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Actualités des droits de l'enfant

Bonne nouvelle aujourd’hui : Vicente, le garçon de cinq ans et demi enlevé fin mars dans un camp de gens du voyage à Clermont-Ferrand, a été retrouvé sain et sauf vendredi soir près de Toulouse aux côtés de son père qui a été interpellé.

L'enfant va bien, il sera peut-être hospitalisé pour examen médical, avant d'être sans doute restitué à sa mère sous réserve de l'avis du juge d'instruction. En effet, l'enlèvement était survenu dans un contexte de conflit familial violent, et ancien, au sujet de la garde des enfants. Ce contexte avait nourri des inquiétudes sur la possibilité que la famille de la mère de l'enfant ne cherche à se faire justice.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants disparus et recherchés

Le Ministère de l’Education Nationale a procédé l’an dernier à 30 radiations liées à des cas de pédophilie ou pédopornographie, après 27 cas en 2015. L’institution, emploie plus de 850 000 agents exerçant auprès de mineurs.

Au total, en incluant les « fautes graves », 41 radiations ont été prononcées en 2016 dans l’enseignement public et privé, dont 16 en primaire et 25 dans le secondaire. Ce bilan inclut « quelques cas d’enseignants radicalisés révoqués ».

Le nombre de radiations pour des affaires de mœurs (avec des faits qui ne se sont pas forcément produits dans un cadre scolaire) était de 27 en 2015, 19 en 2014, 26 en 2013 et 15 en 2012.

Après le scandale de Villefontaine (Isère), les ministres de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem, et de la justice (Christiane Taubira à l’époque) avaient mis en place des référents au sein des parquets et rectorats pour fluidifier la transmission d’informations.

C'est pourquoi, Une loi dite « de Villefontaine » oblige désormais le procureur de la République à informer l’administration des condamnations et de certaines mesures de contrôle judiciaire prononcées à l’encontre des personnes exerçant une activité en contact avec des mineurs, notamment pour des infractions sexuelles.

Ainsi, a ce jour les casiers de 363 745 agents dans douze académies ont été vérifier ce qui a permis de détecter dix condamnations « mettant en cause des faits de mœurs ou de violences concernant des mineurs, ou de mœurs sur majeurs ». Les consultations des casiers se poursuivront dans les 18 autres académies jusqu’en décembre 2017.

JCC

(Source : Education Nationale)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - lutte contre la pédophilie, éducation

Education :

Ecole primaire :
E. Macron (En Marche !) insiste sur l'éducation prioritaire : des effectifs à 12 par classe en CP et CE1 dans les écoles des réseaux d'éducation prioritaire (REP et REP+) grâce au redéploiement des 5 000 enseignants du dispositif « Plus de maîtres que de classes » mis en place par Vincent Peillon. Une prime annuelle de 3 000 euros pour les professeurs en REP+ (au primaire et au collège) et trois ans d'ancienneté minimum pour les enseignants en éducation prioritaire.

Pour la réforme des rythmes scolaires, ce sera aux communes et conseils d'école de trancher en 2019 s'ils souhaitent conserver le modèle actuel, garder ou supprimer les activités périscolaires ou revenir à la semaine de quatre jours.

M. Le Pen (Front National)  veut « réserver la moitié du temps d'enseignement au français, à l'écrit comme à l'oral ». Le collectif Racine, proche du Front national, prône 60 % du temps d'enseignement dédié au français au CP, avec une décrue progressive dans les classes supérieures. Ce qui signifie une réduction des horaires des autres matières. Elle veut instaurer le port de l’uniforme à l’école.

La réforme des rythmes scolaires sera « repensée ». Pas de détails sur l'éducation prioritaire, sinon qu'il faudra « la repenser en profondeur » et que « le FN est opposé à toute mesure de discrimination positive ».

Collège/Lycée :
E. Macron : pas de refonte des programmes. Il souhaite maintenir aussi la deuxième langue étrangère dès la 5ème mis en place par Najat Vallaud-Belkacem. Mais la réforme du collège est toilettée avec un retour à son « esprit initial » : les 20 % d'heures d'enseignement dont les collèges décident de manière autonome peuvent être affectés aux enseignements pluridisciplinaires, aux langues anciennes, aux classes bilingues ou européennes, etc.
Le bac sera réformé : examen pour quatre disciplines en terminale, contrôle continu pour les autres matières en 1re et terminale.

