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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #livres

« Je m’appelle Myriam, j’ai treize ans. J’ai grandi à Jabal Saydé, le quartier d’Alep où je suis née. Un quartier qui n’existe plus. »

De novembre 2011 à décembre 2016, Myriam tient son journal intime, comme toutes les petites filles du monde. Sauf que c’est au cœur de la guerre qu’elle grandit.

Au fil du temps, Myriam raconte l'évolution de son quotidien, avec ses mots d'enfant, mais parfois aussi d'adultes : tirs, bombes, sniper, kalachnikov, douchka, mortier. Elle tente de comprendre en vain les événements, malgré la volonté de sa mère de la protéger elle et sa petite soeur, Joëlle. La jeune fille de 13 ans n'évoquera la guerre qu'à la libération d'Alep, lorsqu'elle peut enfin retourner dans son quartier de Jabal Saydé, mais où il ne reste plus rien de sa vie d'avant : «  C’est là pour la première fois que j’ai compris ce que signifiait la guerre. La guerre, c’était mon enfance détruite sous ces ruines (...) ».

Des mots sans apprêt, entre innocence et tragédie. Un récit universel et bouleversant, témoignage unique d’une enfance brisée et des ravages que fait la guerre sur les enfants

JCC

(Source : éditions Fayard)

« Le Journal de Myriam » de Philippe Lobjois et  Myriam Rawick paru aux éditions Fayard
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Livres, enfants face à la guerre

C’est le rendez-vous incontournable de l’édition jeunesse se tiendra à partir de demain et jusqu’au lundi 5 décembre 2016 à Montreuil (Seine-Saint-Denis) sur le thème « sens dessus-dessous » : près de 450 exposants, 700 rencontres, une grande exposition, 4 grandes scènes, un espace transmédia…

Avec 6 076 nouveautés éditées en 2015 (hors BD) et près de 90 000 000 exemplaires vendus, le secteur jeunesse est en progression, représentant 13,7% du chiffre d’affaire total de l’édition.

Au côté des best-sellers et titres phares, l’édition jeunesse déploie également des trésors d’inventivité : découpes, pop-ups, intégration de matières, reliures particulières, impressions inattendues, puces intégrées pour faire parler les livres, voire réalité augmentée…

Avec la thématique  « sens dessus dessous », le salon souhaite mettre en lumière les nouvelles formes créatives de la littérature jeunesse mais aussi la place du lecteur, son imagination et son pouvoir sur le sens du récit. Un thème qui permettra également d’aborder les chamboulements de l’enfance et les bouleversements du monde tels qu’ils sont perçus dans les livres pour la jeunesse.

32ème salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil du 30 novembre au 5 décembre 2016 : Espace Paris-Est-Montreuil - 128, rue de Paris
Gratuit tous les jours pour les jeunes et les enfants de moins de 18 ans

(Source : salon du livre)

Pour plus d’informations : salon du livre de jeunesse

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Livres, éducation

France : une étude montre qu’Internet favorise la lecture chez les jeunes

Voilà donc une idée reçue qui tombe. Une étude du Centre National du livre(CNL) sur les jeunes et la lecture montre que les jeunes aiment lire malgré l’omniprésence d’Internet.

Et ils lisent beaucoup de choses différentes selon les âges et les sexes. Si, en général, ils s'ennuient avec les listes de lecture prescrites au collège ils apprécient en revanche un bon bouquin avant de se coucher.

D'après l'étude, les trois facteurs majeurs qui freinent la lecture sont la possession personnelle par le jeune d’une télévision, d’un smartphone ou d’un ordinateur mais aussi l’absence de livres et de carte de bibliothèque à la maison.

Mais les jeunes qui passent en moyenne 12h par semaine sur Internet profitent de ces heures pour consulter les « booktubes » qui fleurissent sur « Youtube ». C'est l'un des phénomènes notables de l’étude. Les jeunes aiment en effet les prescriptions faites pas ce biais, plus que celles des libraires.

