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Actualités des droits de l'enfant

France : le parlement des enfants adopte un projet de loi relatif à la protection des enfants sur Internet

Pour la seconde année consécutive, le Parlement des enfants a voté courant mai par voie électronique pour la meilleure proposition de loi en faveur des droits de l’enfant. Droit d'expression, protection vis-à-vis des vidéos sur internet, information des parents sur les droits de l'enfant ou encore implication dans le développement durable sont les propositions émanant de 577 classes, représentant toutes les circonscriptions.

395 classes ont voté pour l'une des quatre propositions de loi finalistes (voir article précédent) :

  • 30 voix sont allées à la proposition de loi visant à donner à tous les enfants le droit de s'exprimer et, ainsi, de participer à l'amélioration du vivre ensemble à l'école, présentée par les élèves de la classe de CM2 de l’école élémentaire Maxime Duruthin de Fussy (Département du Cher, Académie d’Orléans-Tours)
  • 163 voix sont allées à la proposition de loi visant à protéger les enfants des images et vidéos qui sont sur internet, présentée par les élèves de la classe de CM2 de l’école élémentaire Pelleport de Paris (Académie de Paris)
  • 144 voix sont allées à la proposition de loi visant à mieux informer les parents des droits de l'enfant, présentée par les élèves de la classe de CM1/2 de l’école primaire Robert Doisneau de Ruelle (Département de la Charente, Académie de Poitiers)
  • 58 voix sont allées à la proposition de loi visant à permettre l’information et l’implication des élèves d’aujourd’hui en matière de développement durable et ses conséquences pour demain, présentée par les élèves de la classe de CM2 de l’école Sainte Croisine de Saint-Pierre (Saint-Pierre-et-Miquelon)

C'est donc la proposition de loi de Paris visant à protéger les enfants des images et vidéos qui sont sur internet qui a remporté le plus grand nombre de suffrages des enfants.

Cette proposition de loi devrait être présentée à la rentrée au Parlement des adultes.

Depuis 1994, quatre lois proposées par le parlement des enfants sont devenues des lois de la république. La première, concerne les fratries d’enfants adoptés. La seconde porte sur les droits de l’enfant orphelin face au conseil de famille. La troisième interdit l’achat par le service public de fournitures fabriquées par des enfants dans les pays où leurs droits ne sont pas respectés. La quatrième vise à améliorer la détection des enfants maltraités.

JCC

(Source : Assemblée Nationale)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Parlement des enfants

France : le pays épinglé par l’ONU pour violation des droits des enfants autistes

L’association « Autisme France » a rédigé un rapport sur la situation des enfants autistes et l’a remis au Comité des Droits de l'Enfant de l’ONU, pour dénoncer les violations des droits des enfants autistes. L'ONU a relayé la liste des violations constatées. Le Comité des Droits prie donc la France de s'expliquer sur les discriminations et maltraitances subies au titre du handicap de manière générale et parce que ces enfants sont autistes.

La France devra donc fournir des explications sur la maltraitance institutionnelle, ses efforts limités en matière de désinstitutionalisation, sa politique de placement des enfants sans leur consentement. En outre, elle va devoir justifier son absence d'efforts pour mettre aux normes sa politique de l'autisme: diagnostic et intervention précoces n'existent toujours pas, les interventions comportementales recommandées par la HAS (Haute autorité de santé) n'existent qu'à doses homéopathiques ou restent aux frais des familles.

Un avertissement important pour la France qui maltraite officiellement les enfants autistes dans un silence généralisé.

JCC

(Source : ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Autisme

Israël : le pays épinglé par l’ONU sur le sort des enfants palestiniens durant la guerre de Gaza

La commission indépendante chargée par l'Organisation des Nations Unies (ONU) d'enquêter sur le déroulement de l'opération « bordure protectrice » , du 7 juillet au 26 août 2014 dans la bande de Gaza, indique avoir recueilli « des informations substantielles mettant en évidence de possibles crimes de guerre commis à la fois par Israël et par les groupes armés palestiniens ».

