Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Actualités des droits de l'enfant

Violences, guerres, mariages précoces, grossesses précoces, travail, santé fragile ou encore impossibilité d'aller à l'école : autant de raisons avancées le nouveau rapport de l'ONG « Save the Children » pour expliquer qu'un quart des enfants de la planète n'ont pas le droit de l'être.
 
Le rapport est particulièrement sévère avec l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale. Le Niger arrive tout en bas du classement, suivi de l'Angola, du Mali, de la République centrafricaine et de la Somalie. En fait, les 18 derniers pays de la liste sont tous africains où une majorité d'enfants ne sont pas considérés comme des enfants.

« Le droit à la protection, l'apprentissage, l'épanouissement, le fait de jouer ... bref, tout ce qui constitue l'enfance est dérobé à ces enfants », souligne le rapport. Les chiffres sont, une nouvelle fois, effarants : chaque jour, plus de 16.000 enfants meurent avant leur cinquième anniversaire mais la grande majorité de ces décès pourraient être évités. Un enfant sur six en âge d'aller à l'école n'y va pas. L'Europe compte 138 millions d'enfants. Mais dans le monde, 168 millions doivent travailler dont plus de la moitié dans des conditions difficile. Enfin, le temps de lire ce billet : une fille sur 15 sera mariée et 5 adolescentes auront donné naissance à un bébé.
 
A noter que parmi les pays où l'enfance est respectée, on trouve la Norvège, la Slovénie, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède. L'Allemagne occupe la 10ème place. La France est 14ème.
 
D’énormes avancées ont pourtant été réalisées en faveur des enfants ces 25 dernières années, mais les progrès récemment accomplis dans la lutte contre l’extrême pauvreté n’ont souvent pas profité aux enfants qui en ont le plus besoin, à cause de leur situation géographique, de leur sexe, de leur origine ethnique ou d’un handicap, ou parce qu’ils sont victimes de conflits.
 
JCC
 
(Source : Save the children)
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Rapport, divers, initiatives

« Je m’appelle Myriam, j’ai treize ans. J’ai grandi à Jabal Saydé, le quartier d’Alep où je suis née. Un quartier qui n’existe plus. »

De novembre 2011 à décembre 2016, Myriam tient son journal intime, comme toutes les petites filles du monde. Sauf que c’est au cœur de la guerre qu’elle grandit.

Au fil du temps, Myriam raconte l'évolution de son quotidien, avec ses mots d'enfant, mais parfois aussi d'adultes : tirs, bombes, sniper, kalachnikov, douchka, mortier. Elle tente de comprendre en vain les événements, malgré la volonté de sa mère de la protéger elle et sa petite soeur, Joëlle. La jeune fille de 13 ans n'évoquera la guerre qu'à la libération d'Alep, lorsqu'elle peut enfin retourner dans son quartier de Jabal Saydé, mais où il ne reste plus rien de sa vie d'avant : «  C’est là pour la première fois que j’ai compris ce que signifiait la guerre. La guerre, c’était mon enfance détruite sous ces ruines (...) ».

Des mots sans apprêt, entre innocence et tragédie. Un récit universel et bouleversant, témoignage unique d’une enfance brisée et des ravages que fait la guerre sur les enfants

JCC

(Source : éditions Fayard)

« Le Journal de Myriam » de Philippe Lobjois et  Myriam Rawick paru aux éditions Fayard
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Livres, enfants face à la guerre

Le Défenseur des Droits a publié un début de semaine une enquête intitulée « accès aux droits ». Elle est consacrée à la place et la défense des droits de l'enfant. Et le constat est assez accablant car il montre le chemin qu’il reste à faire pour la promotion et la défense des droits de l’enfant.

Ainsi, le rapport indique que  52 % des personnes connaissent au moins un droit de l’enfant, citant, en priorité le droit à l’éducation (33 %), suivi du droit d’être protégé contre les maltraitances (23 %), le droit à être en bonne santé (18 %) et des droits à la libre opinion (8 %). Mais, près de la moitié des personnes interrogées ne citent aucun droit de l'enfant.

