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Actualités des droits de l'enfant

Selon l'organisation à but non lucratif « Business and Human Rights Resource Centre » (BHRCC), de nombreux enfants réfugiés syriens travaillent pour des entreprises occidentales en Turquie, pays qui accueille près de 2,2 millions de Syriens qui ont fui les combats dans leur pays.

Des centaines de milliers de personnes originaires de Syrie travaillent dans ce pays voisin pour des salaires très inférieurs à celui des Turcs, dont le salaire minimum est de 407 euros par mois. Beaucoup d'enfants travaillent également dans les fermes et les usines de Turquie.

L'entreprise suédoise de confection « H&M » et l'allemande « Next » , mais aussi  des fournisseurs turcs des marques des vêtements « Marks & Spencer » et « Asos » sont les entreprises au sein desquelles des cas de travail d'enfants syriens ont été détectés.

Les usines de production situées en Turquie d'autres grandes enseignes de l'habillement pourraient aussi être concernées par le problème du travail des réfugiés. « Primark », de même que « C&A », ont indiqué avoir identifié des travailleurs syriens adultes réfugiés. « Adidas », « Burberry », « Nike » et « Puma » ont déclaré ne disposer d'aucune information concernant la présence éventuelle d'employés syriens dans leurs usines. Le groupe « Arcadia » qui possède « Topshop », « Dorothy Perkins » et « Burton Menswear » a formulé la même réponse.

De son côté, un reportage de la BBC (chaine de télévision anglaise) a montré qu’au moins sept Syriens âgés de 15 ans ont été vus en train de travailler dans les usines des fournisseurs turcs des marques des vêtements « Marks & Spencer » et « Asos ». Selon les témoignages, ils auraient reçu moins d’un euro par heure travaillée et auraient été embauchés par un tiers qui les payait dans la rue. Durant leur journée de travail, d'une durée de 12 heures, les mineurs auraient eu pour tâche de repasser les vêtements destinés au marché britannique.

De plus, ce n’est pas la seule violation qu'ont découverte les journalistes de la BBC en Turquie. Certains réfugiés auraient été exposés à des composants chimiques nocifs alors qu'ils décoloraient des jeans pour le compte de la marque « Mango » sans moyens de protection adaptés.

Toutes ces marques disent « avoir une politique contre le travail des enfants qui se base sur la Convention des Nations unies sur les droits de l'enfant ». Mais une fois qu'on va voir ce qui se passe en coulisses... Immonde et scandaleux !

(Sources : BHRCC & BBC)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, exploitation des enfants, enfants face à la guerre

Image : UNICEFSelon un nouveau rapport de l’Unicef, cinq enfants sur six âgés de moins de deux ans ne consommeraient pas suffisamment d’aliments nutritifs pour assurer leur croissance dans de bonnes conditions. Le rapport estime même qu’une alimentation correcte permettrait d’éviter la mort de 100.000 jeunes enfants chaque année.

C’est dès les premiers jours de l’existence que ces inégalités interviennent. Seuls 55% des nouveau-nés sont nourris au sein dans les instants suivant la naissance alors qu’un tel allaitement est préconisé idéalement dans la première heure.

Par ailleurs, l’Unicef précise qu’à 11 mois, 20% des enfants n’ont pas eu de nourriture solide. En grandissant, un tiers des enfants doivent composer avec le manque de variété des repas. Ils sont ainsi privés des apports essentiels pour leur organisme. Enfin, la moitié des enfants en âge préscolaire souffre d’anémie.

Pourtant, les chiffres sur la grande pauvreté dans le monde ne cessent de s’améliorer. Ainsi, l’une des causes principales de ces chiffres alarmants reste le coût élevé, pour certaines populations, des protéines animales comme la viande, le poisson, les œufs ou les produits laitiers.

De plus, alors que cinq repas sont recommandés pour les jeunes enfants de moins de trois ans (les trois repas des adultes plus deux petites collations), seul un sur deux y a accès.

L’Unicef interpelle les gouvernements et le secteur privé pour qu’ils investissent  de façon plus massive et plus ciblée pour rendre les aliments nutritifs abordables et accessibles aux enfants les plus pauvres.

On ne peut que soutenir cette initiative.

JCC

(Source : UNICEF)

Voir le rapport sur le site de l’Unicef (en langue anglaise)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - malnutrition, pauvreté

La Journée Mondiale du Refus de la Misère est célébrée chaque 17 Octobre. Née de l’initiative du père Joseph Wresinski, fondateur de l’association « ATD-Quart-Monde » et de celle de plusieurs milliers de personnes de tous milieux qui se sont rassemblées sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris en 1987, cette journée est officiellement reconnue par les Nations Unies depuis 1992.

La misère est une violation des droits humains fondamentaux, elle n’est pas fatale, et peut être combattue et vaincue comme l’ont été l’esclavage et l’apartheid. En France en particulier, elle invite à comprendre comment chacun, là où il est, peut agir.

ATD Quart Monde, à l’origine de cette journée, souhaite que les initiatives inspirées du message inscrit sur la Dalle du refus de la misère (*) se multiplient de toutes parts à l’initiative d’associations, d’élus, de citoyens. Ainsi, le 17 octobre est un point d’appui pour une dynamique du refus de la misère toute l’année.

Le thème de cette année : « de l'humiliation et l'exclusion à la participation : Eliminer la pauvreté sous toutes ses formes ». Il nous rappelle que la pauvreté persistante est un déni des droits humains et que son élimination exige plus qu'une simple amélioration du bien-être matériel des personnes qui la vivent. Ainsi, aujourd’hui en France et dans le monde, une multitude d’initiatives vont avoir lieu.