Les auteurs du rapport d'enquête rappellent que les factions armées palestiniennes ont tiré de manière indiscriminée 4 881 roquettes et 1 753 obus de mortier en direction d'Israël durant les 51 jours de guerre, terrorisant la population, tuant six civils et en blessant plus de 1600. Ils dénoncent aussi l'utilisation de 14 tunnels offensifs creusés pour permettre des incursions militaires sur le sol israélien. « La présence de ces infrastructures a traumatisé les civils israéliens, qui ont eu peur de pouvoir être attaqués à tout moment par des hommes armés venus du sous-sol », précise le rapport.

Mais c'est incontestablement à l'armée et aux dirigeants israéliens que la commission d'enquête réserve ses flèches les plus acérées. Elle condamne notamment l'« usage intensif d'armes conçues pour tuer et blesser sur un large périmètre». «Bien qu'elles ne soient pas illégales, leur utilisation dans des zones densément peuplées a rendu hautement probable la mort indiscriminée de civils et de combattants », écrivent les auteurs. Ils soulignent que 142 familles ont perdu au moins trois de leurs membres dans ce type de frappes. Au total, la commission affirme que 1 462 civils Palestiniens, dont 551 enfants, ont trouvé la mort durant ce conflit.

De son côté, Monsieur Ban Ki-Moon, le secrétaire général des Nations Unies, a critiqué Israël au sujet des enfants tués lors de la guerre de Gaza et il a appelé le pays à prendre des mesures urgentes afin de ne pas causer d'autres morts.

Il a également exhorté Israël à revoir ses politiques et respecter les mesures de sécurité propres aux hôpitaux et écoles.

JCC

(Source : ONU - Photo : UNICEF/Alessio Romenzi)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre

France : un nouvel espoir pour les enfants « disparus de l’Isère »

Les familles des « disparus de l’Isère » sont satisfaites. En effet, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble (Isère) a fait savoir, par communiqué de presse, qu’elle procédait à un supplément d’information dans trois affaires : les disparitions de Ludovic Janvier, en 1983, à Saint Martin d'Hères et de Charazède Bendouiou, en 1987, à Bourgoin-Jallieu, ainsi que la tentative d'enlèvement de Gregory Dubrulle, laissé pour mort en 1983 dans l'agglomération grenobloise. Fin 2014, trois non lieux avaient été rendus dans ces dossiers.

Le 3 juin dernier, les trois familles avaient donc réclamé la réouverture de ces trois dossiers. Et aujourd’hui, deux magistrats instructeurs ont été nommés.

Selon ce communiqué, « Il s’agit de relancer des analyses très pointues : des vérifications à effectuer, des pistes à explorer, des véhicules à rechercher, des personnes à réentendre, des témoignages extrêmement importants à exploiter ou encore des rapprochements à effectuer. Il s’agit d’éléments concrets, et non pas d’un subterfuge dans le seul but de maintenir ces dossiers en vie. Du travail important reste à réaliser dans chacun de ces trois dossiers ».

Reste à savoir quels moyens seront mis à disposition des magistrats pour procéder à de nouvelles investigations.

JCC

(Source : communiqué CA Grenoble)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants disparus et recherchés

Monde : le suicide des adolescents, un fléau mondial

Chaque jour dans le monde, on enregistre 1 200 cas de suicide de jeunes adolescents. Ainsi, chaque année se sont plus de 450.000 jeunes qui mettent fin volontairement à leur vie à travers le monde. Et c’est dans les pays les plus développés d'Europe et d'Amérique du Nord que le phénomène est le plus prégnant. Il est également enregistré chaque jour, à travers le monde, 8 500 tentatives de suicide touchant uniquement les adolescents. De ce fait, le suicide constitue la deuxième cause de décès chez les adolescents après les accidents de la circulation.

Le conflit familial est le motif le plus fréquemment rapporté par les jeunes qui ont fait une tentative de suicide (72%). Dans 23% des cas, il s'agit d'une récidive. La majorité des adolescents n'ont consulté qu'une seule fois un psychiatre ou un psychologue.

