Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Actualités des droits de l'enfant

Afrique du Sud : la difficile situation des enfants handicapés face à l’école

Près d’un demi-million d'enfants en situation de handicap sont exclus du système scolaire en Afrique du Sud, selon un rapport de l’ONG « Human Rights Watch » (HRW) rendu public la semaine dernière.

Selon le rapport de 94 pages, intitulé « Complicit in Exclusion : South Africa’s Failure to Guarantee Inclusive Education for Children with Disabilities » (Complices de l'exclusion : Absence d’éducation inclusive pour les enfants handicapés en Afrique du Sud), le droit à l'éducation dont devraient bénéficier les enfants et adolescents sud-africains en situation de handicap n’est pas respecté dans de nombreux cas. Selon le rapport. Les recherches menées par HRW dans cinq des neuf provinces du pays ont montré que les enfants handicapés doivent surmonter des obstacles physiques et comportementaux discriminatoires. Il s’agit d’une discrimination généralisée à leur encontre lors du processus d'inscription dans les écoles.

HRW demande au gouvernement sud-africain de « reconnaître que de nombreux enfants en situation de handicap sont privés d’une éducation de qualité et dans certains cas sont même totalement exclus du système scolaire et d’accorder la même importance à tous les enfants au sein du système scolaire. »

Bien que le gouvernement affirme avoir œuvré pour que tous les jeunes enfants sud-africains soient inscrits dans des écoles primaires, conformément à l’un des Objectifs du Millénaire pour le développement formulés par les Nations Unies, HRW a constaté que de nombreux enfants handicapés ne sont pas scolarisés dans plusieurs régions du pays.

Le gouvernement devrait veiller à ce que tous les enfants et adolescents sud-africains en situation de handicap puissent bénéficier d'une éducation de qualité, tout comme les autres enfants de ce pays, selon HRW.

JCC

(Source : HRW)

Voir le communiqué de HRW (en anglais)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat -

Burkina Faso : le mariage forcé des enfants, un phénomène grandissant

Le phénomène des mariages forcés et/ou précoces reste une réelle préoccupation au Burkina Faso et particulièrement dans la région des Hauts-Bassins. Les chiffres, fournis par services de l’Action sociale, indiquent qu’en 2014, ce sont 116 cas de mariages forcés et 413 cas de conflits conjugaux qui ont été enregistrés. Les chiffres du premier semestre de 2015 sont aussi alarmants. La direction provinciale de l’Action sociale et de la solidarité nationale du Houet a déjà répertorié 48 cas de mariages forcés. Le phénomène prend donc une envergure inquiétante.

Les causes du mariage forcé/précoce sont surtout liées à la pauvreté et à des coutumes encore bien enracinées.

Aujourd'hui dans le monde, 700 millions de femmes ont été mariées avant l’âge de 18 ans et 150 millions de garçons. Un enfant sur trois vit en Inde, deuxième pays le plus peuplé de la planète. En pourcentage de la population, les cinq pays les plus touchés sont le Niger, le Tchad et la République centrafricaine, le Bangladesh et le Mali. La tendance générale est à la baisse, surtout en ce qui concerne les enfants de moins de 15 ans.

Ce n’est pas le cas du Burkina Faso. C’est pourquoi, le gouvernement Burkinabé, avec le soutien de l’UNICEF, a initié une campagne de plaidoyer et de sensibilisation afin de venir à bout du phénomène.

JCC

(Source : Le Faso.net)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés

France : l’efficacité du plan Alerte enlèvement

Retour sur le plan « Alerte enlèvement » après l’enlèvement de Rifki, âgé de 4 ans, par un homme hébergé dans la même maison que les parents du garçon. L’enfant a été retrouvé sain et sauf ce dimanche après-midi grâce à la mise en œuvre de ce plan.

Depuis son adoption en France en 2006, c'est la 16ème fois que le plan « Alerte enlèvement » est déclenché. Et jusqu'à présent, 100 % des enfants soustraits à leurs parents ont été retrouvés.

