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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #discrimination

France : 8 à 12 000 enfants Roms vivent dans des bidonvilles

Le Collectif national Droits de l’homme (CNDH) Romeurope estime dans son dernier rapport, publié le 23 septembre 2015, que « depuis la résurgence des bidonvilles il y a 25 ans, les politiques publiques à l’égard de leurs habitants sont désastreuses ».

Romeurope veut tout particulièrement attirer l’attention sur la situation des enfants, qualifiée de « critique ». Le rapport dénonce « les refus de scolarisation, l’absence de protection de l’enfance en danger et des mineurs victimes d’exploitation ». Selon Romeurope, « ils sont, pour la grande majorité d’entre eux, nés en France et n’ont pas de lien avec le pays de leurs parents ».

Romeurope souligne également le manque de chiffres, ne pouvant donc ne donner qu’une estimation du nombre d’enfants vivant dans des squats ou bidonvilles, entre 8 et 12 000. Selon l’organisation « les mairies ne respectent pas le code de l’éducation qui les oblige pourtant à un recensement de tous les enfants de leur territoire en âge d’être scolarisés » . Romeurope rappelle en outre les cas de refus de scolarisation, sur décision du maire, et dénonce « une méthode plus insidieuse » qui consisterait à placer les enfants sur liste d’attente ou d’arguer de la difficulté à ouvrir des classes spécialisées pour élèves ne maitrisant pas la langue françcaise.

Pour défendre le cas d’enfants confrontés à des refus de scolarisation, Romeurope se félicite de l’engagement du Défenseur des droits, « même s’il s’agit de résolution au cas par cas ».

Le collectif entend interpeller prochainement l’Association des maires de France sur cette question.

JCC

(Source : Romeurope)

Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination

Arabie-Saoudite : un jeune homme condamné à la décapitation pour avoir manifesté alors qu'il était mineur

Ali Mohammed al-Nimr était au lycée en 2012 lorsqu'il a participé à des manifestations du Printemps arabe à Qatif, dans l'est du royaume. Il avait 17 ans. Accusé d'avoir attaqué la police et d'avoir appartenu à une organisation criminelle, Al-Nimr devrait être exécuté aujourd’hui. Son dernier appel a été rejeté, le jeune chiite (dans un pays majoritairement sunnite) sera décapité, et son corps crucifié, exposé sur la place publique, jusqu'à « pourrissement de ses chairs ». Bienvenue au moyen-âge !

Les experts de l'ONU ont appelé l'Arabie saoudite à annuler l'exécution. Ils ont indiqué que le jeune homme avait apparemment été torturé, contraint à passer aux aveux, et qu'il n'avait pu recourir à un avocat dans des conditions normales avant et pendant son procès, qui ne répondait pas aux normes internationales. Ses aveux étaient le seul élément tangible contre lui.

Sur les réseaux sociaux, la résistance s'est organisée autour du hashtag « #FreeNimr », et la page Facebook relaie les dernières informations sur la condamnation d'Ali Mohammed. Mais ces initiatives citoyennes ne devraient pas empêcher Riyad de passer à l'acte, et le jeune homme devrait être mis à mort comme prévu.

Dans le même temps, l'Arabie saoudite est au cœur d'une polémique après sa nomination controversée à la tête de l'une des commissions consultatives de l'ONU sur les droits de l'homme.

Pourtant, l'Arabie saoudite est considérée comme l'un des pires pays du monde en matière de droits de l'homme. L'ONG « Amnesty International » indiquait en août dernier u'au moins 2 208 personnes ont été exécutées dans le pays entre janvier 1985 et juin 2015. Depuis le début de l'année, 134 personnes ont été mises à mort, soit 44 de plus que l'année précédente.

JCC

(Sources : #FreeNimr et Amnesty International)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - justice, discrimination

Lorsque les internautes insultent l’enfant, bien confortablement dissimulés derrière leurs pseudos, Logan les affronte droit dans les yeux. Ce garçon de onze ans, victime d'insultes sur Internet à cause de son obésité, a décidé de publier sur « YouTube » une vidéo pour faire face à ses harceleurs.