Selon une étude récente, « l'adolescence est une période de grande vulnérabilité et les facteurs de risques familiaux ne sont pas à négliger. C'est le cas de l'existence d'une psychopathologie parentale dont l'alcoolisme, la dépression chronique, la maladie mentale, le comportement suicidaire, la violence entre parents ou entre parents et enfants, les abus sexuels, la dissociation familiale et la faible qualité des relations entre les parents et leurs enfants», Mais certains adolescents sont également victimes de troubles psychiatriques, de dépression, de comportements violents.

Enfin, une déception amoureuse est également un des principaux facteurs de risque.

JCC

Pour en savoir plus : conduites-suicidaires.com

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - suicide de l'enfant

Monde : l’enfer pour 60 millions de réfugiés

Nous assistons à la pire crise de réfugiés de notre histoire. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants luttent pour survivre face à des guerres terribles, des dictateurs sanguinaires, des problèmes climatiques, des réseaux de trafiquants d’êtres humains et des gouvernements qui privilégient leurs intérêts politiques au détriment de la compassion humaine.

Et les chiffres sont terribles :

  • Un million de réfugiés climatiques ayant désespérément besoin d’être réinstallés.
  • Quatre millions de réfugiés syriens luttant pour survivre en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et en Égypte.
  • Plus de trois millions de réfugiés en Afrique subsaharienne, dont un petit nombre seulement se voit proposer des places de réinstallation depuis 2013.
  • 3 500 personnes mortes noyées en tentant de traverser la Méditerranée en 2014 ; 1 865 depuis le début de l’année 2015.
  • 300 personnes mortes dans la mer d’Andaman au cours du premier trimestre 2015 en raison du manque de nourriture, de la déshydratation et des violences commises par les équipages des bateaux.

Les trois pays dont la population est la plus affectée sont la Syrie (7,6 millions de déplacés internes et 3,88 millions de réfugiés fin 2014), l’Afghanistan (au total 2,59 millions de personnes) et la Somalie (au total 1,1 million).

Le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) recense au total 60 millions de déracinés dans le monde.

Parmi eux, des centaines de milliers d’enfants.

Certains les comparent à de grosses fuites d’eau, d’autres à des flots, des tsunamis, d’autres encore à des hordes d’envahisseurs. Des murs se construisent en Hongrie et en méditerranée. Des clôtures s’érigent un peu partout dans le monde et, quand ils arrivent à passer, ils sont chassés impitoyablement à coup de matraques. Une grande partie du monde et ses dirigeants semblent oublier, que derrière le terme de « migrants », il y a des êtres humains : des hommes, des femmes et des enfants.

En cette journée mondiale des réfugiés, il serait temps que les gouvernements du monde entier se mobilisent et veillent à ce que personne ne perde la vie en tentant de se mettre en sécurité. Ils doivent offrir un abri sûr aux réfugiés désespérés, créer un fonds mondial pour les réfugiés et prendre des mesures concrètes pour lutter contre les réseaux qui se livrent à la traite d’êtres humains.

Il est temps que les dirigeants du monde renforcent la protection des réfugiés. Ils éviteront ainsi de se rendre complices de cette tragédie pourtant évitable et dont ils sont, en grande partie, responsables.

JCC

(Sources : Amnesty International et HCR)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Réfugiés

Monde : un guide pour lutter contre le travail des enfants dans l'agriculture

L’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans un guide rendu public en début de semaine, souligne la nécessité d'inclure des mesures de lutte contre le travail des enfants dans les programmes de développement agricole et rural, notamment ceux concernant les agriculteurs familiaux.

« Si les programmes de soutien aux agriculteurs familiaux ou d'accroissement de la production alimentaire locale comprennent des composantes pour affronter le problème du travail des enfants dans l'agriculture, ils sont parfois muets sur le sujet et peuvent même contribuer au problème lorsque l'amélioration des capacités de production conduit à une augmentation de la demande de main-d'œuvre que l'on cherche à compenser par le travail des enfants », relève la FAO.

En outre, beaucoup de programmes de développement agricole ne surveillent pas ou n'évaluent pas l'impact qu'ils ont ou peuvent avoir sur le travail des enfants.

