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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #defenseur des enfants

Après une visite à Calais, Jacques Toubon, le Défenseur des Droits  a dénoncé une atteinte aux droits « d'une exceptionnelle et inédite gravité ». Il s’indigne devant des « conditions de vie inhumaines », voire une « traque » des migrants.

Il demande fermement au nouveau gouvernement  de « ne pas s'obstiner dans ce qui s'apparente à un déni d'existence des exilés ». Depuis le démantèlement de la « jungle » en octobre 2016, il n’y a plus de lieu d’accueil à Calais où il y aurait actuellement entre 350 (chiffre préfecture) et 600 (associations) migrants contraints de dormir dans des bois ou champs. Parmi eux de nombreux mineurs.

Le Défenseur dénonce « la volonté de ne plus voir de migrants à Calais » qui, selon lui, «  conduit à ce que plus aucun abri ne soit toléré ».  Il indique que la plupart d’entre eux « dorment à même le sol, et sont traqués jour et nuit dans plusieurs sous-bois de la ville ».  Il constate qu’ils sont « dans un état d'épuisement physique et mental ». Ils ne peuvent pas se laver, ni même boire puisque tous les points d'eau ont été supprimés.

Concernant les repas, une seule distribution associative est tolérée le soir, ce qui ne permet pas de nourrir tous ceux qui ont faim.

Le Défenseur des droits s'alarme plus particulièrement de la situation des enfants et des femmes qui sont susceptibles de faire l'objet de viol et d'exploitation sexuelle. Jacques Toubon dresse donc  une liste de demandes :
- fin de cette sorte de traque
- autorisation des distributions de repas
- mise à l'abri des mineurs
- mise en place d'un lieu où les migrants puissent se reposer

Mais  les demandes du Défenseurs des droits risquent bien d’être écartées, car peu après sa nomination au ministère de l'Intérieur, Gérard Collomb a fait de la crise de migrants de Calais une de ses priorités.  Le 6 juin, il a annoncé le déploiement de plus de 150 policiers et gendarmes supplémentaires, principalement pour empêcher de nouvelles arrivées.

De son côté, la maire LR de Calais, Natacha Bouchart, a indiqué que le terrain, sur lequel sont distribués les repas du soir, sera clôturé. Les travaux viennent de débuter.

JCC

(Source : communiqué Défenseur des droits)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - immigration, défenseur des enfants, discrimination

France : le Défenseur des droits renforce sa coopération avec le conseil de l’Europe

Fin décembre, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a rencontré la Secrétaire générale adjointe du Conseil de l'Europe, Madame Battaini-Dragoni, pour mettre en place une réelle coopération entre les deux institutions, notamment sur les sujets prioritaires du Conseil définis par le rapport du Secrétaire général du Conseil, relatifs à la situation des droits de l'Homme et de la démocratie en Europe en mai 2014 (lien ci-dessous).

Plusieurs sujets ont été abordés notamment le rôle attendu de la France dans l'élaboration de la prochaine stratégie du Conseil de l’Europe sur les droits de l'enfant, à l'égard de laquelle le Défenseur des droits est vivement encouragé à participer, en particulier sur l'impact de la crise sur les droits de l'enfant et les enfants et internet.

Le Conseil de l’Europe a réaffirmé, à l’occasion de cette rencontre, l'utilité de l'activité du Défenseur des droits auprès de la juridiction européenne puisque son intervention se place en amont ou en aval de la procédure européenne.

S'agissant des enfants migrants, le Défenseur des droits a sensibilisé le Conseil de l’Europe sur la nécessité d'élaborer des standards européens sur la question des différents tests disponibles pour la détermination de l'âge, celle des enfants Rom et sur la problématique émergente de la gestion démocratique des foules.

Enfin, ces rencontres furent l'occasion de saluer et d'encourager la coopération entre le Défenseur des droits, le Comité européen de prévention de la torture et la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance, qui se rendront tous deux en visite officielle en France en 2015.

