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Actualités des droits de l'enfant

France : pédophilie au sein de l’Eglise, le Prélat des Gaules reconnaît des erreurs mais n’annonce pas de décisions particulières

Après les affaires de pédophilie au sein de l’Eglise Catholique Lyonnaise, révélées récemment (voir article précédent), près de 400 prêtres étaient invités à une réunion sur la pédophilie. Ils ont échangé avec l’archevêque de Lyon, le Cardinal Barbarin.

On aurait pu espérer plus de cette initiative mais aucune mesure nouvelle n’est sortie de cette réunion qui avait lieu à huis clos.

Pourtant, l’objectif de cette rencontre, à laquelle 220 des 400 prêtres conviés ont participé, était de donner de « nouvelles orientations en matière de lutte contre la pédophilie et les abus sexuels commis au sein de l’Eglise ».

Les mesures présentées ne sont qu’une déclinaison des actions nationales prévues et communiquées récemment par la Conférence des Evêques de France (voir article précédent).

Tout juste, le Cardinal a reconnu des « erreurs du diocèse dans la gestion et la nomination des prêtres ». Bref, les erreurs seraient collectives.

Pour beaucoup, il s’agissait d’une opération déminage. Mais elle n’a convaincu personne et surtout pas les victimes qui continue de réclamer le départ du Cardinal. Selon elles « c’est la condition de l’apaisement ».

JCC

(Sources : communiqués du diocèse et « la Parole Libérée »)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat -

Palestine : le taux de travail des enfants dans la bande de Gaza en forte augmentation

Le taux de travail des enfants dans la bande de Gaza a fortement augmenté ces dernières années avec davantage d'enfants travaillant dans les garages et sur les chantiers de construction alors que le taux de chômage s'élève à plus de 43 pour cent dans l'enclave palestinienne.

De son côté, le Bureau palestinien des statistiques indique que le nombre d'enfants âgés de 10 à 17 ans, qui travaillent dans le bande de Gaza, a doublé atteignant un ensemble de 9.700 enfants sur le territoire au cours des cinq dernières années.

2.900 de ces enfants sont âgés de moins de 15 ans, l'âge minimum légal d'admission à l'emploi dans la bande de Gaza.

L'augmentation constatée dans cette région du monde est contraire aux tendances mondiales qui, selon les chiffres récents de l'Organisation internationale du Travail, montrent que la main-d'œuvre juvénile a diminué d'un tiers depuis le début du siècle 2000, passant de 246 millions à 168 millions, dont plus d'un cinquième se trouve en Afrique sub-saharienne.

Et pour cause, les Nations Unies estiment que 80 pour cent de la population Gazaouie est dépendante des aides humanitaires, avec une hausse du chômage d'environ 35 pour cent depuis les cinq dernières années.

JCC

(Source : Ynet)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

France : le Défenseur des droits s’alarme à nouveau sur la situation des mineurs présents dans la Jungle de Calai

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon s’indigne à nouveau sur « le caractère alarmant de la situation indigne des enfants non accompagnés présents à Calais ». Pour lui, « force est de constater que les mineurs non accompagnés présents à Calais ne sont aujourd'hui, pour la grande majorité d'entre eux, pas protégés ».

Le Défenseur des droits insiste donc sur la création « dans les délais les plus brefs » « d'une possibilité de mise à l'abri de nuit sur le site Jules Ferry », ainsi que « sur le volet éducatif de la prise en charge » des mineurs.

Au 31 mars 2016, 310 mineurs non accompagnés ont été recensés. Mais « l'ensemble des acteurs rencontrés s'accordent sur le constat de l'insaisissabilité de la plupart des mineurs identifiés, donc sur les difficultés à suivre leur évolution et par suite de les protéger », remarque le Défenseur des droits. Il prône notamment des maraudes spécifiques pour « parvenir à stabiliser les mineurs identifiés afin de pouvoir les suivre et mener une véritable action éducative à leur profit, dans le but d'assurer leur protection effective ».

Il recommande enfin au ministère de l'Intérieur de poursuivre « les démarches engagées avec l'Etat britannique » afin de faciliter les démarches « en faveur d'une réunification familiale de ces enfants avec un de leur proche résidant au Royaume-Uni ».