Le nouveau guide de la FAO est conçu pour combler ces lacunes, tout en précisant qu'au plan mondial, un grand nombre d'enfants sont impliqués dans les travaux agricoles.

100 millions d'enfants dans le monde sont concernés par un travail intensif dans l’agriculture

Le Manuel de suivi et d'évaluation du travail des enfants dans l'agriculture (Handbook for monitoring and evaluation of child labour in agriculture) de la FAO, élaboré en partenariat avec l'Université Humboldt de Berlin, offre des outils pratiques pour la recherche et la collecte de données en vue d'évaluer le travail des enfants dans l'agriculture et l'impact que les différents types de programmes de développement peuvent avoir.

Il encourage également l'identification et l'utilisation de bonnes pratiques pour épargner aux enfants de devoir travailler à la ferme au lieu d'aller à l'école.

Le guide prodigue enfin des conseils pratiques sur la façon de recueillir les informations permettant de suivre l'impact du travail des enfants sur leurs performances scolaires et leur santé.

Ce manuel est destiné à être utilisé par les organisations agricoles, les ONG, les organisations internationales, les ministères de l'agriculture, les décideurs et autres acteurs impliqués dans les programmes de production agricole, pêche, aquaculture, sylviculture ou élevage.

JCC

(Source et photo : FAO)

Pour en savoir plus : site de la FAO

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

Une ambiance délétère. La kermesse annulée. Des enseignants qui dénoncent une ingérence des parents et qui utilisent leur droit de retrait en ne faisant pas cours. Au final, une plainte contre X déposée par l'inspectrice d'académie.

Voilà la chronique du racisme ordinaire qui sévit actuellement à l'école élémentaire de Prunelli-di-Fium'Orbu en Corse.

A l'origine de cette lamentable histoire, une simple chanson, celle de John Lennon « Imagine », dont les couplets, qui devaient être interprétés par les enfants lors de la kermesse de fin d'année, ont été traduits en anglais, corse, français, espagnol et arabe.

C'est cette dernière langue qui n’a pas plu à certains parents. En effet, déplorant l'idée de faire chanter les enfants en arabe, ils ont menacé de perturber le déroulement de la kermesse si le projet était maintenu. Des graffitis racistes ont été tracés à la peinture rouge devant l'école et les institutrices menacées dans leur intégrité physique.

Une instruction judiciaire a été ouverte en raison de « pressions exercées sur les enseignantes » et de « déchaînements sur les réseaux sociaux ».

Et les enfants ? Ces parents ont-ils pensé à leurs enfants ? Dans l’école de la République, sensée faire acquérir à tous les élèves le respect de l’égale dignité des êtres humains, de la liberté de conscience et de la laïcité, des enfants ont été pris en otage par la bêtise de leurs parents.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Racisme

France : près de 300 000 enfants bénéficient d’une mesure de protection

L’Observatoire national de l’enfance en danger (ONED) vient de publier son 10ème rapport annuel. L’organisme poursuit ainsi le travail d’estimation du nombre de mineurs et de jeunes majeurs concernés par une mesure de protection de l’enfance au 31 décembre 2012. À cette date, près de 300 000 jeunes faisaient l’objet d’au moins une mesure en protection de l’enfance dans la France entière.

Parmi les mineurs confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE), 52 % sont placés en familles d’accueil, 39 % en établissements, 4 % sont autonomes et 5 % bénéficient d’un autre mode d’hébergement. Les mineurs font également l’objet de mesures en milieu ouvert (53 %). Pour l’ensemble des 0-20 ans, 73 % des mesures sont prononcées sur décisions judiciaires, 27 % sur décisions administratives.

