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Actualités des droits de l'enfant

Monde : toujours plus de violence envers les filles

Hier, c’était la journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes et aux filles. Elle rappelle symboliquement que les violences contre les femmes n'ont pas de frontières. Viols, crimes d'honneurs, mutilations sexuelles ou infanticides : partout dans le monde, le corps des femmes et des filles paie le prix lourd, même si les formes dominantes de violences varient selon les territoires. Moins visibles mais tout aussi prégnantes, d'autres menaces pèsent sur la vie sociale et psychologique des femmes et des filles, de l'insulte sexiste à l'interdiction d'aller à l'école ou d'utiliser un moyen de contraception.

L’occasion également de rappeler que dans de nombreux pays, les filles sont les premières victimes du non-respect des droits de l’enfant et les dernières à avoir accès à l’éducation.

Quelques chiffres :

* Le travail domestique touche 11,3 millions de filles dans le monde.

* 35% des femmes et filles sont exposées à une forme de violence physique et/ou sexuelle au cours leur vie et 7 femmes sur 10 sont victimes d’abus dans certains pays.

* On estime que plus de 133 millions de filles ont subi une forme de mutilation génitale féminine dans les 29 pays d'Afrique et du Moyen-Orient où la pratique dangereuse est la plus courante.

* Dans le monde, plus de 700 millions de femmes aujourd’hui mariées l’ont été enfant, dont 250 millions avant l’âge de 15 ans. Les filles qui se marient avant l’âge de 18 ans ont moins de chances de finir leur scolarité et sont plus exposées à la violence domestique et aux complications liées à la grossesse.

Les coûts et conséquences dus à la violence à l’égard des femmes se font sentir sur plusieurs générations.

JCC

(Source : ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Violence envers les filles

France : faut-il acheter des armes factices à nos enfants ?

La semaine dernière, en réaction aux attentats de Paris, l’enseigne de jouets « Toys’R’Us » a fait retirer de ses magasins français des jouets ressemblant à des armes à feu. La décision a d’abord été prise parce que ces jouets ressemblaient à s’y méprendre à des armes à feu, et pouvaient être « source de confusion pour les forces de l’ordre ». La concurrence s’est aussi lancée dans la course au désarmement : « Joué Club » a annoncé avoir réduit « les gammes de ce type de produits » et compte « accélérer cette démarche et ne mettra plus de copie d'armes de combat dans ses prochains catalogues ».

Dans les deux cas, impossible de savoir si la mesure est provisoire ou non, alors que Noël se profile. « Toys’R’Us » a d’ailleurs reconnu que la mesure ne représentait qu'un petit nombre de références, et que d'autres jouets, type sabre laser ou pistolets à eau, seront toujours vendus.

Car les deux enseignes ne prennent pas position sur le fond du débat : que penser de ces jouets pour enfants ? Est-ce bon ou mauvais ? La réponse revient évidemment aux parents.

Mais actuellement, les événements du vendredi 13 novembre 2015 font qu’ils vont davantage se poser la question d’offrir ce type de jouet à leur enfant. En effet ces pistolets, ces mitraillettes et ces fusils sont trop réalistes, et risque de heurter la sensibilité des enfants. Dans ce cas, la question se pose aussi pour les jeux vidéo violents, où le but est de tuer un maximum d'ennemis.

Il semble en effet difficile d'expliquer à des enfants les horreurs qui se sont produites si on banalise le meurtre et le crime avec des jouets ou des jeux vidéos. Les enfants sont sans cesse confrontés à des images violentes. Si on leur rajoute des armes hyper-réalistes, cette violence risque de devenir une réalité pour eux.

JCC

(Source : communiqués Toys’R’Us & Joué Club)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - jouets guerriers

Monde : L'ISESCO appelle à garantir le respect des droits des enfants dans le monde islamique

L’organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO *) a appelé à davantage d'efforts pour garantir le respect des droits de l'enfant, conformément aux conventions et aux chartes internationales et islamiques.

Dans un communiqué publié à l'occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant le 20 novembre dernier, l'ISESCO a exhorté les Etats membres à œuvrer pour la concrétisation des engagements pris dans le cadre des déclarations ministérielles issues des quatre dernières Conférences islamiques des ministres en charge de l'enfance et qui visent à protéger les enfants et leur droits et à en garantir la sûreté et la stabilité.

