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Actualités des droits de l'enfant

2016, année d’espoir ?

2015 fut marquée par les guerres, les attentats et les horreurs.
Alors, comme le disait Louis Aragon « Il est temps d'instaurer la religion de l'amour ».

Il faut donc oser prendre des risques en 2016, croire en l'impossible et défier le destin.

Ainsi l'année nouvelle sera plus favorable à tous les enfants du monde.

Qu’elle nous permette de gagner tous les défis pour leur redonner le sourire.

A vous, qui me suivez fidèlement, je vous souhaite une joyeuse et agréable fête de fin d’année et plein de bonnes choses pour 2016 pour vous et ceux que vous aimez.

Jean-Charles Champagnat

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Divers

Joyeux Noël à tous les enfants du monde !

Joyeux Noël à tous les enfants du monde et à tous les adultes de ce monde qui ont su garder une âme d'enfant ... et que ceux qui ont perdu de vue cette âme d'enfant la retrouve au plus vite !

Mes pensées vont également vers ces millions d’enfants pour qui Noël sera un jour comme les autres.

D’autres pensées solidaires accompagnent toutes celles et tous ceux qui œuvrent à la cause de ces enfants qui ne passeront pas les fêtes chez eux, au pied du sapin...

« C'est Noël chaque fois qu'on essuie une larme dans les yeux d'un enfant,
C'est Noël chaque fois qu'on dépose les armes, chaque fois qu'on s'entend,
C'est Noël chaque fois qu'on arrête une guerre et qu'on ouvre ses
mains,
C'est Noël chaque fois qu'on force la misère à reculer plus loin. »

(Chant de Noël)

Bonnes fêtes de Noël à toutes et tous !

Jean-Charles Champagnat

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - divers

France : en Essonne, les enfants déposent les armes

Quelques semaines après les attentats de Paris et de Saint-Denis, les enfants ont-ils vraiment besoin de jouets guerriers ? Plusieurs enseignes avaient déjà retiré de la vente les armes factices (voir article précédent), mais d'autres souhaitent aller plus loin, et désarmer les enfants déjà équipés.

Une association de l'Essonne, « la Fabrique à neuf » leur propose d'échanger gratuitement leurs fusils, mitraillettes et pistolets en plastique contre d'autres jouets.

L'association va continuer de récolter ces armes factices jusqu'au 31 décembre. Ensuite, elles seront détruites ou recyclées.

Pour échanger les fausses armes contre des jouets et des livres, rendez-vous dans ces 3 ressourceries : à Ris-Orangis (9/11 rue Paul Langevin), à Corbeil-Essonnes (45 Avenue Paul Maintenant) et à Montgeron (46 Avenue Jean Jaurès).

JCC

Pour en savoir plus : la Fabrique à neuf

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - initiatives, jouets guerriers

Chine : le pays reconnait enfin des droits aux « enfants de l’ombre »

En octobre, les autorités chinoises ont annoncé une réforme profonde mettant fin à l’interdiction d’avoir plus qu’un seul enfant (voir article précédent). Lancée en 1979 par Deng Xiaoping à l'époque où l'indice de fécondité atteignait 5.4, la loi sur l'enfant unique était toujours en vigueur en Chine. Elle n'autorisait qu'un seul enfant aux couples, ou deux enfants si les parents appartenaient à une minorité ethnique ou s'ils étaient ruraux et que leur premier bébé était une fille. Destinée à limiter l'accroissement de la population chinoise, la plus importante dans le monde, cette politique avait donné lieu à une mise en œuvre parfois brutale, les autorités usant d'amendes mais aussi de stérilisations forcées, imposant même des avortements à des femmes dont la grossesse était très avancée.

Dans ce cadre, des centaines des milliers d’enfants sont nés « clandestinement » en violation de cette loi. Appelé aussi « enfants de l’ombre », ils ne sont pas enregistrés auprès de l'état civil. Ces enfants ne vont pas à l’école, pourtant obligatoire. Bien entendu, ils ne peuvent s'inscrire à l'université ni postuler à un emploi, ouvrir un compte en banque, entrer dans un tribunal ou se marier. Voyager en train leur est prohibé car une carte d'identité est demandée au guichet. Ces enfants ne sont pas non plus vaccinés. Pour l’administration, ils n’existent pas. Ils seraient ainsi près de 13 millions, soit 1% de la population du pays.

