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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #malnutrition

Hier c’était la Journée mondiale de l'alimentation qui commémore la création de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) le 16 octobre 1945 et ce sont chaque année, pas loin de 150 pays de par le monde qui participent à cette manifestation. Et la FAO estime que plus d'un milliard de personnes étaient encore sous-alimentées en 2015 sur la planète. Un être humain sur 6 !

Aujourd’hui, 30 millions de personnes risquent de mourir de faim au Nigéria, en Somalie, au Yémen et au Soudan du Sud. 1,4 million d’enfants souffrent de malnutrition aigüe sévère, la forme la plus grave de sous-nutrition. Pourtant, cette crise, d’une ampleur considérable, ne mobilise pas à la hauteur de l’urgence annoncée.

L’ONG « Action contre la Faim » lance un cri d’alarme : « qui s’indigne qu’une famine, la plus importante depuis 1945, menace actuellement 30 millions de personnes dans quatre pays du monde ? Qui se révolte aujourd’hui de savoir qu’1,4 million d’enfants sont sur le point de mourir au Yémen, au Nigeria, au Soudan du Sud et en Somalie ? Qu’attendons-nous pour ouvrir les yeux ? Combien de morts faudra-t-il déplorer pour enfin crier notre indignation face à une telle injustice ? ».
L’organisation appelle à une prise de conscience et une mobilisation collective pour sortir de l’indifférence : « si l’on cesse d’être résigné à accepter l’intolérable, si l’on se mobilise collectivement, si l’on appelle les acteurs politiques et l’opinion internationale à prendre conscience que la faim est une ignominie et que détourner le regard est un crime, alors nous pourrons combattre efficacement ce fléau. »

Action contre la Faim demande donc aux citoyens de signer un appel. Il sera ensuite adressé au gouvernement ainsi qu’aux députés élus le 18 juin pour qu’ils s’engagent en faveur des 30 millions de personnes menacées par la famine. La France, 5ème puissance économique mondiale, doit prendre ses responsabilités dans la lutte contre la faim.

Pendant ce temps-là, hier Carlos Ghosn a été reconduit à la tête de Renault avec un salaire qui a atteint, en 2016, 15,4 millions d'euros une fois pris en compte son salaire de PDG chez Nissan.

Pendant ce temps-là, Jeff Bezos, le patron et fondateur d'Amazon a vu sa fortune bondir de 18 milliards de dollars ces trois derniers mois. Il se demande maintenant ce qu’il va faire de tout cet argent.

Pendant ce temps-là, la fortune de la famille Dassault est estimée à 17 milliards d'euros.

Pendant ce temps-là, le budget 2016 du ministère des armées en France s’élevait à 44.3 milliards d’euros …

Qui a dit qu’il n’y avait pas d’argent pour lutter contre la faim et sauver des enfants ?

JCC

(Sources : FAO, ACF et Challenge)

Signer et faite signé l’appel d’Action contre la faim : cliquez ici
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - UrgenceFamine, malnutrition, Afrique

C’est la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation) et l’UNICEF qui sonnent l’alerte : la malnutrition s'aggrave au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avec plus de 30 millions de personnes touchées. Parmi eux, plus d’1,4 million d'enfants risquent de mourir de malnutrition du fait de la famine qui s’annonce.

Au Soudan du Sud, l’état de famine a été déclaré par le gouvernement le 20 février 2017 dans certaines zones du pays. On estime que 42% de la population est impactée par une situation d’insécurité alimentaire grave, et que plus d’1 million d’enfants souffrent de malnutrition aiguë, dont 280 000 dans sa forme la plus sévère.

Au Nigéria, quelque 450 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère dans les états affectés par le conflit. Il est probable que la famine y soit déjà une réalité, et qu’elle menace grandement les zones de l’état de Borno qui sont inaccessibles à l’aide humanitaire.

C’est au Yémen, pays ravagé par un conflit depuis deux ans, que l’on dénombre le plus d’enfants souffrant de malnutrition aiguë : 2,2 millions, dont 462 000 dans sa forme la plus sévère.

