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Actualités des droits de l'enfant

Les Etats-Unis nous ont habitués au meilleur comme au pire. Et là, le proviseur d’un lycée du Texas atteint les sommets du ridicule ! Il est probable que s’il volait, il serait chef d’escadrille … Il a en effet rendu obligatoire un « stage de pauvreté » pour initier ses élèves, venus d’un milieu privilégié, à la vie d’un pauvre. Et il semblerait que jouer à être pauvre sous couvert de bonnes intentions, ce serait la dernière mode aux Etats-Unis.

Ainsi ces stages consistent à se relooker avec des « vêtements de pauvre » puis de passer 48 heures sans se laver ni se changer. Et le comble c’est que ces ados,  accompagnés par une mère d'élève, vont dormir dans la rue. Comme des SDF… ou presque.

C’est un reportage du magazine « Envoyé spécial » sur France 2 qui a dévoilé cette pratique. Le reportage montre que les jeunes vont dormir, au chaud dans leur sac de couchage,  sur une pelouse mais qui est protégée par des grillages car, selon l’accompagnatrice, « le quartier n'est pas sûr, explique l'accompagnatrice » ! 

À la manière d’un jeu, ce genre de stages nous semble naturellement quelque chose d’inouï, mais cela traduit bien la manière de vivre et de penser d’une partie des Américains ignorant totalement la dure réalité des gens en difficulté.

JCC

(Source : France 2)
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté, discrimination

La Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation honore la mémoire de tous les déportés sans distinction et rend hommage à leur sacrifice. Cette journée a pour vocation de rappeler à tous ce drame historique majeur, les leçons qui s'en dégagent, pour que de tels faits ne se reproduisent plus.

Elle se déroule chaque année le dernier dimanche d’avril. Cette date a été retenue en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps, et parce qu'elle ne se confondait avec aucune autre célébration nationale ou religieuse existante.

L’occasion de rappeler que les enfants furent les premières victimes de ce génocide. Les nazis préconisaient en effet de tuer les enfants des groupes qu'ils considéraient « indésirables » ou « dangereux » dans leur logique idéologique de « lutte des races » ou comme mesure de sécurité préventive.

Les Allemands et leurs collaborateurs tuèrent ainsi au moins 1,5 millions d'enfants, dont plus d'un million d'enfants juifs, des dizaines de milliers d'enfants tsiganes, des enfants allemands handicapés physiques et mentaux, des enfants polonais ainsi que des enfants d'Union soviétique occupée. Les chances de survie des adolescents (13-18 ans) qu'ils fussent juifs ou non-juifs étaient plus grandes car ils pouvaient être enrôlés pour le travail forcé.

Dans leur « recherche pour récupérer du sang aryen », des « experts » SS en race exigèrent l'enlèvement et le transfert de centaines d'enfants de Pologne et de Union soviétique occupées vers le Reich pour être adoptés par des familles allemandes racialement conformes. Bien que ces décisions aient été prises sur « une base scientifique », des cheveux blonds, des yeux bleus ou une peau claire étaient souvent suffisants pour mériter la « chance » d'être « germanisé ».

Après la capitulation de l'Allemagne nazie mettant fin à la Seconde Guerre mondiale, les survivants cherchèrent à travers toute l'Europe les enfants disparus. Des milliers d'orphelins se trouvaient alors dans les camps de personnes déplacées.

En ces temps d’élections, il est nécessaire de rappeler qu’il existe encore aujourd’hui un parti politique qui trouve ses racines dans la négation de ce terrible drame.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, discrimination

Beaucoup de parents  n’hésitent plus à partager des images de leurs enfants avec leurs amis sur les réseaux sociaux. Le premier rot, les premiers pas, la première dent qui tombe, les premières vacances… autant de moments immortalisés dans des albums virtuels sur « Facebook » ou sur « Instagram » et qui sont stockés dans les serveurs de ces multinationales.

Le « sharenting », néologisme inventé par les américains qui associe sharing (partage) et parenting (parental). Il traduit cette obsession narcissique des parents de vouloir partager le quotidien de leurs enfants comme ils partagent le leur. Considéré comme un acte anodin, cet étalage n’est pourtant pas sans danger.

