Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #mariages forces

En Allemagne jusqu'ici, l'âge légal du mariage était de 18 ans mais des exceptions peuvent être faites si l'un des partenaires a 16 ans révolus et l'autre plus de 18 ans. Un projet de loi, adopté début avril, interdit définitivement tout mariage qui implique des mineurs.

Car, depuis deux ans, l’arrivée de nombreux réfugiés a changé la donne. D'après le gouvernement allemand, 1500 mineurs étrangers mariés en dehors du pays étaient en Allemagne en 2016, dont 361 âgés de moins de 14 ans. Ces unions conclues entre des adolescentes et des hommes plus âgés à l’étranger ont suscité de vives polémiques et ravivé la question du mariage forcé. En 2016 toujours, la décision d’un tribunal de grande instance de donner tort à l'administration allemande et de juger légale une union contractée en Syrie entre une adolescente de 15 ans et son cousin de 21 ans a également provoqué des critiques.

A l’avenir, les mariages entre mineurs de moins de 18 ans seront interdits. Ceux contractés à l’étranger et impliquant des adolescents de moins de 16 ans seront considérés comme invalides. Pour les mineurs entre 16 et 18 ans, les tribunaux devront annuler ces unions sauf dans des cas exceptionnels.

Mais certains organisations caritatives critiquent ces dispositions lorsque le mariage n’est clairement pas forcé et dénoncent le fait que les jeunes filles, si elles sont réfugiées, se retrouvent livrées à elles-mêmes sans bénéficier de la protection juridique qu’offre un mariage.

JCC

(Source : RFI)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés, mariage des mineurs

Népal : 10 % des filles sont mariées de force avant l’âge de 15 ans

Le mariage des enfants reste un problème criant au Népal en raison des pratiques ancestrales, de la pauvreté, du séisme dévastateur de 2015 et l’instabilité politique chronique du pays.

C’est ce que dénonce, l’ONG « Human Rights Watch » (HRW) dans un nouveau rapport. Selon HRW, 10 % des filles népalaises se marient avant l’âge de 15 ans.

Le rapport publié accuse ouvertement le gouvernement Népalais de ne pas faire assez pour mettre fin à cette pratique scandaleuse et pour venir en aide aux enfants mariés. Même si le mariage des enfants est illégal au Népal depuis 1963, les policiers n’interviennent que rarement et les dirigeants enregistrent officiellement les mariages.

Par ailleurs, le séisme qui a laissé des millions de personnes sans toit, combiné à l’instabilité politique du pays, n’a fait qu’aggraver la situation dans un des pays les plus pauvres du monde.

En effet, le rapport indique que les enfants qui se marient proviennent en majorité des classes inférieures ou marginalisées de la société népalaise, notamment en raison de la pauvreté, du manque d’accès à l’éducation, du travail des enfants, des pressions sociales et des dots qui sont offertes.

De son côté, le gouvernement Népalais affirme que des progrès importants pour mettre fin à cette pratique ont été réalisés, notamment avec l’adoption de lois qui interdit le mariage avant l’âge de 20 ans.

Pourtant, la dernière enquête gouvernementale, datant de 2011, a montré que 41 % des filles s’étaient mariées avant l’âge de 18 ans, et que le pourcentage de filles mariées âgées de 15 à 19 ans était passé de 40% pour cent en 2001 à 28,% en 2011.

De son côté, l’Unicef confirme les chiffres de HRW indiquant que 37 % des petites Népalaises se sont mariées avant l’âge de 18 ans et 10 pour cent avant l’âge de 15 ans.

JCC

(Sources : HRW, Unicef)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés, mariages précoces

Gambie : le pays interdit le mariage des enfants

Décidemment, ce petit Etat anglophone, enclavé en partie dans le territoire du Sénégal, est un exemple pour la défense des droits des enfants. En effet, en novembre dernier, le pays avait interdit l’excision des fillettes (voir article précédent). Le 6 juillet dernier, Yahya Jammeh, le président gambien, souvent qualifié de dictateur, a décrété l'interdiction, avec effet immédiat, du mariage des enfants dans son pays, menaçant de prison ferme les fiancés et parents qui ne respecteraient pas cette décision.

Ainsi, quiconque épouse une fille n’ayant pas atteint l’âge de 18 ans fera 20 ans de prison. Les parents de la fille feront 21 ans en prison et toute personne ayant connaissance de ce mariage et ne l’ayant pas signalé aux autorités fera 10 ans de prison. L’imam et tous ceux qui dirigeront la cérémonie de mariage seront également envoyés en prison, ce pays étant de confession musulmane.

