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Actualités des droits de l'enfant

France : après l’Eglise Catholique, l’Education Nationale prend des dispositions pour lutter contre la pédophilie à l’école

Alors que la pression s'accentue sur le Cardinal Barbarin avec la révélation d’une troisième affaire (voir article précédent), la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem , a déclaré qu'il y avait eu 27 radiations en 2015 de membres de son administration pour des affaires de pédophilie ou de pédopornographie.

Ces radiations concernent 12 enseignants en primaire et 15 dans le secondaire sur les 850 000 personnels de l’Education nationale. 19 avaient été radiés en 2014, 26 en 2013 et 15 en 2012.

Pour rappel, l'Éducation nationale a été secouée en 2015 par l'affaire de Villefontaine (banlieue de Lyon), où le directeur d'une école maternelle avait été mis en examen pour des viols sur ses très jeunes élèves. Il avait été radié quelques jours après sa mise en examen et attendait la fin de l'enquête.

Il n’y a donc pas eu d’augmentation significative du nombre de radiation en 2015 à la suite de cette affiare. Mais, depuis, deux autres affaires ont été rendues publiques, dont récemment celle de Villemoisson (Essonne), plaçant l’Education nationale en plus mauvaise posture encore. Cette fois, l’administration était parfaitement au courant de la condamnation et le professeur, passé en commission disciplinaire, avait pu continuer d’enseigner. Une enquête administrative est en cours, les résultats devraient être connus à la fin du mois.

Ce faisant, la Ministre a annoncé que l’ensemble des dossiers des personnels de l’Education Nationale, en contact avec les enfants, seront « passés au peigne fin » pour détecter les agents condamnés sans avoir fait l’objet de signalement.

Par ailleurs, un projet de loi qui introduit une obligation de signalement et qui a été retoqué l’an dernier pour des questions de procédure, est en cours d'adoption.

Comme toujours, il aura fallu attendre que l’Education Nationale soit mise en cause dans des affaires pour que les dispositions soient prises pour lutter contre la pédophilie à l’école.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie, école

France : pédophilie au sein de l’Eglise catholique, du chemin reste à faire

Quand on entend la défense du Primat des Gaules, Monseigneur Philippe Barbarin, visé par deux plaintes, pour avoir fermé les yeux sur des actes de pédophilie, on se dit que beaucoup de chemin reste à faire pour éveiller les consciences. Car si, depuis quelques années, l’Eglise catholique prône la tolérance zéro, il n’est pas sûr que les règles, les bonnes pratiques et les mesures de prévention et d’éducation qu’elle a mis en place ont été comprises par tous.

Il semble en effet, que Monseigneur Barbarin n’ai pas pris la mesure de la gravité des faits qui lui sont reprochés. Car si le Cardinal n'a pas couvert des faits de pédophilie, ce qui est sûr, c’est qu’il était au courant des agissements de ses prêtres et qu’il n'a pas agi en conséquence.

C'est en marge du dossier Bernard Preynat que le Cardinal est visé par une enquête préliminaire pour non-dénonciation d'atteintes sexuelles sur mineurs de 15 ans. En effet, ce prêtre a été mis en examen fin janvier pour des agressions sexuelles sur des scouts lyonnais entre 1986 et 1991 et il est resté en activité jusqu’au 31 août 2015, date à laquelle il a été relevé de ses fonctions.

Une nouvelle plainte similaire vient d’être déposée contre le Cardinal pour des faits concernant des actes pédophiles remontant au début des années 1990 et commis par un prêtre lui aussi toujours en activité à Lyon.

Ces affaires de pédophilie, qui touchent l’église catholique, sont le résultat d’une démarche certainement unique en France. De longues années après les faits, et après avoir découvert que le prêtre était toujours en activité auprès des enfants, ses victimes ont en effet choisi de faire du bruit via Internet et les réseaux sociaux. Elles souhaitent ainsi recueillir un maximum de témoignages afin qu’une enquête soit ouverte.

Car le problème est que la plupart de ces faits sont prescrits. En effet, en France, la prescription des crimes sexuels sur mineur est de 20 ans après la majorité de la victime. C’est pourquoi, seules quatre victimes ont, à ce jour, pu porter plainte puisqu’elles ont moins de 38 ans.

Organisées au sein d’une association « la Parole libérée », les victimes ont créé un site Internet destiné à offrir un espace d'expression, d'échanges et d'écoute dédié aux victimes d'actes de pédophilie.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

Pakistan : le pays adopte une loi punissant les abus sexuels contre les enfants

Cela parait presque incroyable, mais ce pays n’avait aucune loi punissant les abus sexuels contre les enfants. Le Sénat pakistanais a donc comblé ce vide juridique en adoptant un amendement, qui, pour la première fois, rend punissables d'une peine allant jusqu'à sept ans de prison les agressions sexuelles à l'encontre des mineurs, la pornographie infantile et le trafic d'enfants, alors qu'auparavant seuls les viols étaient punis par la loi. L'amendement au code pénal, qui entrera en vigueur après sa ratification par le président, élève également l'âge de la responsabilité pénale de sept à dix ans.