Au 31 décembre 2012, des disparités perdurent dans les niveaux de prise en charge des mineurs et des jeunes majeurs entre les départements. Ainsi, le taux estimé de prise en charge des mineurs varie, fin 2012, de 10,5 pour 1 000 à 38,4 pour 1 000, avec une valeur médiane estimée à 20,8 pour 1 000. Les départements des Yvelines, de Haute-Savoie, du Val-de-Marne, de Guyane et du Val-d’Oise enregistrent les taux de prise en charge des mineurs les plus faibles. À l’inverse, des taux de prise en charge supérieurs à 30 pour 1 000 sont observés dans les départements des Hautes-Pyrénées, du Nord, de la Creuse, du Calvados, de Haute-Saône, de la Nièvre, des Ardennes et du Cantal. Dans le même temps, le taux estimé de prise en charge des jeunes majeurs varie de 1,1 pour 1 000 à 33,1 pour 1 000, avec une valeur médiane estimée à 7,8 pour 1 000. Les taux de prise en charge des jeunes majeurs les plus faibles sont observés dans les départements du Haut-Rhin, de Haute-Savoie, de Moselle et de la Guyane, alors que les départements du Loiret, des Landes et de l’Aveyron affichent des taux de prise en charge supérieurs à 20 pour 1 000. Pour mémoire, la quasi-totalité des mesures de protection de l’enfance est financée par les conseils départementaux.

Un autre chapitre de ce rapport est consacré à l’analyse des schémas départementaux incluant la protection de l’enfance. Il fournit un état des lieux détaillé de la mise en place de ces schémas, tout en exposant les pratiques et les travaux des départements. L’Observatoire conclut en formulant des préconisations de réformes ou d’évolutions.

La quasi-totalité des mesures de protection de l’enfance est financée par les départements.

JCC

(Source : ONED)

Voir le rapport

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Afrique : l’enfer permanent pour des millions d’enfants

Aujourd’hui, c’est la journée de l’enfant africain. L’histoire de l’enfance africaine s’inscrit dans un long chemin fait de souffrances, de sacrifices, de vols de la vie, de viols des consciences, de tortures, de mensonges et de promesses reniées. Des bateaux négriers du 18e siècle aux navires de l’immigration clandestine, la conscience de l’enfant africain est morcelée dans une histoire ponctuée par le travail précoce, les violences sociales, les maladies émergentes et les guerres civiles.

Une journée de l’enfant d’un continent aux mille espoirs mais aussi aux mille maux. Car les violations des droits de l’enfant sont innombrables et prennent des formes multiples : meurtre ou mutilation ; recrutement ou emploi d’enfants soldats ; violences et mutilations sexuelles ; attaques dirigées contre des écoles ou des hôpitaux ; déni d’accès humanitaire aux enfants ; enlèvements.

Aujourd'hui, près de 47 % des Africains sont âgés de moins de 18 ans. En 2050, 40 % des enfants de moins de cinq ans dans le monde naîtront et vivront dans des villes africaines. Et dès la seconde moitié de ce siècle, l’Afrique aura la population d'enfants la plus élevée au monde, dépassant même le continent asiatique. Mais l'Afrique c’est aussi le continent le plus touché par le travail des enfants, avec 40 % d'enfants de 5 à 14 ans au travail. C'est le pourcentage le plus élevé au monde. C’est aussi le continent où on meurt jeune. Selon, l’UNICEF « plus de la moitié des enfants qui meurent à travers le monde aujourd'hui sont Africains ». La charte de l’Union africaine pour le bien-être des enfants, qui date de 1990, a mis l’accent sur des réalités spécifiques au continent que la Convention de l’ONU ne met pas suffisamment en exergue : la participation et l’enrôlement des enfants lors des conflits et des guerres, les enfants réfugiés ou déplacés du fait de ces mêmes conflits, la protection des filles violées, enceintes. Des réalités imposées par des groupes maffieux, terroristes qui attisent les différences de croyances, la faiblesse des états centraux manipulés par les grandes multinationales.

Cette Journée de l’Enfant Africain est un événement annuel qui commémore le massacre des enfants de Soweto de 1976 par le régime de l’apartheid. Les coalitions de l’action mondiale contre la pauvreté ont choisi cette occasion pour en faire la Journée Africaine du Bandeau Blanc et pour faire une demande régionale auprès des dirigeants des pays concernés afin qu'ils agissent immédiatement pour éradiquer la pauvreté extrême qui cause la mort d'un enfant toutes les 3 secondes en moyenne.

JCC

(Sources : UNICEF et journée mondiale.com)

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