L'organisation relève que les progrès réalisés en la matière restent faibles, en particulier dans le domaine de la lutte contre les phénomènes des enfants de la rue, l'emploi des enfants, la violence et la privation, en plus du manque des services de santé et d'enseignement, et tout ce qui a trait aux autres droits légitimes des enfants.

L'ISESCO s'est dite préoccupée par la situation des enfants qui encourent le risque de mort et de déportation à cause de l'occupation, le terrorisme, la violence, les conflits armés et les catastrophes naturelles, notamment en Palestine, en Irak, en Syrie et au Yémen.

Les problèmes de l'enfance dans le monde islamique ne peuvent être résolus que dans le cadre d'un processus de développement durable multidimensionnel, mené en coordination avec les efforts de la société en appui au développement humain, insiste l'organisation qui appelle les Etats membres à définir de nouveaux objectifs en faveur de l'enfance dans le monde islamique après les objectifs du Millénaire pour le développement.

L'ISESCO a également appelé les Nations unies avec toutes ses instances et ses agences spécialisées à prodiguer les services humanitaires d'urgence aux enfants victimes des conflits armés, en particulier les enfants syriens et principalement ceux réfugiés dans les pays voisins et européens.

JCC

(Source : ISESCO)

* L'ISESCO est l'une des plus grandes organisations islamiques internationales et se spécialise dans les domaines de l'éducation, la science et la culture. Son siège est à Rabat, au Maroc.

Parmi ses objectifs : le renforcement, la promotion et la consolidation de la coopération entre les Etats membres dans les domaines de l'éducation, la science, la culture et la communication ; développer les sciences appliquées et utiliser les technologies avancées dans le cadre des valeurs islamiques ; consolider la compréhension entre les peuples musulmans ; et contribuer à la réalisation de la paix et la sécurité mondiales, en particulier par l'éducation, la science, la culture et la communication.

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - droits des enfants -divers

Monde : l’ONU lance un appel en faveur des enfants privés de liberté

A l'occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, qui s’est déroulée hier, le Secrétaire général de l'ONU (Organisation des Nations Unies), Ban Ki-Moon, a évoqué le sort des enfants privés de liberté et appelé les nations du monde à protéger leurs droits.

Dans un communiqué, il a insisté sur « l'importance de veiller à ce que les engagements pris par la communauté internationale à l'égard des enfants s'étendent à un groupe d'enfants qui est trop souvent oublié ou négligé : ceux qui sont privés de leur liberté ».

Selon le Secrétaire Général, « bien trop d'enfants sont détenus dans des prisons, des institutions psychiatriques ou d'autres lieux de détention. Certains enfants sont vulnérables parce qu'ils sont migrants, demandeurs d'asile, sans domicile fixe ou exploités par des organisations criminelles. Quelles que soient les circonstances, la Convention est formelle : la privation de liberté doit être une mesure de dernier ressort et durer le moins longtemps possible. Nous devons faire en sorte que l'intérêt supérieur de l'enfant soit privilégié, en prévenant la privation de liberté et en promouvant des solutions de substitution ».

Compte tenu de cette situation et en réponse à une demande de l'Assemblée générale, l'ONU prépare actuellement une étude mondiale qui vise à faire la lumière sur l'étendue du problème, sur les conditions de détention des enfants privés de liberté, ainsi que sur les moyens de protéger les droits de ce groupe de population, indique le communiqué.

Cette étude recueillera les informations nécessaires, recensera les bonnes pratiques et aidera les pays à « prendre conscience de l'ampleur préoccupante du phénomène » et à élaborer des mesures pour y remédier. Une coalition d'intervenants relevant du système des Nations Unies a décidé de mutualiser ressources et expertise pour mener l'étude à bien. « Je souscris pleinement à cet effort et engage les États Membres à faire de même.

Cette année, la Journée Internationale des droits de l’enfant est célébrée alors que, nombre sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, 60 millions de personnes ont dû prendre la route de l'exode et près de la moitié de ces déplacés fuyant l'oppression, le terrorisme, la violence et d'autres atteintes aux droits de l'homme sont des enfants.

La célébration de la Journée mondiale intervient aussi au lendemain de l'adoption historique du Programme de développement durable, dont l'objectif est de mettre en place d'ici à 2030 des sociétés pacifiques, prospères et inclusives.

