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Actualités des droits de l'enfant

Belgique : mise au point de 40 indicateurs nationaux des droits de l’enfant

La Commission nationale pour les droits de l'enfant (CNDE) a mis au point 40 indicateurs nationaux des droits de l'enfant. Ces indicateurs ont pour but de fournir une meilleure vision de la mesure dans laquelle les droits de l'enfant sont ou non de mieux en mieux réalisés, du point de vue de l'enfant lui-même, explique la plate-forme qui réunit plus de 90 acteurs en matière de droits de l'enfant.

La Convention relative aux droits de l'enfant a servi de point de départ pour une large concertation de plus de 150 partenaires débouchant sur une sélection d'indicateurs pertinents. Le « sentiment de bien-être », de « perspective d'avenir » ou encore de « violences entre les pairs » ont par exemple été dégagés comme indicateurs pour mesurer le bien-être des enfants. Au niveau de la santé, on compte notamment la « vaccination » ou le « temps d'attente avant la prise en charge ».

Les indicateurs nationaux des droits de l'enfant sont répartis en sept groupes d'indicateurs donnant une image claire sur la situation des enfants sous l'angle de leur droit à la protection de leur santé, au bien-être, à l'enseignement, aux loisirs, à la protection de leur vie familiale ainsi que de la situation des mineurs étrangers et des enfants en contact avec la justice.

Ce travail a été accompli à la suite de la recommandation du Comité des droits de l'enfant des Nations Unies adressée en 2010 à la Belgique afin de créer « un système uniforme de collecte de données qui pourrait servir de base à l'établissement d'études comparatives dans toutes les régions et communautés de l'État partie ».

La France et le monde seraient bien inspirés de mettre en place ce dispositif en faveur des droits des enfants.

JCC

(Source : CNDE)

Voir la totalité des indicateurs sur le site du CNDE

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - droits des enfants -divers

France : « Jungle » de Calais, les enfants ont besoin d’être protégés

A quelques encablures de la décision du Tribunal administratif, relative à l'évacuation d'une partie du bidonville de Calais, Geneviève Avenard, Défenseure des enfants, s’est rendue sur les lieux lundi dernier. Elle dénonce avec force les « conditions de vie abominables » dans la « jungle », et appelle les pouvoirs publics à protéger les mineurs.

Selon le dernier décompte effectué par les associations, 3 455 personnes vivent ici, dont 445 enfants. Parmi eux, 305 sont isolés. La plupart ont plus de seize ans, mais quelques-uns sont très jeunes : les associations parlent d'un petit Afghan de dix ans, et même d'un enfant, peut-être Irakien, qui serait âgé de seulement sept ans

C’est pourquoi, la Défenseure des enfants réclame l'ouverture urgente d'un dispositif local de mise à l'abri pour les mineurs : « on ne peut souhaiter le maintien de ces conditions de vie abominables. Mais clairement le démantèlement n'est pas suffisamment préparé, et les enfants, notamment, risquent de se volatiliser si le bidonville est démantelé, et de devenir la proie de réseaux criminels. Un des premiers devoirs des pouvoirs publics est de les protéger. »

Lundi, plus de 250 personnalités et organisations ont signé une tribune dans Le Monde, indiquant que « les bulldozers ne peuvent pas tenir lieu de politique. Ce pays peut-il se satisfaire de devenir le champion du non-accueil, alors que les réfugiés y sont moins nombreux qu'ailleurs? ». Alors que les frontières se ferment dans les Balkans, que la Grande-Bretagne rêvée menace plus que jamais de sortir de l'Union européenne, et que la Belgique annonce le rétablissement des contrôles à sa frontière avec la France, la « jungle » redoute l'arrivée des pelleteuses et des CRS.

