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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #pauvrete

Les Etats-Unis nous ont habitués au meilleur comme au pire. Et là, le proviseur d’un lycée du Texas atteint les sommets du ridicule ! Il est probable que s’il volait, il serait chef d’escadrille … Il a en effet rendu obligatoire un « stage de pauvreté » pour initier ses élèves, venus d’un milieu privilégié, à la vie d’un pauvre. Et il semblerait que jouer à être pauvre sous couvert de bonnes intentions, ce serait la dernière mode aux Etats-Unis.

Ainsi ces stages consistent à se relooker avec des « vêtements de pauvre » puis de passer 48 heures sans se laver ni se changer. Et le comble c’est que ces ados,  accompagnés par une mère d'élève, vont dormir dans la rue. Comme des SDF… ou presque.

C’est un reportage du magazine « Envoyé spécial » sur France 2 qui a dévoilé cette pratique. Le reportage montre que les jeunes vont dormir, au chaud dans leur sac de couchage,  sur une pelouse mais qui est protégée par des grillages car, selon l’accompagnatrice, « le quartier n'est pas sûr, explique l'accompagnatrice » ! 

À la manière d’un jeu, ce genre de stages nous semble naturellement quelque chose d’inouï, mais cela traduit bien la manière de vivre et de penser d’une partie des Américains ignorant totalement la dure réalité des gens en difficulté.

JCC

(Source : France 2)
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté, discrimination

Le Secours Catholique-Caritas France publie aujourd’hui son Rapport statistique annuel. À partir de l’observation sur le terrain de plus de 85 000, l'association rend compte de l’évolution de la pauvreté en France. Et, le constat est sans appel. Année après année, le rapport pointe un maintien du niveau de la pauvreté et une incapacité de la société à se mobiliser pour la faire reculer. Plus grave, certaines catégories de la population voient leur situation se dégrader : familles, femmes, enfants et personnes d'origine étrangère. L'association appelle l'ensemble des candidats aux élections 2017 à faire de la fin de la pauvreté l'enjeu prioritaire.

Ainsi, ce sont près de 9 millions de personnes, dont 3 millions d’enfants, qui vivent dans la pauvreté en France. L’association constate une précarisation croissante des familles, des femmes et des enfants, ainsi que des personnes d’origine étrangère, avec davantage de personnes sans ressources, en logement très précaire.

Et le Secours Catholique torpille une idée reçue : cette augmentation n’est pas due à l’accroissement du nombre de migrants présents sur le territoire mais au fait que la situation de cette catégorie d’individus est de plus en plus fragile.

Depuis dix ans, cette précarisation s’accroît et l’Etat échoue à la faire reculer. Selon l’association, «  La lutte contre la pauvreté, et particulièrement contre le chômage de longue durée, devrait être portée au plus haut niveau dans la campagne électorale, ce qui n’est malheureusement pas le cas ».

Pour elle, la « solution est de transformer la société pour la rendre plus humaine et que cela passe par la mobilisation des personnes en précarité.  C’est en portant leur voix qu’on parviendra à réellement agir sur les causes de la pauvreté ».

C’est pourquoi l’association lance un appel aux candidats pour que cette question soit au cœur des prochaines campagnes présidentielle et législative.

JCC

(Source : Secours Catholique)

Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté, discrimination

Image : UNICEFSelon un nouveau rapport de l’Unicef, cinq enfants sur six âgés de moins de deux ans ne consommeraient pas suffisamment d’aliments nutritifs pour assurer leur croissance dans de bonnes conditions. Le rapport estime même qu’une alimentation correcte permettrait d’éviter la mort de 100.000 jeunes enfants chaque année.

C’est dès les premiers jours de l’existence que ces inégalités interviennent. Seuls 55% des nouveau-nés sont nourris au sein dans les instants suivant la naissance alors qu’un tel allaitement est préconisé idéalement dans la première heure.

Par ailleurs, l’Unicef précise qu’à 11 mois, 20% des enfants n’ont pas eu de nourriture solide. En grandissant, un tiers des enfants doivent composer avec le manque de variété des repas. Ils sont ainsi privés des apports essentiels pour leur organisme. Enfin, la moitié des enfants en âge préscolaire souffre d’anémie.