Tout commence en mai lorsque Logan et son père postent une vidéo amusante montrant cette famille du Michigan se taquiner et faire des gags. Des internautes laissent alors des commentaires insultants sur le physique et le poids de l'enfant. Lequel, très touché, demande alors à son père de le filmer. Face caméra, Logan répond à ses détracteurs en se mettant à lire toutes leurs insultes : « gros », « éléphant », « stupide », « j'espère que tu vas mourir »...

Un enregistrement émouvant de deux minutes dans lequel l'enfant explique espérer que les personnes persécutées parlent, n'aient plus honte. « J'espère que les gens ne seront plus harcelés sur Internet, j'espère en tout cas que cette vidéo aidera à aller en ce sens ». Une conseillère d'Obama, Valerie Jarret, particulièrement émue par son message, lui a répondu sur Twitter : « Vous êtes plus fort que tous ces mots blessants. Nous avons beaucoup à apprendre de vous et de votre père. Les changements arrivent quand des personnes ordinaires font des petites choses extraordinaires, quand des personnes ont le courage de Logan, de parler ». Un tweet qui a été suivi d'une invitation à la Maison Blanche.

Espérons que les internautes anonymes s’inspireront un tout petit peu du courage de cet enfant.

JCC

(Sources : Youtube-twitter)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination

République Tchèque : discrimination et ségrégation à l’égard des enfants Roms

Dans un rapport, publié aujourd’hui, l’ONG « Amnesty International » s’alarme de la situation des élèves Roms qui « connaissent la discrimination et la ségrégation au quotidien parce que le gouvernement tchèque manque depuis longtemps à son devoir consistant à lutter contre des préjugés très tenaces au sein du système éducatif ».

Ce document, intitulé « Must try harder: Ethnic discrimination of Romani Children in Czech schools », explique comment les autorités tchèques portent atteinte aux droits fondamentaux des enfants Roms dans des écoles du pays entier.

« La ségrégation généralisée des élèves roms est un exemple terrible de préjugé systématique, en vertu duquel des écoles font connaître à des enfants une discrimination implacable dès leur plus jeune âge », indique le rapport.

Le rapport est rendu public alors que la Commission européenne s’apprête à évaluer les progrès effectués par la République tchèque sur ce terrain. En septembre 2014, la Commission a engagé une procédure d’infraction sans précédent contre la République tchèque pour atteintes à la législation communautaire contre la discrimination. Si le gouvernement n’introduit pas les mesures qui s’imposent, la Commission pourrait saisir la Cour de justice de l’UE.

Amnesty International a constaté que les autorités tchèques placent systématiquement des enfants Roms dans des écoles pour élèves atteints de « handicaps mentaux légers » où les possibilités d’apprentissage sont réduites.

Près d’un tiers des élèves de ces établissements d’enseignement dit « pratique » sont Roms, bien que la minorité rom représente moins de 3 % de la population tchèque.

Les enfants Roms sont par ailleurs victimes de ségrégation au sein des établissements scolaires classiques, se retrouvant souvent dans des écoles réservées aux seuls Roms ou dans des écoles pluriethniques mais dans un bâtiment ou une classe à part.

En février 2015, le gouvernement a fait part de son projet de suppression des « écoles pratiques » et a annoncé qu’il réévaluera sa politique de financement de l’éducation.

Aucun plan n’a cependant encore été adopté sur la marche à suivre pour appliquer ces décisions, ni aucun calendrier concret pour leur mise en œuvre.

Amnesty International demande au gouvernement tchèque de créer un système visant à faire appliquer et suivre les changements promis, mettant à contribution des inspecteurs académiques chargés d'amener chaque école à rendre des comptes.