JCC

(Source : Défenseure des enfants)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - immigration, Enfants réfugiés

France : l'Education nationale a laissé enseigner le professeur pédophile

Le professeur, mis en examen cette semaine dans l'Essonne pour agression sexuelle d'un mineur de 15 ans, avait déjà été condamné pour des faits similaires en Angleterre. Et l'Education nationale le savait, mais n'a rien fait.

Cet homme de 55 ans, professeur de maths au collège Blaise Pascal de Villemoisson-sur-Orge (Essonne) a également été inculpé pour « détention d'images pédopornographiques ». Il a été placé en détention provisoire.

L'homme avait déjà été condamné par un tribunal britannique en 2006 pour « relations sexuelles avec un enfant à partir d'une position de confiance et pour voyeurisme » à 15 mois d'emprisonnement, condamnation versée à son dossier professionnel.

Une commission paritaire académique réunie en formation disciplinaire en mars 2007 avait conclu à l'unanimité de ses 35 membres « à l'absence de sanctions ayant constaté que la matérialité des faits reprochés était sujette à caution et que le doute devait lui profiter ». Pour la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, il est « insupportable que ce professeur avait été autorisé à continuer d'enseigner ».

Depuis l'affaire de Villefontaine, où un directeur d'école mis en examen au printemps dernier pour viols d'une partie de ses élèves alors qu'il avait été condamné pour recel d'images pédopornographiques en 2008, l'Éducation nationale s'est engagée à passer au peigne fin le casier judiciaire de ses agents.

Un projet de loi en cours d'examen au Parlement doit garantir que toutes les affaires mettant en cause ses personnels dans des affaires de pédophilie « soient transmises en temps utile » pour que des sanctions disciplinaires puissent être prises.

Il serait plus que temps d’accélérer les procédures…

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

Iran : les fillettes sont mariées de force dès l’âge de 9 ans

Le Comité des Droits de l'Enfant des Nations Unies (CRC) a procédé à l'examen des lois concernant les mariages précoces dans quatorze pays. Il a remis son rapport le 4 février dernier. Dans ce texte, les experts s'alarment de la législation en Iran qui légitime le viol conjugal, la peine de mort et la torture des mineurs. Les experts dénoncent la discrimination dans les Codes pénal et civil du régime iranien qui fixent l'âge de la responsabilité pénale à 15 ans pour les garçons mais à 13 ans pour les filles.

Le comité déplore que toujours davantage de petites fille en Iran, de 9 ans ou moins, continuent à être mariées de force et que, de la sorte, soient permis des rapports sexuels avec des filles aussi jeunes que 9 années lunaires, soit 8 ans et neuf mois du calendrier solaire.

Selon la vision des islamistes en Iran, les petites filles deviennent des femmes à l'âge de neuf ans et l'État organise même des cérémonies dans les écoles pour marquer leur entrée dans « l'âge des devoirs ».

Par ailleurs, le Code civil en Iran tolère sévices et violences sexuelles en obligeant les très jeunes épouses à se soumettre, en tout temps et tout lieu, aux demandes de leurs maris. Selon l'ONG « Supporting Children's Rights » (SCR), 43.459 filles de moins de 15 ans en 2009 et 716 fillettes âgées de moins de 10 ans ont été données en mariage en 2010 en Iran.

Pour les défenseurs des droits de l’enfant, il s'agit de pédophilie légalisée.

De son côté, le Zimbabwe ouvre la voie au changement en interdisant le mariage des mineurs et déclare inconstitutionnels les mariages précoces déjà prononcés.

L’UNICEF, estime que le nombre de mariages forcés risquait de passer de 125 millions à 310 millions en Afrique d'ici 2050, si aucune mesure n'était prise. La Mauritanie, le Niger, le Tchad et la Centrafrique sont les pays africains où le taux de mariages forcés est le plus élevé, tandis que le Nigeria, avec 23 millions d'enfants mariées, est le pays où elles sont les plus nombreuses.

