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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #mortalite infantile

Plus d'un enfant sur cinq né d'une grossesse multiple décède avant l'âge de cinq ans en Afrique subsaharienne. Trois fois plus que chez les autres enfants. Ce sont des scientifiques britanniques qui ont analysé plus d'un million et demi de naissances dans trente pays africains sur une période allant de 1995 à 2014.

Et le constat est sévère : en vingt ans, le taux de mortalité des jumeaux n'a baissé que d'un tiers, alors qu'il a été divisé par deux chez les autres. L'étude précise toutefois que cette tendance à la surmortalité n'est pas spécifique à l'Afrique. Selon les régions, les jumeaux ont deux à cinq fois plus de risques de mourir avant l'âge de cinq ans.

Les grossesses multiples présentent plus de risques de naissance prématurée ou de complication à l'accouchement. Les scientifiques recommandent donc de développer des actions spécifiques pour les jumeaux : diagnostiquer le plus tôt possible les grossesses gémellaires, et permettre à davantage de femmes enceintes d'accoucher à l'hôpital.

Selon eux, si rien n’est fait, l'objectif des Nations Unies de ramener la mortalité infantile sous les vingt-cinq pour mille sera difficile à atteindre.

JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Jumeaux, Afrique, Mortalité Infantile

Monde : les principales causes de mortalité chez les enfants

La dernière étude du Rapport mondial de morbi-mortalité vient d’être publiée dans le « JAMA » (Journal of the American Medical Association). Elle porte sur 188 pays étudiés en 2013. Elle révèle que les infections respiratoires, le paludisme et les diarrhées restent en tête des causes de décès chez les enfants de moins de 9 ans Ainsi, 7,7 millions d’enfants et d’adolescents sont morts en 2013 dans le monde, dont près de 85 % de moins de 5 ans. D’autres causes de mortalité apparaissent dans cette tranche d’âge notamment les complications liées à la prématurité, les encéphalopathies néonatales et autres traumatismes à la naissance.

Cependant, à l’échelle mondiale, le nombre des décès d’enfants de moins de 5 ans a pratiquement réduit de moitié, passant de 12,7 millions en 1990 à 6,3 millions en 2013. En revanche, la mortalité intervenant dans la « période néonatale » (28 premier jours de vie), est en augmentation. Ainsi, selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), environ 44 % des décès d’enfants de moins de 5 ans se sont produits pendant cette période, alors qu’il n’y en avait que 37 % en 1990.

On le sait moins, mais les accidents de la route représentent la principale cause de mortalité chez les 10-19 ans. Suivi par le sida, les noyades, les automutilations et les infections intestinales. Un million de décès sont enregistrés dans cette catégorie d'âge.

Enfin, la moitié des décès des enfants et adolescents imputables à la diarrhée, se concentre sur cinq pays : l’Éthiopie, l’Inde, le Nigeria, le Pakistan, la République démocratique du Congo.

Ce que ne dit pas l’étude, c’est le nombre d’enfants victimes des guerres at autres conflits. Le dernier recensement, effectué par l’UNICEF, indique qu’au moins deux millions d’enfants sont morts ces 10 dernières années à la suite de guerres déclenchées par des adultes, qu’ils aient servi de cibles civiles ou qu’ils aient été tués au combat en tant que soldats.

En 2014, L’UNICEF estimait, en 2014, que 230 millions d'enfants vivaient dans des pays ou des régions affectés par des conflits armés.

JCC

(Sources : JAMA, UNICEF & OMS)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Mortalité infantile

Niger : net recul de la mortalité infantile

Dans un rapport, l’ONG « Save the Children » se réjouit que les progrès accomplis pour une meilleure santé des enfants soient aussi remarquables.

En effet, le Niger, l'un des plus pauvres de la planète, mais qui, grâce à un système de soins gratuits pour les femmes enceintes et les enfants, et des programmes de nutrition, a réussi un difficile pari : passer de 326 décès pour 1 000 naissances chez les enfants de moins de cinq ans en 1960 à 114 pour 1 000 en 2012. Dans la liste des pays qui ont le plus avancé pour sauver la vie des enfants figurent le Liberia, le Rwanda, l’Indonésie, Madagascar, l’Inde, la Chine, l’Egypte, la Tanzanie et le Mozambique. Tous ont réduit de deux tiers la mortalité infantile. A l’inverse, Haïti, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la Guinée équatoriale sont encore loin derrière.

Cette réduction des deux tiers de décès des enfants, montre selon « Save the Children », que même dans les pays les plus pauvres, le progrès dans le secteur de la santé n’est pas une utopie. Ainsi, le taux de mortalité des enfants africains qui était de 27% dans les années 1960, est aujourd’hui de 10%. Mieux, souligne l’ONG, l’amélioration s’accélère : l’Afrique subsaharienne a réduit sa mortalité infantile, depuis 2005, cinq fois plus qu’entre 1990 et 1995.

Si les efforts pour combattre les causes de la mortalité infantile avaient été répartis également entre riches et pauvres, ce sont quatre millions d’enfants qui auraient pu être sauvés. Il reste donc beaucoup à faire, car chaque jour note l’ONG, « 18 000 enfants de moins de cinq ans meurent de causes évitables ». En tête des meilleurs, le Niger peut être satisfait du chemin parcouru, mais les efforts ne doivent pas se relâcher.

Dans ce contexte particulièrement difficile, « Save the Children » insiste notamment sur le rôle de la malnutrition dans le nombre de décès prématurés ; selon son étude ce facteur intervient dans 45% des cas. Pour le seul Niger, la malnutrition a justement causé la mort de plus de 2 500 enfants entre le mois de janvier et de septembre de cette année. Cela, malgré une meilleure prise en charge communautaire des maladies et la multiplication des centres de santé de proximité qui ont permis de traiter plus de 500 000 cas de malnutrition aiguë depuis le début de l’année. Selon les dernières données de l’Unicef, le Niger avait déjà enregistré en 2012 le nombre le plus élevé d’enfants malnutris de la région du Sahel.

Ces faits prouvent pour « Save the Children » que la mortalité infantile n’est pas limitée à une question de système de santé. Indispensable certes, mais insuffisant si les responsables politiques, économiques et sociaux ne prennent pas leur part du fardeau.

JCC

(Source : Save the Children – photo : Rebecca Blackwell)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Mortalité infantile

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