JCC

(Source : Amnesty International)

Voir le rapport (en langue anglaise)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination

Europe : l’intolérable situation des enfants Roms

Dans un communiqué, l’ONG « Amnesty International » dénonce la difficile situation des enfants Roms. Selon l’ONG, « l’accès à l’école pour les enfants Roms est un vrai parcours d’obstacles ». En France, République Tchèque ou encore en Grèce et en Slovaquie « tous les prétextes sont bons pour empêcher leur scolarisation ». « Refus d’inscription abusifs, scolarisation dans des classes à part, harcèlement, les discriminations restent une pratique courante et tolérée dans le milieu scolaire ».

Pour rappel, il y a 7 ans, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la République tchèque, estimant qu’elle avait bafoué le droit des enfants Roms à une éducation libre de toute discrimination, en les plaçant dans des « écoles spéciales » destinées aux élèves souffrant de handicaps mentaux légers, où ils recevaient une éducation de qualité inférieure. Pourtant, sept ans plus tard, la discrimination perdure. Les élèves Roms sont surreprésentés dans les établissements qui accueillent les enfants souffrant de « handicaps mentaux légers » à travers le pays

En Grèce, plusieurs enfants ont rapporté à l’ONG avoir trop peur d’être persécutés à l’école parce qu’ils sont Roms. Les violences racistes sont fréquentes à l’encontre des Roms et le plus souvent impunies.

En France, selon une étude conduite en 2011 par « l’Agence des droits fondamentaux », seul 11% des enfants Roms âgés de 7 à 15 ans étaient scolarisés. Beaucoup d’enfants se heurtent à des refus d’inscription de la part des municipalités. Selon une autre étude menée par le « Centre européen des droits des Roms » sur 118 parents Roms interrogés répartis dans 6 bidonvilles, seuls 47% ont répondu que leurs enfants étaient scolarisés. Plus de 60% des autres ont répondu que la municipalité avaient refusé l’inscription en raison d’un manque de place disponible dans les établissements scolaires. Pour de nombreux maires, le seul fait de n’avoir pas d’adresse fixe justifie ce type de refus.

Pour « Amnesty International » et les défenseurs des droits des enfants, ces discriminations sont intolérables. Les Etats doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour y remédier dans les plus brefs délais. La Commission européenne doit continuer à faire pression sur ces Etats pour qu’ils respectent la législation européenne anti-discriminations.

Mercredi, c’était la journée internationale des droits des Roms. On constate qu’il reste beaucoup de chemin à faire…

Cette semaine est sorti un beau film réalisé par Ioanis Nuguet, « Spartacus et Cassandra ». Il raconte comment des enfants Roms prennent leur destin en main pour s’échapper des conditions difficiles de là où ils vivent. À voir absolument.

JCC

(Sources : Amnesty International, ADF et CEDR)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination

Il y a quelques jours, j’écrivais un billet sur la situation des enfants albinos en Tanzanie (voir article précédent). Et voilà que déboule en France un film coup de poing, récompensé par le Lion d'or du meilleur premier film à la Mostra de Venise, Ce film intense « White shadow » (l’ombre blanche) réalisé par Noaz Deshe et coproduit par Ryan Gosling raconte la vie d’Alias, un enfant albinos, dans un pays où ces enfants sont des «ombres blanches» qui ne meurent pas mais disparaissent, tuées et revendues à des sorciers qui se servent de leurs organes pour leurs potions magiques.

Après avoir perdu son père, il trouve refuge en ville auprès de son oncle Kosmos, Pour survivre, il vend des lunettes, des DVD et des téléphones portables. Il ne tarde pas à se confronter à la violence et à l'intolérance de la société.

Le film suit le calvaire de ce gamin à la peau claire dont les bras et les jambes sont convoités pour être vendus très cher au marché noir.