JCC

(Sources : CRC, SCR et UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés

Monde : journée internationale contre le cancer de l’enfant

Le 15 février est la journée internationale du cancer de l’enfant. L'occasion de rappeler que les tumeurs pédiatriques sont relativement rares et qu’elles sont de mieux en mieux guéries avec une diminution des séquelles.

Chez les moins de 18 ans, l’incidence des tumeurs pédiatriques est estimée à environ 2 000 nouveaux cas chaque année en France : 1 700 nouveaux cas sont diagnostiqués chez les enfants et 800 chez les adolescents.

Les cancers représentent la première cause de décès par maladie chez les enfants. Il s’agit de cancers du sang et des organes lymphatiques pour 40% et de tumeurs d’autres organes pour 60%. Les cancers chez les enfants présentent deux particularités : une croissance tumorale pouvant être très rapide et l’absence de symptômes visibles.

Aujourd'hui 80% des cancers de l’enfant se guérissent mais pour les 20% restants, les traitements restent inefficaces. A l'occasion de la Journée internationale le 15 février, les associations se mobilisent pour récolter des dons pour la recherche et l'innovation thérapeutique (thérapies ciblées, immunothérapies…).

En effet, les cancers chez l'enfant et l'adolescent demandent une prise en charge spécifique car les séquelles physiques et psychiques peuvent être importantes. Dans beaucoup de services hospitaliers, les jeunes sont accompagnés par des éducateurs, psychologues, des enseignants...

Par ailleurs, de nombreuses associations interviennent dans les services pédiatriques d’oncologie. Musique, art-thérapie, activités physiques, spectacles…

C’est pourquoi une journée comme celle-ci est importante pour informer et sensibiliser l’opinion à la réalité de ces cancers. Elle permettra également de recueillir des dons pour aider une recherche scientifique dédiée à l’enfant.

JCC

Pour en savoir plus et faire un don : Enfance et cancer

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - santé

Monde : journée mondiale de lutte contre l’utilisation des enfants-soldats

Ce 12 février est la journée internationale des enfants soldat. En 2016, la plupart des Etats ont signé les textes contre l’utilisation des enfants dans les conflits armés. Pourtant, il y a 250 000 jeunes âgés de 6 à 18 ans mêlés à une trentaine de conflits dans le monde. Alors que depuis 2002, selon le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, la participation de ces derniers aux conflits armés est interdite, les enfants continuent ainsi d’être utilisés dans les guerres.

Dociles et influençables, ils sont combattants, poseurs de mines, voire porteurs, messagers, espions, cuisiniers, esclaves sexuels. Si la majorité d’entre eux s’enrôlent pour fuir la maltraitance ou la pauvreté, beaucoup sont recrutés de force ou kidnappés. Les garçons forment le gros des troupes, mais ils ne sont pas les seules victimes. Les filles se battent comme eux et représenteraient presque la moitié des enfants soldats dans le monde.

L'ONU a recensé de graves violations commises à l'encontre d'enfants dans 20 pays : en Afghanistan, au Burundi, en Colombie, en Côte d'Ivoire, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, en Géorgie, en Haïti, en Iraq, au Liban, au Myanmar, au Népal, en Ouganda aux Philippines, en Somalie, au Soudan, au Sri Lanka, au Tchad, en Thaïlande et dans le Territoire palestinien occupé par Israël. En outre, 56 parties, États et autres, se sont rendus coupables d'abus graves contre des enfants.

Aujourd'hui, dans 20 situations préoccupantes dans le monde, des enfants sont brutalisés et utilisés de manière cynique. On évalue à plus de 2 millions le nombre d'enfants tués dans des situations de conflit armé; à plus de 6 millions les enfants rendus handicapés à vie. Plus de 250 000 d'entre eux continuent d'être exploités en tant qu'enfants soldats. La guerre fait de plus en plus de victimes parmi les femmes et les enfants et la disproportion du nombre de décès parmi des civils n'a jamais été aussi élevé.