Pourtant, les chiffres sur la grande pauvreté dans le monde ne cessent de s’améliorer. Ainsi, l’une des causes principales de ces chiffres alarmants reste le coût élevé, pour certaines populations, des protéines animales comme la viande, le poisson, les œufs ou les produits laitiers.

De plus, alors que cinq repas sont recommandés pour les jeunes enfants de moins de trois ans (les trois repas des adultes plus deux petites collations), seul un sur deux y a accès.

L’Unicef interpelle les gouvernements et le secteur privé pour qu’ils investissent  de façon plus massive et plus ciblée pour rendre les aliments nutritifs abordables et accessibles aux enfants les plus pauvres.

On ne peut que soutenir cette initiative.

JCC

(Source : UNICEF)

Voir le rapport sur le site de l’Unicef (en langue anglaise)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - malnutrition, pauvreté

Monde : la pauvreté agit sur le cerveau des enfants

Les enfants qui naissent dans un milieu défavorisé ont souvent de plus importantes difficultés à réussir dans le système scolaire par rapport à ceux qui évoluent dans les autres classes sociales. Pour expliquer ce phénomène, on met souvent en avant le manque de temps ou de capacité des parents pour aider au développement de leur enfant. Mais ce que l’on sait moins, c’est que la pauvreté a aussi un impact direct sur le bon développement du cerveau.

C’est en tout cas ce que révèle une nouvelle étude américaine. Conduite par des chercheurs de l’université du Wisconsin à Madison, cette étude assure que les enfants qui vivent près ou en dessous du seuil de pauvreté aux Etats-Unis (soit 24 000 dollars par an pour une famille de quatre personnes) ont une matière grise de 7 à 10 % moins importante que des enfants issus d’autres classes sociales.

Ce sont les secteurs du cerveau qui gèrent la mémoire à long terme qui sont principalement touchées. Mais cela a aussi des conséquences sur les capacités de ces enfants à contrôler leurs émotions comme leur attention. L’apprentissage de l’alphabet et des mots est également plus difficile pour eux.

Cette étude montre ainsi que la pauvreté engendre la pauvreté, rendant encore plus improbable la réussite scolaire d’enfants eux-mêmes issus de parents ayant eu des difficultés pour réussir à l’école.

Mais les auteurs de cette étude se montrent aussi optimistes, assurant qu’il est possible de remédier à ces lacunes physiques de départ en travaillant fortement dans le cadre du périscolaire. C’est en effet un moment où le cerveau des enfants est encore très malléable.

Cette thèse fait écho à de nombreuses études canadiennes qui assurent que la clef du problème se trouve dans la gestion et l’importance donnée aux premières années de préscolarisation et de scolarisation des jeunes enfants. Un suivi plus important des familles défavorisées est aussi un remède à cette situation.

JCC

(Source : Planète FMagazine)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté

Monde : un plan pour éradiquer l’extrême pauvreté

Le constat est effrayant : un milliard de personnes, dont des millions d’enfants, vivent avec moins d'un euro par jour. Dans les 15 ans à venir, l'ONU veut mettre fin à l'extrême pauvreté dans le monde. Ainsi, ce dimanche, les Etats membres de l'ONU se sont mis d'accord sur un éventail de 17 propositions à mettre en place d'ici 2030 pour venir à bout de l'extrême pauvreté dans le monde. Plusieurs pistes centrées autour du climat, de l'eau et de la santé.

Ce serait là un moyen pour l'ONU d'accomplir un des huit objectifs du millénaire pour le développement qu'elle s'était fixée en 2000. En effet, en 2.000, les Nations unies lancent les « Objectifs du Millénaire pour le développement ». Mais 15 ans plus tard, les résultats sont mitigés même si des progrès ont été réalisés.

A l'issue d'une semaine de négociations intenses au siège de l'ONU à New York, experts et diplomates des 193 pays ont adopté un projet d'une trentaine de pages intitulé « Transformer notre monde, programme de développement durable d'ici 2030 ».