JCC

(Source : communiqué ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droit à la liverté

Monde : 20 novembre 2015, les droits de l'enfant 26 ans après

Adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) est le traité international le plus ratifié au monde. A l’exception notable des Etats-Unis, tous les pays ont reconnu alors l’impératif d’apporter des soins et une attention particulière aux enfants en raison de leur vulnérabilité considérant que « l’humanité se doit de donner à l’enfant le meilleur d’elle-même ». Nous fêtons cette année, les 26 ans de ce traité majeur pour les enfants et le 25ème anniversaire de la ratification de ce texte par la France le 7 août 1990.

Pour autant, 26 ans après, si des progrès ont été réalisés, beaucoup reste à faire.

Santé, des progrès mais peut mieux faire

Les progrès les plus significatifs depuis 1989 ont été réalisés dans le domaine de la santé. Pour autant, ils restent relatifs : en 2013, 9,1 millions enfants (au lieu de 14 millions en 1989) mouraient encore avant leurs 15 ans. Si nombre de maladies virales comme la rougeole, le tétanos ou bien encore la polio ont pratiquement été éradiquées, puisque le taux de mortalité des enfants pour ces épidémies a baissé de presque 90 % en vingt-cinq ans, il n’en est pas de même pour le SIDA. 2 millions d’enfants de par le monde l’on contracté et 35 % d’entre eux en meurent avant leurs 10 ans. Près de 90% de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne où les médicaments, pourtant de plus en plus efficaces, tardent à arriver. Récemment, plus de 1 500 enfants sont morts à cause du virus Ebola et des centaines d’autres sont maintenant orphelins.

Malnutrition et accès à l’eau potable : une situation dramatique

Le bilan, quoique meilleur qu’il y a vingt-cinq ans, reste dramatique : 3,1 millions d’enfants meurent avant 5 ans parce qu’ils sont mal nourris. Dans les pays en voie de développement, plus d'un milliard d'habitants n'ont pas accès à l'eau salubre et près de 3 milliards de personnes (plus de la moitié de l'humanité) ne sont pas équipées de systèmes d'assainissement. Près de 3 millions d'enfants meurent chaque année de maladies dues au manque d'hygiène et douze millions d’entre eux meurent victimes de pneumonie, de diarrhée et autres maladies évitables. Pourtant de simples mesures d'hygiène, d’accès à l’eau potable, aux médicaments, d’alimentation suffisante ou d’allaitement maternel pourraient sauver de nombreuses vies.

Les enfants au travail

Un nouveau rapport de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) montre que la lutte contre le travail des enfants est en bonne voie, même si l’objectif d’en éliminer les pires formes d’ici 2016 ne sera pas atteint au rythme actuel. Les dernières estimations, publiées en 2014, montrent que l’essentiel des progrès a été accompli entre 2008 et 2013, quand le chiffre mondial a reculé de 215 à 168 millions. Plus de la moitié des 168 millions d’enfants qui travaillent dans le monde sont engagés dans des activités dangereuses, activités qui mettent directement en péril leur santé, leur sécurité et leur développement moral. Actuellement, le nombre d’enfants qui effectuent des travaux dangereux s’élève à 85 millions, contre 171 millions en 2000.

Les enfants soldats

250 000 enfants, dans une vingtaine de pays de la planète (dont certains n'ont pas plus de 8 ans) participent directement aux conflits. Ils sont soldats, démineurs, espions, porteurs, esclaves sexuels... Certains autres ont appris à tuer et à torturer comme en actuellement en Syrie et en Irak. Si leur nombre global reste stable, les pays et organisations ayant recours aux services de ces gamins sont eux de plus en plus nombreux. Au moins deux millions d’enfants sont morts ces 10 dernières années à la suite de guerres déclenchées par des adultes. Des progrès sont cependant enregistrés grâce à une plus grande visibilité de la cause des enfants impliqués dans des conflits armés. L’adoption de normes plus strictes pour les protéger et l’amélioration de l’assistance humanitaire constitue également des avancées.

L’exploitation sexuelle des enfants

Pour le bon plaisir d'adultes sans scrupules plusieurs millions d'enfants et d'adolescents sont prostitués ou exploités sexuellement à travers le monde. C'est avant tout un drame de pauvres. Même si l'on rencontre sur tous les continents des pédophiles, la très grande majorité des enfants prostitués et exploités sexuellement se trouvent dans les pays du tiers monde ou dans les catégories sociales très défavorisées des pays riches. La majorité de ces jeunes a entre 12 et 18 ans, mais certains ont à peine 8 ans et même des bébés sont parfois impliqués. Là aussi, de réels progrès ont été réalisés grâce notamment à un renforcement de l’arsenal répressif, d’une réelle prise de conscience des populations et des campagnes d’information en direction des enfants.