M. Le Pen : le parti d'extrême droite prône la fin du collège unique et l'apprentissage à partir de 14 ans (en fin de 4ème). Ces élèves pourront revenir dans la voie générale jusqu'à la seconde. Le Front National souhaite créer des classes prépas dédiées aux bacs professionnels.
En histoire, « promotion du roman national ». Suppression de l'enseignement moral et civique (EMC), remplacé par trois heures hebdomadaires de « civisme et droit » pour expliquer « les symboles et les principes de la République ». Le ministère de l'Éducation créera un « Capès » de droit. Il devra donc recruter des dizaines de milliers de professeurs, vu le volume horaire dédié à cette matière.

Accueil de la petite enfance :
E. Macron veut maintenir un rythme élevé de création de places en crèche. Il veut mobiliser, en maternelle, des jeunes engagés dans le cadre du service civique, afin d’appuyer les professeurs, particulièrement pour la maîtrise du langage.

M. Le Pen veut lancer un audit complet sur les structures d’accueil et de prise en charge des enfants afin de mettre un terme aux dérives constatées au sein de certaines d’entre elles. Réorganiser et améliorer les politiques d’aide sociale à l’enfance.

Aide Médicale d’Etat :
Pour rappel, l'aide médicale d'Etat (AME) offre une couverture de soins minimale aux résidents étrangers en situation irrégulière et précaire qui sont en France depuis au moins trois mois et dont les ressources ne dépassent pas un certain plafond. Dispositif utile pour les enfants d’étrangers en situation irrégulière.

E. Macron veut la maintenir.

M. Le Pen veut la supprimer et « affecter les crédits de l'aide médicale d'Etat aux forces de sécurité. »

Le Regroupement familial :
E. Macron n’envisage pas de changement. Sur son site de campagne, on peut notamment lire que l’immigration familiale « ne concerne que relativement peu de personnes », et que les conditions du regroupement familial dépendent surtout des « engagements internationaux de la France et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme ».

M. Le Pen veut mettre fin à l’automaticité du regroupement et du rapprochement familial ainsi qu’à l’acquisition automatique de la nationalité française par mariage.

Les allocations familiales :
E. Macron  souhaite augmenter le quotient familial que François Hollande a baissé durant son quinquennat.

M. Le Pen veut rehausser progressivement le plafond du quotient familial et mettre en œuvre une vraie politique nataliste réservée aux familles françaises, en rétablissant l’universalité des allocations familiales et en maintenant leur indexation sur le coût de la vie.

L’apprentissage :
E. Macron veut développer les périodes de pré-apprentissage et les filières en alternance dans tous les lycées professionnels. Des licences professionnelles seront préparées sur trois ans et en alternance. Il souhaite en outre encourager le tutorat pour » briser les barrières invisibles qui empêchent beaucoup de jeunes de mener à bien les carrières à la hauteur de leurs mérites … ».
Maintien de l’apprentissage à partir de 16 ans.

M. Le Pen veut développer massivement l’alternance (contrat d’apprentissage, contrat de professionnalisation) dans l’artisanat, le secteur public et privé et autoriser l’autorisation de l'apprentissage à partir de 14 ans.

La Justice des mineurs :
E. Macron veut mettre à disposition une centaine de centres éducatifs fermés (il en existe 56 aujourd’hui), « efficacement répartis sur le territoire ». Les mineurs criminels ou dangereux condamnés iront en établissement pénitentiaire pour mineurs.  En outre il mettra en place des programmes d’aide aux parents de mineurs en difficulté (groupes de paroles, conseils à l’éducation, aide à l’apprentissage du français pour les parents immigrés) dans les établissements scolaires. Les parents devront être associés à la prise en charge efficace de leurs enfants et non pas sanctionnés.  Il souhaite privilégier la prévention et l’éducation.
Il ne veut pas remettre en cause  l’ordonnance du 2 février 1945 sur la jeunesse délinquante et ne pas abaisser la majorité pénale à 16 ans

M. Le Pen souhaite lutter contre la délinquance des mineurs en responsabilisant les parents par la suppression du versement des aides sociales aux parents de mineurs récidivistes en cas de carence éducative manifeste. Elle souhaite également durcir la législation et les sanctions à l’égard des mineurs.

PMA/GPA :
E.Macron est favorable à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes. En revanche il est contre l’autorisation de la gestation pour autrui (GPA) en France. Mais il souhaite  que les enfants issus de la GPA nés à l’étranger voient leur filiation reconnue à l’état-civil français, selon la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

M. Le Pen souhaite l’interdiction de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Elle compte « réserver la PMA aux problèmes de stérilité ».
Elle est contre la GPA et ne dit rien sur les enfants nés de GPA à l’étranger.