Ce programme sera soumis pour adoption formelle aux chefs d'Etat et de gouvernements de la planète les 26 et 27 septembre à New York, en marge de la session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU. Il comprend 17 objectifs de développement durable déclinés en 169 « cibles ». Le principal objectif étant « d'éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde ».

L’ONU souhaite également permettre à tous de vivre en bonne santé , assurer l'accès de tous à une éducation de qualité et parvenir à l'égalité des sexes en éliminant toute forme de discrimination et de violence envers les femmes.

D'autres objectifs concernent la réduction des inégalités, un travail décent pour tous, des modes de production et de consommation durables et des sociétés pacifiques et ouvertes à tous.

En principe, chaque pays riche devrait consacrer au moins 0,7% de son produit intérieur brut à aider les pays pauvres, mais bien peu le font. La France, par exemple, ne consacre que 0,36% de son PIB à l'aide publique au développement. La France plaide d'ailleurs pour un mode de calcul plus large que ce pourcentage et demande à ce que la lutte contre « Ebola » et que les interventions militaires, au Mali ou en Centrafrique soient comptabilisées comme de l'aide au développement.

L'ONU estime qu'il faudra dépenser au moins 3500 milliards de dollars par an sur 15 ans pour éradiquer l'extrême pauvreté tout en maîtrisant le réchauffement climatique.

Autant dire que si les intentions sont ambitieuses et généreuses, leurs mises en œuvre risque d’être beaucoup plus compliquées.

JCC

(Source : communiqué ONU)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté

France : 3 millions d’enfant vivent sous le seuil de pauvreté

Dans un rapport publié aujourd’hui, l'Unicef s'alarme de la pauvreté qui touche de plus en plus d'enfants en France. Trois millions, soit un enfant sur cinq, vivent ainsi sous le seuil de pauvreté dans l'Hexagone, tandis que 30.000 sont sans domicile fixe. Par ailleurs, 9.000 enfants habitent des bidonvilles et 140.000 décrochent de l'école chaque année.

Le rapport indique également que 440.000 enfants supplémentaires ont plongé avec leurs familles dans la pauvreté de 2008 à 2012. Selon cette analyse intitulée « Chaque enfant compte. Partout, tout le temps ». la prise en compte de l'impact de la crise est « dramatiquement insuffisante ».

Beaucoup de ces enfants cumulent les inégalités avec des conséquences désastreuses pour leur avenir et celui de la société. Le rapport insiste particulièrement sur la situation inacceptable des enfants migrants non accompagnés et/ou vivant en bidonvilles, qui seraient au nombre de 8.000 à 10.000. Privés de leurs droits fondamentaux, ces mineurs comptent parmi les plus vulnérables.

Dans la 6ème puissance économique mondiale, ces chiffres sont effarants et sont en constante augmentation. Qu'attend le gouvernement pour enfin réagir ?

JCC

(Source : UNICEF)

Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté

France : non-assistance à enfant en danger ?

Un rapport brosse un tableau accablant de la société française. Intitulé « Grande pauvreté et réussite scolaire », le rapport a été remis en début de semaine à la ministre de l’Éducation nationale.

Résultat d’une enquête menée dans dix académies, il montre comment certains élèves vivent dans la misère, et combien l’école française doit travailler à les insérer plus efficacement, pour leur permettre de mieux réussir. Je rappelle que, selon l’Observatoire des inégalités, la France compterait 1,2 million d’enfants issus de familles pauvres.

Le rapport décrit des situations alarmantes, comme ces enfants qui arrivent à l’école sans avoir pris de petit-déjeuner ou ne mangeant pas à la cantine faute de moyens suffisants. Les soucis financiers se traduisent aussi par une mauvaise prise en charge des problèmes de santé. D’autre sont obligés de marcher plus d’une heure le matin et le soir, leur famille n’ayant pas l’argent nécessaire pour payer le car scolaire.

Bien sûr, les mauvaises conditions de vie de ces enfants se reflètent sur leurs résultats.