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - immigration, enfants migrants

Monde : 10% des enfants les plus pauvres voient leur situation se dégrader, la France pointée du doigt

Les enfants les plus démunis, loin d’être aidés ou protégés, voient leur situation se dégrader. Conditions de vie, santé, éducation, bien-être… les 10 % des enfants les plus pauvres sont de plus en plus laissés pour compte dans les pays riches, selon l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance) .

Tel est le terrible constat que dresse le « Bilan Innocenti 13 » (13e édition du rapport sur les inégalités entre les pays pauvres et les pays riches). Ce rapport, rendu public hier, a été rédigé par le centre de recherche de l’organisation des Nations unies, situé à Florence (Italie), qui présente une vue d’ensemble des inégalités de bien-être entre les enfants de quarante et un pays de l’Union européenne et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Ainsi, quel que soit le pays, le bilan est alarmant. Il, montre que les inégalités s’accroissent et que la France est particulièrement mal placée. Pire le pays est parmi les plus inégalitaires.

Sur l’ensemble des pays étudiés, la France arrive en 28ème position, devant la Belgique, le Luxembourg, la Slovaquie, l’Italie, la Bulgarie, la Turquie et Israël. Une mauvaise place qui s’explique par une situation très inégalitaire prévalant dans les domaines de l’éducation et de la santé.

Concernant les revenus, le bilan indique que les pays scandinaves affichent les écarts les moins importants (à l’exception de la Suède). Dans la moitié des pays étudiés, un enfant appartenant aux 10 % de foyers les plus démunis dispose de moins de la moitié du revenu disponible dans la famille d’un enfant de la médiane. Cet écart dépasse même les 60 % dans l’ensemble des pays du sud de l’Europe, ainsi qu’en Israël, au Japon et au Mexique.

Les disparités de revenus se conjuguent la plupart du temps avec une situation inégalitaire rencontrée dans les domaines de l’éducation et de la santé. Dans ce dernier, si l’ensemble des foyers les plus défavorisés présentent un cadre de santé plus précaire pour les enfants.

La situation est encore plus préoccupante pour les jeunes filles. Dans 34 pays examinés, les probabilités pour que les filles soient laissées-pour-compte en termes de santé sont nettement plus élevées indique le rapport. Et ces problèmes de santé, à l’adolescence, sont susceptibles de se poursuivre à l’âge adulte.

JCC

(Source : UNICEF)

Voir la rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat -

France : un « livret des parents » pour les futurs parents

C’est un document édité par le Ministère des familles, de l’enfance et des droits des femmes, il remplace désormais le « livret paternité » qui avait été mis en place avec l’instauration du congé paternité en 2002.

Chaque année, environ 1 million de personnes sont concernées par l’attente de leur premier enfant. Ils vont donc recevoir ce document via la Caisse d’Allocations familiales.

Le « livret des parents » rassemble, en une quinzaine de pages, des conseils pratiques mais également éducatifs à destination des futurs parents pour préparer plus sereinement la naissance de leur premier enfant. Il leur indique où trouver les bonnes informations, les bons sites, associations ou émissions afin de leur éviter de se perdre dans les méandres d’internet.

Les futurs parents découvrent ainsi leurs droits, leurs responsabilités, les droits de leurs enfants, mais également les bienfaits de l’éducation bienveillante, sans violence.

En plus de se familiariser avec l’accouchement, l’éducation et les transformations physiques provoquées par la grossesse par exemple, les parents pourront lire quelques conseils concernant des sujets psychologiques comme l’épuisement des parents ou leur séparation éventuelle.

Mais ce « livret des parents » risque de raviver la polémique autour de la fessée. En effet, dans un paragraphe intitulé « Punitions corporelles », il est écrit, à juste titre, que « frapper un enfant (fessées, gifles, tapes, gestes brutaux) n’a aucune vertu éducative », et indique que « les punitions corporelles et les phrases qui humilient n’apprennent pas à l’enfant à ne plus recommencer, mais génèrent un stress et peuvent avoir des conséquences sur son développement. »

Pour autant, le gouvernement n'a pas prévu de légiférer sur une interdiction de la fessée comme le réclame les spécialistes de la petite enfance et les défenseurs des droits des enfants.