Handicap :
E. Macron veut encourager la scolarisation en milieu ordinaire des nombreux enfants aujourd’hui sans solution scolaire et donner accès à un(e) auxiliaire de vie scolaire à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin pour avoir une scolarité comme les autres. Il veut instaurer des actions en milieu scolaire pour sensibiliser les enfants aux questions du handicap.

M. Le Pen veut mettre en conformité les bâtiments recevant du public, tels que les écoles et les universités, et recruter des accompagnants formés pour améliorer au maximum les conditions d’apprentissages des élèves et étudiants en situation de handicap. Elle souhaite mener des campagnes de sensibilisation pour lutter contre les discriminations et favoriser l’intégration des jeunes en situation de handicap.

Enfin et sauf erreur de ma part, je n’ai pas trouvé dans les deux programmes de chapitre spécifiquement consacré aux droits des enfants.

Je ne peux que vous laissez libre de votre choix démocratique. A vous donc de parfaire votre opinion. L’essentiel est d’aller voter !   Pour ma part, j’irai voter avec des gants, un pince nez et tout ce qu’il faut pour endiguer l’obscurantisme.

JCC

(Sources : programmes En Marche ! et Front National)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Démocratie, éducation, handicap, Gestation pour autrui, justice

Les Etats-Unis nous ont habitués au meilleur comme au pire. Et là, le proviseur d’un lycée du Texas atteint les sommets du ridicule ! Il est probable que s’il volait, il serait chef d’escadrille … Il a en effet rendu obligatoire un « stage de pauvreté » pour initier ses élèves, venus d’un milieu privilégié, à la vie d’un pauvre. Et il semblerait que jouer à être pauvre sous couvert de bonnes intentions, ce serait la dernière mode aux Etats-Unis.

Ainsi ces stages consistent à se relooker avec des « vêtements de pauvre » puis de passer 48 heures sans se laver ni se changer. Et le comble c’est que ces ados,  accompagnés par une mère d'élève, vont dormir dans la rue. Comme des SDF… ou presque.

C’est un reportage du magazine « Envoyé spécial » sur France 2 qui a dévoilé cette pratique. Le reportage montre que les jeunes vont dormir, au chaud dans leur sac de couchage,  sur une pelouse mais qui est protégée par des grillages car, selon l’accompagnatrice, « le quartier n'est pas sûr, explique l'accompagnatrice » ! 

À la manière d’un jeu, ce genre de stages nous semble naturellement quelque chose d’inouï, mais cela traduit bien la manière de vivre et de penser d’une partie des Américains ignorant totalement la dure réalité des gens en difficulté.

JCC

(Source : France 2)
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté, discrimination

La Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation honore la mémoire de tous les déportés sans distinction et rend hommage à leur sacrifice. Cette journée a pour vocation de rappeler à tous ce drame historique majeur, les leçons qui s'en dégagent, pour que de tels faits ne se reproduisent plus.

Elle se déroule chaque année le dernier dimanche d’avril. Cette date a été retenue en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps, et parce qu'elle ne se confondait avec aucune autre célébration nationale ou religieuse existante.

L’occasion de rappeler que les enfants furent les premières victimes de ce génocide. Les nazis préconisaient en effet de tuer les enfants des groupes qu'ils considéraient « indésirables » ou « dangereux » dans leur logique idéologique de « lutte des races » ou comme mesure de sécurité préventive.

Les Allemands et leurs collaborateurs tuèrent ainsi au moins 1,5 millions d'enfants, dont plus d'un million d'enfants juifs, des dizaines de milliers d'enfants tsiganes, des enfants allemands handicapés physiques et mentaux, des enfants polonais ainsi que des enfants d'Union soviétique occupée. Les chances de survie des adolescents (13-18 ans) qu'ils fussent juifs ou non-juifs étaient plus grandes car ils pouvaient être enrôlés pour le travail forcé.

Dans leur « recherche pour récupérer du sang aryen », des « experts » SS en race exigèrent l'enlèvement et le transfert de centaines d'enfants de Pologne et de Union soviétique occupées vers le Reich pour être adoptés par des familles allemandes racialement conformes. Bien que ces décisions aient été prises sur « une base scientifique », des cheveux blonds, des yeux bleus ou une peau claire étaient souvent suffisants pour mériter la « chance » d'être « germanisé ».

Après la capitulation de l'Allemagne nazie mettant fin à la Seconde Guerre mondiale, les survivants cherchèrent à travers toute l'Europe les enfants disparus. Des milliers d'orphelins se trouvaient alors dans les camps de personnes déplacées.