Par exemple, avoir sa vie privée exhibée sur la place publique par ses parents peut être considéré comme dévalorisant pour un adolescent qui le découvre une décennie plus tard. Il est trop tôt pour le dire, car la génération exposée à son insu n’est pas encore en âge d’intenter un procès, mais on pourrait bientôt être confrontés à une explosion de plaintes d’enfants contre leurs parents pour ce motif.

L’effet peut en effet être assez violent pour un adolescent de voir des photos de lui enfant, dans le bain, dans son intimité ainsi partagée sur les réseaux sociaux.

Il est bon de rappeler la loi française qui est claire : l’article 226-1 du code pénal prévoit que « toute personne ayant diffusé ou publié des images d’un tiers sans son consentement encourt une peine d’un an de prison ou une amende de 45 000 euros ». Par ailleurs, l’article 9 du code civil garantit que « chacun a le droit au respect de sa vie privée ».

Mais un autre risque est souvent évoqué : c’est la récupération de ces images à des fins pédopornographiques.

Enfin, et c’est peut-être le risque le plus insidieux et le plus réel : lorsque l’on crée un profil « Facebook » ou autre, les données que nous transmettons deviennent la propriété de l’entreprise. Le réseau social peut légalement utiliser les photos à des fins publicitaires.

En effet, les clichés que vous postez peuvent être une mine d’informations pour les envois de publicités ciblées : lieu d’habitation, choix vestimentaires, lieu des vacances…

Il est donc nécessaire de préserver vos enfants car il est important de protéger leur vie privée et leur image sur les réseaux sociaux.

JCC

(Source : le Monde)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Dangers d'Internet, droit à la vie privée

Il y a 22 ans, le 16 avril 1995, le jeune pakistanais Iqbal Masih (*) était assassiné à seulement douze ans en raison de sa lutte contre l’esclavage moderne, dont il était lui-même sorti. Depuis, le 16 avril est devenu la journée mondiale de lutte contre l’esclavage des enfants, qui constitue l’un des principaux obstacles à leur éducation.

Passée inaperçue en France en raison de l’élection présidentielles, cette journée a été l’occasion de rappeler qu’environ 150 millions d’enfants âgés de 4 à 14 ans seraient exploités dans des conditions dangereuses. Au total, ils représenteraient 10% de la main d’œuvre de l’industrie mondiale. Outre le travail forcé, cette traite englobe également la prostitution infantile, le trafic de drogue ou encore le trafic d’armes.

L’esclavage des enfants est devenu un instrument de la guerre commerciale planétaire qui voit arriver dans nos étalages, chaussures de sports et autres objets manufacturés. Certaines grosses entreprises, diffusant des marques connues dans le monde entier, exploitent des jeunes filles et jeunes garçons dans les pays les plus pauvres. Les enfants constituent ainsi le groupe de travail le plus vulnérable et le moins protégé.

Selon l’UNICEF, 168 millions d’enfants sont privés de leur enfance parce qu’ils sont obligés de travailler et le plus souvent dans des conditions très dangereuses. C’est pour dénoncer ces mauvais traitements et les combattre que la journée de lutte contre l’esclavage des enfants a été créée.

JCC

(Sources : journées mondiales et Unicef)

(*) Voir la page qui lui est consacrée sur www.droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, exploitation des enfants

C’est la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation) et l’UNICEF qui sonnent l’alerte : la malnutrition s'aggrave au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avec plus de 30 millions de personnes touchées. Parmi eux, plus d’1,4 million d'enfants risquent de mourir de malnutrition du fait de la famine qui s’annonce.

Au Soudan du Sud, l’état de famine a été déclaré par le gouvernement le 20 février 2017 dans certaines zones du pays. On estime que 42% de la population est impactée par une situation d’insécurité alimentaire grave, et que plus d’1 million d’enfants souffrent de malnutrition aiguë, dont 280 000 dans sa forme la plus sévère.

Au Nigéria, quelque 450 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère dans les états affectés par le conflit. Il est probable que la famine y soit déjà une réalité, et qu’elle menace grandement les zones de l’état de Borno qui sont inaccessibles à l’aide humanitaire.