En moyenne, 16 % de la population rapporte avoir été témoin d’une atteinte aux droits de l’enfant dans les cinq dernières années. Les situations de maltraitance (physique, verbale, psychologique et/ou sexuelle) sont les plus souvent citées mais elles font peu réagir (53 % et 50 % de taux de démarches pour faire connaître la situation).

Ainsi, seulement 23 % d’entre elles ont alerté la justice ou les pouvoirs publics qui sont les acteurs les plus connus en matière de protection des droits de l’enfant. Près de 49 % n'ont pas entamé de démarches en raison notamment d'un « manque de preuve » (53 %). Le sentiment de « ça ne me regarde pas » exprimé par 41 % des personnes interrogées, renvoyant à la perception du caractère privé lorsque la maltraitance relève de la sphère familiale.

Le Défenseur des droits rappelle que la France a ratifié la convention internationale des droits de l’enfant il y a 25 ans. En cela, elle s'était engagée à respecter ces droits et en assurer la transcription dans le droit français.

Ce rapport montre donc la nécessité de sensibiliser le grand public aux droits des enfants, et surtout de le doter de la capacité́ à̀ intervenir et à réagir de manière concrète quand il est confronté à une atteinte à l’un de ces droits.

JCC

Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Rapport, initiatives, divers

Plusieurs victimes sont à déplorer après une explosion hier soir à la Manchester Arena, une enceinte où se produisait la chanteuse américaine Ariana Grande.
 
Cet attentat kamikaze a causé la mort d'au moins 22 et en blessant 59 autres. De nombreux adolescents étaient présents au concert, parfois sans leurs parents, et beaucoup cherchent encore ce mardi matin des nouvelles de leurs enfants, notamment via les réseaux sociaux via les hashtag  #MissinginManchester et #RoomForManchester
 
JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, Attentat

C’est l’histoire d’un adolescent de 16 ans, qui a été enfermé seul dans sa cellule pendant 23 heures et demi par jour pendant son séjour dans une institution de jeunes délinquants, qui révèle une pratique très répandue dans certaines prisons de ce pays.

Selon son avocat, le jeune délinquant a passé en isolement cellulaire pendant presque l'intégralité de son temps à l'établissement de jeunes délinquants de Feltham dans l'ouest de Londres. Il n’avait aucun contact avec d'autres enfants et n'était autorisé qu'à se doucher, utiliser le téléphone ou faire de l’exercice seul, accompagné de deux gardiens, pendant 30 minutes par jour.

Et ce  traitement serait une pratique courante  qui serait donnée en réponse aux comportements difficiles des adolescents. Pourtant, l'isolement prolongé des enfants constitue un traitement cruel, inhumain ou dégradant et devrait être absolument interdit. Pour rappel, l’Angleterre a ratifié la Convention Internationale des Droits des Enfants le 16 décembre 1991.

Suite à cette affaire qui a fait l’objet d’une audience en révision, plusieurs autres enfants, détenus dans des prisons à travers le pays, ont demandé à la « League Howard for Penal Reform » - une association qui agit pour de meilleures conditions d’incarcération - de l'aide parce qu'ils sont presque totalement isolés. Certains d'entre eux ont été en isolement pendant jusqu'à neuf mois et ont été soumis à des régimes très similaires au cas du garçon de 16 ans. Ils ont été autorisés à sortir de leurs cellules pendant environ 30 minutes par jour, avec peu ou pas d'accès à l'éducation, un accès limité à l'exercice ou à l'air frais, et aucune association ou intervention significative.

Cette affaire intervient quelques jours après qu'un rapport du Comité Européen pour la Prévention de la Torture (CPT) ait révélé que les jeunes délinquants britanniques avaient subi un « traitement inhumain et dégradant » en raison de leur isolement dans les prisons du pays en violation flagrante de la Convention européenne des droits de l'homme.