Inspiré du système américain « Amber Alert », créé en 1996 au Texas après l'enlèvement de la petite Amber Hagerman, le dispositif consiste à lancer l'alerte le plus tôt possible en cas de rapt d'enfant et à la diffuser par tous les canaux disponibles : chaînes de télévision, radios, sites internet, panneaux de signalisation urbains, mais aussi réseaux de la SNCF et de la RATP. L’alerte est même diffusée dans les 22 000 bornes automatiques de jeux situées dans les tabacs et cafés de France. De plus, avec l'arrivée des réseaux sociaux et des smartphones, les particuliers peuvent de plus en plus facilement relayer l'information. Cela ajoute à l'efficacité du plan.

Les premières heures suivant la disparition sont en effet décisives : une étude réalisée aux États-unis a mis en évidence que sur 621 enlèvements d'enfants qui se sont terminés par un homicide, 44% des enfants ont été tués dans la première heure, 74% dans les trois heures et 91% dans les 24 heures suivants l'enlèvement.

La décision de déclencher le plan « Alerte enlèvement » est prise par le Procureur de la République en étroite concertation avec les enquêteurs et après que le ministère de la justice ait été consulté.

Ce dimanche, c'est une voyageuse d'un TGV entre Paris et Bordeaux qui a repéré Rifki et son agresseur présumé. Lors d'un arrêt en gare, les gendarmes sont montés à bord. Ils ont alors pu interpeller le suspect et rendre le garçon à ses parents.

JCC

Pour en savoir plus : www.droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Alerte enlèvement

France : le petit Rifki retrouvé sain et sauf

L'alerte enlèvement a, une fois de plus, prouvé son efficacité. Le Procureur de la République vient de confirmer que le petit Rifki, quatre ans, a été retrouvé, sain et sauf, ce dimanche en gare de Libourne (Gironde). Son ravisseur présumé a été interpellé alors qu'il se trouvait avec le garçonnet d'origine comorienne dans un TGV.

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Alerte enlèvement

France : Alerte enlèvement

Une alerte enlèvement a été lancée ce dimanche 16 août après la disparition d'un enfant de 4 ans hier à Rennes (Ille-et-Vilaine). Agé de 4 ans, Rifki a été enlevé vers 14 heures, place de la Mairie. « D'origine comorienne, il a la peau noire, et les cheveux courts. Il est vêtu d'un pantalon, d'un tee-shirt et d'un blouson, l'ensemble de couleur noire, et chaussé de baskets rouges et blanches », Par ailleurs, il porte une casquette avec une tête de mort et présente une « excroissance sur l'oreille droite ».

Le suspect, un certain Ahmed, « est de couleur noire, 25 ans environ, 1 M 70 , corpulence mince, avec les cheveux en crête, vêtu d'un jean avec un dessin de lion sur la poche arrière et la jambe gauche, et d'un blouson marron à manches courtes ».

Si vous localisez l'enfant ou le suspect, n'intervenez pas vous-mêmes. Appelez immédiatement le 0800.358.335 ou envoyez un courriel à alerte.enlevement@interieur.gouv.fr.

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Alerte enlèvement

Iran : un jeune délinquant, mineur au moment des faits, risque d’être exécuté

En Iran, on assiste actuellement à une inquiétante accélération des exécutions, en particulier pendant les semaines qui ont suivi l’accord nucléaire conclu entre le pays et les six puissances mondiales.

A titre d’exemple, Salar Shadizadi, aujourd’hui âgé de 24 ans, devait être pendu le samedi 1er août après qu’il a été déclaré coupable du meurtre d’un de ses amis en 2007. Il avait 15 ans au moment des faits. Devant la mobilisation internationale, l’exécution a été reportée.

La probable exécution de Salar Shadizadi va à l’encontre du droit international. Amnesty International demande aux autorités iraniennes d’abandonner leur projet d’exécution et veiller à ce que la peine de mort de Salar Shadizadi soit commuée en peine d’emprisonnement.

L’exécution de personnes mineures viole le droit international. Bien que l’Iran ait ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, des jeunes délinquants(es) sont toujours et encore exécutés(es) . Entre 2005 et 2014, au moins 72 jeunes délinquants(es) ont été exécutés(es) et au moins 160 autres attendent dans le couloir de la mort. Pour rappel, l’Iran a ratifié la convention internationale des droits de l’enfant le 13 juillet 1994.