En ces temps d’élections, il est nécessaire de rappeler qu’il existe encore aujourd’hui un parti politique qui trouve ses racines dans la négation de ce terrible drame.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, discrimination

Beaucoup de parents  n’hésitent plus à partager des images de leurs enfants avec leurs amis sur les réseaux sociaux. Le premier rot, les premiers pas, la première dent qui tombe, les premières vacances… autant de moments immortalisés dans des albums virtuels sur « Facebook » ou sur « Instagram » et qui sont stockés dans les serveurs de ces multinationales.

Le « sharenting », néologisme inventé par les américains qui associe sharing (partage) et parenting (parental). Il traduit cette obsession narcissique des parents de vouloir partager le quotidien de leurs enfants comme ils partagent le leur. Considéré comme un acte anodin, cet étalage n’est pourtant pas sans danger.

Par exemple, avoir sa vie privée exhibée sur la place publique par ses parents peut être considéré comme dévalorisant pour un adolescent qui le découvre une décennie plus tard. Il est trop tôt pour le dire, car la génération exposée à son insu n’est pas encore en âge d’intenter un procès, mais on pourrait bientôt être confrontés à une explosion de plaintes d’enfants contre leurs parents pour ce motif.

L’effet peut en effet être assez violent pour un adolescent de voir des photos de lui enfant, dans le bain, dans son intimité ainsi partagée sur les réseaux sociaux.

Il est bon de rappeler la loi française qui est claire : l’article 226-1 du code pénal prévoit que « toute personne ayant diffusé ou publié des images d’un tiers sans son consentement encourt une peine d’un an de prison ou une amende de 45 000 euros ». Par ailleurs, l’article 9 du code civil garantit que « chacun a le droit au respect de sa vie privée ».

Mais un autre risque est souvent évoqué : c’est la récupération de ces images à des fins pédopornographiques.

Enfin, et c’est peut-être le risque le plus insidieux et le plus réel : lorsque l’on crée un profil « Facebook » ou autre, les données que nous transmettons deviennent la propriété de l’entreprise. Le réseau social peut légalement utiliser les photos à des fins publicitaires.

En effet, les clichés que vous postez peuvent être une mine d’informations pour les envois de publicités ciblées : lieu d’habitation, choix vestimentaires, lieu des vacances…

Il est donc nécessaire de préserver vos enfants car il est important de protéger leur vie privée et leur image sur les réseaux sociaux.

JCC

(Source : le Monde)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Dangers d'Internet, droit à la vie privée

Il y a 22 ans, le 16 avril 1995, le jeune pakistanais Iqbal Masih (*) était assassiné à seulement douze ans en raison de sa lutte contre l’esclavage moderne, dont il était lui-même sorti. Depuis, le 16 avril est devenu la journée mondiale de lutte contre l’esclavage des enfants, qui constitue l’un des principaux obstacles à leur éducation.

Passée inaperçue en France en raison de l’élection présidentielles, cette journée a été l’occasion de rappeler qu’environ 150 millions d’enfants âgés de 4 à 14 ans seraient exploités dans des conditions dangereuses. Au total, ils représenteraient 10% de la main d’œuvre de l’industrie mondiale. Outre le travail forcé, cette traite englobe également la prostitution infantile, le trafic de drogue ou encore le trafic d’armes.

L’esclavage des enfants est devenu un instrument de la guerre commerciale planétaire qui voit arriver dans nos étalages, chaussures de sports et autres objets manufacturés. Certaines grosses entreprises, diffusant des marques connues dans le monde entier, exploitent des jeunes filles et jeunes garçons dans les pays les plus pauvres. Les enfants constituent ainsi le groupe de travail le plus vulnérable et le moins protégé.

Selon l’UNICEF, 168 millions d’enfants sont privés de leur enfance parce qu’ils sont obligés de travailler et le plus souvent dans des conditions très dangereuses. C’est pour dénoncer ces mauvais traitements et les combattre que la journée de lutte contre l’esclavage des enfants a été créée.

JCC

(Sources : journées mondiales et Unicef)

(*) Voir la page qui lui est consacrée sur www.droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, exploitation des enfants

C’est la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation) et l’UNICEF qui sonnent l’alerte : la malnutrition s'aggrave au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avec plus de 30 millions de personnes touchées. Parmi eux, plus d’1,4 million d'enfants risquent de mourir de malnutrition du fait de la famine qui s’annonce.

Au Soudan du Sud, l’état de famine a été déclaré par le gouvernement le 20 février 2017 dans certaines zones du pays. On estime que 42% de la population est impactée par une situation d’insécurité alimentaire grave, et que plus d’1 million d’enfants souffrent de malnutrition aiguë, dont 280 000 dans sa forme la plus sévère.

