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Actualités des droits de l'enfant

Monde : journée mondiale du refus de la misère

C’est aujourd’hui la Journée mondiale du refus de la misère qui a été créée en 1987 suite à l'appel du Père Joseph Wresinski (Fondateur ATD Quart-Monde). Cette journée est officiellement reconnue par les Nations Unies depuis 1992. L'objectif était de « rendre honneur aux victimes de la faim, de la violence et de l’ignorance, pour dire leur refus de la misère et appeler l’humanité à s’unir pour faire respecter les Droits de l’Homme ». Depuis, chaque 17 octobre, tous ceux qui combattent la misère et l’exclusion se rassemblent dans le monde afin de témoigner de leur solidarité et de leur engagement.

La Journée mondiale du refus de la misère poursuit trois objectifs :

  • donner la parole aux plus démunis sur les conditions indignes qu'ils vivent, leurs résistances quotidiennes et leurs aspirations

  • mobiliser citoyens et responsables publics : en France en particulier, elle invite à comprendre comment chacun peut agir

  • constituer un point d'appui pour une lutte de fond contre la misère toute l'année

Le thème pour 2015 : « Construire un avenir durable : s'unir pour mettre fin à la pauvreté et à la discrimination ».

JCC

Voir le site dédié pour plus de renseignements et initiatives en régions et dans le monde

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Refus de la misère

France : des enfants manipulent des fusils d'assaut lors d’un atelier scolaire

C’est une photo parue dans la presse locale qui a déclenché la polémique. On y voit un groupe d’enfant d’une dizaine d’années, en position de tir, des fusils d’assaut en main. Cela s’est passé lors d’un « atelier découverte » dans une école de Flastroff (Moselle). L’atelier était animé par des réservistes du 40e Régiment de Transmission de Thionville.

Le militaire à l’origine de cette initiative n’aurait pas demandé l’autorisation pour mettre des armes entre les mains des enfants. Il se serait « laissé porter par l’enthousiasme des enfants ». Il précise que les munitions avaient été retirées des armes et que les enfants, âgés de 9 et 10 ans, n’avaient pas été exposés à une situation dangereuse.

Le commandant de la compagnie indique de son côté que des sanctions seront prises à l'encontre de l'officier en charge de cette action et de tous les responsables. De leur côté, le maire de la commune, comme le directeur de l'école, minimise la gravité des faits en « regrettant cette polémique ».

Quant à la manipulation des armes, le directeur de l'école a précisé qu'elle s'est faite sur « le parking immédiatement voisin de la cour de l’école et pas au sein de l’établissement proprement dit ».

A cette heure aucun parent n’a porté plainte.

Bref, des enfants manipulant des armes de guerre au sein d’une activité scolaire, cela n’a pas l’air de choquer les différents protagonistes. Il serait bon de leur rappeler que des photos représentant des enfants manipulant des fusils d’assaut sont généralement celles d'enfants soldats.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfance en danger

Côte d’Ivoire : Nestlé et 2 autres grands groupes industriels accusés de faire travailler des enfants

Les groupes Nestlé, Hershey’s et Mars sont visés par trois plaintes collectives (class actions) déposées à la fin de septembre en Californie auprès du cabinet juridique américain « Hagens Berman », spécialisé dans le droit des consommateurs. Motif de la plainte : la traite et le travail forcé des enfants dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire.

Ces trois firmes agroalimentaires importeraient du cacao en provenance de fournisseurs qui emploient des enfants parfois dans des conditions de travail dangereuses et pénibles. Les enfants transportent des charges lourdes, sont exposés à des substances toxiques, sont forcés au travail avec ses menaces physiques et sans aucune payes. Nombre de ces enfants seraient vendus par des trafiquants qui les enlèvent ou les achètent dans des pays voisins de la Côte d’Ivoire.

Les plaignants sont des consommateurs indignés d’apprendre que les sucreries qu’ils mangent étaient issues du travail des enfants.

Sur son site Internet, le groupe Nestlé se défend en assurant : « l’utilisation du travail des enfants dans notre chaîne d’approvisionnement du cacao va à l’encontre de l’ensemble de nos valeurs. Comme le souligne le rapport de la Fair Labor Association (FLA), aucune société s’approvisionnant en cacao en Côte d’Ivoire ne peut garantir que cela n’arrive pas, mais ce que nous pouvons dire que la lutte contre le travail des enfants est une priorité absolue de notre société ».

Comme dans tous les pays producteurs, l’usage du travail des enfants dans les plantations cacaoyères ivoiriennes est avéré. La Côte d’Ivoire est le premier pays producteur de cacao au monde et le premier pays à profiter de l’exploitation du travail des enfants.

Actuellement, on ignore encore le nombre d’enfants qui travaillent dans les plantations ivoiriennes de cacao, leur itinéraire, leur mode de recrutement, leurs conditions d’arrivée en Côte d’Ivoire lorsqu’il s’agit d’enfants de nationalité étrangère, la nature des liens qui les unissent à leurs employeurs, leur mode de rémunération, les conditions dans lesquelles ils travaillent dans ces plantations, etc. Il existe certes des études sur le trafic et l’exploitation des enfants en Côte d’Ivoire, mais aucune d’entre-elles ne traite de la question spécifique du travail des enfants dans les plantations cacaoyères.