C’est au Yémen, pays ravagé par un conflit depuis deux ans, que l’on dénombre le plus d’enfants souffrant de malnutrition aiguë : 2,2 millions, dont 462 000 dans sa forme la plus sévère.

En Somalie, plus de la moitié de la population doit faire face à une situation d’insécurité alimentaire grave. Environ 185 000 enfants sont sévèrement malnutris – un chiffre qui pourrait monter au-dessus de 270 000 si la famine n’est pas évitée.

Mais le risque de famine ne se limite malheureusement pas à ces quatre pays. Les crises se propagent à toutes les sous-régions : en effet, les familles qui fuient les violences et le manque de nourriture vont se réfugier dans les pays frontaliers qui, déjà vulnérables, puisent de manière inquiétante dans leurs ressources… La Grande Corne de l’Afrique (notamment Ethiopie et Kenya) et le bassin du Lac Tchad montrent ainsi des niveaux alarmants d’insécurité alimentaire ainsi que l’Ouganda qui accueille de nombreux réfugiés du Soudan du Sud.

L’enjeu est donc de taille : juguler la menace de la famine pour éviter que la situation ne se détériore encore davantage dans toute la région.

Pour l’UNICEF, il est donc urgent de mettre fin aux violations des droits humains et aux politiques néfastes qui sont à l’origine de la famine et exacerbent la vulnérabilité des enfants. Toutes les parties aux conflits, ainsi que ceux qui ont un pouvoir d’influence sur elles, doivent agir pour que les droits de l’enfant et les lois humanitaires soient respectés.

Et l’Organisation d’en appeler à la générosité des français car il n’est pas trop tard pour éviter la pire des catastrophes et sauver des milliers de vies.

Pour aider ces enfants, vous pouvez faire un don en ligne dès maintenant : cliquez ici.

JCC

(Sources : FAO et UNICEF)
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droit à la santé, malnutrition, enfants face à la guerre

Est-ce pour la première fois un échec ? Toujours est-il que l’alerte enlèvement, qui avait été déclenchée mercredi soir, vient d’être levée.

Pourtant, Vicente, cinq ans et demi et son père, Jason Lopez, qui l'a enlevé mercredi à Clermont-Ferrand, sont toujours recherchés. Selon la Police, « toutes les informations recueillies vont permettre de poursuivre l'enquête par d'autres moyens ».

Mis en place en France en 2006, le dispositif alerte enlèvement a déjà été déclenché 19 fois, toujours avec succès. Il s'agit d'un dispositif d'alerte nationale, lancé sur une cinquantaine de canaux de diffusion (radio, télévision, internet, gare, autoroutes, etc.), pour mobiliser la population dans la recherche de l'enfant enlevé et de son ravisseur.

Les associations et particuliers peuvent aussi relayer l'alerte via Facebook et des applications de smartphones. Lancé sous l'autorité du procureur de la République, il n'est activé que si plusieurs critères sont réunis: un enlèvement avéré et pas une simple disparition; une victime mineure dont l'intégrité physique ou la vie sont en danger; des éléments d'information permettant de localiser l'enfant.

Ce dispositif est largement inspiré du plan « Amber Alert », créé au Texas en 1996, après l'enlèvement et l'assassinat de la petite Amber Hagerman.

Si vous localisez Vicente ou le suspect, n'intervenez pas vous-même. Appelez immédiatement le 197 ou envoyez un courriel à alerte.enlevement@interieur.gouv.fr

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants disparus et recherchés, enlèvement d'enfants, Alerte enlèvement

Une alerte enlèvement a été déclenchée hier soir pour retrouver Vicente, 5 ans et demi, originaire de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

Vicente, 5 ans et demi, 1 mètre environ, cheveux châtain courts, yeux marron, porteur de lunettes de vue» est vêtu d'un haut de pyjama avec logo « CARS » et d'un caleçon bleu.

Il a été enlevé à Clermont-Ferrand par son père Jason Lopez, homme de 28 ans, de type méditerranéen, yeux marron, cheveux courts noir et porteur d'une barbe courte. Ils circuleraient dans un véhicule BMW ou Mercedes de couleur noire immatriculée dans le Puy de Dôme (63).