Les jeunes lecteurs lisent entre 2 et 3 genres de livres en moyenne : les romans (55% lisent des romans) et les BD (53%) sont de loin les deux genres les plus lus. Harry Potter est le livre préféré à la fois par les filles et les garçons et par toutes les tranches d’âge : 6 % des lecteurs l’ont cité comme leur livre préféré, devant Titeuf, Astérix, la cabane magique, et Hunger Games. Les filles sont beaucoup plus lectrices de romans (69% en lisent) : après Harry Potter, leurs livres préférés sont Twilight, Le journal d'Anne Frank, After et Violetta . Les garçons qui sont en revanche beaucoup plus lecteurs de BD (64%) et de mangas (30%) : après Harry Potter, leurs livres préférés sont Titeuf, Tintin, Astérix et Pokémon

Avec l'engouement pour les « booktubeurs », le second phénomène mis en avant par l'étude du CNL, c'est l'attrait pour les fan fictions, ces histoires que les jeunes écrivent eux-mêmes à partir d'univers et de héros déjà existants.

JCC

(Source : CNL)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Livres, éducation

France : trisomie, Louise, le bébé qui a ouvert l’esprit de sa Maman

Une épreuve peut permettre à une existence de gagner en densité et en humanité. C’est ce que démontre Caroline Boudet dans un livre bouleversant « La vie réserve des surprises ». Il est sorti hier en librairie et raconte l’itinéraire de cette maman dans l’acceptation de la différence de sa fille, porteuse de la trisomie 21.

Un récit dans lequel la jeune mère ne s’épargne pas et ne tente pas d’enjoliver le démarrage difficile de leur histoire commune. Avant la naissance de sa fille Louise, Caroline estime qu'elle était « une connasse égoïste ». « Louise m’a ouvert l’esprit et les portes d’un monde dont je ne soupçonnais pas l’existence », indique-t-elle dans ce livre.

C’est un récit émouvant et drôle d'une naissance pas comme les autres et de la découverte d'une enfant qu'on n'attendait pas.

Ode à la différence et aux surprises que la vie nous réserve.

JCC

La vie réserve des surprises, Caroline Boudet, Fayard, 17 euros.

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Livres, handicap

France : « Les enfants peuvent bien attendre »

C’est le titre, un rien provocateur, du dernier livre publié par l’UNICEF à l’occasion de l’audition de la France par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU qui s’est déroulée la semaine dernière (voir article précédent).

Le livre donne la parole à 25 experts exerçant dans le champ de l’enfance et de l’adolescence (chercheurs, sociologues, avocats et magistrats, professionnels ou encore élus), et, pour la première fois, à quatre défenseures des enfants, qui partagent leurs réflexions sur l’application des droits de l’enfant en France. Si chacun livre sa vision et son analyse, tous parviennent à un constat critique : reconnaître des droits ne suffit pas. Un long chemin reste à parcourir, celui de l’effectivité des droits.

En reconnaissant que la France a fait de nombreux progrès depuis vingt-cinq ans, il lui reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que chaque enfant puisse pleinement accéder à ses droits fondamentaux, en particulier pour les enfants les plus vulnérables. Dans son avant-propos, Jean-Marie Dru, président de l’Unicef France est formel : « La seule réflexion qui doit guider pouvoirs publics comme société civile est finalement bien celle qui conduit à mesurer les écarts entre les droits formels et les droits réels des enfants. »

Cet ouvrage est une contribution critique auprès de l’Onu, qui auditionne la France pour analyser dans quelle mesure notre pays a pris en compte ses recommandations précédentes de juin 2009, pour mieux respecter l’accès aux droits des enfants sur notre territoire. « Ceux fragilisés par la pauvreté, l’exclusion sociale, les discriminations, ces enfants vulnérables trop souvent laissés pour compte, non, ces enfants ne peuvent plus attendre ! » indique l’ouvrage.

