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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #sante

Chiffres effarants rendus publics par deux rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pollution des foyers et de l’atmosphère, tabagisme passif, consommation d’eau non potable, et manque d’installations sanitaires et d’hygiène sont les responsables de ces décès.

Ces rapports, respectivement intitulés « Un monde durable en héritage : Atlas de la santé infantile et de l’environnement » et « Ne polluez pas mon avenir ! : l’impact environnemental sur la santé infantile », ont été publiés hier. Ils accusent notre environnement dégradé, voire insalubre, d’être à l’origine du décès de plus d’un enfant de moins de cinq ans sur quatre dans le monde.

Au-delà des dangers liés à la pollution de l’atmosphère, à celle de l’eau, au manque de sanitaires ou maladies comme le paludisme ces rapports dénoncent les dangers environnementaux « émergents », liés à l’activité industrielle planétaire tels que l’exposition aux polluants, aux déchets électriques et électroniques, ainsi qu’au changement climatique.

L’OMS souligne enfin la présence alarmante de perturbateurs endocriniens dans les aliments à cause de la composition de certains emballages : un phénomène lié à la multiplication de troubles hépatiques, thyroïdiens et neuro-développementaux sérieux chez les enfants.

Les deux rapports de l’OMS insistent sur le fait que la réduction de la pollution intérieure et extérieure, l’amélioration de la qualité de l’eau, de l’hygiène publique – y compris dans les infrastructures de santé accueillant des parturientes –, la protection des femmes enceintes par rapport au tabagisme passif et la garantie d’un environnement plus sain peuvent prévenir efficacement la mortalité infantile et les maladies touchant les jeunes enfants.

JCC

(Source : OMS)

Pour en savoir plus : site de l’OMS
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - santé

C'est parti pour le marathon télévisuel destiné à collecter des dons en faveur des maladies rares. La 30ème édition du Téléthon a débuté hier soir, pour 30 heures de direct sur France 2 et France 3, et s’achèvera dans la nuit de samedi à dimanche.

Depuis hier, les donateurs peuvent appeler le 3637 ou se connecter sur Téléthon.fr. Il faut savoir que 66% du montant des dons faits à l'AFM-Téléthon sont déductibles des impôts.

En 2015, le Téléthon avait été marqué par une collecte en hausse, avec plus de 90 millions d'euros, en dépit de l'annulation de certaines manifestations après les attentats du 13 Novembre.

Les dons reçus par le Téléthon bénéficient à la recherche contre les maladies rares, qui touchent environ trois millions de personnes en France. L'AFM se concentre sur les malades atteints de myopathies. Aujourd'hui, 6.000 gènes ont été identifiés et les essais de thérapie génique initiés dans les années 2000 portent leurs fruits. Par exemple, il est désormais possible de stopper l'avancée d'une myopathie par ce biais.

C’est pourquoi, cette année, c’est un jeune garçon de Bourbourg qui a été choisi pour être un des quatre ambassadeurs nationaux du Téléthon. Il a 10 ans et s'appelle Léo. Il souffre de la myopathie de Duchenne, une maladie qui touche chaque année 250 à 300 nouveaux-nés en France et qu'on ne sait toujours pas guérir.

JCC

(Source : Téléthon)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - initiatives, santé, Droit à la santé

Monde : journée internationale contre le cancer de l’enfant

Le 15 février est la journée internationale du cancer de l’enfant. L'occasion de rappeler que les tumeurs pédiatriques sont relativement rares et qu’elles sont de mieux en mieux guéries avec une diminution des séquelles.

Chez les moins de 18 ans, l’incidence des tumeurs pédiatriques est estimée à environ 2 000 nouveaux cas chaque année en France : 1 700 nouveaux cas sont diagnostiqués chez les enfants et 800 chez les adolescents.

Les cancers représentent la première cause de décès par maladie chez les enfants. Il s’agit de cancers du sang et des organes lymphatiques pour 40% et de tumeurs d’autres organes pour 60%. Les cancers chez les enfants présentent deux particularités : une croissance tumorale pouvant être très rapide et l’absence de symptômes visibles.

Aujourd'hui 80% des cancers de l’enfant se guérissent mais pour les 20% restants, les traitements restent inefficaces. A l'occasion de la Journée internationale le 15 février, les associations se mobilisent pour récolter des dons pour la recherche et l'innovation thérapeutique (thérapies ciblées, immunothérapies…).

En effet, les cancers chez l'enfant et l'adolescent demandent une prise en charge spécifique car les séquelles physiques et psychiques peuvent être importantes. Dans beaucoup de services hospitaliers, les jeunes sont accompagnés par des éducateurs, psychologues, des enseignants...