JCC

(Source : Howard League)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants en prison, justice

Le groupe LafargeHolcim, déjà montré du doigt pour ces liens financiers présumés avec le groupe « DAECH » est à nouveau plongé dans la tourmente. En effet, l’ONG ougandaise «  Twerwaneho Listeners’Club » (TLC) et la fondation caritative suisse « Pain pour le prochain » (PPP) accuse, dans un rapport rendu public le début mai, le leader mondial des matériaux de construction d’avoir produit pendant plus de dix ans son ciment avec un minerai extrait par des enfants en Ouganda.

Les deux organisations font état de témoignages de 54 personnes (dont 20 enfants), vivant dans la région de Fort Portal, où est située la cimenterie de la société Hima, filiale du groupe LafargeHolcim dans le pays. Celle-ci est alimentée quotidiennement en pouzzolane (roche volcanique utilisée dans la fabrication du ciment bon marché) par les multiples mines artisanales présentes dans la région, opérant à ciel ouvert et sans aucune forme de régulation.

Le rapport relève que « durant plus de dix ans, LafargeHolcim et ses fournisseurs ont profité du travail des enfants auprès des mineurs artisanaux » de l’ouest ougandais et estime à environ 150 le nombre d’enfants travaillant dans les mines artisanales de la région.

De son côté, LafargeHolcim assure au contraire « avoir pris les choses très au sérieux ».Le groupe industriel dit avoir lancé 49 audits, « menés à l’improviste » par des « auditeurs indépendants et qualifiés » dans les carrières fournissant Hima en pouzzolane. Pour LafargeHolcim « Aucune de ces visites n’a montré d’exploitation minière artisanale effectuée par des enfants ».Pourtant, le groupe nie avoir des filiales qui ont utilisé de la main-d’œuvre infantile, il a malgré tout annoncé en janvier sa décision de cesser totalement d’acheter sa pouzzolane auprès des mines artisanales ougandaises.

Cette avancée ne satisfait pas les auteurs du rapport qui indiquent que « par cette décision, LafargeHolcim réduit simplement ses risques de réputation sans mettre en œuvre des mesures pour garantir un avenir décent aux enfants qui travaillaient dans les carrières ».

En effet, les enfants qui avaient abandonné l’école pour travailler dans les mines ont perdu leurs sources de revenus. Sans revenu, de nombreux parents ne peuvent plus payer la scolarité des enfants.

JCC

(Sources : rapport TLC et PPP)

Voir le rapport (en langue anglaise)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, exploitation des enfants, Rapport

En Allemagne jusqu'ici, l'âge légal du mariage était de 18 ans mais des exceptions peuvent être faites si l'un des partenaires a 16 ans révolus et l'autre plus de 18 ans. Un projet de loi, adopté début avril, interdit définitivement tout mariage qui implique des mineurs.

Car, depuis deux ans, l’arrivée de nombreux réfugiés a changé la donne. D'après le gouvernement allemand, 1500 mineurs étrangers mariés en dehors du pays étaient en Allemagne en 2016, dont 361 âgés de moins de 14 ans. Ces unions conclues entre des adolescentes et des hommes plus âgés à l’étranger ont suscité de vives polémiques et ravivé la question du mariage forcé. En 2016 toujours, la décision d’un tribunal de grande instance de donner tort à l'administration allemande et de juger légale une union contractée en Syrie entre une adolescente de 15 ans et son cousin de 21 ans a également provoqué des critiques.

A l’avenir, les mariages entre mineurs de moins de 18 ans seront interdits. Ceux contractés à l’étranger et impliquant des adolescents de moins de 16 ans seront considérés comme invalides. Pour les mineurs entre 16 et 18 ans, les tribunaux devront annuler ces unions sauf dans des cas exceptionnels.