JCC

(Source : Communiqué du Défenseur des droits)

Voir le rapport sur la situation des droits de l'Homme et de la démocratie en Europe

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - défenseur des droits, défenseur des enfants

France : Geneviève Avenard  nouvelle défenseure des enfants

Geneviève Avenard et Patrick Gohet ont été nommés adjoints du nouveau Défenseur des droits Jacques Toubon, chargés respectivement des droits de l'enfant et de la lutte contre les discriminations, par des décrets du premier ministre publiés samedi 27 septembre au Journal Officiel.

La nouvelle Défenseure des enfants, Geneviève Avenard, 56 ans, succède à Marie Derain. Diplômée de l’IEP Lyon et titulaire d’une maitrise en droit public, elle a opté dès son premier poste pour une responsabilité en prise directe avec le terrain : elle a dirigé pendant treize ans les services de la Prévention et de l’Action sociale du Conseil général d’Eure et Loire puis a exercé des fonctions similaires au sein du Conseil général de la Côte d’Or. Sa nomination au poste de directrice générale adjointe de l’ODAS en 2006 lui ont permis de développer une vision globale des questions liées à la protection de l’enfance et au handicap. A ce titre, elle siégeait au Conseil Supérieur du Travail Social. En juillet 2008, Geneviève Avenard renouant avec les enjeux du terrain, devient directrice générale d’Acodège, une association installée dans le dijonnais qui gère 26 établissements et services sociaux et médico-sociaux accueillant plus de 6 300 personnes.

Geneviève Avenard est également administratrice de l’association « SOS villages d’enfants » et membre de l’Observatoire National de l’Enfance en Danger (ONED). Elle a également été rapporteure du groupe de travail national portant sur l’amélioration de la prise en charge des mineurs protégés.

Un troisième adjoint doit encore être nommé pour succéder à Françoise Mothes, à la déontologie dans le domaine de la sécurité. Jacques Toubon a succédé cet été à Dominique Baudis comme Défenseur des droits. Il a dû désigner de nouveaux adjoints car la loi ne lui permettait pas de renouveler les anciens dans leurs fonctions (voir article précédent).

JCC

(Source : Défenseur des droits)

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France : le bilan de Marie Derain, défenseur des enfants

Il a quelques jours, j’évoquais le fait que Marie Derain, actuelle Défenseure des enfants, ne pourrait pas continuer ses missions après la nomination de Jacques Toubon au poste de défenseur des droits. En effet, la disparition du Défenseur des droits, Dominique Baudis, entraînait de fait la fin anticipée du mandat de ses adjointes, dont celui de Madame Derain (voir article précédent).

Aujourd’hui, la mission de la Défenseure des enfants, qui est de défendre et de promouvoir l'intérêt supérieur et les droits de l'enfant, s’exerce selon deux modalités : la protection par l’examen des réclamations qui sont adressées directement à la défenseure des enfants mais également la promotion de leurs droits, dans toute leurs dimensions et en l’adaptant à l’âge et aux capacités de compréhension et d’expression des enfants.

Il y a quelques jours, Marie Derain accordait un entretien à l’association « SOS Villages d’enfants » pour dresser le bilan de son action. Elle y évoque les avancées réalisées mais dégage aussi des pistes de travail pour son (ou sa) successeur. En voici le résumé :

Selon elle, le respect des droits des enfants en France constitue une préoccupation majeure, mais un certain nombre de facteurs n’y sont pas favorables : la dégradation des conditions de vie des adultes, qui affecte inévitablement les enfants, l’accélération du temps, la pression que le monde du travail génère, les effets de la crise qui pèsent indirectement mais surement sur chaque enfant. Cette situation est d’autant plus difficile à comprendre s’agissant de la France que d’autres pays, également exposés à ces phénomènes, ont su malgré tout mettre réellement les enfants au cœur de leurs préoccupations et de leurs politiques publiques.