Dans un communiqué, la France se dit « préoccupée par les informations faisant état de l’exécution imminente du jeune Salar Shadizadi, qui était mineur au moment des faits qui lui sont reprochés ». Elle rappelle « son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances ».

L'Iran se classe au deuxième rang des pays pratiquant le plus la peine de mort, avec au moins 800 exécutions en 2014, derrière la Chine (au moins 2.400) et devant l'Arabie saoudite (au moins 88), selon le dernier rapport annuel de l'association italienne « Nessuno tocchi Cain » (Que personne ne touche à Caïn) publié le 31 juillet.

Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies doit examiner la situation des droits de l’enfant en Iran en janvier 2016.

A ce jour, on ne sait pas si Salar a été exécuté.

JCC

(Sources : Amnesty International, France Diplomatie et NTC)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat -

RDC : le nombre d’enfants-soldats libérés est en forte hausse

En République Démocratique du Congo (RDC) se sont 567 enfants-soldats qui ont été libérés au cours des six premiers mois de l'année 2015, selon la « Monusco », la Mission des Nations unies en RDC. Ces enfants étaient aux mains des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Un chiffre en nette augmentation par rapport aux années précédentes, conséquence heureuse des opérations lancées par l'armée congolaise contre les rebelles Hutus rwandais.

A l'occasion d'une attaque, les enfants étaient kidnappés pour transporter un butin depuis leur village jusqu'à un camp FDLR. Une fois là-bas, ils étaient forcés à rester. Selon la « Monusco » depuis 2009, un tiers de ces enfants soldats avaient moins de 15 ans le jour de l'enrôlement. L'immense majorité est de nationalité congolaise et seulement 16 % sont considérés comme des combattants.

La plupart étaient utilisés comme porteurs, cuisiniers, gardes du corps ou bien encore pour récolter les taxes imposées par les rebelles dans les zones qu'ils contrôlent. Travail forcé, manque de nourriture et violences sexuelles sont aussi monnaie courante.

La plupart des enfants libérés ces derniers mois avaient été enrôlés courant 2014, preuve qu'à cette période-là, les FDLR continuaient bien à recruter, en dépit du programme de reddition volontaire initié par le gouvernement et les Nations unies.

JCC

(Source : RFI)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants soldats

Pakistan : viols de plusieurs centaines d’enfants

Le scandale est d’une ampleur sans précédent. D’après « The Nation », un quotidien local diffusé en anglais, près de quatre cents vidéos pédopornographiques ont été saisies dans le district de Kasur, mettant en scène environ 280 mineurs, âgés pour la plupart de moins de 14 ans et originaires du village de Hussain Khan Wala. Des faits qui se seraient déroulés entre 2006 et 2014.

Les enfants y sont filmés en train d’être violés par un ou plusieurs hommes ou contraints à des rapports sexuels entre eux. Une enquête judiciaire a été ouverte, et douze personnes ont été arrêtées par la police. Dix ont été identifiées à partir d’une trentaine de vidéos et vingt-cinq en tout sont soupçonnées d’être impliquées dans l’affaire.

D’après plusieurs témoignages, les coupables présumés essayaient d’extorquer de l’argent aux parents de leurs victimes, menaçant, en cas de refus, de vendre localement ces vidéos infamantes au prix modique de 40 roupies (0,30 euro).

Dans un rapport initial sur cette affaire, la police avait conclu que les accusations d’abus étaient « sans fondement ». Une thèse combattue par les avocats des victimes, qui reprochent aux forces de l’ordre d’avoir longtemps fermé les yeux et d’être de connivence avec les agresseurs.

« The Nation » va plus loin encore, accusant un élu local du PML-N (Pakistan Muslim League-Nawaz) d’avoir fait pression sur les policiers pour qu’ils relâchent le principal suspect. Un pot-de-vin de 5 millions de roupies aurait été versé pour sa libération.