Devant cette situation, devenue ingérable, la Chine vient d’annoncer qu’elle va permettre à ces millions de ses citoyens, dépourvus de documents d'état civil, de bénéficier d’une identité, d'une protection santé et d'un accès à l'éducation.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - droit à l'identité, Droit à la santé

Monde : la terrible situation des enfants migrants et réfugiés

Hier, c’était la Journée internationale des migrants. L’occasion de rappeler que les migrants sont avant tout des êtres humains en détresse. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), ils seraient plus de 60 millions à errer sur les routes du monde. A ce jour, ils sont près d’1 million de migrants et réfugiés, dont ¼ d’enfants, qui risquent leur vie pour atteindre l’Europe. Ils doivent désormais faire face à l’hiver. Si l’Europe a été confrontée à une arrivée sans précédent de migrants via la mer Méditerranée, ce sont les pays d’Afrique sub-saharienne qui accueillent le plus de réfugiés.

Cette crise ne ressemble à aucune autre, en raison de son étendue, son ampleur et sa rapidité d’expansion. L’UNICEF a constaté ces derniers mois une augmentation du nombre de femmes et d’enfants, notamment des nouveau-nés, parmi les réfugiés et les migrants.

Cette année a marqué un pic sans précédent en matière de drames ; une tragédie exceptionnelle comme le monde n’en avait pas connu depuis la deuxième guerre mondiale. Un exode incroyable, en raison de la crise climatique et économique, de la guerre en Syrie, des exactions de « Daesh » et de la décomposition de la Libye.

Le nombre d’enfants qui décèdent durant leur périple est difficilement quantifiable, mais l’actualité vient nous rappeler chaque jour, qu’à chaque fois qu’un bateau fait naufrage, des enfants se noient.

Cette année 2015 a également illustré de façon plus claire que jamais, que l’Europe devrait repenser en profondeur ses politiques migratoires, sur l’asile et les visas notamment, mais également sur sa façon de concevoir la gestion des mobilités humaines.

Il serait temps de prendre conscience que la réponse donnée à la situation des migrants, et particulièrement celle des enfants, est un marqueur de démocratie. En effet, cette réponse ne peut pas être uniquement sécuritaire.

Les enfants, d’où qu’ils viennent et où qu’ils soient, sont avant tout des enfants. Et ceux qui ont fui leur pays en guerre ou se déplacent vers l’Europe dans l’espoir de meilleurs lendemains, ont plus que jamais, en cette période hivernale, besoin d’aide d’urgence.

JCC

(Sources : UNICEF, HCR)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - immigration, réfugiés

Yémen : des écoles prises pour cible

C’est un conflit dont on entend peu parler. Pourtant, la situation de ce pays est dramatique. Le Yémen est majoritairement musulman et sunnite et est situé au sud de la péninsule arabique. Il partage ses frontières avec l’Arabie saoudite au nord et avec le sultanat d’Oman à l’est. Il compte 26 millions d’habitants.

En février 2011, le Yémen emprunte le même chemin que la Tunisie dans la mouvance des « Printemps Arabes ». Cette fois, c'est le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978, dont l'autorité est contestée et qui quittera finalement le pouvoir six mois plus tard, début 2012.

Le nouveau président lance, en 2013, un processus de dialogue national afin d'élaborer une nouvelle constitution et de préparer des élections pour 2014. Mais le projet envisage d’accorder aux zaydites, une communauté chiite dont sont issus les rebelles « Houthis », un territoire sans accès à la mer. Cela, ajouté à l’apparente incapacité du gouvernement à résoudre les problèmes économiques et sociaux du pays, conduit les « Houthis » à prendre les armes.

Forcé de collaborer dans un premier temps, le président Hadi finit par fuir la capitale, le 21 février. Il se réfugie à Aden, ville portuaire cruciale pour le trafic maritime, que les « Houthis » entreprennent alors d'assiéger.

La guerre a fait au moins 6 000 morts et 28 000 blessés. Une coalition, dirigée par l’Arabie Saoudite, tente de régler le conflit militairement. Dans ce cadre, plusieurs frappes aériennes ont été menées contre des établissements scolaires.

