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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #rapport

C’est un rapport publié par l’UNICEF intitulé « Construire l'avenir : les enfants et les Objectifs de développement durables dans les pays riches » qui révèle cette situation. C’est le premier rapport qui évalue la situation des enfants dans 41 pays à haut revenu. Le rapport classe les pays en fonction de leur performance dans la réalisation de leurs engagements pour les enfants par rapport aux  Objectifs de développement durable (ODD) identifiés comme les plus importants pour le bien-être des enfants

Ainsi, le rapport indique que « des revenus plus élevés ne mènent pas automatiquement à de meilleurs résultats pour tous les enfants, et peuvent même creuser les inégalités ». Bien que beaucoup de pays soient en progrès sur plusieurs indicateurs, il existe toujours des écarts importants entre eux dans d'autres domaines. Les niveaux de revenu nationaux ne suffisent pas à expliquer toutes ces différences : par exemple, la Slovénie est bien mieux classée que beaucoup de pays plus riches sur plusieurs indicateurs, alors que les Etats-Unis se situent en 37e position sur 41 dans le tableau récapitulatif.

La France se hisse au 19e rang des 41 pays de l'Union Européenne (EU) et de l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE). Elle obtient son meilleur classement à la 7e position avec l’Objectif 2 d’éradiquer la faim et le plus mauvais, en 34e position avec l’Objectif 10 de réduction des inégalités. Ce résultat s’explique par les mauvaises performances de la France soulignées par l’enquête « Pisa » sur l’impact du milieu social sur les résultats scolaires.

Concernant l’Objectif 1 de mettre fin à la pauvreté, la France se place en 15e position au regard des indicateurs de pauvreté relative (17,7%) et de pauvreté multidimensionnelle (31%) des enfants.

Au moment où les ministres du nouveau gouvernement soumettent leurs programmes de travail au Premier ministre, ce bilan constitue une feuille de route pour améliorer le bien-être des enfants, à travers la réalisation des ODD en France. En effet, tous les Ministères sont concernés et appelés, par l’UNICEF, à contribuer à la réalisation des ODD et notamment pour ceux qui concernent les enfants et les jeunes.

Ce bilan souligne également la nécessité de recueillir en France des données toujours plus complètes et précises sur l’enfance dans certains domaines comme la violence à leur encontre, le développement de la petite enfance, les questions de migration et de genre…

JCC

(Source : UNICEF)

Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Rapport, UNICEF, pauvreté

Violences, guerres, mariages précoces, grossesses précoces, travail, santé fragile ou encore impossibilité d'aller à l'école : autant de raisons avancées le nouveau rapport de l'ONG « Save the Children » pour expliquer qu'un quart des enfants de la planète n'ont pas le droit de l'être.
 
Le rapport est particulièrement sévère avec l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale. Le Niger arrive tout en bas du classement, suivi de l'Angola, du Mali, de la République centrafricaine et de la Somalie. En fait, les 18 derniers pays de la liste sont tous africains où une majorité d'enfants ne sont pas considérés comme des enfants.

« Le droit à la protection, l'apprentissage, l'épanouissement, le fait de jouer ... bref, tout ce qui constitue l'enfance est dérobé à ces enfants », souligne le rapport. Les chiffres sont, une nouvelle fois, effarants : chaque jour, plus de 16.000 enfants meurent avant leur cinquième anniversaire mais la grande majorité de ces décès pourraient être évités. Un enfant sur six en âge d'aller à l'école n'y va pas. L'Europe compte 138 millions d'enfants. Mais dans le monde, 168 millions doivent travailler dont plus de la moitié dans des conditions difficile. Enfin, le temps de lire ce billet : une fille sur 15 sera mariée et 5 adolescentes auront donné naissance à un bébé.
 
A noter que parmi les pays où l'enfance est respectée, on trouve la Norvège, la Slovénie, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède. L'Allemagne occupe la 10ème place. La France est 14ème.
 
D’énormes avancées ont pourtant été réalisées en faveur des enfants ces 25 dernières années, mais les progrès récemment accomplis dans la lutte contre l’extrême pauvreté n’ont souvent pas profité aux enfants qui en ont le plus besoin, à cause de leur situation géographique, de leur sexe, de leur origine ethnique ou d’un handicap, ou parce qu’ils sont victimes de conflits.
 