Par ailleurs, de nombreuses associations interviennent dans les services pédiatriques d’oncologie. Musique, art-thérapie, activités physiques, spectacles…

C’est pourquoi une journée comme celle-ci est importante pour informer et sensibiliser l’opinion à la réalité de ces cancers. Elle permettra également de recueillir des dons pour aider une recherche scientifique dédiée à l’enfant.

JCC

Pour en savoir plus et faire un don : Enfance et cancer

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - santé

Gambie : le pays interdit l’excision des fillettes

La Gambie vient d’interdire les mutilations sexuelles. L’annonce qui a été faite fin novembre a pris aussitôt effet. Ce petit Etat anglophone enclavé en partie dans le territoire du Sénégal devient ainsi le 21ème pays du continent africain à mettre au ban cette pratique rituelle.

L’UNICEF classait jusqu'alors la Gambie parmi les dix pays du monde, tous africains, où les mutilations génitales féminines (FGM) sont le plus pratiquées. Dans ce petit pays où les exécutions capitales sont légions, où les opposants sont systématiquement emprisonnés, où les journalistes disparaissent mystérieusement, l’UNICEF estime que les trois quarts des femmes ont subi une excision.

L’excision est désormais hors la loi. Celui que ses voisins sénégalais appellent « le fou de Kanilai » s’est donc subitement transformé en « protecteur des fillettes », lui qui souhaite entre-autre la mort des homosexuels.

Il n’empêche, il s’agit d’une avancée importante pour les droits des enfants. Mais si les législations évoluent, les coutumes, elles, restent plus difficiles et bien plus longues à faire évoluer.

Mais, toujours selon l’UNICEF, dans plus de la moitié des 29 pays où les mutilations génitales et l'excision sont concentrées, les filles d'aujourd'hui risquent moins d'être excisées que l’était leur mère.

Pourtant certains pays refusent de légiférer sur ces horribles pratiques : en Somalie, en Guinée, à Djibouti et en Égypte, les mutilations génitales et l'excision sont quasiment universelles. Dans ces pays, près de neuf femmes et filles sur dix ont ainsi été excisées dans le groupe des 15 à 49 ans.

Les données publiées par l’UNICEF montrent que malgré un recul des excisions en Afrique plus de 3 millions de filles sont toujours exposées au risque parfois mortel de subir une telle violence. Sans compter les 125 millions de femmes et de filles qui sont aujourd’hui condamnées à vivre avec cette mutilation.

JCC

(Source : UNICEF)

Voir la page consacrée à ce sujet sur http://www.droitsenfant.fr/excision.htm

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - mutilations généitales, santé, Situation des filles

Monde : SIDA, les infections en net recul surtout chez les enfants

Lancée en 1988, la Journée mondiale de lutte contre le sida devient une journée d’espoir. L’ONUSIDA espère en effet doubler en cinq ans le nombre de personnes sous traitement. Si elle atteint cet objectif, 30 millions de personnes (sur 36,9 millions) vivant avec le VIH (virus du SIDA) seront traitées.

Il est rare de donner des bonnes nouvelles sur ce blog. C’est pourtant le cas cette année car on entrevoit enfin un net recul des nouvelles infections à VIH, à l’exception notable de l’Europe orientale. En quinze ans, leur nombre a diminué de 35 %, et surtout de 58 % chez les enfants, dans le monde. Dans la même période, ce sont 84 % de personnes en plus qui ont désormais accès à une thérapie antirétrovirale.

Cependant il existe encore des pays où l’épidémie ne cède pas. Ainsi, en Afrique du Sud, le nombre d’adolescents morts du sida a triplé depuis 15 ans, la plupart d’entre eux ayant contracté la maladie lorsqu’ils étaient bébés. Plus généralement, en Afrique, les adolescents sont le seul groupe pour lequel les chiffres de la mortalité due au sida ne diminuent pas, selon l’Unicef. Le sida reste la première cause de décès des adolescents (10 à 19 ans) en Afrique et la deuxième dans le monde.

Pour cette 27ème Journée mondiale de lutte contre le sida, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) se réjouit de pouvoir enregistrer une baisse de 42 % depuis le pic de 2004 du nombre de décès liés au sida. Le monde a enrayé et inversé la propagation du VIH. L’épidémie a été contrainte de reculer.

Mais il reste encore beaucoup à faire quand on sait que seulement 40 % des 36,9 millions de personnes contaminées reçoivent un traitement contre le virus.