L’ONG « Amnesty International » a enquêté sur cinq frappes aériennes contre des écoles qui se sont déroulées entre les mois d’août et d’octobre 2015. Ces attaques ont fait cinq morts et au moins 14 blessés, dont quatre enfants, dans la population civile. Les élèves ne se trouvaient pas dans les établissements au moment des frappes, mais celles-ci ont gravement endommagé ou détruit les locaux, ce qui va avoir des conséquences durables pour les élèves.

Les écoles sont des lieux de vie très importants pour la population civile, elles sont supposées être des espaces sûrs pour les enfants. Les jeunes élèves du Yémen sont contraints de faire les frais de ces attaques. Déjà durement touchés par le conflit, ils voient leur éducation bouleversée, ce qui pourrait constituer un handicap qui les suivra toute leur vie.

C’est tout le système éducatif yéménite qui pâtit du conflit. D’après l’UNICEF, au moins 34 % des enfants ne vont plus à l’école depuis les premières frappes aériennes, en mars 2015. D’après les chiffres communiqués à Amnesty International par le ministère de l’Éducation, installé à Sanaa, plus de 1 000 établissements scolaires ne fonctionnent plus : 254 ont été entièrement détruits, 608 l’ont été partiellement, et 421 servent d’abri aux personnes déplacées dans le pays par le conflit.

Ces frappes aériennes ont également terrifié la population civile et ont été traumatisantes sur le plan psychologique pour les élèves.

Dans sa résolution 2225 sur le sort des enfants en temps de conflit armé, adoptée cet été, le Conseil de sécurité des Nations unies a exhorté toutes les parties au conflit à « respecter le caractère civil des écoles » et s’est dit préoccupé par le fait que l’utilisation d’écoles à des fins militaires puisse en faire des cibles légitimes au regard du droit international et mettre en danger la sécurité des enfants.

Comme en Syrie, la coalition, soutenue par les Etats-Unis, tente maintenant de trouver des solutions politiques au chaos qu’elle a elle-même provoqué.

Mais rien ne dit qu’elle puisse le maîtriser...

JCC

(Sources : Amnesty International, UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, éducation

Suisse : une chaine humaine pour défendre les droits de l’enfant

Selon l’UNICEF, chaque jour, 17 000 enfants âgés de moins de cinq ans meurent des conséquences de leur extrême pauvreté. Cause notamment de cette mortalité : la malnutrition, la pénurie alimentaire ou encore le manque d'accès à l'eau potable. Les régions du globe en crise et en conflit sont les plus concernées, tout particulièrement les zones subsahariennes.

Ce 10 décembre, à l’occasion de la journée mondiale des droits de l'homme, l’UNICEF Suisse a organisé une chaine humaine en faveur des droits des enfants.

C’est ainsi que plus de 6 000 personnes se sont réunies pour quelques minutes de silence, main dans la main, formant une longue chaîne humaine le long du pont des Bergues à Genève.

Aujourd’hui, en 2015, que l’on soit incapable de réduire la mortalité alors que les soins existent mais qu'ils ne sont pas accessibles dans deux tiers des régions du monde est juste inadmissible.

L’objectif de cette manifestation était donc d’interpeller les décideurs internationaux sur cette situation inacceptable.

JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - droits des enfants -divers, initiatives

Paraguay : l’enfer des « Criaditas »

Face à l’extrême pauvreté et à l’absence de services étatiques dans les campagnes isolées, des milliers de Paraguayens se résignent à envoyer leurs enfants vivre dans une autre famille. L'enfant part en ville et devient « criadita ». Contre une contribution aux tâches domestiques, la famille d’accueil lui promet soins et éducation de qualité. Une pratique ancrée dans les mœurs de la société paraguayenne mais souvent à l’origine des pires violations des droits de l’enfant.

Les criaditas, estimés à 50 000, sont pour la plupart issus des zones rurales isolées. Le conflit meurtrier qui oppose de grands propriétaires terriens producteurs de soja et des familles pratiquant la culture vivrière ne fait qu’accélérer l’exode des enfants de paysans et d’indigènes. Quand des parents envoient leur enfant dans une famille d’accueil c’est normalement la promesse de lui faire assister aux cours dans la même école que ses propres enfants, de lui prodiguer soins et bien-être, en échange de quelques services domestiques.

Mais selon l’ONG « Global Infancia », la famille d’accueil tient très peu souvent sa promesse. La majorité de ces enfants vit dans des conditions d’« esclaves modernes ». Au Paraguay où un enfant sur quatre travaille au champ, à la mine, dans la construction ou comme vendeur ambulant, la position d’esclave moderne est la pire forme de travail infantile, car dans la maison d’adultes étrangers, caché de la vue de tous, l’enfant est exposé à la maltraitance, à l’abus, au viol.