A voir absolument pour mieux comprendre cette terrible réalité dans ce pays où, entre 2008 et 2010, deux cents assassinats liés à ces pratiques ont été commis.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination, Cinéma

Tanzanie : le massacre des enfants albinos

Dans ce pays, il n’est pas rare que les albinos soient massacrés. Ils sont en effet victimes de superstitions, relayées par des guérisseurs et sorciers, attribuant à leurs organes des vertus magiques. Ces organes, utilisés dans des potions magiques, auraient la capacité de « donner puissance et richesse » à ceux qui les utilisent.

Fin décembre, une fillette albinos de quatre ans a été enlevée. En août dernier, au moins quatre albinos ont été victimes d’agressions. Selon l’ONU, depuis 2000, plus de 70 albinos ont été tués dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Et pour couronner le tout, de nombreux hommes politiques, croyant à ces superstitions, sont soupçonnés de commanditer des meurtres d’albinos pour parvenir à leurs fins : accession au pouvoir, richesse, popularité...

La Tanzanie a tout de même pris des mesures à l'encontre des auteurs d'e crimes envers les enfants albinos. Ainsi, depuis 2009, les assassins sont directement condamnés à la pendaison à mort, et les enfants albinos bénéficient d'une escorte policière pour se rendre à l'école ; certains ont même été équipés de téléphones portables afin de prévenir plus rapidement la police.

Mais ces mesures ne règlent en rien la véritable origine du problème puisqu’aucune action n’est conduite sur la prévention et l'éducation.

Malheureusement, ces croyances circulent également dans d’autres pays africains où les enfants albinos vivent un véritable calvaire. Ils subissent régulièrement des brimades, sont torturés, et vivent dans la psychose.

Pour rappel, l’albinisme est une mutation génétique qui empêche de produire suffisamment de vitamine D, nécessaire à la minéralisation des os. Par ailleurs, la maladie altère la capacité de l’organisme à produire de la mélanine qui pigmente la peau, les cheveux et les yeux.

JCC

(Source : ONU)

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Suède : arrestation brutale d’un enfant de 9 ans

La vidéo a été publiée par le quotidien Suédois « Sydsvenskan ». On y voit un enfant de 9 ans plaqué au sol sous le poids d'un agent de sécurité de la gare de Malmö (3ème plus grande ville de Suède). Tandis que l'enfant semble avoir du mal à respirer, l'homme appuie sur son visage. Le garçon d'origine marocaine et visiblement de culture musulmane récite une prière le doigt levé vers le ciel. Quelques secondes plus tard, alors qu'il tente de se dégager du policier, les jambes de l'enfant seront attrapées par un second agent de sécurité.

Le garçon, accompagné d'un autre enfant d'une douzaine d'années, assis sur le côté, voyageait sans ticket avant d'être interpellé. Certes c’est un contrevenant, mais l’agent de sécurité l'a traité comme s'il s'agissait d'un adulte. Une enquête est en cours et les deux agents devraient être interrogés par la police.

Devant la violence des images, j’ai préféré ne pas diffuser cette vidéo sur ce blog. Qu’est-ce qui peut pousser des hommes à traiter un enfant de 9 ans comme un dangereux criminel ? Qu’est-ce qui fait qu’aucun des témoins présents sur place n’est intervenu ? On est en droit de s’interroger sur le cheminement actuel de la société suédoise.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - discrimination

France : stigmatisation  des enfants de confession musulmane, l’emballement dans la surenchère

Encore un enfant auditionné par la gendarmerie pour apologie du terrorisme. Cette fois, cela se passe à Villers-Cotterêts (Aisne). L’enfant de 9 ans est accusé d'avoir crié «Allah Akbar, vive le Coran » pendant une minute de silence en hommage à Charlie Hebdo.

L’enfant a été entendu le 15 janvier par la gendarmerie, en présence de son père. Problème, selon le Procureur de la République « il n’y a aucun témoin qui entend ce garçon de neuf ans venir dire "Allah Akbar, vive le Coran" ». Il s’agissait en fait d’un quiproquo entre deux enfants.

Le père de l’enfant a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse et diffamation. Le Procureur a souhaité que les conclusions de l’enquête servent pour l’avenir à « éviter de s’emballer inutilement ».