Ainsi, elle déplore l’absence de pilotage national et transversal de l’enfance et plus particulièrement de la protection de l’enfance. Elle pense que des progrès restent aussi à faire pour mieux prendre en compte la situation des enfants lorsque des couples se séparent.

Elle indique cependant que des évolutions très positives ont eu lieu et en particulier la prise en compte progressive au niveau politique des sujets liés à l’enfance ce qui permet, selon elle, de soulever la question de l'intérêt des enfants et de laisser une plus juste place aux enfants dans l’organisation de la société. Elle a ainsi constaté que l’intérêt supérieur de l’enfant s’impose plus naturellement aujourd’hui.

Par ailleurs, elle trouve encourageante la manière dont les acteurs de la vie de la cité aspirent plus couramment et profondément aujourd’hui à défendre les droits des enfants non pas comme les « petits droits de petits êtres » mais comme des droits aussi fondamentaux que ceux des adultes. Il y a des situations emblématiques de cette évolution dont elle se félicite : par exemple le fait qu’à la suite de l’intervention du Défenseur des droits en 2012 le placement des familles avec enfant(s) en centres de rétention administrative ne soit plus le principe mais que ces familles soient désormais assignées à résidence ; ou encore le fait que l’Institution ait pu être écoutée et entendue sur la nécessaire prise en compte de l'intérêt de l’enfant à l’occasion de l’examen de la proposition de loi sur l’égalité femme/homme s’agissant de la résidence alternée.

Sur un autre plan, elle regrette que la Convention relative aux droits de l'enfant demeure trop méconnue du grand public, adultes et enfants, mais aussi des professionnels de l’enfance et de la protection de l’enfance, contrairement à d’autres pays, en particulier du nord de l’Europe et le Canada, qui ont su faire partager une culture de la bienveillance à l’égard de l’enfance.

Pour elle, il faut tout mettre en œuvre pour mieux faire connaître cet engagement international, notamment auprès des professionnels car elle trouve anormal que certains professionnels de l’enfance, dont des médecins ou des pédiatres, n’en aient pas connaissance et ne sachent pas toujours vers qui se tourner quand une situation de danger ou de risque de danger se présente et qu’elle doit être signalée.

C’est pourquoi, elle espère que la célébration des 25 ans de la Convention relative aux droits de l'enfant, qui aura lieu le 20 novembre prochain, soit l’occasion de rappeler aux adultes leur responsabilité vis-à-vis des enfants, autant en termes de protection que de promotion de leurs droits.

Elle évoque ensuite la difficile question de l’enfance en danger et indique que le nombre de saisines augmente chaque année. Elle s’interroge ainsi sur les motifs de cette augmentation qui pourrait montrer une augmentation « objective » des situations ou une meilleure connaissance de l’Institution. Une consultation, menée auprès d’enfants par l’UNICEF, montre en effet que près d’un enfant sur deux sait qu’il existe auprès du Défenseur des droits, la défenseure des enfants et qu’il peut y recourir.

Les chiffres des saisines indiquent que les pré-adolescents de 11 à 15 ans sont surreprésentés parmi les situations qui sont soumises à l’institution. 41% des réclamations concernent la protection de l’enfance. Mais elle indique que derrière ces chiffres, il existe des situations dramatiques, telles que celle de la petite « Marina » ou des enfants de « Pavillon-sous-Bois », qui ne sont pas traitées comme elles le devraient (affaire de maltraitances d’enfants qui ont fait la « une » de l’actualité ces derniers mois).

Selon Marie Derain, trop d’enfants échappent aux systèmes d’alerte et/ou ne bénéficient pas des réponses adaptées à leurs besoins. C’est pourquoi elle préconise de tout faire pour que chaque citoyen soit sensibilisé aux droits des enfants et sache vers qui se tourner quand une situation semble le justifier.