En France, un tiers des 150.000 personnes contaminées par le virus VIH du SIDA a plus de 50 ans. Grâce au progrès des traitements, l'espérance de vie des personnes séropositives s'est allongée et le nombre de décès directement imputables au VIH s'est considérablement réduit. Les médecins spécialistes de cette maladie sont donc confrontés à de nouvelles pathologies liées à l'âge.

JCC

(Sources : ONUSIDA, UNICEF, OMS)

Voir le dossier sur http://www.droitsenfant.fr/sida.htm

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France : les enfants premières victimes de la pollution

Deux études françaises démontrent que la dégradation de l’environnement a des effets mesurables sur la santé des enfants avec, notamment, des manifestations allant de l’altération des capacités intellectuelles à la fréquence de certaines malformations congénitales. La première étude, rendue publique ce mardi et publiée dans la dernière édition de la revue « Environment International », a consisté à chercher les effets de l’exposition à une famille courante d’insecticides sur les facultés cognitives de jeunes enfants.

Le jour de la réalisation des tests d’aptitudes conduits dans le cadre de l’étude, les enfants les plus exposés à ces insecticides présentaient des capacités de mémorisation et de compréhension verbale significativement inférieures aux autres. Alors que l’exposition in utero ne semble pas avoir eu d’effets, l’exposition directe des enfants dégrade leurs facultés cognitives.

La pollution vient très souvent de l’agriculture, mais l’environnement domestique est aussi une source importante d’exposition à ces insecticides, qui entrent dans la composition d’insecticides ménagers, de lotions antipoux, de produits antiparasitaires pour les animaux domestiques, etc.

Une autre étude rendue publique lundi 8 juin et publiée dans la revue « European Urology », une autre équipe de chercheurs et de cliniciens a de son côté démontré l’impact des pollutions environnementales sur le risque « d’hypospadias ». Cette malformation congénitale du pénis est un défaut de positionnement de l’urètre, qui nécessite un acte chirurgical peu après la naissance. Elle toucherait environ 3 garçons sur 1 000, avec de fortes disparités régionales ; sa fréquence tend à augmenter.

JCC

(Sources : Environnement international et Européan Urology)

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France : l’incitation à  l’anorexie bientôt punie par la loi ?

Mercredi soir, à l'Assemblée Nationale, les députés ont adopté un amendement visant à punir les sites Internet incitant les jeunes filles à plonger dans l'anorexie. L’amendement adopté dans le cadre de loi santé, actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale, prévoit de punir d'un an d'emprisonnement et de 10 000 euros d'amende les sites qui entraînent une personne « à rechercher une maigreur excessive en encourageant des restrictions alimentaires prolongées ayant pour effet de l'exposer à un danger de mort ou de compromettre directement sa santé ».

Certes, ce n’est pas une loi qui va permettre d’éradiquer ce fléau qui est d’abord et avant tout une maladie, un problème d’ordre psychologique et un symptôme du trouble alimentaire.

Mais au moins, les jeunes adolescentes (principales victimes de cette maladie) ne trouveront plus sur Internet des sites qui délivrent de véritables modes d’emploi pour parvenir à une maigreur excessive. S’ils ne sont pas directement la cause de cette maladie, ils peuvent être néanmoins un élément déclencheur chez une personne déjà fragile psychologiquement. Il ne faut donc pas sous-estimer le danger potentiel de ces sites « pro-ana » (terme qui nous vient des Etats-Unis).

Cependant, nombre de sites axés sur l'anorexie et la boulimie sont surtout créés par des jeunes qui souffrent eux-mêmes et qui expriment leur malaise en quête de compréhension et de soutien. La loi devra donc faire le distinguo entre les sites et les blogs tenus par des jeunes filles et ce qui relève de sites de conseils pouvant inciter des adolescentes à l'anorexie.

De fait, beaucoup de spécialistes de cette maladie restent sceptiques sur l’efficacité de cette mesure.

Un autre amendement pour lutter contre l'anorexie sera étudié aujourd’hui. Celui-ci veut forcer les agences de mannequin à produire des certificats médicaux indiquant que l'Indice de Masse Corporelle (IMC) de leurs mannequins est supérieur à une valeur donnée (16). Tout contrevenant s'exposerait à une peine de six mois d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende.

Ces deux amendements punissant la propagande de la maigreur extrême seront soumis au Sénat avant de revenir en deuxième lecture à l'Assemblée, s'ils sont conservés.

