiciable aux 20 % d'enfants qui font l'objet d'un placement long. Un trop grand nombre d'entre eux souffrent de parcours chaotiques, heurtés. Ces enfants sont souvent dans une instabilité affective très dommageable. Ils deviennent des enfants de personne, sans repères ».

Selon la Défenseure des enfants, Geneviève Avenard, « le PPE est un outil fondamental car il permet de donner de la lisibilité aux parcours alors que la protection de l'enfance est souvent critiquée pour son opacité. En outre, le PPE favorise la coordination entre services car il réunit l'ensemble des acteurs qui vont intervenir auprès de l'enfant et de sa famille. Ce projet doit aussi garantir qu'il n'y ait pas de ruptures répétées dans la vie de ces enfants ». Or, dénonce le Défenseur des droits, « un certain nombre d'entre eux sont pris en charge sans que soit élaboré un véritable projet de vie ».

La nouvelle proposition de loi sur la protection de l'enfance, qui a été adoptée à la mi-mars au Sénat, sera examinée à partir du 12 mai à l'Assemblée nationale. Elle propose également de réhabiliter ce document comme un instrument central « au service de l'intérêt supérieur du mineur ».

JCC

(Source : Défenseur des droits)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Protection de l'enfance

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