Elle évoque ensuite le Comité d’Entente qu’elle avait proposé au Défenseur des droits de mettre en place dès la fin de l’année 2011 et dans lequel siège des organisations non gouvernementales, des associations et des institutions de protection de l’enfance. Selon Marie Derain, il a permis de donner une dimension mieux structurée et plus efficace aux échanges des différents partenaires. Par ailleurs, elle indique qu’il permet de mieux coordonner des actions communes, de mieux mobiliser les forces vives sur des sujets partagés.

Enfin, elle indique « qu’une Défenseure des enfants ne s’use que si on ne la sollicite pas ». C’est pourquoi elle appelle tous les acteurs susceptibles de contribuer à la défense des droits des enfants et à leur promotion à solliciter le défenseur des enfants et à échanger avec l’institution. Pour Marie Derain, « cette collaboration ne peut que contribuer à une meilleure prise en compte des enfants dans la vie publique de notre pays ».

En conclusion, elle émet un vœu : « celui de dépasser la dimension technique des missions du défenseur des droits en s’appuyant sur les valeurs et la vision qui les fondent. Concrètement c’est envisager un projet de société avec une place pour les enfants ».

JCC

(Source : SOS Villages d’enfants)

Voir l’intégralité de l’entretien sur le site de SOS Villages d’enfants

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - défenseur des enfants

France : Marie Derain, Défenseure des enfants, contrainte de démissionner

Jacques Toubon, le nouveau défenseur des droits, voulait garder ses trois adjointes , Marie Derain, Défenseure des Enfants, Françoise Mothes, chargée de la déontologie dans le domaine de la Sécurité, et Maryvonne Lyazid, chargée de la lutte contre les discriminations et de la promotion de l'Egalité, qui avaient été choisies par son prédécesseur Dominique Baudis, décédé le 10 avril 2014 (voir article précédent).

Mais les dispositions de la loi, qui a créé le Défenseur des droits, contraignent le nouveau défenseur à se séparer de ses vice-présidentes. Jacques Toubon avait pourtant saisi le Conseil d’Etat cet été pour tenter de les garder, mais ce dernier a rendu un avis défavorable qui est d’ailleurs passé complètement inaperçu dans l’actualité estivale très chargée.

En conséquence, Jacques Toubon devra procéder à la désignation de nouveaux adjoints dans le courant du mois de septembre.

Je reviendrai dans un prochain article sur le bilan de Madame Derain.

JCC

(Source : communiqué Défenseur des droits)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - défenseur des enfants

France : publication du rapport annuel de la Défenseure des enfants

A l'occasion de la journée internationale des droits de l'enfant, ce 20 novembre, Marie Derain, défenseur des enfants, et Dominique Baudis, défenseur des droits, ont remis leur rapport annuel, consacré, cette année, à « l'enfant et sa parole en justice ». La défenseure des enfants préconise plusieurs recommandations.

Il s'agit, pour la Défenseure des enfants, qui dépend du défenseur des droits, de s’ assurer que les droits spécifiques de l'enfant soient garantis dans le cadre d'une procédure civile et pénale. La défenseure des enfants été saisie de plusieurs affaires autour de cette thématique, et plus particulièrement dans le cadre des séparations conjugales. Celles-ci représentent 25% des dossiers de la mission Défense des enfants et sont particulièrement dans l'actualité aujourd'hui avec le mouvement des pères réclamant la garde partagée.

Les litiges sont de plusieurs sortes. Un père, par exemple, demande à ce que l'enfant soit entendu, alors que la mère refuse. Ou le juge aux affaires familiales (JAF) estime que l'enfant n'a pas à être auditionné parce qu'il n'a pas sa capacité de discernement en raison de son jeune âge. Mais d'autres JAF peuvent conclure le contraire dans des situations comparables. C'est pourquoi l’institution préconise une « présomption de discernement ». En clair, le magistrat entendrait au préalable le mineur, afin d'évaluer sa maturité.