Nestlé c’est entre autre : Lion, Crunch, Galak, Kitkat , Lanvin, Nuts, Smarties, Quality street, After Eight, etc…

JCC

(Sources : Hagens Berman, Nestlé et droitsenfant .fr- photo : FAO)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, exploitation des enfants

France : le parlement doit ratifier le 3ème protocole de la CIDE sans restriction

La France va bientôt ratifier le 3ème protocole additionnel de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE). Ce 3ème protocole, facultatif, permet une meilleure protection des droits fondamentaux des enfants, tels qu’ils ont été définis dans la CIDE. Il offre en particulier la possibilité d’un recours individuel des enfants devant le Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies, renforçant donc la prise en compte, en France, de la parole de l’enfant.

L’ONG DEI-France, dans un communiqué, appelle le parlement à ratifier ce texte sans restriction.

Pour mieux comprendre, voici le communiqué de DEI-France :

« Le gouvernement a déposé au Parlement, pour examen très rapide, un projet de ratification du 3è protocole additionnel à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (CIDE).

Ce nouveau protocole est destiné à améliorer l’effectivité du respect des droits de l’enfant par un processus de recours international au Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, en cas de violation d’un droit par l’Etat.

Alors qu’à DEI-France, avec d’autres, nous attendions ce moment depuis plus de 3 ans, nous constatons que les conditions envisagées pour cette ratification sont inadmissibles car elles videraient en partie de sa substance le protocole et priveraient les enfants, dans de nombreuses situations, des effets bénéfiques qui en sont attendus.

Nous appelons les parlementaires à exiger, par amendement du projet de loi, que la ratification intervienne sans aucune déclaration interprétative ni réserve venant en limiter la portée.

Nous leur rappelons qu’ils ont l’obligation (art 3 al 1 de la CIDE) d’avoir comme considération primordiale dans leurs débats l’intérêt supérieur et le respect des droits des enfants, avant toute considération de protection du système judiciaire, administratif ou politique français.

La France va être auditionnée en janvier prochain par le Comité des droits de l’enfant : le fait de ratifier le 3è protocole avec les déclarations proposées dans l’étude d’impact du projet de loi aurait immanquablement un effet désastreux et notre pays, après avoir traîné 3 ans pour se décider à ratifier, se discréditerait gravement aux yeux de la communauté internationale. »

JCC

(Source : DEI-France)

Voir le texte intégral du 3ème protocole sur www.droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - convention droits enfant

France : un enfant retrouvé 3 ans après son enlèvement

Un homme a été arrêté et inculpé hier à Mulhouse (68), dans l'est de la France, pour avoir séquestré pendant trois ans à son domicile son fils aujourd'hui âgé de 8 ans, afin de le soustraire à sa mère qui en avait la garde.

La police niçoise était à ses trousses depuis 2012. Le petit garçon, très perturbé, a été retrouvé par les enquêteurs dans un état de santé déplorable, avec des morsures de punaises et des lentes dans les cheveux. Il n'a jamais été scolarisé. Son seul lien avec le monde extérieur, depuis trois ans, était une chaîne de télévision pour enfants.

Père et fils étaient introuvables depuis trois ans. Mais la police a retrouvé leur trace dernièrement à Mulhouse, grâce à la géolocalisation du téléphone portable du père.

L’enfant a été placé dans une unité médicale spécialisée, en attendant de pouvoir retrouver sa mère.

Poursuivi pour enlèvement et séquestration, le père, âgé de 37 ans, encourt 30 ans de réclusion.

JCC

(Source : France Inter)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants disparus et recherchés

Voilà une campagne choc de sensibilisation qui a été lancée hier à l’initiative de quatre familles dont les enfants sont partis en Syrie. La campagne, soutenue par le ministère de l’Intérieur, tient en quatre spots pour éviter de nouveaux départs pour le jihad. Plus de 500 Français, souvent mineurs, sont actuellement en Syrie. Plus de 100 autres y sont morts.

Ces parents n'ont pas vu la « transformation » de leurs enfants, qui, manipulés de loin par les réseaux extrémistes, ont décidé de partir pour le jihad. Car c'est bien de cela dont il s'agit : de la manipulation mentale à distance, par internet. Les recruteurs emploient exactement les mêmes méthodes que les gourous des grands mouvements sectaires. Tantôt ils jouent sur le registre : « tu n'es rien ici, tu ne seras jamais rien, et là-bas tu seras tout », tantôt ils appuient sur la fibre humanitaire « là-bas, tu sauveras des enfants », avant petit à petit de couper ces jeunes de leur entourage et en premier lieu, de leurs parents. Tout est fait pour que cette « conversion » soit masquée. Un engrenage parfaitement rodé, qui ne cesse de faire des victimes.

Chacun des quatre clips rappelle le numéro vert, mis en place en avril 2014 par le Ministère de l’Intérieur, pour signaler des cas de radicalisation.

