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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #droits des filles

« Trop jeunes pour se marier », c’est le titre de l’exposition qui rassemble un travail de dix années à travers le monde. L’auteure est  Stéphanie Sinclair, photojournaliste américaine, spécialiste des  zones de conflits comme l’Irak et l’Afghanistan. Elle découvre en 2003 le sort de fillettes s’immolant par le feu pour échapper à un mariage forcé. La photographe décide alors de se consacrer pleinement à cette cause avec le projet « Too Young to Wed » (trop jeune pour se marier), devenue depuis une ONG, qui a pour objectifs de fédérer toutes celles et tous ceux qui veulent protéger les droits des filles et lutter contre le mariage forcé. Depuis 15 ans, Stéphanie Sinclair parcourt ainsi l’Afghanistan, le Népal, l’Éthiopie, l’Inde et le Yémen à la rencontre de ces jeunes filles mariées de force dès l’âge de 9 ans, souvent à des hommes bien plus âgés.

Les mariages forcés ont encore lieu dans plus de 50 pays à travers le monde, avec au moins 39 000 filles mariées chaque jour soit une toutes les 2 secondes ! Dans les dix ans qui viennent 140 millions de jeunes filles auront ainsi été mariées avant l’âge de 18 ans. Or ces enfants sont obligés de quitter l’école pour faire vivre le foyer, servir le mari, s’occuper des enfants et deviennent bien souvent de véritables esclaves domestiques. Le phénomène touche une cinquantaine de pays à travers le monde, pas seulement l’Inde ou le Yémen. Notre vieux continent est largement concerné quand on sait que 11% des filles en Europe de l’Est sont mariées à l’âge de 11 ans.

Ces mariages d’enfants existent aussi aux Etats-Unis. Stéphanie Sinclair nous le rappelle en montrant des photos de la secte baptisée « Désir de Sion » dans l’état du Texas où en 2008 une descente de police avait permis de libérer 400 fillettes mariées de force.

Exposition coup de poing qui montre les drames tournant autour de la sexualité des fillettes. Ils sont exposés avec pudeur, mais avec la volonté que le message passe. Tous les aspects sont traités : les grossesses précoces, l’excision des filles, l’esclavage sexuel, les femmes défigurées par les jets d’acide lancés par leurs maris, les enlèvements d’écolières, comme le fait « Boko Haram » au Nigéria etc…

Exposition à voir sur le toit de la Grande Arche de la Défense : 1, parvis de la Défense, Puteaux (92). Prix unique de 4 euros gratuité pour les – de 16 ans.
Exposition ouverte tous les jours de 9h30 à 18h30 du jeudi 1er juin au dimanche 24 septembre 2017

JCC

(Source : Too Young to Wed)

Voir le site de l’ONG (en langue anglaise)
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Exposition, StéphanieSinclair, mariages forcés, Droits des filles

C’est aujourd’hui la journée internationale des femmes. L’occasion de revenir sur la scolarisation des filles à travers le monde.

Malgré des progrès importants dans les années 2000, 9 % des enfants de 6 à 11 ans échappent au système d'éducation. Et parmi eux, ce sont les filles, les handicapés, les autochtones et les enfants en zone de conflit qui sont les plus touchés, selon l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

A ce jour, dans le monde, 61 millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Parmi eux, 70 % sont des filles.

Elles sont en effet plus susceptibles d'être exclues que les garçons. La pauvreté, les conflits, le poids des traditions, les mariages précoces, les discriminations, les intimidations et des environnements peu propices sont les multiples raisons de cette situation.

Dans un milieu pauvre, les filles sont souvent affectées aux tâches domestiques car pour beaucoup  de pays la perception des habitants reste que les petites filles doivent être destinées exclusivement à être de bonnes épouses et de bonnes mamans.

Certaines filles travaillent aux champs ou doivent aller chercher de l’eau pour aider leurs parents, réduisant leur temps de présence à l’école. D’autres sont obligés de quitter l’école pour travailler dans des conditions extrêmement dangereuses (dans des mines ou pour fabriquer des briques par exemple). Sans compter celles qui sont utilisées à des fins sexuelles.