Sur un autre point, lorsque l’enfant est témoin d’un acte délictueux, il n'a pas de statut, contrairement à l'adulte, qui, lorsqu'il existe des indices graves contre lui, peut obtenir le statut de témoin-assisté et se faire épauler par un avocat. Un statut spécifique va être mis en place pour cette situation.

Le rapport revient également sur l’affaire d’Outreau en indiquant que la conséquence directe de cette affaire est que l'on a prêté moins d'attention à la parole de l'enfant, alors qu'elle avait été très valorisée à partir des années 1970. Aujourd'hui, l'équilibre est en train d'être rétabli. Cependant, la Défenseure des enfants s’interroge sur les conditions du recueil de cette parole. Pour elle, « il ne s'agit pas seulement d'enregistrer les propos, mais d'observer la façon dont l'enfant se comporte. Comment il s'assoit, comment il parle; s'il se prend les mains, s'il roule sous la table... ».

Le rapport pointe du doigt les conditions de recueil de cette parole : « outre la formation des policiers, qui s'est améliorée mais qui reste parfois défaillante, les locaux sont souvent inadaptés. Dans les salles où se pratique l'audition, il y a rarement des chaises à hauteur de l'enfant, des jouet ». Aussi le rapport préconise la mise en place « d'unités d'assistance à l'audition » dans l'Hexagone pour garantir aux enfants une audition et un accompagnement par des professionnels, policier, gendarme, médecin...

Enfin, le rapport s’interroge sur la place de celui-ci dans la société, constatant que celle-ci évolue en plein paradoxe : « à la fois, nous chérissons l'enfant auquel nous donnons tout ce qu'il demande : des vêtements, des jeux, des loisirs. Et en même temps, nous ne prenons pas suffisamment le temps de discuter de sujets qui le concernent très directement ». Or, les droits de l'enfant, c'est aussi reconnaître qu'il peut exercer ses propres droits dans certains domaines: par exemple, le rapport précosine que les jeunes puissent cosigner avec leurs parents des formulaires d'orientation; ou créer une association. Un groupe de travail, a d’ailleurs été mis en place par la ministre Dominique Bertinotti dans le cadre de la future loi sur la famille. Il réfléchit actuellement à cette question du statut de l'enfant au sens large.

JCC

Voir le rapport

(Source : Défenseur des droits – Photo : Marie Derain, Défenseure des enfants)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - défenseur des enfants

centre retentionLe Défenseur des droits, Dominique Baudis, vient de rencontrer le nouveau ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, pour demander qu'il soit mis fin au placement d'enfants d'immigrés dans des centres de rétention en attente de leur expulsion.


François Hollande avait promis, pendant sa campagne, qu'il mettrait fin à la rétention des enfants d'immigrés clandestins, en application de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme, qui a condamné la France le 19 janvier à ce sujet.


Toute la question est de savoir pourquoi le Défenseur des droits n’a pas fait la même demande auprès du prédécesseur de Manuel Valls : Claude Guéant…


De son côté, comme pour répondre à cette question, Claire Brisset, première défenseure des enfants de 2000 à 2006, indique qu’elle n’est toujours pas convaincue qu’il fallait supprimer le défenseur des enfants pour le refondre dans celle du défenseur des droits. Pour elle, les champs de compétence de ce dernier sont trop étendus, au détriment de la protection des plus jeunes, et son indépendance reste à démontrer.


JCC


(Source : défenseur des droits)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - défenseur des enfants

dom baudisL’équipe de Dominique Baudis, le Défenseur des droits, est quasiment au complet puisque les présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat et de la Cour de cassation ont désigné chacun des membres des trois collèges (défenseur des enfants, lutte contre les discriminations, déontologie de la sécurité). Il ne manque plus qu’un représentant du Conseil économique, social et environnemental.