Et de fait, la situation particulièrement alarmante de nombre d’enfants et d’adolescents migrants dans la région du Calaisis et à Grande-Synthe, mais aussi dans les territoires ultramarins, s’est trouvée au cœur des échanges entre les experts et la délégation française.

JCC

Le livre est disponible en ligne sur le site de l’UNICEF : ici

Marie Derain (ancienne défenseure des enfants) m'apporte une précision utile : "Contributrice de cette ouvrage, il me paraît important de préciser qu'initialement, l'Unicef a sollicité les contributeurs pour un livre qui devait sortir le 20.11 pour célébrer les 25 ans de la convention des droits de l'enfant en France. J'ai accepté d'écrire et écrit dans cette perspective et non dans celle de l'audition de la France devant l'ONU. Ça n invalide pas son intérêt mais il est important de le savoir.​"

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Livres

France : ouverture du salon du livre de jeunesse de Montreuil

Le 31ème Salon du livre de jeunesse de Montreuil, (Seine-Saint-Denis), s’est ouvert hier et se tient jusqu’au dimanche 7 décembre dans un contexte particulier. Il s’ouvre en effet après les attentats du 13 novembre. De fait, beaucoup de livres tentent de répondre aux questions des enfants sur la violence de cette tragédie.

La question d’annuler le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil s’est bien évidemment posée. Et puis, très vite, les livres ont repris leurs droits. « La culture face à l’obscurantisme », selon un communiqué de Sylvie Vassallo, la directrice du Salon. « Cet événement est précieux, il met en contact les enfants avec les livres mais aussi avec la création, les auteurs et les illustrateurs. C’est une rencontre qui est vivante et pour beaucoup d’enfants, un des rares moments où c’est possible ».

Il était déjà prévu que le Salon du livre jeunesse, sur le thème « Pour de vrai, pour de faux, la réalité et la fiction dans la littérature jeunesse » aborde les questions d’actualité. Elle l’a rattrapé et met en avant la presse jeunesse qui a fait un très beau travail pour comprendre ce qui s’est passé le 13 novembre.

Une cinquantaine d'éditeurs jeunesse sont donc présents au Salon. Ils se sont associés pour publier un petit livre pédagogique expliquant l'accueil des réfugiés aux enfants et adolescents.

L'ouvrage d'une trentaine de pages, intitulé « Eux, c'est nous » et illustré par Serge Bloch, s'ouvre sur un texte inédit de Daniel Pennac et il ambitionne de porter « un message de bienvenue et de solidarité ».

Le livre « J'atteste contre la barbarie », publié par des éditions qui me sont chères « Rue du Monde », apporte un éclairage pédagogique sur les attentats. Il reprend le poème de l'auteur marocain Abdellatif Laâbi (voir ci-dessous). Ce poème avait été composé après le massacre à Charlie Hebdo et à la supérette casher. Le livre est illustré magistralement par Zaü. L'éditeur avait initialement prévu de le publier le 7 janvier prochain.

Un salon pour ouvrir les enfants au monde, les éclairer et les faire éclater de rire à nouveau.

JCC

Le poème :

J’atteste qu’il n’y a d’Etre humain
que Celui dont le cœur tremble d’amour
pour tous ses frères en humanité
Celui qui désire ardemment
plus pour eux que pour lui-même
liberté, paix, dignité
Celui qui considère que la Vie
est encore plus sacrée
que ses croyances et ses divinités
J’atteste qu’il n’y a d’Etre humain
que Celui qui combat s
ans relâche la Haine
en lui et autour de lui
Celui qui quand il ouvre les yeux au matin
se pose la question :
Que vais-je faire aujourd’hui pour ne pas perdre
ma qualité et ma fierté
d’être homme ?

Abdellatif Laâbi
10 janvier 2015

(Sources : Rue du Monde, Salon du Livre)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Livres

France : l’enfant « valise »

« Pour l'institution, j'étais un enfant-valise, un problème ». Lyes Louffok témoigne de son itinéraire hors norme d'enfant victime des dysfonctionnements de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) dans un livre bouleversant.