Par ailleurs, le mariage forcé était déjà illégal mais pas vraiment appliqué. Le Président gambien l’a donc interdit définitivement avec effet immédiat, qu’il concerne des mineurs ou des adultes.

Si ces dispositions sont une bonne nouvelle pour les enfants et particulièrement les fillettes, il ne faut pas oublier que le Président gambien est un autocrate, au pouvoir depuis 1994, qui conduit son pays d’une main de fer. Car en Gambie, les exécutions capitales sont légions, les opposants sont systématiquement emprisonnés et les journalistes disparaissent mystérieusement.

En janvier dernier, il avait décidé d’imposer le voile aux femmes de l’administration gambienne et avait déclaré que l’homosexualité « n’était pas humaine ».

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés, maltraitance

Iran : les fillettes sont mariées de force dès l’âge de 9 ans

Le Comité des Droits de l'Enfant des Nations Unies (CRC) a procédé à l'examen des lois concernant les mariages précoces dans quatorze pays. Il a remis son rapport le 4 février dernier. Dans ce texte, les experts s'alarment de la législation en Iran qui légitime le viol conjugal, la peine de mort et la torture des mineurs. Les experts dénoncent la discrimination dans les Codes pénal et civil du régime iranien qui fixent l'âge de la responsabilité pénale à 15 ans pour les garçons mais à 13 ans pour les filles.

Le comité déplore que toujours davantage de petites fille en Iran, de 9 ans ou moins, continuent à être mariées de force et que, de la sorte, soient permis des rapports sexuels avec des filles aussi jeunes que 9 années lunaires, soit 8 ans et neuf mois du calendrier solaire.

Selon la vision des islamistes en Iran, les petites filles deviennent des femmes à l'âge de neuf ans et l'État organise même des cérémonies dans les écoles pour marquer leur entrée dans « l'âge des devoirs ».

Par ailleurs, le Code civil en Iran tolère sévices et violences sexuelles en obligeant les très jeunes épouses à se soumettre, en tout temps et tout lieu, aux demandes de leurs maris. Selon l'ONG « Supporting Children's Rights » (SCR), 43.459 filles de moins de 15 ans en 2009 et 716 fillettes âgées de moins de 10 ans ont été données en mariage en 2010 en Iran.

Pour les défenseurs des droits de l’enfant, il s'agit de pédophilie légalisée.

De son côté, le Zimbabwe ouvre la voie au changement en interdisant le mariage des mineurs et déclare inconstitutionnels les mariages précoces déjà prononcés.

L’UNICEF, estime que le nombre de mariages forcés risquait de passer de 125 millions à 310 millions en Afrique d'ici 2050, si aucune mesure n'était prise. La Mauritanie, le Niger, le Tchad et la Centrafrique sont les pays africains où le taux de mariages forcés est le plus élevé, tandis que le Nigeria, avec 23 millions d'enfants mariées, est le pays où elles sont les plus nombreuses.

JCC

(Sources : CRC, SCR et UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés

Burkina Faso : le mariage forcé des enfants, un phénomène grandissant

Le phénomène des mariages forcés et/ou précoces reste une réelle préoccupation au Burkina Faso et particulièrement dans la région des Hauts-Bassins. Les chiffres, fournis par services de l’Action sociale, indiquent qu’en 2014, ce sont 116 cas de mariages forcés et 413 cas de conflits conjugaux qui ont été enregistrés. Les chiffres du premier semestre de 2015 sont aussi alarmants. La direction provinciale de l’Action sociale et de la solidarité nationale du Houet a déjà répertorié 48 cas de mariages forcés. Le phénomène prend donc une envergure inquiétante.

Les causes du mariage forcé/précoce sont surtout liées à la pauvreté et à des coutumes encore bien enracinées.

Aujourd'hui dans le monde, 700 millions de femmes ont été mariées avant l’âge de 18 ans et 150 millions de garçons. Un enfant sur trois vit en Inde, deuxième pays le plus peuplé de la planète. En pourcentage de la population, les cinq pays les plus touchés sont le Niger, le Tchad et la République centrafricaine, le Bangladesh et le Mali. La tendance générale est à la baisse, surtout en ce qui concerne les enfants de moins de 15 ans.

Ce n’est pas le cas du Burkina Faso. C’est pourquoi, le gouvernement Burkinabé, avec le soutien de l’UNICEF, a initié une campagne de plaidoyer et de sensibilisation afin de venir à bout du phénomène.