Face à ce constat, le rapport fait 66 préconisations, parmi lesquelles la nécessité d’augmenter les fonds sociaux des établissements, qui permettent d’acheter du matériel scolaire ou de payer la cantine aux élèves lorsque c’est nécessaire. Le rapport souligne qu’entre 2001 et 2013, leur niveau a baissé de 73 à 32,1 millions d’euros. Il appelle aussi à la simplification des dossiers de demande de bourse, observant que de nombreuses familles n’en faisaient pas la demande faute de pouvoir les remplir correctement. Le rapport réclame également le recrutement de personnels sociaux et de santé pour faire face aux besoins et l’augmentation significative de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans.

Sur un autre pan, le rapport préconise de travailler à la mixité sociale et scolaire dans les établissements, d’encourager la recherche pédagogique et de permettre à tous les parents de participer à la vie des établissements.

Ce rapport ouvre un espoir pour l’école car il démontre que des propositions existent pour faire réussir tous les élèves. Le gouvernement trouvera-t-il la volonté politique et les moyens de les appliquer ? C’est une autre question…

JCC

(Source : rapport JPD)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté

Grèce : le taux de pauvreté infantile explose

Dans un nouveau rapport, l'Unicef montre que 40,5 % des enfants grecs vivaient dans des ménages dont le revenu se situait sous le seuil de pauvreté en 2012, ce taux est le plus haut parmi les 41 pays les plus développés du monde.

Le rapport indique que 2,3 millions d'enfants ont sombré sous le seuil de pauvreté dans ces pays depuis 2008. Ainsi, la pauvreté des enfants connait la plus forte augmentation dans ce pays après l’Islande.

En effet, le taux de pauvreté infantile a subi un bond de 17,5 points, passant ainsi de 23 % en 2008 à 40,5 % en 2012. Le pays a aussi assisté à un triplement du nombre d'enfants venant de familles à faibles revenus et subissant de graves privations.

Le rapport explique que les enfants pauvres sont bien plus bas sous le seuil de pauvreté en 2013 qu'ils ne l'étaient en 2008. Les enfants venant de familles de migrants ont été encore plus affectés, avec une augmentation de 35 % du taux de pauvreté contre 15 % pour tous les autres enfants.

Le rapport constate aussi que le revenu moyen des ménages grecs en 2012 pour les familles avec enfants est retombé au niveau de 1998 soit l'équivalent d'une perte de 14 ans de progrès des revenus. En termes réels, cela signifie que depuis 2008, le pourcentage des ménages avec enfants n'ayant pas les moyens de s'offrir un repas avec de la viande, du poulet, du poisson (ou tout autre équivalent végétal) tous les deux jours a augmenté de 18 % en Grèce.

Le rapport montre enfin que l’impact de la récession sur les jeunes a été particulièrement dur en Grèce, qui a connu la deuxième plus forte augmentation des jeunes entre 15 et 24 ans n 'étant ni étudiants, ni employés, ni stagiaires, entre 2008 et 2013, où le taux a augmenté de 9 points pour arriver à 20,6 %.

L’UNICEF a aussi interrogé les enfants et leur perception de la situation est éloquente. En effet, et malgré tous les efforts des familles pour protéger leurs enfants des plus graves conséquences de la récession, les élèves grecs ont montré qu’ils étaient parfaitement conscients des problèmes qui touchent leur environnement immédiat.

En 2014, plus d'un enfant sur cinq signalait qu'au moins un de ses parents avait perdu son travail, 5 % disaient que leur famille n'avait pas les moyens d'acheter à manger, et presque 30 % signalaient que leur famille avait cessé de partir en vacances. Environ un élève sur dix a dû arrêter les séances de tutorat ou a dû déménager dans un autre endroit ou chez un proche, et 3 % sont passés de l'enseignement privé à l'enseignement public.

Les enfants interrogés sont clairement conscients des autres conséquences de la récession, comme le stress accru des parents à cause de la baisse de leurs revenus ou de la perte de leur travail. Ces événements affectent les relations familiales, car 27% des enfants signalent des tensions et des disputes au sein de leurs familles. La proportion d'enfants disant être très satisfaits des relations à l'intérieur de leur famille a baissé de 3 % entre 2006 et 2014. Quant à leur satisfaction générale, la part d'enfants signalant une haute qualité de vie a baissé de presque 10 % sur la même période.

