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Actualités des droits de l'enfant

Népal : 10 % des filles sont mariées de force avant l’âge de 15 ans

Le mariage des enfants reste un problème criant au Népal en raison des pratiques ancestrales, de la pauvreté, du séisme dévastateur de 2015 et l’instabilité politique chronique du pays.

C’est ce que dénonce, l’ONG « Human Rights Watch » (HRW) dans un nouveau rapport. Selon HRW, 10 % des filles népalaises se marient avant l’âge de 15 ans.

Le rapport publié accuse ouvertement le gouvernement Népalais de ne pas faire assez pour mettre fin à cette pratique scandaleuse et pour venir en aide aux enfants mariés. Même si le mariage des enfants est illégal au Népal depuis 1963, les policiers n’interviennent que rarement et les dirigeants enregistrent officiellement les mariages.

Par ailleurs, le séisme qui a laissé des millions de personnes sans toit, combiné à l’instabilité politique du pays, n’a fait qu’aggraver la situation dans un des pays les plus pauvres du monde.

En effet, le rapport indique que les enfants qui se marient proviennent en majorité des classes inférieures ou marginalisées de la société népalaise, notamment en raison de la pauvreté, du manque d’accès à l’éducation, du travail des enfants, des pressions sociales et des dots qui sont offertes.

De son côté, le gouvernement Népalais affirme que des progrès importants pour mettre fin à cette pratique ont été réalisés, notamment avec l’adoption de lois qui interdit le mariage avant l’âge de 20 ans.

Pourtant, la dernière enquête gouvernementale, datant de 2011, a montré que 41 % des filles s’étaient mariées avant l’âge de 18 ans, et que le pourcentage de filles mariées âgées de 15 à 19 ans était passé de 40% pour cent en 2001 à 28,% en 2011.

De son côté, l’Unicef confirme les chiffres de HRW indiquant que 37 % des petites Népalaises se sont mariées avant l’âge de 18 ans et 10 pour cent avant l’âge de 15 ans.

JCC

(Sources : HRW, Unicef)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés, mariages précoces

Monde : 50 millions d’enfants déracinés

La crise migratoire en Europe et dans le monde sera au cœur des prochaines discussions de l'Assemblée générale de l’ONU qui doit se tient actuellement à New York. A cette occasion, l'Unicef, (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance), sort un nouveau rapport qui montre que les enfants sont les premières victimes de cette crise. A eux seuls, ils représentent près de la moitié des réfugiés dans le monde.

Le chiffre est absolument effrayant. Ils seraient près de cinquante millions d'enfants à travers le monde vivent aujourd'hui « déracinés », arrachés à leur lieu de naissance par les guerres, les violences et persécutions, mais aussi l'extrême pauvreté.

Et encore, le chiffre est une estimation « prudente » pour l'Unicef qui explique que la réalité pourrait être bien plus choquante encore. Fin 2015, 31 millions d'enfants étaient considérés comme réfugiés et 17 millions déplacés dans leur propre pays.

Près de la moitié des enfants placés sous la protection de l'ONU sont par ailleurs originaires de deux pays : la Syrie et l'Afghanistan. Le plus souvent, ces très jeunes adolescents arrivent sans papier et sans statut juridique, ce qui les rend particulièrement vulnérables à des arrestations arbitraires et des abus de toutes sortes.

L'Unicef espère des engagements clairs et relève six actions spécifiques qui permettront de protéger et d’aider les enfants déplacés, réfugiés et migrants :

· Protéger les enfants réfugiés et migrants, en particulier les enfants non accompagnés, de l’exploitation et de la violence.

· Mettre fin à la détention des enfants demandant le statut de réfugié ou migrants en mettant en place une série d’alternatives pratiques.

· Ne pas séparer les familles – le meilleur moyen de protéger les enfants et de leur donner un statut juridique.

· Permettre à tous les enfants réfugiés et migrants de continuer à apprendre et d’avoir accès aux services de santé et à d’autres services de qualité.

· Insister pour que des mesures soient prises afin de combattre les causes sous-jacentes des déplacements à grande échelle de réfugiés et de migrants.

· Promouvoir des mesures de lutte contre la xénophobie, la discrimination et la marginalisation.

JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants réfugiés, mineurs isolés

France : un téléfilm et un débat consacré au harcèlement scolaire

Demain, sur France 3 à 20h30, sera diffusé un téléfilm consacré au harcèlement scolaire. Il s’appuie sur le drame qui a secoué le collège de Briis-sous-Forges (91) en février 2013.

Il raconte l’histoire de Marion Fraisse, qui avait 13 ans, quand elle s’est pendue à son domicile, et le drame vécu par sa mère qui, atteinte au plus profond d’elle-même, remonte le fil de ces terribles évènements pour rendre justice à sa fille.