JCC

(Source : Le Faso.net)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés

Malawi : le pays interdit les mariages d'enfants

Le président du Malawi (État situé en Afrique australe, entre le Mozambique, la Zambie et la Tanzanie) a signé une loi interdisant le mariage des jeunes de moins de 18 ans, deux mois après son adoption par les députés.

Selon les militants des droits de l'Homme, le Malawi a l'un des taux les plus élevés au monde de mariage précoce, avec des fillettes âgées de neuf ou dix ans mariées de force, même si l'âge légal du mariage était auparavant fixé à 16 ans.

La nouvelle loi prévoit une peine de dix ans d'emprisonnement en cas d'infraction à cette disposition dans ce petit pays de 15 millions d’habitants.

Cette mesure, qui fait débat depuis 2001, fait suite à une active campagne de groupes malawites et étrangers de défense des droits de l'Homme contre cette pratique qui « piège les filles, leurs familles et leurs communautés dans un cycle intergénérationnel de pauvreté ».

Les mariages précoces sont le plus souvent liés à la pauvreté, les familles préférant marier leur fille mineure afin qu'elle abandonne l'école qui est payante. La moitié des habitants du Malawi vit sous le seuil de pauvreté.

JCC

(Source : Koaci)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés

Bangladesh : Une fille sur cinq est mariée avant l’âge de 15 ans

Selon un récent rapport de l'Unicef, publié à l'occasion des 25 ans de la Convention sur les droits de l'enfant, beaucoup de petites filles sont mariées avant l’âge de quinze ans en Asie du sud-est. Le Bangladesh, pays de la région où ce taux est le plus élevé, a annoncé, la semaine dernière son intention de renforcer sa législation contre les mariages précoces. Une pratique en déclin mais encore très largement répandue et qui fait courir de graves dangers aux jeunes filles concernées.

Car se marier trop jeune expose les filles à des problèmes de santé, notamment liés aux grossesses précoces, et les privent d’éducation. Cela augmente aussi fortement le risque d’exploitation sexuelle, de violence domestique ou de travail forcé.

Le renforcement de la législation bangladaise prévoit désormais jusqu’à deux ans de prison, contre trois mois actuellement, pour la personne qui enregistre le mariage, les parents de la jeune fille ou le marié lui-même. Le nouveau texte doit encore être ratifié par le Parlement, et selon les autorités, il a surtout une vocation dissuasive.

Mais le rapport de l’Unicef souligne que légiférer ne suffit pas. A l’instar du Bangladesh, la plupart des pays de la région ont des lois contre le mariage précoce, mais elles ne sont pas appliquées, elles sont même souvent largement inconnues de la population.

Le rapport rappelle enfin que les deux grands facteurs de mariage précoce sont la pauvreté et la discrimination à l’égard des filles. Moins considérées que les garçons, elles ont moins accès aux études et restent souvent vues comme un poids économique pour les familles.

JCC

(Source : UNICEF)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés

C'est une vidéo bouleversante, sous-titrée en anglais par l’Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (Memri), et publiée sur « YouTube » en juillet: celle de Nada, une fillette de 11 ans, originaire du Yémen, qui s'est réfugiée chez son oncle pour ne pas être mariée de force par ses parents.

Dans cette vidéo, Nada y crie sa colère: « Ils ont menacé de me tuer si je partais chez mon oncle. Quel genre de personnes peut menacer son enfant comme ça ? », demande-t-elle. Et d'apostropher ses parents: « Mariez moi de force et je me tuerai ! »

Au Yémen, près d'une fillette sur quatre est mariée avant ses 15 ans. Et Nada le sait bien. Si elle a pu s'enfuir de chez elle, ce n'est pas le cas de bien d'autres jeunes filles. « Certaines ont décidé de se jeter dans la mer. Elles sont mortes maintenant. (…) Ma tante avait 14 ans. Elle est restée un an avec son mari, ensuite elle s’est couverte d’essence et elle s’est immolée. Elle est morte », raconte-t-elle.

Nada serait issue d'une famille modeste de huit enfants. Elle vit désormais chez son oncle, un technicien monteur pour une télévision. L'homme a également pris sous son aile un de ses neveux, malade, que ses parents ne pouvaient pas assumer financièrement.

Un témoignage similaire avait fait le tour du monde en 2009. Après avoir été mariée, battue et violée, Nojoud 10 ans avait réussi à divorcer. Une histoire qui pourrait donner une force supplémentaire à Nada dans sa lutte pour le droit des enfants.

JCC

(Source : Now)

Voir la vidéo...