 

 

Concernant le cabinet de Dominique Baudis, il est composé d’amis fidèles :


Antoine Grézaud, 38 ans, directeur du cabinet du Défenseur des droits, et bras droit de Dominique Baudis depuis 2006, il était son directeur de cabinet au Conseil supérieur de l'audiovisuel, puis à l'Institut du monde arabe. Il a également été conseillé au cabinet de Christian Jacob, lorsqu’il était ministre délégué aux PME, commerce, artisanat et l’a suivi ensuite à la fonction publique.


Luc Machard, 51 ans, conseiller maître à la Cour des comptes est nommé directeur général des services. Agrégé de sciences sociales et énarque, il a été délégué interministériel à la famille d’août 2000 à juillet 2003. Christian Jacob, ministre délégué à la famille et Xavier Darcos, ministre délégué à l’enseignement scolaire, lui ont confié une mission de mise en œuvre du dispositif en faveur de l’assiduité des élèves.


Richard Senghor, maître des requêtes au Conseil d'Etat, est nommé secrétaire général. Ce petit-neveu de Léopold Sédar Senghor (président du Sénégal pendant 20 ans) a été membre du Haut conseil à l’intégration et de l'Observatoire de la diversité de l'audiovisuel du CSA. Il entre en 1993 au cabinet de Roger Romani, ministre délégué aux relations avec le Sénat, pour y suivre le dossier des rapatriés. Il rejoint deux ans plus tard la mairie de Paris, alors à droite, il est chargé de l'action sociale de 1995 à 2001 puis de l'intégration, des handicapés, de la vie associative et de à la famille. Il est ensuite nommé en 2002 au cabinet de Jean-Pierre Raffarin, premier ministre, où il est chargé de l’intégration, de la lutte contre l'exclusion, des personnes âgées et des handicapés.


Concernant le collège chargé de la défense et de la promotion des droits de l’enfant, outre Marie Denain (voir article précédent) adjointe défenseur des enfants, 5 personnes ont d’ores et déjà été nommées, il ne manque plus que le représentant du Conseil économique, social et environnemental :


Christian Charruault, président de la première chambre civile de la Cour de cassation. L'un des plus hauts magistrats de France et professeur à Paris V, désigné par la Cour de cassation.


Véronique Cote-Millard, maire UMP des Clayes-Sous-Bois, dans les Yvelines, désignée par le Président du Sénat.


Françoise Dubreuil, magistrate honoraire, ancienne dirigeante de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et conseiller à la cour d'appel de Paris, désignée par le Président de l'assemblée nationale.


Guy Gilbert, prêtre et éducateur spécialisé. L’arrivée de ce prêtre atypique, trublion de l’église catholique française, est une petite surprise, même si Guy Gilbert ne cache pas ses sympathies pour Nicolas Sarkozy. Il a été désigné par le Président du Sénat.


Gilbert Meyer, maire UMP de Colmar désigné par le Président de l'assemblée nationale. Député RPR, puis UMP de 1993 à 2007. Il s’est notamment illustré par ses prises de position contre le Pacs, pour la peine de mort pour les terroristes et pour avoir sanctionné financièrement des lycéens de sa commune qui avaient manifesté, en leur supprimant des crédits destinés à un voyage scolaire.


Bref, ses nominations semblent bien s’apparenter à une reprise en main politique des quatre institutions indépendantes supprimées par la loi relative au défenseur des droits.


Dans un prochain article, nous examinerons le fonctionnement de cette nouvelle autorité et son financement.


JCC


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dom baudisLe Défenseur des droits a succédé au Médiateur de la République, au Défenseur des enfants, à la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) et à la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS).


Le Défenseur des droits est une « autorité indépendante » qui peut être saisie par toute personne, publique ou privée, voulant faire respecter ses droits et ses libertés.


Vous pouvez saisir le Défenseur des droits directement et gratuitement par courrier postal,  en sollicitant un rendez-vous avec  ses délégués ou par internet.