Ainsi, les impacts psychologiques sont dramatiques. Les petits qui se retrouvent face à la décomposition de leur vie sociale, au stress, à la guerre, à la mort de leurs parents, aux viols de leurs sœurs ou de leur mère, demeurent psychologiquement traumatisés à vie.

Pour les enfants parvenant à échapper à la guerre, leur sort reste malgré tout peu enviable. Ils seraient quelque vingt millions réfugiés dans les Etats voisins ou déplacés dans leur propre pays. Pire, sur les dix dernières années, plus d’un million sont devenus orphelins ou ont été séparés de leur famille.

En revanche, des progrès ont été enregistrés en ce qui concerne le développement de plans d'action pour libérer des enfants soldats au Burundi, en République centrafricaine, en Côte d'Ivoire, en République démocratique du Congo et en Ouganda.

Cependant trop d'enfants souffrent encore dans le monde.

JCC

Voir la page consacrée à ce sujet sur www.droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants soldats, enfants face à la guerre

Yémen : 1,3 millions d’enfants en danger de mort

C’est un conflit dont on ne parle pas ou peu. Pourtant il fait des dizaines de milliers de victimes dont de nombreux enfants.

Selon l’’UNICEF, 1,3 millions d’enfants de moins de 5 ans risquent la malnutrition. Cela peut provoquer des troubles physiques et mentaux, ou la mort.

Ces derniers mois, 192 centres dédiés au traitement de la malnutrition ont fermé à cause du manque d’essence ou parce que les hôpitaux ont été frappés par des raids aériens.

Depuis l'implication directe, en mars 2015, d'une coalition arabe sous commandement saoudien dans le conflit entre les rebelles « houthis » et le gouvernement du président Abd Rabo Mansour Hadi, la crise yéménite a fait quelque 6 000 victimes, dont 747 enfants. Cette guerre dévastatrice s’enlise loin de l’attention de la communauté internationale, alors même que la crise ne cesse de s’aggraver.

L’ONU et plusieurs ONG (UNICEF, Human Rights Watch, Médecins sans frontières) ont récemment tiré le signal d'alarme sur la situation alarmante des populations civiles de ce pays, en proie à une guerre sans fin, à la montée en puissance des groupes jihadistes et à une crise humanitaire d'envergure.

JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, malnutrition

France : avis de recherche national pour Alexia

Depuis sa disparition à la sortie de son lycée, le CEPMO (Centre expérimental pédagogique maritime en Oléron) de Saint-Trojan lundi 1er février, Alexia Silva Costa, 15 ans, reste introuvable. Ce lundi, l'enquête judiciaire initialement ouverte pour disparition a été requalifiée par le parquet en enquête pour enlèvement et séquestration.

Alexia Silva Costa est une adolescente de 15 ans résidant à Saint-Trojan-les-Bains, dans l'île d'Oléron. Elle mesure 1,60 mètre et pèse 57 kg. L'adolescente a les yeux marron et de longs cheveux châtain clair.

Elle est portée disparue depuis le lundi 1er février. Ce jour-là, elle a été aperçue pour la dernière fois entre 17 h 30 et 18 heures, à la sortie de son lycée. Elle en est partie à pied, laissant son vélo sur place (l'établissement se situe à 1,3 km du domicile de ses parents).

Elle a emprunté le chemin de Lannelongue et a disparu. Elle portait un pantalon en jean bleu, un tee-shirt gris, une veste marron avec un dessin représentant une cabane et un arbre, et des chaussures en toile bleu genre baskets. Elle était par ailleurs en possession d'un téléphone portable.

Toute personne possédant des informations doit contacter la gendarmerie de Saint-Pierre d’Oléron :

05-46-47-06-97 ou le 17

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - di, Enfants disparus et recherchés

France : trisomie, Louise, le bébé qui a ouvert l’esprit de sa Maman

Une épreuve peut permettre à une existence de gagner en densité et en humanité. C’est ce que démontre Caroline Boudet dans un livre bouleversant « La vie réserve des surprises ». Il est sorti hier en librairie et raconte l’itinéraire de cette maman dans l’acceptation de la différence de sa fille, porteuse de la trisomie 21.