JCC
 
(Source : Save the children)
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Rapport, divers, initiatives

Le Défenseur des Droits a publié un début de semaine une enquête intitulée « accès aux droits ». Elle est consacrée à la place et la défense des droits de l'enfant. Et le constat est assez accablant car il montre le chemin qu’il reste à faire pour la promotion et la défense des droits de l’enfant.

Ainsi, le rapport indique que  52 % des personnes connaissent au moins un droit de l’enfant, citant, en priorité le droit à l’éducation (33 %), suivi du droit d’être protégé contre les maltraitances (23 %), le droit à être en bonne santé (18 %) et des droits à la libre opinion (8 %). Mais, près de la moitié des personnes interrogées ne citent aucun droit de l'enfant.

En moyenne, 16 % de la population rapporte avoir été témoin d’une atteinte aux droits de l’enfant dans les cinq dernières années. Les situations de maltraitance (physique, verbale, psychologique et/ou sexuelle) sont les plus souvent citées mais elles font peu réagir (53 % et 50 % de taux de démarches pour faire connaître la situation).

Ainsi, seulement 23 % d’entre elles ont alerté la justice ou les pouvoirs publics qui sont les acteurs les plus connus en matière de protection des droits de l’enfant. Près de 49 % n'ont pas entamé de démarches en raison notamment d'un « manque de preuve » (53 %). Le sentiment de « ça ne me regarde pas » exprimé par 41 % des personnes interrogées, renvoyant à la perception du caractère privé lorsque la maltraitance relève de la sphère familiale.

Le Défenseur des droits rappelle que la France a ratifié la convention internationale des droits de l’enfant il y a 25 ans. En cela, elle s'était engagée à respecter ces droits et en assurer la transcription dans le droit français.

Ce rapport montre donc la nécessité de sensibiliser le grand public aux droits des enfants, et surtout de le doter de la capacité́ à̀ intervenir et à réagir de manière concrète quand il est confronté à une atteinte à l’un de ces droits.

JCC

Voir le rapport

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Rapport, initiatives, divers

Le groupe LafargeHolcim, déjà montré du doigt pour ces liens financiers présumés avec le groupe « DAECH » est à nouveau plongé dans la tourmente. En effet, l’ONG ougandaise «  Twerwaneho Listeners’Club » (TLC) et la fondation caritative suisse « Pain pour le prochain » (PPP) accuse, dans un rapport rendu public le début mai, le leader mondial des matériaux de construction d’avoir produit pendant plus de dix ans son ciment avec un minerai extrait par des enfants en Ouganda.

Les deux organisations font état de témoignages de 54 personnes (dont 20 enfants), vivant dans la région de Fort Portal, où est située la cimenterie de la société Hima, filiale du groupe LafargeHolcim dans le pays. Celle-ci est alimentée quotidiennement en pouzzolane (roche volcanique utilisée dans la fabrication du ciment bon marché) par les multiples mines artisanales présentes dans la région, opérant à ciel ouvert et sans aucune forme de régulation.

Le rapport relève que « durant plus de dix ans, LafargeHolcim et ses fournisseurs ont profité du travail des enfants auprès des mineurs artisanaux » de l’ouest ougandais et estime à environ 150 le nombre d’enfants travaillant dans les mines artisanales de la région.

De son côté, LafargeHolcim assure au contraire « avoir pris les choses très au sérieux ».Le groupe industriel dit avoir lancé 49 audits, « menés à l’improviste » par des « auditeurs indépendants et qualifiés » dans les carrières fournissant Hima en pouzzolane. Pour LafargeHolcim « Aucune de ces visites n’a montré d’exploitation minière artisanale effectuée par des enfants ».Pourtant, le groupe nie avoir des filiales qui ont utilisé de la main-d’œuvre infantile, il a malgré tout annoncé en janvier sa décision de cesser totalement d’acheter sa pouzzolane auprès des mines artisanales ougandaises.

Cette avancée ne satisfait pas les auteurs du rapport qui indiquent que « par cette décision, LafargeHolcim réduit simplement ses risques de réputation sans mettre en œuvre des mesures pour garantir un avenir décent aux enfants qui travaillaient dans les carrières ».

En effet, les enfants qui avaient abandonné l’école pour travailler dans les mines ont perdu leurs sources de revenus. Sans revenu, de nombreux parents ne peuvent plus payer la scolarité des enfants.

JCC

(Sources : rapport TLC et PPP)

Voir le rapport (en langue anglaise)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, exploitation des enfants, Rapport

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