JCC

(Source : Assemblée Nationale ; photo : Santiago Alvarez)

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France : la situation des enfants face aux SIDA

Ce week-end c’est le SIDACTION. L’occasion de rappeler que les enfants sont, une fois de plus, les premières victimes de cette pandémie. Et ils le sont a plus d’un titre soit par qu’ils sont infectés directement, soit parce qu’ils deviennent orphelins suite au décès de leurs parents.

Certes, près de 1,1 million d'infections au VIH chez les enfants de moins de 15 ans ont été évités, mais la disparité dans l'accès au traitement risque d'entraver les progrès vers la réalisation de l'objectif mondial de réduire de 90% les nouvelles infections chez les enfants.

Le nombre de nouveaux cas d'infections au VIH a diminué de plus de 50% entre 2005 et 2014, après que l'accès aux services pour la prévention de la transmission mère-enfant ont été assurés pour des millions de femmes enceintes séropositives.

L’ONUSIDA souligne que l'objectif mondial de réduction de nouvelles infections au VIH chez les enfants de 90% entre 2009 et 2015 est encore hors de portée. En 2014 seulement 72% des femmes enceintes vivant avec le VIH dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire ont reçu les médicaments antirétroviraux les plus efficaces pour la prévention de la transmission mère-enfant.

Parmi les personnes vivant avec le VIH dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, les adultes sont beaucoup plus susceptibles d'obtenir un traitement antirétroviral que les enfants. En 2014, 42% des adultes et jeunes âgés de 15 ans et plus ont eu accès au traitement, alors que seulement 28% des enfants âgés de moins de 14 ans y avaient accès.

La mortalité due au sida pour les adolescents est également une préoccupation majeure. Alors que tous les autres groupes d'âge ont connu une baisse de près de 45% des décès liés au SIDA entre 2005 et 2014, les adolescents âgés de 10 à 19 ans sont le seul groupe d'âge où les décès liés au sida ne diminuent pas.

Par ailleurs, le lien entre la propagation du VIH/SIDA et l’exploitation sexuelle des enfants constitue l’un des aspects les plus troublants et les plus complexes de cette épidémie. Qu’il s’agisse des mythes sur les vertus curatives des rapports sexuels avec de toutes jeunes filles ou d’attitudes prônant un comportement sexuel violent envers les femmes et les filles, la relation entre les abus sexuels sur les enfants et la propagation du VIH/SIDA est aujourd’hui reconnu.

Enfin, chaque année, 3,6 millions d’enfants dans le monde deviennent orphelins suite aux décès de leurs parents pour cause de Sida. Non seulement ils ont perdu leurs parents, mais ils vivent dans une pauvreté encore plus grande, sans possibilité de scolarisation. Ils sont alors recrutés pour faire le trottoir ou pour le travail forcé.

La situation de nombreux enfants affectés par le SIDA, ou devenus orphelins, pourrait nettement s’améliorer si les gouvernements élargissaient les services de santé et d’éducation à l’ensemble de la population. L’un des moyens de remédier aux disparités engendrées par l’épidémie de SIDA serait donc, pour les gouvernements, de soutenir les groupes exclus du système en instituant l’éducation pour tous, en supprimant, entre autres, les frais de la scolarité. Cette approche est conforme aux objectifs généraux de la Session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU qui visent à s’attaquer aux facteurs qui accroissent la vulnérabilité à l’infection et à protéger leur santé et leurs droits.

Malgré les progrès, les efforts doivent être maintenus car dans les pays les plus exposés, seul un enfant de moins de 15 ans sur trois avait accès à un traitement l’année dernière.

La 21e édition du Sidaction, opération de levée de fonds pour la recherche et prévention contre le SIDA, a donc démarré hier pour dire « non à la banalisation » face à la maladie. Elle se déroulera tout ce week-end.

Pour soutenir le SIDACTION faîtes le 110 ou connectez-vous sur le site dédié : www.sidaction.org

JCC

(Souces : UNICEF/ONUSIDA/SIDACTION)

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Etats-Unis : mise en garde contre un accès illimité à des écrans dans les chambres d'enfants

Une étude américaine, relayée dans la revue « Pediatrics » , a été conduite sur 2.048 enfants entre 10 et 13 ans, scolarisés dans le Massachusetts (Etats-Unis). Elle montre que, sur l'ensemble des collégiens suivis, ceux qui disposent de tablettes et de smartphones dans leur chambre la nuit dorment en moyenne 21 minutes de moins que leurs camarades qui n'en sont pas dotés.

En cause une utilisation prolongée des écrans et des réveils au cours de la nuit provoqués par des bip sonores. Dans cette étude, la télévision est aussi mise en cause dans les troubles du sommeil des enfants. Ceux qui peuvent regarder des programmes dans leur chambre dorment 18 minutes de moins que les autres.