Souvent, les criaditas s’échappent de la maison de leurs maîtres à l’adolescence. Mais, ayant perdu tout lien avec leur famille d’origine, ils se retrouvent à la rue. Là, ils sont exposés à d’autres types de trafic. 80% des criaditas sont des filles.

L’ONG interpelle donc le gouvernement paraguayen : « aujourd’hui, c’est une terrible injustice que des enfants aient à vivre chez des étrangers où ils s’exposent à toute sorte d’abus pour espérer avoir accès à des services basiques comme l’éducation ou la santé. L’Etat a une dette envers cette enfance perdue ».

JCC

(Source : Global Infancia)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Esclavage moderne, travail des enfants

Soudan du Sud : les enfants soldats de plus en plus nombreux

Selon l’Unicef, ils sont près de 16 000 à avoir été enrôlés et leur situation ne cesse d’empirer. Plusieurs milliers d'entre eux seraient toujours présents dans les rangs des factions rivales qui s'affrontent pour le pouvoir. L’Unicef souligne que, malgré la signature d'un accord de paix l'été dernier la situation des enfants reste dramatique, avec « peu de signes d'amélioration ».

Les garçons sont utilisés comme messagers, serviteurs ou combattants sur la ligne de front. Les filles, le plus souvent, sont des esclaves sexuelles ou des épouses forcées.

Au-delà des 16 000 enfants enrôlés dans les rangs des factions armées, l'Unicef indique que 900 000 enfants sont déplacés, 11 000 sont séparés de leurs parents, 1 million sont malnutris, et près de 1 500 ont été tués.

Le Soudan du Sud est ravagé depuis décembre 2013 par un conflit civil, qui, à l'origine, opposait une faction de l'armée fidèle au président Salva Kiir à une autre, loyale à son rival et ancien vice-président, Riek Machar. Une vingtaine de groupes armés ou milices ont ensuite rejoint le conflit. Depuis le début, les deux camps sont accusés d'enrôler de force des enfants.

Leur nombre augmente au fur et à mesure que la guerre s’intensifie. Il y a moins d’un an, en avril 2014, le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme estimait à 9 000 le nombre de combattants mineurs dans le conflit.

JCC

(Sources : ONU, Unicef)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants soldats

France : aux urnes Citoyens !

Après les attentats meurtriers que nous avons subis, il ne faut pas seulement brandir notre drapeau, chanter la Marseillaise, dire « Je suis Paris » ou aller déposer une bougie ou des fleurs sur les lieux des drames, il faut aussi exercer notre citoyenneté et soutenir ainsi notre démocratie

Autrement dit, aujourd’hui, il importe que chacun s’implique personnellement dans la vie de la communauté nationale. Tels sont le but et la raison des élections. Chacun veut avoir son mot à dire. Le moment est venu de l’exprimer en allant voter.

Le scrutin de dimanche porte sur le second tour des élections régionales, mais ses résultats auront des conséquences nationales. Il est donc doublement important. La région c’est l’aménagement du territoire, le développement durable et la recherche. Pour ce qui concerne les enfants et les jeunes, les régions administrent l’enseignement universitaire et celui des lycées, la formation et l’apprentissage et enfin les transports, notamment ceux des élèves. Comment seront conduites, demain, les grandes missions qu’elles ont en charge ? Telle est la première question que les électeurs doivent se poser.

Nombreux sont celles et ceux d’entre vous qui sont déçus par les évolutions politiques de ces dernières années et notamment sont blessés par cette crise de l’emploi qui dure si longtemps qu’elle paraît insurmontable. J’en fais partie. Par ailleurs, nombreux sont celles et ceux qui ont peur de la situation internationale qui a ressurgie dramatiquement en France, ce vendredi 13 novembre 2015.

Mais ce n’est pas en exprimant un vote de mauvaise humeur et stigmatisant qu’on parviendra à résoudre les crises que traverse notre pays. Il faut, au contraire, faire un vote réfléchi, choisissant avec soin, celles et ceux qui seront le plus capable d’œuvrer dans la clarté et la coopération pour le bien commun, à l’exclusion de tout autre but.

Il est donc essentiel d’aller voter.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Démocratie

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