Pauvreté des enfants

Là encore des progrès ont été réalisés. Le nombre de personnes vivant sous le seuil d’extrême pauvreté dans le monde a diminué de 1,9 à un peu moins de 1,3 milliard entre 1981 et 2008. Dans le même temps la population mondiale s’est accrue. Du coup, le taux d’extrême pauvreté a été réduit de moitié : 22,4 % de la population mondiale vit aujourd’hui avec moins de 1,90 dollar par jour (un peu moins de 2,5 euros) contre 52,2 % au début des années 1980.

Le ralentissement économique mondial, la flambée des prix alimentaires ont provoqué des conséquences dramatiques pour les populations les plus démunies. Enfin, ces données sont parfois partielles : il manque les données de près de 30 % des pays d’Afrique Selon le rapport 2015 de l’UNICEF l’estimation totale est de 76,5 millions d’enfants pauvres dans le monde.

L’Education, un levier majeur

Entre tous, l’éducation joue un rôle crucial. Car, même au milieu du chaos, elle peut restaurer un certain degré de stabilité et de normalité pour les enfants. Une amélioration sensible a été opérée depuis 20 ans et le nombre d’enfants non scolarisés est passé de 115 millions à 93 millions. L’écart entre le nombre de filles scolarisées et les garçons s’est considérablement réduit. Une amélioration qu’il faut cependant relativiser par le taux d’achèvement des études qui reste très insuffisant. L’éducation offre une occasion unique de transmettre aux enfants des messages de survie sur des questions aussi vitales que la prévention du sida et la sensibilisation aux dangers qui les menacent. L’éducation peut aussi permettre de semer la paix et la justice partout dans le monde.

CIDE : 26 ans de progrès et d’illusions

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant de 1989 a soulevé de grands espoirs et des promesses ont été faites aux enfants du monde. Ce texte a été un symbole, en mentionnant expressément que chaque être humain peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés inscrites dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. L’enfant n’était plus un adulte en devenir, il était bel et bien un être humain, sujet de droits et de devoirs. 26 ans après, il reste beaucoup à faire pour que les droits des enfants deviennent une réalité. Promouvoir et défendre les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés. Il faudra donc encore beaucoup de volonté politique et d’acharnement individuel et associatif pour que les dirigeants de la planète débloquent enfin les moyens pour y parvenir.

La situation en France

Si la France est un des pays au monde qui respecte le mieux la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (le Canada et la Suède font figure de meilleurs « élèves »), il existe toutefois de graves problèmes : la pauvreté qui touche 3 millions d’enfants avec ses conséquences désastreuses sur la scolarité, l’accès à la santé et au logement ; la discrimination qui pénalise les jeunes des banlieues issus de l’immigration ou d’Outre-mer ; la situation des mineurs étrangers isolés qui sont retenus dans les zones d’attente des aéroports ou qui errent dans les rues sans bénéficier d’assistance ; le recours excessif aux mesures répressives, par défaut de structures alternatives à l’incarcération des mineurs ; la situation dramatique des enfants Roms et des gens du voyage qui perdure ; la suppression du défenseur des enfants en tant qu’autorité indépendante aujourd’hui noyé dans l’ensemble hétéroclite du « Défenseur des droits » ; la difficulté d’intégration scolaire des élèves handicapés, le harcèlement et le racket à l’école, le suicide des enfants et des jeunes ; la discrimination dans les cantines scolaires, les 30 000 enfants qui sont sans domicile fixe, les dérives sectaires de certains mineurs perdus dans le « djihad », le droit aux origines des enfants nés sous X, les difficultés de prise en charge des enfants par l’aide sociale à l’enfance, etc…

Perception de la convention en France

24 % des jeunes de 13 à 18 ans, à peine un sur quatre a déjà entendu parler de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Ainsi, on parle de moins en moins de droits de l’enfant, sauf quand l’actualité les ramène sur le devant de la scène (pédophilie, maltraitance…), et parfois à tort et à travers (exemple des discours autour du mariage pour tous).