En Somalie, plus de la moitié de la population doit faire face à une situation d’insécurité alimentaire grave. Environ 185 000 enfants sont sévèrement malnutris – un chiffre qui pourrait monter au-dessus de 270 000 si la famine n’est pas évitée.

Mais le risque de famine ne se limite malheureusement pas à ces quatre pays. Les crises se propagent à toutes les sous-régions : en effet, les familles qui fuient les violences et le manque de nourriture vont se réfugier dans les pays frontaliers qui, déjà vulnérables, puisent de manière inquiétante dans leurs ressources… La Grande Corne de l’Afrique (notamment Ethiopie et Kenya) et le bassin du Lac Tchad montrent ainsi des niveaux alarmants d’insécurité alimentaire ainsi que l’Ouganda qui accueille de nombreux réfugiés du Soudan du Sud.

L’enjeu est donc de taille : juguler la menace de la famine pour éviter que la situation ne se détériore encore davantage dans toute la région.

Pour l’UNICEF, il est donc urgent de mettre fin aux violations des droits humains et aux politiques néfastes qui sont à l’origine de la famine et exacerbent la vulnérabilité des enfants. Toutes les parties aux conflits, ainsi que ceux qui ont un pouvoir d’influence sur elles, doivent agir pour que les droits de l’enfant et les lois humanitaires soient respectés.

Et l’Organisation d’en appeler à la générosité des français car il n’est pas trop tard pour éviter la pire des catastrophes et sauver des milliers de vies.

Pour aider ces enfants, vous pouvez faire un don en ligne dès maintenant : cliquez ici.

JCC

(Sources : FAO et UNICEF)
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Droit à la santé, malnutrition, enfants face à la guerre

Image : UNICEFSelon un nouveau rapport de l’Unicef, cinq enfants sur six âgés de moins de deux ans ne consommeraient pas suffisamment d’aliments nutritifs pour assurer leur croissance dans de bonnes conditions. Le rapport estime même qu’une alimentation correcte permettrait d’éviter la mort de 100.000 jeunes enfants chaque année.

C’est dès les premiers jours de l’existence que ces inégalités interviennent. Seuls 55% des nouveau-nés sont nourris au sein dans les instants suivant la naissance alors qu’un tel allaitement est préconisé idéalement dans la première heure.

Par ailleurs, l’Unicef précise qu’à 11 mois, 20% des enfants n’ont pas eu de nourriture solide. En grandissant, un tiers des enfants doivent composer avec le manque de variété des repas. Ils sont ainsi privés des apports essentiels pour leur organisme. Enfin, la moitié des enfants en âge préscolaire souffre d’anémie.

Pourtant, les chiffres sur la grande pauvreté dans le monde ne cessent de s’améliorer. Ainsi, l’une des causes principales de ces chiffres alarmants reste le coût élevé, pour certaines populations, des protéines animales comme la viande, le poisson, les œufs ou les produits laitiers.

De plus, alors que cinq repas sont recommandés pour les jeunes enfants de moins de trois ans (les trois repas des adultes plus deux petites collations), seul un sur deux y a accès.

L’Unicef interpelle les gouvernements et le secteur privé pour qu’ils investissent  de façon plus massive et plus ciblée pour rendre les aliments nutritifs abordables et accessibles aux enfants les plus pauvres.

On ne peut que soutenir cette initiative.

JCC

(Source : UNICEF)

Voir le rapport sur le site de l’Unicef (en langue anglaise)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - malnutrition, pauvreté

Afrique : 1 million d’enfants piégés par le conflit des Grands Lacs

Publié en amont du Sommet des Nations unies pour les réfugiés et les migrants, qui a eu lieu le 19 septembre dernier, le rapport de l’UNICEF, intitulé « Children on the move, children left behind » (les enfants déplacés, les enfants oubliés) analyse l’impact de l’insurrection de « Boko Haram » sur les enfants au Nigéria, au Cameroun, au Tchad et au Niger et son bilan dévastateur.