Ensemble, nous pouvons mettre fin à l'humiliation et à l'exclusion.
Ensemble, nous pouvons mettre fin à la pauvreté partout dans le monde.

JCC

(Source et pour en savoir plus : http://refuserlamisere.org)

 

«(*) : « Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »

 Joseph Wresinski

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - initiatives, misère

Monde : journée internationale des filles

Aujourd’hui, 11 octobre 2016, c’est la journée internationale des filles. Le thème de cette année est : « Progrès pour les filles = Progrès pour les objectifs : Un mouvement mondial en faveur des données sur les filles ».

Le monde compte aujourd’hui 1,1 milliard de filles. Ensemble, elles forment un groupe démographique précieux pour créer un monde meilleur pour toutes et tous. Elles débordent de talent et de créativité, mais leurs rêves et leur potentiel sont souvent minés par la discrimination, la violence et l’inégalité des chances. Les données concernant les besoins spécifiques des filles et les problèmes auxquels elles sont confrontées révèlent des lacunes flagrantes.

L’un des aspects les plus scandaleux de la condition des filles est le mariage précoce. Il fait partie des problèmes faisant particulièrement obstacle au progrès des filles. Les données à ce sujet sont préoccupantes : dans les pays en développement (à l’exception de la Chine), une fille sur trois se marie avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans. Les filles qui deviennent des épouses enfants sont privées d’éducation, plus exposées aux violences physiques et sexuelles et mettent au monde des enfants avant d’y être préparées physiquement et émotionnellement. Le cycle de violence commence dans l’enfance et se perpétue à l’âge adulte et d’une génération à l’autre.

Parce que chaque fille mérite de prendre un bon départ dans la vie et d’avoir la possibilité de réaliser son plein potentiel. À la base, cela signifie donner à toutes accès à de l’eau potable, à des aliments sains et à un logis sûr. Cela signifie aussi veiller à ce qu’elles puissent aller à l’école et se développer sans craindre la violence, épaulées par leur communauté.

Ensemble, nous pouvons réunir ces conditions pour les filles du monde entier. Nous pouvons les aider à s’épanouir et à se tailler une place de meneuses dans la société. Nous pouvons leur montrer que l’égalité des sexes n’est pas seulement possible, mais essentielle. Notre avenir en dépend.

JCC

(Source : ONU femmes)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droits des filles

Monde : la mode touchée par la sexualisation précoce des enfants

Ce n’est pas la première fois que je dénonce sur ce blog, la sexualisation précoce des enfants. Jusqu’alors, c’était les « mini-miss » ou les « lolitas » qui illustraient le phénomène. Aujourd’hui, c’est le monde de la mode qui est touché. En effet, sur les réseaux sociaux, les photos de Kristina Pimenova, une petite fille russe de 8 ans, sont loin de faire l’unanimité.

On y voit des clichés très suggestifs où la petite fille, en minishort léopard, imite des poses plutôt réservées aux adultes. Depuis l'âge de 3 ans, elle joue les mannequins pour les marques les plus prestigieuses.

« Roberto Cavalli », « Armani », « Dolce & Gabbana », « Benetton », elles s'arrachent toutes le « top model » russe aux cheveux clairs et aux yeux bleus, qualifiée de plus « belle fille du monde » par le Daily Mail !

Etonnant donc que ces marques ne s’offusquent pas plus du contenu des photos postées sur les réseaux sociaux.

L'hyper sexualisation des jeunes filles avait provoqué en 2012 une telle inquiétude qu'elle avait fait l'objet d'un rapport parlementaire pour tenter de mettre en place des garde-fous. 4 ans après, pas grand-chose n’a été fait.

Il serait plus que temps d’interdire la présence d’enfants dans les publicités destinées aux adultes.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - sexualisation précoce

Syrie : une petite fille décrit la guerre en direct

Quand certains enfants de son âge pensent à leur prochain jouet, Bana Alabed, petite syrienne de 7 ans veux la paix. Elle, ne souhaite qu'une chose : s'endormir, sans avoir peur de mourir. Depuis le 24 septembre, la petite fille publie des tweets pour témoigner de l'horreur des bombardements à Alep, en Syrie. 291 message postés au total, suivis par plus de 25.000 personnes sur le réseau social « twitter ».

Dans ses messages, la fillette témoigne de son quotidien. Faute d'aller à l'école, depuis que l'établissement a été pulvérisé, il y a maintenant un an, Bana apprend l'anglais dans son salon avec sa mère, qui l'aide d'ailleurs à rédiger ses tweets.

Le plus souvent, elle relate les bombes, les bilans qui s'assombrissent. Comme dans le message posté après son arrivée sur Twitter. Bana y raconte comment les obus ont touché la maison de son amie, décédée sous les décombres. « Elle a été tuée. Elle me manque tellement. »

Et les phrases fusent : « j'ai besoin de paix. » « cher monde, nous n'avons plus de nourriture, nous n'avons plus d'hôpitaux. Cher monde, pourquoi tu regardes sans rien faire ? » Ou encore : « je déteste la guerre, et le monde nous a oubliés ».

Alors, est-ce que monde va-t-il enfin entendre Bana et les milliers d’enfants qui meurent chaque jour dans cette guerre ? Rien n’est moins sûr.

JCC

(Source Bana Alabed)

Pour suivre et soutenir Bana sur twitter : cliquer ici

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre

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