Si vous localisez l'enfant ou le suspect, appelez immédiatement le 197 ou envoyez un courriel à alerte.enlevement@interieur.gouv.fr
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants disparus et recherchés, Alerte enlèvement

Sorte de « Spotlight » (*) à la française, le magazine « Cash Investigation », en partenariat avec le site d’information « Médiapart », s'est intéressé à un fléau qui sévit toujours au sein de l'Eglise catholique : la pédophilie.

Les journalistes ont travaillé pendant près d’un an sur l’un des secrets les mieux gardés de l’Eglise de France. Une investigation sans concession qui révèle que des religieux condamnés pour pédophilie sont toujours en activité et parfois toujours au contact d’enfants.

Le magazine dévoile comment de hauts responsables de l’Eglise ont couvert certains agissements en protégeant des prêtres accusés d’agressions sexuelles sur mineurs. Ils les ont déplacés de pays en pays, notamment en Afrique et en Amérique du Sud. Le magazine d'investigation a réalisé une carte inédite de ces exfiltrations internationale.

L'enquête remonte même jusqu’au Vatican, à la rencontre du pape François. Lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, il aurait tenté d’influencer la justice argentine pour disculper un prêtre condamné pour pédophilie. Des Etats-Unis à la Guinée, du Cameroun à l’Argentine, les équipes du magazine ont sillonné le monde pour tenter d’obtenir des réponses et finalement pour interpeller le pape François en personne. Le magazine dénonce enfin le silence assourdissant qui règne toujours au sein de l’Eglise, les évêques ont en effet refusé de prendre la parole.

En 2002, l’Eglise a dit officiellement qu’un prêtre pédophile devait être dénoncé à la justice. Mais dans les faits, rien n’a vraiment bougé jusqu’en 2016 et l’affaire Barbarin (voir article précédent).

La place de la victime commence seulement à être intégrée dans la réflexion de l’Eglise.

Il est plus que temps…

JCC

« Pédophilie dans l'Eglise : le poids du silence », une enquête de Martin Boudot diffusée ce soir, 21 mars 2017, à 20h55 sur France 2.

Spotlight : voir article précédent

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie, Eglise catholique

C’est le chiffre effarant donné par l’UNICEF qui alerte sur la situation de 4 pays : le Nigéria, la Somalie, le Soudan du sud et le Yémen. Ces quatre pays risquent la famine en 2017.

Selon l’ONU, c’est sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La sécheresse aggrave la crise dans cette région de l’Afrique, déjà affamées par un état de guerre permanent.

Au Yémen, où une guerre civile fait rage depuis près de deux ans, 462.000 enfants souffrent de malnutrition sévère et ils sont 450.000 dans le nord-est du Nigeria, où sévit le groupe islamiste « Boko Haram ».

Au Soudan du sud, plus de 270.000 enfants souffrent de malnutrition et la famine vient juste d'être déclarée dans certaines parties de l'Etat d'Unité (nord) où vivent 20.000 enfants.

Selon l’ONU, plus de 20 millions de personnes pourraient de mourir de faim d'ici l'été.

JCC

(Sources : ONU & UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Famine, enfants face à la guerre

L’auteur du livre  « Les Bienveillantes » (prix Goncourt 2006) Jonathan Littell sort son premier film en tant que réalisateur.  L’écrivain, qui a passé plusieurs années dans l’humanitaire, s’intéresse au devenir des enfants enlevés en Ouganda à partir de 1989 par « l’Armée de résistance du Seigneur » pour être enrôlé comme soldats.

« Wrong Elements » suit trois de ces anciens enfants forcés à servir les intérêts du groupe armé dirigé par Joseph Kony. Revenant sur les lieux qui ont accueilli leur engagement forcé, ils se souviennent et travaillent la mémoire de cette période où eux-mêmes ont tués des civils.
Tel un grand reporter, Jonathan Littell rappelle les faits, interroge, filme les témoignages, avec la distance nécessaire. Il égrène au fil des séquences références historiques et images d'archives. Sans en abuser et sans porter de jugement.

Un film coup de poing qui ne porte aucun jugement sur ces jeunes qui sont à la fois bourreaux et victimes. A voir absolument.

« Wrong Elements » (Mauvais Eléments) de Jonathan Litell sortira en salle le mercredi 22 mars.

JCC
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, enfants soldats

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