Ainsi, le rapport révèle que plus des 2,6 millions de personnes actuellement déplacées, il est à craindre qu’au moins 1 millions d’enfants sont piégés dans des zones contrôlées par « Boko Haram » et en attente d’une assistance humanitaire.

Par ailleurs, environ 38 enfants ont été utilisés pour perpétrer des attentats suicides dans la région du Lac Tchad depuis le début de l’année, ce qui porte à 86 le nombre total d’enfants utilisés dans ce type d’attaques depuis 2014.

Le rapport indique également qu’environ 475 000 enfants dans la région du Lac Tchad vont souffrir de malnutrition aigüe sévère cette année, contre 175 000 au début de l’année.

Enfin, l’UNICEF estime qu’au Nord-est du Nigéria, 20 000 enfants ont été séparés de leurs familles.

L’UNICEF appelle la communauté internationale à intensifier les pressions pour que ce conflit cesse au plus vite. Elle appelle également les donateurs à apporter leur soutien pour les communautés affectées.

JCC

(Source : UNICEF)

Pour en savoir plus : site de l’UNICEF

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, malnutrition

Yémen : 1,3 millions d’enfants en danger de mort

C’est un conflit dont on ne parle pas ou peu. Pourtant il fait des dizaines de milliers de victimes dont de nombreux enfants.

Selon l’’UNICEF, 1,3 millions d’enfants de moins de 5 ans risquent la malnutrition. Cela peut provoquer des troubles physiques et mentaux, ou la mort.

Ces derniers mois, 192 centres dédiés au traitement de la malnutrition ont fermé à cause du manque d’essence ou parce que les hôpitaux ont été frappés par des raids aériens.

Depuis l'implication directe, en mars 2015, d'une coalition arabe sous commandement saoudien dans le conflit entre les rebelles « houthis » et le gouvernement du président Abd Rabo Mansour Hadi, la crise yéménite a fait quelque 6 000 victimes, dont 747 enfants. Cette guerre dévastatrice s’enlise loin de l’attention de la communauté internationale, alors même que la crise ne cesse de s’aggraver.

L’ONU et plusieurs ONG (UNICEF, Human Rights Watch, Médecins sans frontières) ont récemment tiré le signal d'alarme sur la situation alarmante des populations civiles de ce pays, en proie à une guerre sans fin, à la montée en puissance des groupes jihadistes et à une crise humanitaire d'envergure.

JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - enfants face à la guerre, malnutrition

France : conférence internationale sur la malnutrition infantile

Une conférence internationale, consacrée à la malnutrition infantile, s’est tenue les 14 et 15 mai dernier à Paris. Elle était organisée par le programme des Nations unies pour l’enfance (Unicef), en partenariat avec le ministère français des Affaires étrangères, l’Agence française de développement, la Fondation Bill et Melinda Gates, Action contre la faim, Médecins sans frontières (MSF) et l’ONG ALIMA.

Trois objectifs ont été fixés par les organisateurs de cette conférence : mettre en œuvre à grande échelle des stratégies de lutte efficaces, favoriser l’intégration de la nutrition dans les politiques publiques de santé et promouvoir des financements pour les interventions les plus efficaces contre la malnutrition infantile. Selon les experts, l’éradication de la malnutrition est à portée de main si les politiques mises en œuvre sont coordonnées et adaptées.

C’est la première fois qu’une conférence internationale est organisée sur le problème de la malnutrition infantile en Afrique subsaharienne. Il était temps que ce problème soit enfin abordé. En effet, dans cette zone, 30% de la mortalité des enfants de moins de 5 ans est due à la malnutrition chronique. 52 millions d’enfants de moins de 5 ans dans le monde souffrent de malnutrition aigüe dont plus de 29 millions atteints de la forme la plus sévère. Pour la malnutrition chronique, dans les pays en développement, ce sont 165 millions d’enfants de moins de 5 ans qui sont touchés.