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés

mariage forcéJ’avais déjà évoqué ces mariages d’enfants pratiqués en Inde (voir article précédent). Voilà une nouvelle qui va sans doute faire évoluer les mentalités et les traditions encore bien ancrées dans certaines régions de ce pays. En effet, un mariage d’enfants, célébré il y a 17 ans, vient d’être déclaré juridiquement nul.


Une jeune Indienne, aujourd’hui âgée de 18 ans, avait été mariée à l’âge d’un an par ses parents avec un petit garçon de trois ans. Pourtant le mariage d’enfants est illégal en Inde. Mais les traditions prennent souvent le dessus sur la loi au sein des communautés rurales. Avec les mariages arrangés, elles espèrent améliorer la sécurité financière de chaque famille grâce à un système de dot.


C’est lorsque les parents de la jeune indienne ont annoncé à leur fille qu’elle devait partir vivre son époux, que la jeune femme a refusé et a entamé des démarches pour faire annuler ce mariage. C’est grâce à l'association « Sarathi Trusts », qui milite pour les droits des enfants, que les deux familles ont fini par se persuader que ce mariage était injuste et qu’il fallait le faire annuler.


C'est le premier exemple d'un couple d'enfants mariés voulant que leur union soit annulée. Nul doute que d'autres suivront.


Pourtant, il y a quelques jours, des villageois du Rajasthan (nord-ouest de l’Inde) ont agressé une dizaine de fonctionnaires du gouvernement qui tentaient d'interrompre un mariage groupé impliquant environ quarante couples d'enfants.


JCC


(Source : Elle)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés

mariage forcé« La pratique répandue du mariage d’enfants compromet l’accès des jeunes filles yéménites à l’éducation, nuit à leur santé et fait d’elles des citoyennes de seconde classe » vient de déclarer l’ONG « Human Rights Watch ».

Dans un rapport de 54 pages, intitulé « How Come You Allow Little Girls to Get Married? : Child Marriage in Yemen » (Comment se fait-il que vous autorisiez le mariage des petites filles ? Les mariages d’enfants au Yémen), l’ONG décrit les divers traumatismes dont souffrent toute leur vie les jeunes filles contraintes au mariage précoce. Des jeunes filles et des femmes yéménites ont raconté comment leurs familles les ont forcées à se marier alors qu’elles n’étaient que des enfants, les privant ainsi de la capacité à prendre leurs propres décisions sur le fait d’avoir ou non des enfants, et à quel moment, ou concernant d’autres aspects importants de leur vie. Selon elles, leur mariage a interrompu précocement leur éducation et certaines ont confié avoir été victimes de viols conjugaux et de violences domestiques. Au Yémen, il n'y a pas d'âge minimum légal pour le mariage des jeunes filles. De nombreuses fillettes sont contraintes de se marier, parfois dès l’âge de 8 ans.

Au cours des derniers mois, dans ce pays, les manifestants ont réclamé diverses réformes, dont des mesures visant à garantir l’égalité entre les hommes et les femmes. Selon l’ONG, il est temps à présent de faire avancer les choses sur cette question, de fixer l’âge du mariage à 18 ans et de veiller à ce que les filles et les femmes, qui ont joué un rôle important dans le mouvement de protestation au Yémen, puissent désormais contribuer aussi à construire l’avenir du pays.

Les données du gouvernement du Yémen et des Nations Unies indiquent qu’environ 14 % des filles yéménites sont mariées avant l’âge de 15 ans, et 52 % avant l’âge de 18 ans. Dans certaines zones rurales, des fillettes sont mariées dès l’âge de 8 ans. Parfois, les fillettes sont données en mariage à des hommes beaucoup plus âgés. Les garçons, quant à eux, sont rarement contraints au mariage précoce.

Le Yémen reconnaît la Charia comme source de droit, mais plusieurs autres pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, qui appuient leur constitution sur la Charia, ont fixé un âge nubile pour les garçons et les filles, dans de nombreux cas à 18 ans ou plus, conformément aux normes et aux traités internationaux qui définissent un enfant comme toute personne âgée de moins de 18 ans. Les organes des Nations Unies chargés de surveiller l’application des traités, notamment de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) et de la Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE), ont recommandé de fixer l’âge du mariage à 18 ans. Or, le Yémen a ratifié ces deux conventions.

Selon Human Rights Watch, le Yémen qui traverse une période d’évolution sur le plan politique, « devrait en profiter pour remédier à une injustice qui cause énormément de tort, et mettre ainsi le pays sur une nouvelle voie de justice sociale, notamment en garantissant l'égalité pour les femmes et les jeunes filles ».

JCC

(source : Human Rights Watch)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mariages forcés

Hébergé par Overblog