Par ailleurs, on constate une nouvelle tentative de lier droits des enfants et devoirs des enfants avec l’idée que « l’enfant aura des droits lorsqu’il respectera ses devoirs ».

Pourtant la convention internationale des droits de l’enfant dit exactement le contraire. Elle a reconnu l’enfant comme une personne qui n’appartient à personne que la société doit protéger. Comment un enfant peut-il respecter une règle, une loi venant d’un groupe, d’un Etat lorsque ces derniers ne le respectent pas voire le dénient totalement ou qui l’exploitent honteusement ?

Quelques chiffres :

* 30% des personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté sont des enfants (soit 3 millions d’enfants)

* 990 000 enfants vivent dans des familles percevant les minima sociaux

* 140 000 adolescents sortent de l'école sans diplôme ni formation

* 350 000 enfants vivent dans des conditions de logement indécentes ou sont en errance

* 30 000 enfants sont sans domicile fixe

* 160 000 enfants sont séparés de leur famille, majoritairement dans les milieux défavorisés

* 8 000 mineurs étrangers vivent isolés sans aucun soutien

* 1 enfant sur 20 est victime de violences physiques

* 1 enfant sur 10 est victime de violences psychiques

* 1 enfant sur dix est victime de harcèlement à l’école

* Le suicide des adolescents est la deuxième cause de mortalité après les accidents de voiture. On comptait 1 000 décès en 2014 pour 86 000 tentatives

* Un enfant sur trois ne part jamais en vacances

* Près de 1 900 enfants ne suivent aucune scolarité. C’est le cas de certains enfants handicapés ou bien encore des enfants issus de la communauté Roms ou des enfants vivant dans une famille nomade (gens du voyage).

En ces sombres périodes, il est plus que jamais nécessaire​ de mieux respecter et promouvoir les droits des enfants et la convention internationale. Ce n'est pas une question mineure, car garantir à tous les enfants le droit à un nom, à une nationalité, à la santé, à l'éducation et à la culture nécessite que ces droits soient aussi accordés à leurs parents. Soyez en convaincus : du sort que l'on réserve aujourd'hui à nos enfants dépend l'avenir de nos sociétés et de l'humanité toute entière.​

JCC

Pour en savoir plus sur les droits de l'enfant : www.droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - convention droits enfant

France : comment parler aux enfants des attentats de Paris ?

C’est la question que tous les parents se posent depuis samedi : comment parler aux enfants des attentats de Paris ? En effet, les enfants, petits et grands, qu’ils aient été confrontés à l’information directement ou pas, ressentent cette atmosphère et nos sentiments très vifs. La première chose à faire, quel que soit l’âge de vos enfants, est de les informer directement.

Je vous propose de découvrir l’interview de Catherine Jousselme, pédopsychiatre, réalisé par le magazine ASTRAPI en janvier 2015 :

« Il faut leur expliquer ce qui s’est passé : un attentat, des morts, des gens qui ne veulent pas qu'on exprime librement ses idées. Bien sûr, suivant l’âge des enfants, les réponses et les explications seront différentes. Le professeur Catherine Jousselme, pédopsychiatre à la Fondation Vallée à Gentilly, nous aide à trouver les bons mots et les bonnes réactions.

Avec un petit de moins de 6 ans, Catherine Jousselme conseille de ne pas montrer d’images et d’en rester à l’information de base. Les adultes doivent dire que ce qui vient de se passer est grave pour tout le pays, que cela les touche et les émeut. Surtout, les enfants doivent comprendre que les adultes sont là et s’organisent pour protéger tous les habitants de la France.

Les enfants plus grands, jusqu’à 10 ou 11 ans, doivent pouvoir en parler. À leurs questions, mais sans les devancer, il faut apporter des réponses factuelles. Les échanges avec vous doivent aussi leur permettre de comprendre que les adultes, et l’État, veillent à ce que cela ne se reproduise pas, que les coupables sont recherchés et que la fraternité et la solidarité sont les seules réponses possibles. Parler avec eux, leur proposer de dessiner ce qu’ils ont compris, expliquer les images s’ils y ont été confrontés : ce sont des façons simples de leur permettre de juguler des inquiétudes et des angoisses qui pourraient les envahir.

Cependant les enfants ne réagissent pas tous de la même façon et certains seront plus touchés que d’autres malgré l’attention des parents. Un enfant qui ferait des cauchemars fréquents dans les semaines qui viennent, qui perdrait le goût de jouer ou de manger devra être l’objet d’une attention toute particulière. Il faudra l’inciter à s’exprimer, en discutant, en dessinant avec lui. Voire en lui permettant de rencontrer un professionnel – médecin, psychologue, psychiatre – qui saura l’aider.