C’est pourquoi, la scolarisation des jeunes filles constitue un élément essentiel de leur accès à l’autonomie économique, de leur émancipation pour leur vie de femme.

JCC

(Source : UNESCO)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droits des filles, Droit à l'éducation

Monde : journée internationale des filles

Aujourd’hui, 11 octobre 2016, c’est la journée internationale des filles. Le thème de cette année est : « Progrès pour les filles = Progrès pour les objectifs : Un mouvement mondial en faveur des données sur les filles ».

Le monde compte aujourd’hui 1,1 milliard de filles. Ensemble, elles forment un groupe démographique précieux pour créer un monde meilleur pour toutes et tous. Elles débordent de talent et de créativité, mais leurs rêves et leur potentiel sont souvent minés par la discrimination, la violence et l’inégalité des chances. Les données concernant les besoins spécifiques des filles et les problèmes auxquels elles sont confrontées révèlent des lacunes flagrantes.

L’un des aspects les plus scandaleux de la condition des filles est le mariage précoce. Il fait partie des problèmes faisant particulièrement obstacle au progrès des filles. Les données à ce sujet sont préoccupantes : dans les pays en développement (à l’exception de la Chine), une fille sur trois se marie avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans. Les filles qui deviennent des épouses enfants sont privées d’éducation, plus exposées aux violences physiques et sexuelles et mettent au monde des enfants avant d’y être préparées physiquement et émotionnellement. Le cycle de violence commence dans l’enfance et se perpétue à l’âge adulte et d’une génération à l’autre.

Parce que chaque fille mérite de prendre un bon départ dans la vie et d’avoir la possibilité de réaliser son plein potentiel. À la base, cela signifie donner à toutes accès à de l’eau potable, à des aliments sains et à un logis sûr. Cela signifie aussi veiller à ce qu’elles puissent aller à l’école et se développer sans craindre la violence, épaulées par leur communauté.

Ensemble, nous pouvons réunir ces conditions pour les filles du monde entier. Nous pouvons les aider à s’épanouir et à se tailler une place de meneuses dans la société. Nous pouvons leur montrer que l’égalité des sexes n’est pas seulement possible, mais essentielle. Notre avenir en dépend.

JCC

(Source : ONU femmes)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droits des filles

Monde : les droits des femmes et des fillettes de plus en plus menacés

Demain, 8 mars, c’est la Journée Internationale de la Femme. Au départ, conçue pour promouvoir le rôle des femmes dans la société, le 8 mars vient, en réalité, nous rappeler chaque année le chemin qui reste à parcourir pour atteindre l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes.

Après cent ans de luttes acharnées, on a parfois l’impression que la tâche reste immense et relève de l’utopie, car ce sont les mentalités et les croyances qu’il faut changer. On a parfois l’impression que cette prise de conscience que le progrès n’est jamais une peine perdue et que la nécessité de sortir de sa sphère individuelle pour revendiquer ne seront jamais atteints.

Pourtant, l’histoire finit toujours par avoir raison des injustices. Il aura fallu attendre 1910 pour que tout débute. L’allemande Clara Zetkin propose que soit créée la Journée Internationale des Femmes. L’idée sera entérinée par la conférence internationale des femmes socialistes qui se déroulait à Copenhague (Danemark). Clara Zetkin est la fondatrice d’un mouvement en Allemagne, dont l’organe « l’Egalité » s’efforçait de montrer que la lutte pour l’émancipation des femmes était inséparable de la lutte de la classe ouvrière.

En Angleterre et aux Etats-Unis, les « Suffragettes » et leur organisation politique se livraient déjà à des actions pour arracher le droit de vote des femmes. Elles finiront par l’obtenir en 1918 et 1920 et seulement en 1944 en France.

Justement, en France, c’est la provocante « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » d’Olympes de Gouges en 1791 qui a lancé les hostilités. Elle disait en substance, paraphrasant ainsi la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, « la Femme nait libre et demeure égale à l’homme en droits ».

Pourtant, plus de 150 ans après, lorsqu’en 1949, Simone de Beauvoir, d’un avant-gardisme exceptionnel, publie « le Deuxième sexe », elle semble prêcher dans le désert. Pionnière de la pensée sur la condition des femmes, son ouvrage sera à l’origine des premiers engagements féministes dans le monde.