Tout enfant qui invoque la protection de ses droits ou une situation mettant en cause son intérêt, son représentant légal, un membre de sa famille, un service médical ou social, ou une association de défense des droits de l’enfant peut saisir le défenseur des droits.


Par courrier postal et dans l’attente d’une adresse postale unique, vous devez envoyer votre dossier à l’adresse de l’ancienne institution concernée par votre réclamation  soit pour l’adjointe chargée des enfants :


Mission Défense des droits de l’enfant

104 boulevard Auguste Blanqui

75013 Paris.


Par internet :

http://www.defenseurdesenfants.fr/equipe.php#carteFR.


Vous pouvez également saisir votre réclamation en ligne. Vous pourrez joindre les pièces relatives à votre saisine, directement dans votre formulaire ou par voie postale. Si vous n’avez pas la possibilité de scanner les documents vous pouvez les transmettre par courrier en le précisant dans votre message de saisine :

http://www.defenseurdesenfants.fr/contactForm.php

 

JCC

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marie_derain.jpgTout d'abord, il est bon de rappeler que  la fonction nouvelle de Défenseur des droits, qui a remplacé le Médiateur de la République, inclut également celles du Défenseur des enfants, de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS). Le Défenseur est assisté de trois collèges, qu'il préside, et de trois adjoints, chargés des secteurs qui étaient couverts par les trois autorités disparues.

 

C'est ainsi que le 18 juillet dernier, Madame Marie Derain, a été nommée défenseure des enfants, adjointe au défenseur des droits, et vice-présidente du « collège chargé de la défense et de la promotion des droits de l'enfant ». Inconnue du grand public, Marie Derain est fonctionnaire au Ministère de la Justice en fonction à la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ). Elle y est directrice de service, responsable de la formation professionnelle et chargée de mission sur les questions de dialogue social.


Née en Bourgogne en 1969, elle a fait des études classiques de droit et entre à l’école nationale de la magistrature. Elle songe à devenir juge pour enfants avant de choisir finalement la PJJ. En parallèle, elle s’engage chez les Scouts de France en tant que cheftaine de louveteaux.  Dans les années 90, elle a occupé des fonctions locales et nationales au service de la branche louveteau du mouvement scout. Elle a aussi participé au développement de la proposition « Plein Vent » à destination des enfants et adolescents issus de quartiers d'habitat social.

En 2006, elle est élue au conseil d'administration des Scouts et Guides de France, et occupe le poste de vice-présidente dès l'année suivante. Poste qu’elle occupe toujours et qu’elle devrait quitter en raison de ses nouvelles fonctions.

Professionnellement, elle a été successivement directrice d'un service de milieu ouvert dans le sud des Hauts de Seine, responsable de formation des directeurs et des cadres, auditrice à la direction interrégionale Ile de France-Outre Mer et dernièrement chargée de mission à la sous-direction des ressources humaines et du dialogue social en administration centrale.

En 2010, Marie Derain a été mise à disposition de Madame Isabelle Debré, Sénateur UMP des Hauts-de-Seine, parlementaire en mission auprès du ministre de la justice sur la question de « la situation des mineurs isolés étrangers en France ».

N’ayant fait peu de commentaires jusqu’à présent, Madame Derain s’est simplement engagée à n'occuper aucune autre fonction pendant les six années que dure son mandat.


Outre Madame Derain, deux autres femmes ont été nommées par le gouvernement sur proposition de Dominique Baudis : pour le « collège chargé de la déontologie dans le domaine de la sécurité », il s'agit de Françoise Mothes, qui a été avocate au barreau de Paris avant d'intégrer la magistrature, où elle a occupé diverses fonctions. Maryvonne Lyazid sera vice-présidente du «collège chargé de la lutte contre les discriminations et de la promotion de l'égalité». Maryvonne Lyazid, était jusqu’alors adjointe au directeur général de la Fondation Caisse d'Epargne pour la solidarité, et vice-présidente de la Halde.

 

JCC

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