Jeudi dernier, des milliers de personnes sont descendues dans la rue à l’occasion d’une grève nationale de 24 heures en protestation contre de nouvelles mesures d’austérité dictées à la Grèce par ses créanciers internationaux.

Les manifestants y dénonçaient le « sacrifice d’une génération »…

.JCC

(Source : UNICEF)

Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté

Etats-Unis : un enfant sur trente est sans domicile fixe

Après la France (voir article précédent), c'est aux Etats-Unis où le nombre d’enfants qui vivent sans domicile fixe grandit sans cesse.

Il s'agit d'un record historique : un enfant sur trente est sans abri aux Etats-Unis. C'est ce qui ressort d'une étude publiée par le Centre national pour les familles sans-abri. Elle indique que près de deux millions et demi de jeunes ont été à un moment ou à un autre sans domicile. Leur nombre a augmenté de 8% de 2012 à 2013. L’un des Etats les plus touchés est la Californie où vit un huitième de la population américaine. Sans oublier le Minnesota, le Nebraska, le Massachusetts, l'Iowa et le New Jersey.

Sur ce nombre, plus d’un cinquième des enfants n’ont pas de toit où dormir. En cause, le coût élevé de la vie et le manque de logements abordables pour les familles à faible revenu. Les auteurs du rapport pointent également le taux élevé de pauvreté, et l’impact de la violence domestique. De nombreuses mères ayant souffert d’abus physiques quittent leur domicile emmenant avec elles leurs enfants.

Chaque année, le ministère du logement effectue, pendant une journée, le recensement de tous les sans-abri qui vivent dans des refuges, sous les ponts ou dans la rue. En janvier de l’an dernier, les enquêteurs ont ainsi dénombré, pour un seul jour, 610 042 sans-abri dont 130 515 étaient des enfants.

JCC

(Source : RFI)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté

France : au moins 31 000 enfants sont sans domicile fixe

Dans son rapport annuel « France, portrait social » rendu public aujourd’hui à la veille du 25ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant, l'Insee (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) dévoile les résultats de son étude sur la société française. Il montre, entre autres choses, une situation marquée par l’envolée du nombre de chômeurs de longue durée (+56% depuis 2008), un ralentissement de la progression des revenus et une augmentation du nombre d’enfants en précarité.

Les chiffres sont alarmants : en 2013, 1,1 million de personnes déclaraient ne pas avoir du tout travaillé depuis au moins un an, et même depuis plus de deux ans pour 600.000 d'entre elles. Le seuil du million de chômeurs de longue durée a été franchi en 2012.

La progression du nombre de bénéficiaires de minima sociaux est aussi inquiétante et liée directement à cette hausse du nombre de chômeurs de longue durée.

De ce fait, dans les agglomérations métropolitaines d'au moins 20.000 habitants, on compte 81.000 adultes et 31.000 enfants sans domicile. Un chiffre qui a augmenté de 44% entre 2001 et 2012. Sans compter ceux qui ne sont jamais recensés car ils ne fréquentent aucun service d'hébergement ou de restauration, et ceux vivant dans des communes rurales ou de moins de 20.000 habitants.

Il existe aussi une vraie disparité entre les familles et les personnes seules; 40% des couples avec enfant vivent dans un logement fourni par une association contre seulement 20% des personnes seules sans enfant. L'étude relève tout de même d'importantes disparités selon l’origine des personnes. Parmi les sans-domicile en couple avec enfants, 84 % de ceux nés en France sont hébergés dans un logement fourni par une association contre seulement 29% de ceux nés à l’étranger, relève l’étude.

Cette étude vient confirmer celle édité par l’UNICEF qui indiquait que la pauvreté des enfants a augmenté de 3 points entre 2008 et 2012 et le chômage des jeunes a augmenté de cinq points depuis 2008, avec 23,9 % des 15-24 ans demandeurs d'emploi en 2013. (voir article précédent).

JCC

(Source : INSEE)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - pauvreté

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