Le scandale a été mis au jour mardi 4 août après une manifestation réclamant la justice pour les victimes, réunissant quatre mille personnes. Depuis, l’affaire a pris une dimension nationale. C’est le « plus grand scandale d’abus sur des enfants de l’histoire du Pakistan », selon le Premier Ministre.

Selon l’ONG « Sahil », l’une des principales organisations locales de défense des droits de l’enfant, plus de 3 500 affaires de ce type ont été recensées l’an dernier, mais le chiffre réel s’éleverait aux environs de 10 000.

JCC

(Sources : The Nation et Sahil)

Voir le site de SAHIL (en langue anglaise)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

Moyen-Orient : des enfants seraient vendus par DAECH à de riches pédophiles

C’est ce qu’affirme Zainab Bangura, l'envoyée spéciale de l'ONU contre la violence sexuelle dans les conflits. Elle indique avoir obtenu un document de DAECH (organisation armée terroriste islamiste), détaillant les prix fixes de vente des enfants et des femmes à des clients du Moyen-Orient.

Selon ce document, les petits garçons et les petites filles, âgés de 1 à 9 ans seraient vendus à environ 165 dollars chacun, les adolescents garçons et filles eux seraient vendus 124 dollars et les prix baisseraient encore plus si les femmes sont âgées de plus de 20 ans.

La responsable onusienne explique, dans un communiqué, que ses services sont au courant que DAECH fait commerce d’enfants et de jeunes femmes, vendus comme objets sexuels à de riches acheteurs du Moyen-Orient ou offert à prix bradés à ses combattants.

Selon elle, les premiers à se servir sont toujours les chefs du groupe terroriste : ils mettent la main sur les enfants et les jeunes femmes qu’ils désirent. Par la suite des offres sont ouvertes à de riches millionnaires du Moyen-Orient, pour acheter contre des milliers de dollars, les jeunes captifs. Les « invendus » sont offerts aux combattants du groupe, contre des prix bradés.

J’’ai déjà évoqué plusieurs fois sur ce blog l’horreur vécue par les enfants en Irak et en Syrie (voir article précédent). L’ONU apporte une nouvelle fois la preuve que les terroristes de DAECH se livrent à des crimes atroces.

JCC

(Source : ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie, enfants face à la guerre

France : un point sur l’allocation de rentrée scolaire 2015/2016

L’allocation de rentrée scolaire (ARS) aide les familles modestes dont les enfants, entre 6 et 18 ans, sont scolarisés dans les écoles, les collèges, les lycées ou les universités. Les apprentis sont également bénéficiaires de cette prestation.

Pour en bénéficier, il suffit d’avoir à charge un ou plusieurs enfants scolarisés ou apprentis, de 6 à 18 ans, et d’avoir des revenus de 2013 (avis d’imposition reçu en 2014) qui ne dépassent pas :

- 24 306 € pour 1 enfant ; 29 915 € pour 2 enfants ; 35 524 € pour 3 enfants.

- Cette somme est majorée de 5 609 € par enfant supplémentaire.

L’ARS vise les enfants nés entre le 16 septembre 1996 et le 31 décembre 2009 inclus. Les enfants plus jeunes déjà inscrits en cours primaire peuvent également en bénéficier.

Lorsque l’adolescent est apprenti, l’ARS n’est versée que si sa rémunération est inférieure à 885,81 € (55 % du Smic mensuels bruts sur 39 h).

Le montant de l’allocation dépend de l’âge de l’enfant. Cette année, elle s’élève à : 362,63 € de 6 à 10 ans ; 382,64 € de 11 à 14 ans ; 395,90 € de 15 à 18 ans.

Si les ressources du foyer dépassent légèrement le plafond applicable, une allocation réduite, calculée en fonction des revenus, pourra être accordée.

Ces montants sont valables partout en France (DOM et métropole).

Son versement intervient fin août pour les moins de 16 ans, dès réception du certificat scolarité ou d’apprentissage par la CAF (Caisse d’Allocation Familiale) pour les plus âgés.

JCC

(Source : CAF)

Pour en savoir plus ou demander l’ARS : site de la CAF

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - prestations enfants

Hébergé par Overblog