JCC

(Source : Site du ministère)

Voir le « livret des parents » ici

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - éducation

France : l’Eglise catholique se mobilise enfin contre la pédophilie

Suite à la mobilisation des victimes des prêtres pédophiles et du retentissement médiatique qui en a découlé (voir article précédent), l’Église catholique a annoncé hier une série de mesures visant à lutter contre la pédophilie.

Dans un premier temps, l’Eglise s’engage à faire toute la lumière sur les faits de pédophilie, même anciens. Elle devrait prendre également des mesures conservatoires l’égard des prêtres soupçonnés de « déviances ».

D’autres mesures ont été annoncées :

- Mise en place de « cellules » d’accueil et d’écoute au niveau des diocèses.

- Création d’un site Internet, notamment à l’accueil des victimes. Il devrait permettre aux victimes de rentrer en contact avec la cellule locale.

- Dès hier et dans l’attente de la mise en place du site Internet, une adresse mail a été ouverte : paroledevictimes@cef.fr

- Une Commission d’expertise indépendante nationale est créée. Elle aura « pour mission de conseiller les évêques dans l’évaluation des situations de prêtres ayant commis des actes répréhensibles ».

- Enfin, la « cellule de veille » de l’épiscopat sur la pédophilie devient « cellule permanente de lutte contre la pédophilie » (CPLP) pour poursuivre et intensifier le travail mené par l’Église depuis quinze ans.

Après la mise au jour des agressions sexuelles perpétrées par le Père Bernard P. sur de jeunes scouts dont il avait la charge entre 1971 et 1991, à Sainte-Foy-lès-Lyon, après les questions soulevées par la façon dont le diocèse de Lyon a géré son cas depuis lors, l’épiscopat aura pris beaucoup de temps pour comprendre qu’il ne pouvait se contenter de mettre en avant une seule prise de conscience du problème de la pédophilie en son sein.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie

Ce soir, à 20h45, France 5 diffuse un documentaire qui dresse un sinistre constat sur les adoptions et réadoptions, appelés dans ce pays le « rehoming ». J’ai déjà évoqué ce sujet sur ce blog (voir article précédent). Il est heureux qu’il soit enfin mis en lumière.

Choisir des enfants sur prospectus ou sur Facebook. Leur poser des questions pendant deux heures, comme on fait passer un entretien d'embauche. Pouvoir les « rendre » à l'issue d'une période d'essai de quelques mois. Ce sont les usages effarants qui régissent outre-Atlantique ce système d’adoption, aussi révoltant que légal.

C’est une enquête glaçante sur cette filière deux fois moins chère que l'adoption classique, qui concerne 100 000 petits chaque année. Dont un quart seront abandonnés par leurs nouveaux parents. Puis baladés de foyer en foyer, ré-adoptés trois, quatre, cinq fois... Alors qu'elle laisse la porte ouverte aux adultes maltraitants, dont les antécédents ne sont pas ou peu vérifiés, la situation ne choque pas grand monde en Amérique, où l'on met au même niveau l'échec d'une adoption et... celui d'un mariage.

​A voir absolument.

« ÉTATS-UNIS : ENFANTS JETABLES », documentaire français (2016) de Sophie Przychodny. Durée : 52 min, ce soir à 20h45 sur France 5.

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - adoption, Etats-Unis

Israël : la prison pour les enfants de moins de 14 ans ?

La Knesset israélienne (parlement) a approuvé début avril un projet de loi qui permettrait aux tribunaux israéliens d’imposer des peines de prison aux mineurs de moins de 14 ans.

Si elle était adoptée en seconde lecture, cette loi serait applicable aux résidents d’Israël et de Jérusalem-Est occupée. C’est pourquoi, les détracteurs de cette loi pensent qu’elle est spécialement destinée aux enfants palestiniens. En effet, les Palestiniens de la Cisjordanie occupée peuvent être jugés par les tribunaux militaires d’Israël.

Selon les défenseurs des droits des prisonniers, au moins 108 mineurs palestiniens âgés de moins de 16 ans seraient actuellement détenus actuellement par Israël.