Dans les années 1970, le Mouvement de la libération des femmes, puis le Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception se battront pour le droit des femmes à disposer de leur corps. Au travers le manifeste des « 343 salopes », elles braveront ouvertement la loi anti-avortement de 1920, s'exposant ainsi à l'époque à des poursuites pénales pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement.

Et c’est 5 ans plus tard, en janvier 1975, que Simone Veil présentera la loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), devant un parterre de parlementaires haineux et injurieux quasi essentiellement composé d’hommes.

Et aujourd’hui, la France peut toujours rougir, car la place des femmes dans la vie publique française est toujours aussi honteuse malgré les lois sur la parité qui se sont succédées. La vraie parité s’exercera enfin, en 2015, dans les assemblées départementales.

Quant aux postes dans la haute administration, les femmes y sont quasiment absentes. Et ne parlons pas des postes à responsabilité, de l’inégalité de traitement salarial ou bien encore de leur place dans les médias.

Et partout dans le monde les droits acquis si difficilement par les femmes sont fortement menacés. La montée des intégrismes et de l’intolérance religieuse sont loin d’être les seules menaces qui pèsent sur l’égalité entre les êtres humains. Même si elles prennent des formes diverses, les attaques contre les libertés conquises par les femmes se multiplient, y compris dans les riches démocraties occidentales.

La réalité concrète du sort fait à des millions de femmes à travers le monde reste insupportable et doit être régulièrement dénoncée : immolations, exécutions publiques, mutilations génitales, lapidations, prostitution, violences conjugales, mariage forcé des fillettes, prison de tissu, esclavage, exploitation sexuelles, les traitements réservées aux femmes et aux fillettes en 2015 sont loin de refléter une civilisation en marche vers le progrès.

Que les hommes qui sont agacés par le pensum de cette Journée internationale se rassurent : personne ne hait plus la journée du 8 mars que celles qu’elle est supposée fêter.

Car demain, des centaines d’articles et de reportages consacrés à la gent féminine seront diffusés aux quatre coins de la planète. C’est demain, que des milliers d’initiatives auront lieu à travers le monde. A cette occasion on entendra certains nous rappeler, souvent de manière légère, que sans la femme, l’homme serait bien malheureux. Des pays dresseront leur liste des femmes les plus influentes. D’autres encore, dans les pays où des élections se profilent, feront des promesses qu’ils sont pourtant sûrs de ne pas pouvoir tenir. D’autres aussi, jureront leurs grand Dieux, et quel que soit ce Dieu, que la femme est l’égal de l’homme. D’autres enfin, tel le bon Samaritain sortant du bois une fois par an, dénonceront les offenses faites aux femmes.

Le 8 mars est donc le « post-it » dédié aux femmes, une piqure de rappel faite aux hommes pour leur rappeler leurs responsabilités.

De mon point de vue, ce n’est pas seulement à chaque nouvelle journée de la femme que l’homme devrait respecter les femmes et les fillettes et prendre soin d’elles, mais de la même manière, les 364 autres jours de l’année.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droits des filles

Monde : aujourd’hui c’est la journée internationale des femmes

A l’occasion de la Journée internationale de la femme, l'ONU a lancé hier une campagne intitulée « He for She » (lui pour elle), qui vise à encourager les hommes à défendre les droits de leurs mères, sœurs et filles.

Lors du lancement de la campagne à New York, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a souligné que le respect des droits des filles et des femmes n'est pas un vœu pieux, mais un devoir collectif.

Partout dans le monde, la discrimination contre les femmes et les filles est endémique, et dans certaines régions la situation s'aggrave alors que nous savons aussi que la réalisation de l'égalité pour les femmes signifie un progrès pour tous .

Dans le cadre de cette campagne, des personnalités masculines ont lancé des messages vidéo pour exprimer leur soutien aux efforts pour réaliser l'égalité entre les femmes et les hommes, dont M. Ban, le lauréat du prix Nobel de la paix Desmond Tutu ou encore l'acteur Antonio Banderas.