Certes, si tout le monde comprend la souffrance de cette femme, l’engouement médiatique autour de cette affaire ne fait pas l’unanimité. Ce sont d’abord les enseignants du collège qui dénonce une vision tronquée de l’affaire. En effet, selon une enseignante, porte-parole de la quasi-totalité de ses collèges « on entend que la version de la mère ». Pour eux, « le traitement de cette affaire tragique manque cruellement de recul et d'objectivité, et trop de personnes se retrouvent injustement accusées ».

Car, le principal, les enseignants, des élèves aujourd'hui au lycée, ont tous été entendus par les gendarmes et cela n'a donné lieu à aucune mise en examen par le Juge d’Instruction d’Evry en charge du dossier. Par ailleurs, une enquête interne menée par l'Education Nationale a conclu à l'absence d'anomalies.

De son côté, Bernard VERA, Maire de Briis-sous-Forges, également Sénateur de l’Essonne (PCF), a interpellé la Ministre de l’Education Nationale, Najat-Vallaud Belkacem pour dénoncer ce téléfilm que beaucoup de ses concitoyens considèrent à charge. Pour lui, « la programmation de ce téléfilm ne fait que raviver la souffrance des élèves et des enseignants du Collège de son village ». Il demande, le report de sa diffusion après la fin de l’instruction judiciaire.

Le harcèlement scolaire est une vraie réalité. Selon un rapport de l’Observatoire international de la violence à l’Ecole, datant de 2011, 1,2 million d’élèves seraient harcelés à l’école. Cela mérite donc que l’on s’en préoccupe et que les médias s’emparent de ce sujet. Cependant, il est regrettable que la télévision s’appuie sur un drame trop récent, et surtout pas encore jugé, pour aborder ce fléau dans la sérénité.

Espérons donc que le débat, qui suivra le téléfilm, permette à tous les points de vue de s’exprimer.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Harcèlement

Afrique : 1 million d’enfants piégés par le conflit des Grands Lacs

Publié en amont du Sommet des Nations unies pour les réfugiés et les migrants, qui a eu lieu le 19 septembre dernier, le rapport de l’UNICEF, intitulé « Children on the move, children left behind » (les enfants déplacés, les enfants oubliés) analyse l’impact de l’insurrection de « Boko Haram » sur les enfants au Nigéria, au Cameroun, au Tchad et au Niger et son bilan dévastateur.

Ainsi, le rapport révèle que plus des 2,6 millions de personnes actuellement déplacées, il est à craindre qu’au moins 1 millions d’enfants sont piégés dans des zones contrôlées par « Boko Haram » et en attente d’une assistance humanitaire.

Par ailleurs, environ 38 enfants ont été utilisés pour perpétrer des attentats suicides dans la région du Lac Tchad depuis le début de l’année, ce qui porte à 86 le nombre total d’enfants utilisés dans ce type d’attaques depuis 2014.

Le rapport indique également qu’environ 475 000 enfants dans la région du Lac Tchad vont souffrir de malnutrition aigüe sévère cette année, contre 175 000 au début de l’année.

Enfin, l’UNICEF estime qu’au Nord-est du Nigéria, 20 000 enfants ont été séparés de leurs familles.

L’UNICEF appelle la communauté internationale à intensifier les pressions pour que ce conflit cesse au plus vite. Elle appelle également les donateurs à apporter leur soutien pour les communautés affectées.

JCC

(Source : UNICEF)

Pour en savoir plus : site de l’UNICEF

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, malnutrition

France : un livre consacré aux enfants des rues

Les enfants des rues, c’est un scandale planétaire car pratiquement aucun pays n’est épargné par ce drame. Ce sont des enfants que l’on voit errer, seuls ou en groupe, dans les rues des mégapoles. Dégât collatéral de l’urbanisation et de la mondialisation, ils sont souvent molestés par les commerçants, poursuivis par la police et rejetés par l’ensemble de la population.

Comment aider ces petits exclus ? Quels sont les pièges à éviter pour se faire accepter d’eux et agir efficacement ? Fort de son expérience auprès des grands exclus, Xavier Emmanuelli se penche ici sur le sort de ces enfants abandonnés de tous. Enfants sorciers ou enfants soldats, filles-mères ou adultes ayant refusé de grandir, tous ont des comportements de survie archaïques qui relèvent de ce qu’il appelle l’« atroce liberté ». Quand ces comportements sont compris, ils peuvent servir d’appui pour une démarche de soin concrète.

Un document d’une richesse clinique exceptionnelle. Un témoignage poignant sur l’un des scandales de nos sociétés.

Pour rappel, Xavier Emmanuelli est cofondateur de l’ONG Médecins sans frontières, pionnier du Samu, fondateur du Samu social et ancien ministre de l’Action humanitaire d’urgence.

Le livre est disponible dans toutes les bonnes librairie au prix de 17,90 €

JCC

(Source : éditions Odile Jacob)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants des rues

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