La conférence de Paris s’est donc voulue un moment de plaidoyer en entendant accompagner la prise de conscience en cours et montrer la voie à suivre. Ce fut également l’occasion de solliciter la volonté politique des autorités afin de faire adopter un plan national de nutrition multisectoriel.

L’occasion également, d’identifier les stratégies efficaces en fonction de chaque contexte, et enfin, de favoriser la mobilisation de ressources financières pérennes, à travers des mécanismes de financement innovants.

La conférence de Paris avait enfin pour but de mobiliser les décideurs à un mois du sommet du G8 et de la conférence organisée par le gouvernement britannique, le 8 juin à Londres (Grande-Bretagne), sur le thème « nutrition et croissance ».

Rappelons simplement que la lutte contre la malnutrition ne mobilise aujourd’hui que 0,4 % de l'aide publique au développement.

JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - malnutrition

famineJe reviens régulièrement sur ce blog sur la situation des enfants du SAHEL. Chaque fois les chiffres augmentent et prennent des proportions invraisemblables. A l’heure où nous sommes capables d’injecter plus de 100 milliards d’euros dans les banques espagnoles, nous sommes incapables, faute de volonté politique, d’aider les 19 millions de personnes qui subissent une crise alimentaire dans la bande sahélienne.


Rappelez-vous : les personnes touchées étaient entre cinq et sept millions en décembre, treize millions en mars et seize millions en avril. Si rien n’est fait, le pic devrait être atteint cet été juste avant les récoltes. Les organisations humanitaires et l’UNICEF ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. Elles se heurtent à une indifférence générale. Les promesses ne sont pas tenues, l’appel de fonds lancé par l’UNICEF n’est aujourd’hui couvert qu’à 40%.


Les enfants sont les plus vulnérables car, sans prise en charge médicalisée, le taux de mortalité est élevé. Les pays les plus touchés sont le Nigéria, le Mali, le Tchad et le Burkina Faso. D’autre part, le choléra fait son apparition au Nigéria et au Niger et pourrait bien s’étendre, à l’occasion de la saison des pluies, aux autres pays.


L’UNICEF  appelle une fois de plus à des mesures d’urgence pour sauver des vies dans ces pays où les questions alimentaires deviennent chroniques. Une conférence internationale devrait être organisée en début d’année prochaine.


En attentant, les « tweets » des grands de ce monde font la Une pendant qu’on laisse mourir des milliers d’enfants en Afrique…


JCC


(source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - malnutrition

famineVoilà une crise totalement oubliée ! Pourtant la situation alimentaire et nutritionnelle ne cesse de s’aggraver dans la région du Sahel, où plus de 10 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. Selon l’UNICEF, en 2012, il faudra prendre en charge plus d’un million d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère. Les difficultés d’accès aux soins et aux infrastructures d’eau et d’assainissement exacerbent encore cette situation, porteuse de risques pour la protection et la scolarisation des enfants.


Cette crise s’étend sur 8 pays à travers la région sahélienne, dont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, ainsi que les régions nord du Cameroun, du Nigeria et du Sénégal.


Le conflit en cours dans le nord du Mali et les déplacements de population qu’il provoque, à l’intérieur même du pays ou en direction des pays voisins (Mauritanie, Burkina Faso, Algérie, Niger) fragilise encore un peu plus une population déjà vulnérable et représente une pression additionnelle sur les ressources déjà limitées des communautés d’accueil. L’impact du coup d’Etat du 22 mars s'ajoute aux incertitudes pesant sur la région.


Dans son appel de fonds pour faire face aux urgences lancé début février (voir article précédent), l’Unicef a demandé 90 millions d’euros pour enrayer la crise dans la région du Sahel. A ce jour, moins du tiers de cette somme (28,3 millions d’euros) a été reçu.


Un soutien continu des donateurs et bailleurs de fonds est essentiel pour permettre à l’Unicef d’augmenter ses interventions dans les 8 pays touchés par la crise, avec des déficits à combler particulièrement dans le domaine de l’eau et de l'assainissement, de la protection de l’enfant et de l’éducation.