Les adolescents sont eux exposés à l’information très directement via internet et les réseaux sociaux. Plus ils sont informés, plus il est nécessaire d’être présent auprès d’eux. Il faut les aider à cadrer leurs réactions et redonner des informations simples sur la loi qui protège la liberté d’expression et pose l’interdit du meurtre ainsi que la nécessité d'être solidaires face à un événement d’une telle violence qu’elle peut entraîner des réactions en chaîne. Il est important qu’ils sentent que les adultes sont des soutiens solides, tant dans la famille qu’à l’école.

Certains peuvent être confrontés à des propos violents d’autres adolescents autour d’eux ou sur les réseaux sociaux. S’ils vous rapportent ces propos, il faut les assurer que la réponse n’est pas dans cette spirale de la violence et signaler éventuellement ces comportements au collège ou au lycée. Ce sont aux adultes de régler ces questions, pas à eux. Enfin, il ne faut pas les laisser seuls confrontés à toutes les images auxquelles ils ont accès si facilement sur leurs téléphones, leurs ordinateurs ou à la télévision. Ce flot d'images peut être très angoissant et les enfermer dans une vision très dégradée de la vie en société. »

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - attentats

France : effroi et émotion devant les drames terribles à Paris

Ce blog est consacré aux droits de l’enfant.

Mais aujourd’hui, je vais déroger, pour la seconde fois, à ma règle qui veut que je n’aborde pas d’autres sujets.

Je souhaite simplement rendre hommage aux victimes des attentats perpétrés cette nuit à Paris. C’est avec beaucoup d’émotion que je voudrais leur exprimer, ainsi qu’à leur famille, ma fraternelle proximité en ces instants terribles.

Jean-Charles Champagnat

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - attentat

Monde : une application pour lutter contre la faim des enfants

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies lance une application gratuite baptisée « Share The Meal » (partager le repas). Le principe : il suffit d’un simple « push » sur son smartphone pour permettre à l’ONU de nourrir un enfant pendant une journée.

Il y a dans le monde vingt fois plus d’utilisateurs de smartphones que d’enfants victimes de malnutrition. C’est en partant de ce constat qu’une équipe berlinoise des Nations Unies a imaginé l’appli. Pour aider à nourrir les enfants pauvres, il suffit d’appuyer sur un bouton : chaque don de 40 centimes d’euros part directement au programme alimentaire mondial.

Une fois que vous avez téléchargé l’appli, ça prend 30 secondes pour vous enregistrer. Et ensuite, vous pouvez presser sur le bouton quand vous voulez. Si vous êtes à table par exemple, il suffit d’appuyer : un enfant recevra de la nourriture. Ces 40 centimes d’euros vont permettre de nourrir un enfant pendant une journée entière.

Afin de rendre les choses plus concrètes, le programme se concentre dans un premier temps sur un site en particulier : un camp de réfugiés syrien au nord de la Jordanie.

C’est le programme alimentaire mondial qui se charge de la distribution des repas avec la caution de l’ONU.

L’appli, lancée en juillet dans les pays germanophones, compte déjà 120.000 utilisateurs. Elle a permis de servir 1,8 million de repas en quatre mois.

L'application pourrait bien révolutionner le don car elle va faciliter à l'extrême la façon dont chacun peut lutter contre la faim dans le monde.

L’application est disponible gratuitement sur « iOS » et « Android » depuis le 12 novembre 2015 dans les « app stores » du monde entier. Elle peut être également téléchargée ici.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Lutte contre la faim

France : les enfants dans la grande guerre

Aujourd’hui la France marque la fin de la première guerre mondiale. La grande guerre s’est en effet achevée le 11 novembre 1918. Comme tout le reste de la population, les enfants ont subi la guerre, et ont vu leurs conditions de vie bouleversées. Mis à contribution dans ce conflit, ils ont participé à l'effort de guerre, mobilisés à la fois comme vecteur et cible de la propagande.

La guerre est d’abord un évènement affectif pour eux, car tous ont perdu un parent proche, parti au front et beaucoup deviennent orphelins. Ils seront dès 1917 considérés comme « pupille de la nation ».