Cette étude est à mettre en parallèle avec une autre publiée dans la revue « Proceedings of the National Academy of Sciences », selon laquelle il est préférable de lire un vrai livre plutôt qu'un livre sur tablette avant de se coucher. D'après les auteurs de l'étude, la lumière bleue émise par les tablettes perturberait le sommeil.

JCC

(Sources : Pédiatrics et Proceedings of the National Academy of Sciences)

Voir les deux études (en langue anglaise) :

Revue Pédiatrics

Revue Proceedings of the National Academy of Sciences

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Monde : les enfants premières victimes du SIDA

En cette journée mondiale de lutte contre le SIDA, il convient de rappeler que les enfants sont, une fois de plus, les premières victimes de cette pandémie. Et ils le sont a plus d’un titre soit par qu’ils sont infectés directement, soit parce qu’ils deviennent orphelins suite au décès de leurs parents.

Certes, selon un rapport publié vendredi par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), près de 1,1 million d'infections au VIH chez les enfants de moins de 15 ans ont été évités, mais la disparité dans l'accès au traitement risque d'entraver les progrès vers la réalisation de l'objectif mondial de réduire de 90% les nouvelles infections chez les enfants.

Le nombre de nouveaux cas d'infections au VIH a diminué de plus de 50% entre 2005 et 2013, après que l'accès aux services pour la prévention de la transmission mère-enfant ont été assurés pour des millions de femmes enceintes séropositives.

L'agence onusienne souligne que l'objectif mondial de réduction de nouvelles infections au VIH chez les enfants de 90% entre 2009 et 2015 est encore hors de portée. En 2013 seulement 67% des femmes enceintes vivant avec le VIH dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire ont reçu les médicaments antirétroviraux les plus efficaces pour la prévention de la transmission mère-enfant.

Parmi les personnes vivant avec le VIH dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, les adultes sont beaucoup plus susceptibles d'obtenir un traitement antirétroviral que les enfants a indiqué l'UNICEF. En 2013, 37% des adultes et jeunes âgés de 15 ans et plus ont eu accès au traitement, alors que seulement 23% des enfants âgés de moins de 14ans avaient accès.

Les plus fortes baisses des nouvelles infections à VIH chez les enfants ont eu lieu entre 2009 et 2013 dans huit pays africains: Malawi (67%); Ethiopie (57%); Zimbabwe (57%); Botswana (57%); Namibie (57%); Mozambique (57%); Afrique du Sud (52% de); et le Ghana (50%).

La mortalité due au sida pour les adolescents est également une préoccupation majeure. Alors que tous les autres groupes d'âge ont connu une baisse de près de 40% des décès liés au SIDA entre 2005 et 2013, les adolescents âgés de 10 à 19 ans sont le seul groupe d'âge où les décès liés au sida ne diminuent pas.

Par ailleurs, le lien entre la propagation du VIH/SIDA et l’exploitation sexuelle des enfants constitue l’un des aspects les plus troublants et les plus complexes de cette épidémie. Qu’il s’agisse des mythes sur les vertus curatives des rapports sexuels avec de toutes jeunes filles ou d’attitudes prônant un comportement sexuel violent envers les femmes et les filles, la relation entre les abus sexuels sur les enfants et la propagation du VIH/SIDA est aujourd’hui reconnu.

Enfin, chaque année, 3,6 millions d’enfants dans le monde deviennent orphelins suite aux décès de leurs parents pour cause de Sida. Non seulement ils ont perdu leurs parents, mais ils vivent dans une pauvreté encore plus grande, sans possibilité de scolarisation. Ils sont alors recrutés pour faire le trottoir ou pour le travail forcé.

La situation de nombreux enfants affectés par le SIDA, ou devenus orphelins, pourrait nettement s’améliorer si les gouvernements élargissaient les services de santé et d’éducation à l’ensemble de la population. L’un des moyens de remédier aux disparités engendrées par l’épidémie de SIDA serait donc, pour les gouvernements, de soutenir les groupes exclus du système en instituant l’éducation pour tous, en supprimant, entre autres, les frais de la scolarité. Cette approche est conforme aux objectifs généraux de la Session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU qui visent à s’attaquer aux facteurs qui accroissent la vulnérabilité à l’infection et à protéger leur santé et leurs droits.

Malgré les progrès, les efforts doivent être maintenus car dans les pays les plus exposés, seul un enfant de moins de 15 ans sur trois avait accès à un traitement en 2013.

JCC

(Source : ONU-SIDA et UNICEF)

Voir le dossier sur www.droitsenfant.fr

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