JCC

 

Pour faire un don : site de l’UNICEF

 

(source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - malnutrition

famineC’est le constat épouvantable que fait l’ONG « Save the Children » dans un rapport publié hier et qui soutient que les changements climatiques et la hausse des prix des aliments mettent en péril les progrès accomplis dans la lutte contre la malnutrition.


Selon l’ONG, les 2,6 millions d'enfants qui succombent à ce fléau chaque année passent souvent inaperçus parce que leur décès est officiellement attribuable à des diarrhées, à des pneumonies ou à la malaria. Or la malnutrition est souvent une conséquence du développement de ces maladies.


Save the Children s'inquiète en outre pour les 170 millions d'enfants qui parviennent à survivre malgré leur problème de malnutrition car elle compromet durablement leur développement physique et mental.


Pourtant, le monde a assez de nourriture pour tous ses habitants, C’est pourquoi « Save the Children » propose six solutions pour mettre un terme à ce fléau :

1) Faire connaître le problème de la malnutrition et établir des cibles pour les pays où le taux de malnutrition est le plus important;

2) Investir dans 13 mesures identifiées par la publication médicale The Lancet pour endiguer le fléau, dont le recours à des suppléments de vitamine A, de zinc et au sol iodé et promouvoir diverses mesures de santé publique, dont le lavage des mains et le recours au lait maternel pour les nourrissons;
3) Recruter 3,5 millions de médecins, d'infirmières et d'autres travailleurs de la santé pour mener les interventions nécessaires;
4) Encourager les investissements dans des mesures de protection sociale afin de réduire la pauvreté des familles;
5) Appuyer l'agriculture à petite échelle et assurer que les politiques agricoles sont développées de manière à répondre aux besoins en nutrition des enfants;
6) Encourager les grands pays industrialisés du monde à agir lors des grands sommets de décideurs, comme le G8 et le G20.


Songez qu’aujourd’hui, à chaque heure qui passe, 300 enfants meurent de faim, ce qui signifie qu’une vingtaine d’entre eux sont décedés durant la lecture de cet article…


JCC

(source : Save the Children)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - malnutrition

faminePendant que les pays occidentaux s’inquiètent de voir leurs "AAA" disparaîtrent, un million d'enfants, vivant dans les pays africains du Sahel, sont menacés de malnutrition en 2012. Dans un récent communiqué, l'UNICEF estime à  65,7 millions de dollars américains, le montant initial nécessaire pour faire face à la crise notamment au Niger où le plus grand nombre de cas de malnutrition aiguë est prévisible, avec environ 32.0600 enfants âgés de moins de cinq ans concernés par la crise.

 

C’est  particulièrement au Tchad, au Nord du Nigeria, au Nord du Cameroun, au Burkina Faso, au Mali,  en Mauritanie et au Nord du Sénégal que les risques encourus par les enfants sont les plus importants.

 

Selon l’ONU, deux phénomènes aggravent cette crise naissante :

1)      la production alimentaire régionale dans le Sahel qui a chuté de 8 % par rapport à l'année dernière.

2)      le retour des travailleurs migrants de Côte d'Ivoire et de la Libye dans certains des pays de la région qui a encore réduit la capacité financière des ménages qui se retrouvent avec un nombre accru de personnes à nourrir.

 

Pour l'UNICEF,   le montant initial de 65,7 millions de dollars permettra de couvrir ses interventions en nutrition, santé et achats d'intrants thérapeutiques et de médicaments et  devra  être revu à la hausse de façon substantielle, pour favoriser des interventions durables dans le courant de l'année 2012.

 

Cela implique non seulement un renforcement des programmes de santé et de nutrition, mais également l'approvisionnement des centres de récupération nutritionnelle en eau potable et en services d'assainissement, ainsi que des actions en faveur de la protection et de l'éducation des enfants déplacés avec leurs familles.

 

JCC

 

(sources : UNICEF et ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - malnutrition

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