Au Nigéria, quelque 450 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère dans les états affectés par le conflit. Il est probable que la famine y soit déjà une réalité, et qu’elle menace grandement les zones de l’état de Borno qui sont inaccessibles à l’aide humanitaire.

C’est au Yémen, pays ravagé par un conflit depuis deux ans, que l’on dénombre le plus d’enfants souffrant de malnutrition aiguë : 2,2 millions, dont 462 000 dans sa forme la plus sévère.

En Somalie, plus de la moitié de la population doit faire face à une situation d’insécurité alimentaire grave. Environ 185 000 enfants sont sévèrement malnutris – un chiffre qui pourrait monter au-dessus de 270 000 si la famine n’est pas évitée.

Mais le risque de famine ne se limite malheureusement pas à ces quatre pays. Les crises se propagent à toutes les sous-régions : en effet, les familles qui fuient les violences et le manque de nourriture vont se réfugier dans les pays frontaliers qui, déjà vulnérables, puisent de manière inquiétante dans leurs ressources… La Grande Corne de l’Afrique (notamment Ethiopie et Kenya) et le bassin du Lac Tchad montrent ainsi des niveaux alarmants d’insécurité alimentaire ainsi que l’Ouganda qui accueille de nombreux réfugiés du Soudan du Sud.

L’enjeu est donc de taille : juguler la menace de la famine pour éviter que la situation ne se détériore encore davantage dans toute la région.

Pour l’UNICEF, il est donc urgent de mettre fin aux violations des droits humains et aux politiques néfastes qui sont à l’origine de la famine et exacerbent la vulnérabilité des enfants. Toutes les parties aux conflits, ainsi que ceux qui ont un pouvoir d’influence sur elles, doivent agir pour que les droits de l’enfant et les lois humanitaires soient respectés.

Et l’Organisation d’en appeler à la générosité des français car il n’est pas trop tard pour éviter la pire des catastrophes et sauver des milliers de vies.

Pour aider ces enfants, vous pouvez faire un don en ligne dès maintenant : cliquez ici.

JCC

(Sources : FAO et UNICEF)
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droit à la santé, malnutrition, enfants face à la guerre

Est-ce pour la première fois un échec ? Toujours est-il que l’alerte enlèvement, qui avait été déclenchée mercredi soir, vient d’être levée.

Pourtant, Vicente, cinq ans et demi et son père, Jason Lopez, qui l'a enlevé mercredi à Clermont-Ferrand, sont toujours recherchés. Selon la Police, « toutes les informations recueillies vont permettre de poursuivre l'enquête par d'autres moyens ».

Mis en place en France en 2006, le dispositif alerte enlèvement a déjà été déclenché 19 fois, toujours avec succès. Il s'agit d'un dispositif d'alerte nationale, lancé sur une cinquantaine de canaux de diffusion (radio, télévision, internet, gare, autoroutes, etc.), pour mobiliser la population dans la recherche de l'enfant enlevé et de son ravisseur.

Les associations et particuliers peuvent aussi relayer l'alerte via Facebook et des applications de smartphones. Lancé sous l'autorité du procureur de la République, il n'est activé que si plusieurs critères sont réunis: un enlèvement avéré et pas une simple disparition; une victime mineure dont l'intégrité physique ou la vie sont en danger; des éléments d'information permettant de localiser l'enfant.

Ce dispositif est largement inspiré du plan « Amber Alert », créé au Texas en 1996, après l'enlèvement et l'assassinat de la petite Amber Hagerman.

Si vous localisez Vicente ou le suspect, n'intervenez pas vous-même. Appelez immédiatement le 197 ou envoyez un courriel à alerte.enlevement@interieur.gouv.fr

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants disparus et recherchés, enlèvement d'enfants, Alerte enlèvement

Une alerte enlèvement a été déclenchée hier soir pour retrouver Vicente, 5 ans et demi, originaire de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

Vicente, 5 ans et demi, 1 mètre environ, cheveux châtain courts, yeux marron, porteur de lunettes de vue» est vêtu d'un haut de pyjama avec logo « CARS » et d'un caleçon bleu.

Il a été enlevé à Clermont-Ferrand par son père Jason Lopez, homme de 28 ans, de type méditerranéen, yeux marron, cheveux courts noir et porteur d'une barbe courte. Ils circuleraient dans un véhicule BMW ou Mercedes de couleur noire immatriculée dans le Puy de Dôme (63).

Si vous localisez l'enfant ou le suspect, appelez immédiatement le 197 ou envoyez un courriel à alerte.enlevement@interieur.gouv.fr
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Enfants disparus et recherchés, Alerte enlèvement

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