Les adolescents remplacent le travail masculin dans les champs et dans les usines pour obtenir un salaire et soulager un peu le travail maternel. Ils deviennent tourneurs d’obus, lamineurs, « poinçonneurs de casques », vendeurs de journaux et livreurs.

Les pénuries alimentaires ou les insuffisances caloriques entrainent une détérioration sanitaire, notamment en ville : 50% des enfants sont sous-alimentés, maigres ou anémiques. En 1917, la taille moyenne est de 2 à 3 cm inférieure à celle de 1913.

Mais les enfants sont aussi les destinataires d'un discours officiel et familial qui cherche à les intégrer à l'effort de guerre, car ils en apparaissent comme la principale justification : si la France est en guerre c'est pour assurer un meilleur avenir à ses enfants. Cette mobilisation intellectuelle et morale des enfants se fait principalement par l'école et les loisirs de plus l'enfance se voit être instrumentalisée.

Ainsi l'image culpabilisatrice de l'enfant, devient la cible de la propagande à l'intérieur de sa famille et est constamment employée dans les affiches, celles de recrutement notamment. Mais l'enfant lui-même est embrigadé à la fois par l'école, les Églises, ses lectures et même ses jeux. L'enfant doit donc à son tour servir sa patrie, et on attend un comportement exemplaire de ce futur soldat et de cette future infirmière, puisque les rôles sociaux attribués aux filles et aux garçons sont nettement séparés.

A l'école la guerre sert de support pédagogique aux manuels de toutes les matières, sujet de réflexion et d'exercices dans lesquels sont exaltés le devoir patriotique, le sacrifice des soldats, et est exacerbé le ressentiment contre l'ennemi. Les Églises quant à elles voient dans la guerre un moyen de fortifier la foi juvénile par une éducation morale reposant sur l'idée du sacrifice expiatoire et le développement des pratiques religieuses, à travers des mouvements de prière comme « la croisade des enfants » en France.

Les fabricants et commerçants exploitent eux aussi le thème de la guerre pour offrir aux enfants des loisirs militarisés : les lectures (livres et périodiques), les jouets font l'objet d'une production commerciale censée s'adapter aux attentes des enfants. Dès Noël 1914, les jouets guerriers représentent 50 % des nouveautés de l'année des grands magasins comme le Printemps ou les Magasins du Louvre. Armes factices, jeux d'adresse ou de stratégie entretiennent l'ardeur patriotique juvénile tout en réalisant des profits. En sont témoins ce zeppelin miniature représentant la fierté technologique allemande, ainsi que cette affiche publicitaire du grand magasin la Samaritaine, où un enfant découvre les jouets guerriers à la mode en ce Noël 1917.

C'est la première fois que les enfants ont été autant impliqués à un conflit d'adultes. L'avenir de l'ensemble de l'humanité était remis en question par les belligérants, ce qui explique que même les plus jeunes y participaient.

JCC

(Source : historial de la grande guerre)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre

France : une mère de famille porte plainte contre le père de ses enfants qui les oblige à manger des légumes

Les occasions de sourire sont rares en matière de droits des enfants. Voici donc une histoire insolite qui s’est déroulée la semaine dernière en Bretagne. En effet, une mère de famille du Sud-Finistère a porté plainte contre le père de ses enfants qui les a obligés à manger des légumes verts ! Si certains parents estiment qu’il est de leur devoir de donner une alimentation saine et équilibrée à leurs enfants, quitte à devoir les priver de dessert s’ils ne finissent pas leurs haricots verts, d’autres ont une vision très différente de l’éducation alimentaire.

Pour la mère de famille, il s’agit d'« un acte de violence », d’où le dépôt de plainte auprès de la gendarmerie de Briec. Le quotidien ne précise pas de quelle manière le père a obligé ses enfants à avaler les légumes en question.

La plainte a été classée sans suite par le parquet qui ne l'a pas jugée recevable, n'assimilant pas le fait de forcer ses enfants à manger carottes, haricots, brocolis ou autres choux fleurs à un acte de violence.

Quand on sait que 81% des enfants âgés de 5 à 10 ans ne savent pas reconnaître un poireau ni une aubergine et ne savent pas qu’à l’origine les nuggets ont des plumes et courent dans la basse-cour avant d’être transformés, il est important que les parents donnent le bon exemple si l’on veut que nos enfants mangent des légumes.

JCC

(Source : Ouest-France)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - alimentation

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