Mais certains organisations caritatives critiquent ces dispositions lorsque le mariage n’est clairement pas forcé et dénoncent le fait que les jeunes filles, si elles sont réfugiées, se retrouvent livrées à elles-mêmes sans bénéficier de la protection juridique qu’offre un mariage.

JCC

(Source : RFI)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés, mariage des mineurs

C’est l’UNESCO qui dévoile ce chiffre effrayant dans un rapport sur la « lutte contre la violence de genre en milieu scolaire: Orientations mondiales ».

Il est estimé à 246 millions d'élèves pouvant faire l'objet de harcèlements ou d'agressions et à 60 millions le nombre de filles, contre 29 millions de garçons,  qui subissent des abus sexuels sur le chemin ou dans l'enceinte de l'école chaque année.

La violence et le harcèlement à l’école, qu’il s’agisse du harcèlement physique, psychologique ou sexuel, ont un impact négatif démontré sur l’apprentissage des élèves ainsi que sur leur santé mentale et émotionnelle. Plusieurs études, citées dans e rapport, montrent que les enfants et les jeunes qui sont victimes de harcèlement homophobe présentent un risque accru de stress, d’anxiété, de dépression, d’estime de soi dégradée, de marginalisation, d’autodestruction et de pensées suicidaires.

L’UNESCO montre que la violence à l’école naît de rapports de force inégaux souvent renforcés par des stéréotypes et des normes liées au genre, l’orientation sexuelle ainsi que d’autres facteurs qui contribuent à la marginalisation tels que la pauvreté, l’identité ethnique, ou encore la langue. D’après un sondage de 2016 sur le harcèlement réalisé auprès de 100 000 jeunes dans 18 pays, 25% des enfants et jeunes interrogés indiquent avoir été harcelés du fait de leur apparence physique, 25% en raison de leur genre ou de leur orientation sexuelle et 25% du fait de leur origine ethnique ou nationale.

Le rapport recommande que des mesures soient prises pour faire face à la violence et au harcèlement à l’école, notamment pour renforcer la capacité de la direction des établissements à agir, améliorer la sensibilisation, impliquer les élèves et les adolescents, renforcer la formation des personnels enseignants, mettre en place des systèmes d’alerte et développer la collecte de données.

JCC

(Source : rapport UNESCO)

Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Harcèlement, harcèlement scolaire, violence de genre

Le 7 mai 1945, à 2h41, le maréchal allemand Alfred Jodl signe à Reims la reddition sans condition de l’armée allemande. Staline exigeant que la capitulation allemande se fasse à Berlin, au cœur du Troisième Reich, une nouvelle signature a lieu le 8 mai dans la ville occupée par les Soviétiques en présence de représentants de l’URSS, de la Grande-Bretagne, de la France et des Etats-Unis.

Les représentants du haut commandement allemand, emmenés par le maréchal Wilhelm Keitel, signent le document qui entre en vigueur à 23h01, heure locale, soit le 9 mai à 1h01, heure de Moscou. La reddition a donc lieu le 9 mai pour les Russes qui la commémore à cette date, au contraire des pays occidentaux.

Le 8 mai devient jour férié en France en 1953 et s’impose comme la date symbolique de la fin de la Seconde Guerre mondiale au même titre que le 11 novembre pour la Grande Guerre. En 1975, le président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, supprime la commémoration de la victoire alliée ce jour-là dans une volonté de réconciliation franco-allemande. C’est finalement par la loi du 23 septembre 1981 que le 8 mai est rétabli, par le Président François Mitterrand, comme journée de commémoration nationale à caractère férié.

L’occasion de ce souvenir que la Seconde Guerre mondiale a été la plus meurtrière de toute l'histoire. Des millions d’enfants sont morts. Parmi eux, 1 millions d’enfants juifs, qui furent déportés dans les camps de la mort.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre

 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat -

Hébergé par Overblog