Il aura fallu un scandale pornographique en août dernier pour que les consciences se réveillent. En effet, la diffusion de centaines de vidéos pornographiques d'enfants du village de Hussain Khanwala, dans la province du Punjab, au centre du pays, avait été, au mois d'août 2015, à l'origine d'un scandale retentissant dans ce pays. Au moins 280 enfants, pour la plupart âgés de moins de 14 ans, avaient été les victimes de sévices de la part d’une vingtaine de personnes du village. Elles ont toutes été arrêtées.

Il s’agit là d’un pas important vers le respect par le Pakistan de la Convention relatives aux droits des enfants, que le pays avait ratifié en novembre 1990.

JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

France : mille et un territoires pour la réussite scolaire des enfants

A l’initiative de l’association ATD-Quart monde, 20 grands réseaux associatifs, indignés de l’inégalité scolaire et éducative liée à l’origine sociale, ont organisé une journée de lancement de la campagne « Mille est un territoires se mobilisent avec les parents pour la réussite de tous les enfants ».

L’objectif de cette campagne est d’unir les forces des parents (en particulier ceux dont l’école est le plus éloignée), des écoles et des acteurs de quartier pour inventer des actions en s’appuyant sur les ressources du territoire afin de travailler à la réussite de tous les enfants.

Ainsi, le Collectif national a lancé un appel à toute la communauté éducative, aux parents et à tous les intervenants en milieu scolaire et éducatif, pour agir de manière coopérative et de transformer les pratiques partout où cela est possible.

JCC

(Source : ATD-Quart Monde)

Composition du Collectif national au 31/12/2015 : ACEPP Initiatives parentales ; AFEV Etudiants contre les inégalités ; ANDEV Directeurs de l’éducation des villes ; APEL, FCPE Associations de parents d’élèves ; ATD Quart Monde Pour l’égale dignité de tous ; CEMEA, Fédération des PEP, FRANCAS, GFEN, ICEM, LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT Education nouvelle et populaire ; Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France (FCSF) ; CNLAPS Acteurs de prévention spécialisée ; DEI France Défense des enfants International ; IRDSU Professionnels de la Politique de la Ville ; Collectif POUVOIR D’AGIR Lutte contre l’exclusion sociale et politique ; Réseau PRISME Co éducation ; RFVE Réseau Français des Villes éducatrices.

Avec la participation du CGET (Commissariat Général à l’Egalité des Territoires) et de l’ANLCI (Agence Nationale de Lutte contre l’illettrisme).

Voir l’appel à mobilisation sur le site d’ATD

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - initiatives, éducation, école

Grande-Bretagne : le plaquage au rugby bientôt interdit dans les écoles ?

Près de 70 médecins et experts médicaux ont adressé une lettre ouverte au gouvernement britannique, appelant à une interdiction des plaquages lors des matches de rugby dans les écoles pour prévenir tout risque pour la santé.

Ces médecins estiment en effet que la pratique du rugby pose un risque de blessure « élevé » et « souvent sérieux » pour les joueurs de moins de 18 ans. Ils exhortent les responsables des établissements scolaires ou de clubs de lui préférer le « touch rugby » où l'adversaire peut être neutralisé par simple touché. Le rugby sans contact est également préconisé par les signataires.

Pour eux, « la majorité des blessures se produit lors d'un contact ou d'une collision, à l'image d'un plaquage ou d'une mêlée ». En Angleterre, beaucoup d'écoles proposent cette activité sportive obligatoire aux élèves de 11 à 18 ans.

Les médecins préviennent également des dangers de commotion cérébrale, en remarquant que les personnes qui en ont déjà souffert auparavant présentent de fortes chances d'être touchées à nouveau. En effet, « un lien a été trouvé entre des commotions cérébrales répétées et des troubles cognitifs, en association avec la dépression, la perte de mémoire, et une diminution des capacités d'expression ». Selon eux, « les enfants mettent plus de temps à se remettre (...) des symptômes post-commotions que les adultes ».

Les signataires se référent à la Convention internationale des Nations Unies sur les droits de l'enfant, pour indiquer au gouvernement qu’il a un devoir d'information auprès des élèves au sujet des risques de blessures.

JCC

(Source : RFI)

Voir la lettre des médecins (en anglais)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droit à la santé

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