« Des progrès considérables ont été réalisés, davantage de filles sont scolarisées, il y a un plus grand nombre de femmes membres des parlements. Cependant les progrès sont trop lents » indique le communiqué.

Une fille née aujourd'hui devra encore faire face à des inégalités et à la discrimination, peu importe dans quel pays elle est née. Une femme sur trois est affectée par la violence et elles ne sont pas payées au même titre que leurs collègues masculins.

Au total se sont 65 millions de filles qui sont en âge d’aller à l’école ou au lycée et qui ne sont pas scolarisées (source : UNESCO)

JCC

(Source : Communiqué ONU)

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Pakistan : Malala Yousafzaï nominée pour le prix Nobel des enfants

L'adolescente pakistanaise Malala Yousafzaï, qui a échappé de peu à la mort après avoir été grièvement blessée par les talibans, a été nominée pour le prix des Enfants du monde en Suède.

Il ne s'agira pas du premier prix que reçoit la jeune militante pakistanaise devenue un symbole mondial de la lutte contre l'extrémisme religieux. En octobre dernier, elle avait reçu le prestigieux prix Sakharov pour les droits de l'Homme au Parlement européen. Son nom avait également été évoqué pour le Nobel de la paix.

L'adolescente, qui vit actuellement en Grande-Bretagne après avoir subi un lourd traitement médical, avait été attaquée en octobre 2012 par un homme armé qui lui avait tiré une balle dans la tête alors qu'elle se trouvait dans un autobus scolaire. Elle avait auparavant dénoncé sur un blog la férule imposée par les talibans de 2007 à 2009 dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, et défendu le droit des filles à l'éducation.

Le prix des Enfants du monde ou « prix Nobel des enfants », fondé en 2000 en Suède, est décerné dans le cadre d'un programme éducatif de sensibilisation aux droits de l'enfant dispensé dans 60.000 écoles dans 110 pays.

Deux autres nominés pour ce prix - doté d'une récompense de 100.000 dollars (74.000 euros) - ont été choisis : John Wood, fondateur d'une association américaine, Room to Read, œuvrant pour l'éducation, et la Népalaise Indira Ramanagar, militante pour les droits des enfants emprisonnés. Les trois nominés se partageront le prix au cours d'une cérémonie près de Stockholm en octobre 2014.

JCC

(Source : ONU)

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Pakistan : Malala portée sur la liste des candidats au prix Nobel de la paix 2013

Ce vendredi 6 septembre, Malala Yousafzai, recevait le Prix international de la paix pour les enfants. En 2009, cette adolescente pakistanaise de 16 ans s’était fait connaître au travers d’un blog de la BBC britannique : elle dénonçait le manque d’accès à l’éducation des filles depuis que les Talibans avaient pris le contrôle de sa région au Pakistan.

Forte de son engagement, elle dérange. Le 9 octobre 2012, elle est victime d’une attaque talibane qui se voulait une « punition ». Touchée à l’épaule et à la tête, hospitalisée au Pakistan puis en Grande-Bretagne, où elle restera 15 jours entre la vie et la mort, elle émeut le monde entier.

Tirée d’affaire, elle vit depuis en Angleterre, scolarisée à Birmingham où sa famille l’a rejointe. Elle n'abandonne pas ses combats. Le 12 juillet 2013, elle fait à nouveau parler d’elle, prenant la parole aux Nations unies dans un plaidoyer en faveur du droit à l’éducation des filles.

Elle affirme à la tribune face aux représentants du monde entier que « les crayons et les livres sont les armes qui mettent en échec le terrorisme ». Elle ajoute : « Il n'y a pas de plus grande arme que la connaissance et pas de plus grande source de connaissance que l'écrit.» Son intervention bouleverse le monde. Sa médiatisation sert les missions d’ONG internationales comme Plan, une ONG internationale qui lutte pour les droits des enfants et contre leur pauvreté.

Ainsi, Malala est devenue le symbole, le porte-parole de 66 millions de filles privées d’éducation.

Malala figure maintenant sur la liste des candidats au Prix Nobel de la Paix 2013.

JCC

(Source : TV5 monde)

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