Un récit dans lequel la jeune mère ne s’épargne pas et ne tente pas d’enjoliver le démarrage difficile de leur histoire commune. Avant la naissance de sa fille Louise, Caroline estime qu'elle était « une connasse égoïste ». « Louise m’a ouvert l’esprit et les portes d’un monde dont je ne soupçonnais pas l’existence », indique-t-elle dans ce livre.

C’est un récit émouvant et drôle d'une naissance pas comme les autres et de la découverte d'une enfant qu'on n'attendait pas.

Ode à la différence et aux surprises que la vie nous réserve.

JCC

La vie réserve des surprises, Caroline Boudet, Fayard, 17 euros.

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Livres, handicap

France : le Comité des droits de l’enfant de l’ONU rend un rapport alarmant

Les 13 et 14 janvier 2016, des représentants du gouvernement français, dont la ministre de la famille Laurence Rossignol, ont été auditionnés par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU basé à Genève (voir article précédent). Ce Comité est chargé d’évaluer l’application concrète de la Convention internationale des droits de l’enfant. Il vient de rendre son rapport.

Plusieurs points négatifs ont été relevés par le rapport. Il y a d’abord les 3 millions d’enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté en France. Le Comité n’a pas été convaincu par les mesures prises par le gouvernement. Il a demandé à l’État français de prendre des initiatives plus radicales pour « éradiquer » la pauvreté des enfants.

Le Comité a apprécié les efforts entrepris ces dernières années pour mieux intégrer les enfants handicapés, notamment à l’école. Mais ils ont été jugés insuffisants. L’État français s’est particulièrement fait réprimander sur la prise en charge des enfants autistes, où notre pays accuse un retard considérable (voir article précédent).

Le Comité a également dénoncé, comme il l’a déjà fait à plusieurs reprises, les inégalités de traitement des enfants entre la métropole et les territoires d’Outre-Mer, notamment à Mayotte et cela à tous les niveaux de prise en charge des enfants : accès à la santé, à l’éducation, politiques d’aide sociale à l’enfance…

Evidemment, une fois de plus, le Comité s’est dit préoccupé « face à la persistance de la discrimination raciale et de la stigmatisation à l’égard des enfants Roms » et particulièrement par les démantèlements de campements, sans solution de réinstallation. Plus largement il épingle la France sur la situation des enfants migrants demandeurs d’asile, en particulier dans la « jungle » de Calais. La question de leur placement dans des centres de rétention a également été soulevée.

L’État français s’est à nouveau fait rappeler à l’ordre sur la question des punitions corporelles. Le Comité a en effet réitéré sa demande « d’interdire explicitement la punition corporelle dans tous les milieux, y compris la famille », rappelant qu’« aucune violence envers les enfants n’est justifiable et que la punition corporelle est une forme de violence ». Il exhorte également la France à « promouvoir des formes d’éducation positive, non violente et participative ».

D’autres critiques récurrentes ont été formulées : la justice des mineurs, le droit de connaître ses origines pour les enfants adoptés, le harcèlement scolaire...

Le Comité des droits de l’enfant est obligé, une fois de plus, de formuler les mêmes avis qu’il avait déjà demandé à la France de prendre en compte lors de ses précédentes auditions. Au final, ce sont plus de 20 pages de recommandations qui ont été faites à la France. En matière de droits de l’enfant, la France continue donc à traîner des pieds pour les appliquer.

Le prochain examen de la France aura lieu en 2021. Espérons que, d'ici là, la France saura prendre en compte ces recommandations.

JCC

(Source : CDE)

Pour plus d’informations voir le site des Nations Unies (en anglais)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - droits des enfants -divers, ONU

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