Hier, c’est Nathalie Kosciusko-Morizet, intervenant sur BFM-TV, qui dénonce le fait qu’à Mulhouse « des dizaines d’enfants arrivent tous les jours en retard parce qu’ils sont à la prière où ils sont emmenés par leurs parents ». Et de rajouter : « je dis que la dérive radicale, c’est une maltraitance. Cela le conduit où, l’enfant, de ne pas aller à l’école et d’aller à la prière à la place ? ». Ce faisant, la vice-présidente de l’UMP fait une proposition : le placement de ses enfants en dehors de leur famille !

Interrogé par France TV Info, le maire de Mulhouse fait dans la nuance en indiquant que « les enfants ne sont pas eux-mêmes à la prière ». Et s’il évoque bien « plusieurs témoignages » d'enseignants et de directeurs, il refuse de parler de dizaines d'enfants, évoquant plutôt « quelques cas isolés ». Le phénomène évoqué semble donc marginal. Contactés par France TV Info, plusieurs syndicats d'enseignants et de parents d'élèves ne sont même pas au courant de ce « problème ».

Il y a quelques jours, j’évoquais déjà ce risque d’amalgame et de stigmatisation (voir article précédent), où je décrivais les premiers effets des attentats sur les enfants de confession musulmane. Mais je n’imaginais pas que l’on puisse soupçonner sérieusement des enfants de 8 ou 9 ans de faire « l’apologie du terrorisme ». Je n’imaginais pas que des femmes et des hommes politiques, dits « Républicains », donnent dans cette surenchère qui les conduit à faire de ces enfants les boucs émissaires de leurs propres échecs. Car, pêle-mêle, ils accusent l’école, les prisons, les banlieues, les parents et maintenant les enfants.

Aucune leçon n’aura donc été tirée de l’épouvantable massacre de début janvier ? Non, ils continuent tous, comme avant, poursuivant leur entreprise de démolition d’une société déjà bien éclatée. Les profiteurs d’abime s’en amusent, ils n’ont qu’à regarder, se tenir en embuscade et laisser les électeurs s’exprimer. Ce fut le cas ce week-end dans le Doubs. S’ils continuent, se sera aussi le cas en 2017.

Un vent mauvais souffle à nouveau sur la France, si nous n’y prenons pas garde, il risque de se transformer en tempête brune qui balayera tout sur son passage.

JCC

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France : la discrimination jusque dans la mort

En décembre dernier, Christian Leclerc, le maire de Champlan (Essonne), avait refusé d'inhumer un nourrisson, membre de la communauté Rom. A l'époque, le maire avait justifié son refus par « le peu de places disponibles » et la « priorité donnée à ceux qui paient leurs impôts locaux » (voir article précédent).

Jacques Toubon, le Défenseur des droits s’était saisi de l’affaire. Il a rendu son rapport la semaine dernière dans lequel il juge « illégale et discriminatoire » la décision de ce maire.

Dans son communiqué, le Défenseur des droits indique qu’il a entendu le maire. Ce dernier a expliqué avoir donné par téléphone la consigne suivante à ses agents : « On privilégie Corbeil », ville où l'enfant est décédé, « on attend une réponse de Corbeil et si Corbeil ne veut pas, on enterre à Champlan ».

Le défenseur des droits considère cette consigne comme un « refus illégal », qui revient « à subordonner l'acceptation de la demande légitime de la famille à un refus du maire de Corbeil, qui aurait été illégal ». Il estime donc que le refus du maire repose « sur des motifs de discrimination ».

Sur le plan judiciaire, l'enquête préliminaire ouverte pour discrimination devrait être transmise prochainement au parquet d'Evry.

Enfin et pour rappel, la loi précise que les maires ne peuvent s'opposer à l'inhumation d’un défunt dans la commune où il habitait, dans celle où il est mort, ou là où se trouve un caveau familial.

JCC

(Source : Défenseur des droits)

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