Ce numéro est le 0 800 005 696. En plus d’un an, il a permis de recueillir plus de 3.000 signalements.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - initiatives, Embrigadement

France : 8 à 12 000 enfants Roms vivent dans des bidonvilles

Le Collectif national Droits de l’homme (CNDH) Romeurope estime dans son dernier rapport, publié le 23 septembre 2015, que « depuis la résurgence des bidonvilles il y a 25 ans, les politiques publiques à l’égard de leurs habitants sont désastreuses ».

Romeurope veut tout particulièrement attirer l’attention sur la situation des enfants, qualifiée de « critique ». Le rapport dénonce « les refus de scolarisation, l’absence de protection de l’enfance en danger et des mineurs victimes d’exploitation ». Selon Romeurope, « ils sont, pour la grande majorité d’entre eux, nés en France et n’ont pas de lien avec le pays de leurs parents ».

Romeurope souligne également le manque de chiffres, ne pouvant donc ne donner qu’une estimation du nombre d’enfants vivant dans des squats ou bidonvilles, entre 8 et 12 000. Selon l’organisation « les mairies ne respectent pas le code de l’éducation qui les oblige pourtant à un recensement de tous les enfants de leur territoire en âge d’être scolarisés » . Romeurope rappelle en outre les cas de refus de scolarisation, sur décision du maire, et dénonce « une méthode plus insidieuse » qui consisterait à placer les enfants sur liste d’attente ou d’arguer de la difficulté à ouvrir des classes spécialisées pour élèves ne maitrisant pas la langue françcaise.

Pour défendre le cas d’enfants confrontés à des refus de scolarisation, Romeurope se félicite de l’engagement du Défenseur des droits, « même s’il s’agit de résolution au cas par cas ».

Le collectif entend interpeller prochainement l’Association des maires de France sur cette question.

JCC

(Source : Romeurope)

Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination

France : le défenseur des droits s’engage pour les enfants hospitalisés

Il y a quelques jours, j’écrivais un billet sur la charte des enfants hospitalisés (voir article précédent). Dans le même temps, le Défenseur des droits a été alerté par des associations intervenant dans le domaine de l'enfance, sur des difficultés que rencontrent certains mineurs lors de leurs hospitalisations ainsi que leurs parents. Le Défenseur des droits a mis ainsi en place un groupe de travail, « Enfance et Hôpital », comprenant des associations, des pédiatres et la fédération hospitalière de France. Ce groupe du travail a identifié un certain nombre d'insuffisances, d'obstacles et de dysfonctionnements qui requièrent l'intervention des pouvoirs publics et de la fédération hospitalière de France.

Suite à ces travaux et après consultation du collège compétent en matière de défense et promotion des droits de l'enfant, le Défenseur des droits a adressé des recommandations au Premier Ministre, à Marisol Touraine(Ministre de la santé) et aux fédérations hospitalières publiques et privées.

Les recommandations sont les suivantes :

- L'élaboration d'une politique publique transversale à l'égard des enfants et des adolescents;

- L'amendement de l'article 5 de la circulaire 83-24 du 01 août 1983 qui limite et réduit la participation des parents des enfants hospitalisés;

- L'organisation d'un véritable accueil des parents et/ou des représentants légaux des enfants au sein des hôpitaux;

- Garantir la prise en charge des enfants et des adolescents dans des services dédiés et ce jusqu’à l'âge de 18 ans;

- Garantir une meilleure prise en charge de la douleur, notamment par une formation continue du personnel;

- Améliorer l'accès à l'information et aux droits délivrés aux enfants et aux adolescents;

- Développer des lieux d'expression des enfants et des adolescents hospitalisés.

JCC

(Source : Défenseur des droits)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat -

France : une conférence pour décrypter les droits des enfants

L'association de recherche de Castillon organise une conférence /débat sur la protection de l'enfance. Elle sera animée par Jean-Pierre Rosenzweig (ancien juge pour enfants de Bogigny en Seine-Saint-Denis et président du Bureau international des droits de l'enfance). Le magistrat honoraire posera la question : « Protection de l'enfance, c'est quand qu'on va où ? »

Lors de cette conférence seront abordés notamment, les dispositifs de la loi de 2007 réformant la protection de l'enfance (la nouvelle autorité parentale, la subsidiarité de l'action judiciaire), la réforme de l'ordonnance de 45 (la capacité de discernement, l'excuse de minorité, les peines planchers), les mineurs isolés étrangers (la circulaire Taubira et le dispositif de mise à l'abri, d'évaluation et d'orientation, la preuve de l'identité), les mutilations sexuelles sur l'enfant, et la question « Quels nouveaux droits pour les enfants ? »

Seront également abordées, la question de la sortie du dispositif ASE (Aide sociale à l’Enfance) des jeunes majeurs et de la MECS-SI (maison d'enfants à caractère social avec soins intégrés) comme réponse à la problématique des « incasables ».

JCC

Vendredi 9 octobre 2015, de 8 h 45 à 13 heures
Cinéma « Mega-CGR » de Tarnos (Landes)
Entrée : 5 euros (étudiants : 2 euros).
Réservation par mail à mailcontact@arc40.
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Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat -

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