Son ouvrage s’appelle « Dans l’enfer des foyers ». Il y décrit son parcours au sein de l’institution sans haine mais avec une rage rentrée. Il dit qu’il ne sera jamais guéri de cette expérience car il a subit trop de coups dont les séquelles marquent encore ses mains.

Petit, parce que sa mère était « folle », il fut d’abord placé dans une pouponnière. A dix-huit mois, il est envoyé dans une première famille d’accueil aimante et attentionnée, en banlieue parisienne.

Mais parce qu’un jour, cette famille d’accueil décide de déménager dans le sud de la France, l’Aide Sociale à l’Enfance vient le chercher parce qu’elle avait refusé l’adoption.

Sa deuxième famille d’accueil est un cauchemar. Sa troisième « maman » est gentille mais brisée.

A dix ans, Lyes est finalement envoyé dans un foyer de la région parisienne. Il décrit alors des pratiques hallucinantes : les petits sont les proies des plus grands. Les garçons contre les filles. Les éducateurs contre les enfants. Il a fallu qu’il apprenne à survivre en subissant les pires sévices pour satisfaire un éducateur sadique, supporter le manque d’intimité, les scènes de masturbation collective, les marchandages abjects…

Lyes subit, des années, sans rien dire. A force, on s’habitue à tout, même au pire. « Je suis moi-aussi devenu cet enfant sauvage dont tout le monde craint de croiser le regard ».

Aujourd’hui, Lyes est sorti d’affaire. Il est devenu travailleur social au SAMU social où il vient en aide à des femmes démunies. « Mon livre, c’est un outil pour tous les enfants placés de l’ASE ». Il ne compte pas s’arrêter là. La secrétaire d’Etat à la Famille Laurence Rossignol vient de lui proposer de mener une délégation sur le sujet. Lui rêve d’une nouvelle loi, d’un consensus national, il veut organiser des assises de la protection de l’enfance, monter une association…

Souhaitons-lui d’y arriver car il a décidé de se battre, de faire mentir les statistiques, de s’en sortir. Un livre salutaire à lire absolument pour mieux comprendre les dérives de cette institution pourtant nécessaire.

JCC

(Source : Editions Flammarion- Photo : Lyes Louffok)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Livres

France : Droits de l’enfant, droit devant !

A l’occasion du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse 2013 qui s’est tenu à Montreuil (93), L’UNICEF France a présenté un nouveau livre à destination des enfants et des jeunes, publié en partenariat avec les éditions « Actes Sud Junior » : Droits de l’enfant, droit devant !

Depuis 1989, qu’en est-il de l’application de la convention internationale des droits des enfants ? Les enfants ont des droits, mais sont-ils vraiment respectés ? Les promesses ont-elles été tenues ? Les enfants sont-ils mieux protégés ?

C’est à partir de ces interrogations que l’UNICEF et Gérard Dhôtel, auteur du livre avec Louise Heugel, ont nourri l’idée de produire un livre qui dresse le bilan de la situation sur les droits de l’enfant depuis 25 ans. Tous les droits de la Convention ne sont pas traités, mais le choix a été fait par les auteurs de retenir seulement 12 droits parmi les 54 articles. Il y a des droits fondamentaux et incontournables comme le droit à la santé, le droit au logement, la protection des enfants soldats…

À travers des récits de vie d’enfants du monde entier, le lecteur est amené à prendre conscience des progrès réalisés dans les différents domaines, mais aussi des nombreux défis qu’il reste à relever. Des pages documentaires viennent apporter aux jeunes lecteurs un éclairage plus précis sur la situation.

Les éditions « Actes Sud Junior » reverse 1% du prix de vente du livre à l’UNICEF.

JCC

(Source : UNICEF)

Droits de l’enfant, droit devant ! par Gérard Dhôtel et Louise Heugel, Actes Sud Junior, Paris, 2013. Prix de vente : 15,50 €

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Livres

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