Une récente augmentation de la violence dans les territoires palestiniens occupés et Israël a conduit aux meurtres de plus de 200 Palestiniens et de près de 30 Israéliens depuis octobre, avec une vague d’attaques et de tentatives d’attaques avec des armes légères ou rudimentaires. La majorité de ces attaques ont été menées par de jeunes Palestiniens, et contre l’armée israélienne. C’est ce qui expliquerait l’attitude des députés israéliens.

Pourtant, le pays est signataire de la Convention internationale sur les droits de l’enfant. La convention stipule que « l’arrestation, la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être en conformité avec la loi et utilisée uniquement comme une mesure de dernier ressort et pour la plus courte période de temps appropriée. »

Malheureusement, dans le contexte actuel dans cette partie du monde, il y a un gros risque que le projet de loi soit adopté.

JCC

(Source : Jérusalem Post)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, justice

Nigéria : ne pas oublier les 219 jeunes filles enlevées par Boko Haram

Le 14 avril 2014, Boko Haram enlevait 276 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria. Certaines ont réussi à s’enfuir mais 219 sont restées aux mains de ce groupe terroriste. Deux ans plus tard, où sont les lycéennes enlevées en 2014 par Boko Haram ?

Le pire est à craindre : sûrement converties sous la contrainte, dispersées, « mariées » de force, violées, peut-être vendues comme esclaves, prostituées ou même envoyées se faire exploser pour commettre de nouveaux attentats.

Boko Haram devenu « Etat Islamique en Afrique de l’Ouest » poursuit en effet ses exactions, enlèvements, attentats souvent commis en utilisant des femmes et des enfants comme bombes humaines, semant la terreur et la mort au Nigeria mais aussi au Cameroun, au Tchad et au Niger.

A chaque libération d’otages par l’armée nigériane, des rumeurs circulent sur la libération de lycéennes de Chibok mais elles se sont toujours avérées fausses.

Les mères de Chibok ont mené une mobilisation exemplaire, popularisée par le réseau « Bring back our girls » et relayée dans le monde entier. Elles réaffirment aujourd’hui leur détermination à poursuivre le combat jusqu’à la libération de leurs filles.

En France, plusieurs personnalités, conduites par Elisabeth Badinter, se mobilisent pour elles et refusent de les oublier. Dans un communiqué, elles demandent au Conseil de Sécurité de l’ONU :

« - De prendre ses responsabilités pour combattre le terrorisme de Boko Haram et de prendre toutes les mesures pour arracher la libération de ses otages ;

- De saisir la Cour Pénale Internationale afin que cesse l’impunité des dirigeants de Boko Haram-Etat Islamique en Afrique de l’Ouest;

- De développer les dispositifs d’accueil des otages libérés, principalement femmes et enfants qu’il faut aider à se reconstruire par l’accompagnement et le soutien psychologique. »

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enlèvement d'enfants, enfants face à la guerre

Bahreïn : le pays torture ses enfants

Le Bahreïn est un petit pays insulaire d'Arabie situé près de la côte ouest du golfe Persique. Il fait peu parler de lui. Pourtant, un récent rapport de l’ONG « Human Rights Watch » révèle que de nombreux mineurs sont placés en détention et soumis à des actes de torture et de mauvais traitements. Le tribunal pénal de Bahreïn a récemment condamné des adolescents à des peines allant jusqu’à 130 ans de prison, sous prétexte qu’ils avaient participé aux manifestations antigouvernementales.

Au cours des deux dernières années, certains d’entre eux, âgés seulement de 13 ans, ont été placés en détention. Ils ont eu les yeux bandés, ont été frappés et torturés. D’autres ont été menacés de viol en vue de leur arracher des « aveux ».

Le silence médiatique internationale et particulièrement français sur cette situation trouve sans doute son explication dans les intérêts économiques colossaux qui sont en jeu.

En effet, la France va recevoir une délégation de La Garde royale de Bahreïn afin de lui vendre des blindés Sherpa Light fabriqués par « Renault Trucks Defense » (RTD).

JCC

(Source : HRW)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Lutte contre la torture

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