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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #traite des enfants

Dans son 6ème rapport général, le Groupe d'experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA*) souligne d'importantes lacunes dans la prévention de la traite des enfants et dans l'identification et la protection des enfants victimes de la traite.

Le rapport montre en effet que 4 361 enfants ont été identifiés comme victimes de la traite dans seulement 12 pays européens entre 2012 et 2015. En moyenne, les enfants représentent un quart des victimes de la traite identifiées, mais il existe des différences importantes entre les pays. Les enfants sont victimes de la traite transnationale et interne pour différentes formes d'exploitation (exploitation sexuelle, travail forcé, servitude domestique, mendicité forcée, activités criminelles forcées ou mariage forcé).

Les enfants non-inscrits à la naissance, les enfants des communautés défavorisées et les enfants non accompagnés ou séparés sont particulièrement vulnérables à la traite. Beaucoup d'enfants victimes de la traite ne sont pas détectés et ne reçoivent pas de protection en raison des lacunes dans les procédures d'identification, du défaut de désignation de tuteurs légaux, de l'insuffisance des ressources octroyées aux systèmes de protection de l'enfance et du manque d'hébergements adaptés et sûrs.

Le rapport demande aux États Européens, signataires de la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains de « créer un environnement protecteur, afin de rendre les enfants moins vulnérables à la traite et à l'exploitation ». Le GRETA s'inquiète du fait qu'un nombre important d'enfants non accompagnés disparaissent peu de temps après avoir été placés dans des centres d'accueil, ce qui les expose à de nouveaux risques de traite et d'exploitation.

JCC

(Source : rapport GRETA)

*Le Groupe d’experts sur la lutte contre la traite des êtres humains est chargé d’évaluer la mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains par les États qui l’ont ratifiée. Le GRETA est composé de 15 experts indépendants et impartiaux, qui doivent être des ressortissants des États signataires. Issus de milieux professionnels variés (juristes, membres des forces de l’ordre, psychologues, médecins, représentants de la société civile, etc.), ils sont choisis pour leur expérience professionnelle dans les domaines couverts par la convention.
 

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Traite des enfants, exploitation des enfants, GRETA

Etats-Unis : des enfants adoptés échangés via Internet

Des parents adoptifs échangent régulièrement leurs enfants en-dehors de tout contrôle administratif et les exposent à de graves abus, selon une terrifiante enquête menée par Megan Twohey, une journaliste américaine.

Le reportage révèle l'existence de forums sur Internet grâce auxquels des parents, qui cherchent à se débarrasser d'enfants adoptés, souvent d'origine étrangère, entrent en contact avec des familles d'accueil potentielles.

Cette pratique s'appelle la « private re-homing » (re-domiciliation privée), un terme habituellement utilisé par les propriétaires d'animaux de compagnie qui leur cherchent un nouveau foyer. Le reportage signale d’ailleurs les similarités dans le vocabulaire utilisé sur les sites qui facilitent ces transactions.

La journaliste a pris l'exemple d'un groupe de discussion sur le site « Yahoo » où, en moyenne, un enfant par semaine était présenté en vue d'un changement de foyer.

Les transactions sont facilitées par la législation de certains États américains, qui permet à des adultes de se transférer la garde d'un enfant par simple contrat, sans l'intervention d'un juge ou d'un travailleur social.

Megan Twohey a ainsi retracé le parcours d'un couple d'Américains qui a obtenu en moins d'une journée l'autorité parentale sur un enfant auprès d'une mère adoptive qu'ils n'avaient jamais rencontrée. Malgré de nombreux rapports des services sociaux signalant des violences et des abus sexuels sur les enfants du couple, celui-ci n'a eu aucun mal à obtenir la garde successive de plusieurs enfants, toujours en passant par Internet.

De leur côté, les sociétés qui hébergent les forums identifiés par le reportage ont réagi très rapidement. « Yahoo » a supprimé le groupe de discussion, mais « Facebook » maintient ouvertes des pages similaires.

L'idée même d'un tel trafic est à peine croyable, pourtant cette sordide bourse d'échanges d'enfants adoptés existe bel et bien ! Un constat horrifiant…

Les Etats-Unis ont aujourd’hui suffisamment de connaissances sur cette affaire pour ne pas l’ignorer. Il est maintenant du devoir des institutions américaines de mettre en place des dispositions pour que de telles pratiques cessent au plus vite.

JCC

(Source : RTS.ch)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - traite des enfants

fille-indonesieInformation incroyable et pourtant réelle : un homme d'une vingtaine d'années comparaîtra le 15 mars au Tribunal d’Avignon pour traite d'être humain, violences à la suite de la plainte d'une adolescente qu'il aurait achetée en Côte d'Ivoire et employée comme domestique.


La jeune fille, une Ivoirienne de 14 ou 15 ans qui se fait appeler Charlotte, s'est rendue mardi au commissariat de Cavaillon (Vaucluse) pour se plaindre de violences. Elle a alors expliqué qu'on l'avait fait venir en France pour servir de domestique à un couple composé d'un Ivoirien et d'une Française, parents de jeunes enfants et résidant à Cavaillon.


L'homme reconnaît être allé en Côte d'Ivoire et avoir payé 4 500,00 euros en plusieurs fois pour pouvoir faire venir la jeune fille en France, somme à laquelle s'ajoutent les frais engagés auprès d'un passeur rencontré à Abidjan.


Il est poursuivi pour traite d'être humain et violences, ainsi que pour aide au séjour irrégulier en France, pour avoir hébergé un Togolais sans papier à son domicile.


Ce Togolais a également été déféré et placé sous mandat de dépôt. La justice lui reproche aussi des violences sur Charlotte, avec qui il partageait une chambre.


Cela se passe en France en 2013….


JCC


(Source : Parquet Avignon)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - traite des enfants

prostitue mineurC’est l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) qui tire la sonnette d’alarme à l’occasion d’une réunion d’experts qui a eu lieu la semaine dernière à Bucarest (Roumanie). Selon l’organisation, « la traite des êtres humains connaît une évolution inquiétante en Europe du Sud-est avec une hausse de toutes les formes d'exploitation et notamment celle des mineurs et pas uniquement pour l'exploitation sexuelle ».


De plus en plus de femmes, d'hommes mais surtout d'adolescents et d'enfants originaires des pays des Balkans, de Moldavie ou d'Ukraine sont victimes de réseaux qui les forcent à se prostituer, à travailler comme des esclaves, à mendier ou à commettre des délits. Ils sont envoyés dans les pays de l’ouest européen mais également en Russie, en Turquie, à Chypre ainsi que dans les zones touristiques autour de la mer Noire (Roumanie, Bulgarie) et sur l'Adriatique, en Croatie et au Monténégro.


Le phénomène de la traite en Europe du Sud-est est inquiétant car l'exploitation des mineurs est en augmentation. Les réseaux se focalisent sur les personnes les plus vulnérables.
Difficile toutefois d'évoquer des chiffres précis sur le nombre de victimes en raison de la clandestinité de ces activités mais aussi des pratiques différentes en Europe pour comptabiliser ces affaires. En France, 60 enquêtes pour traite d'êtres humains ont été ouvertes depuis 2004 et seules deux ont abouti à des condamnations. D'autres cas ont cependant fait l'objet de poursuites mais sous des qualifications différentes : proxénétisme, esclavage, etc...


Les acteurs de terrain réunis à cette conférence organisée par la France et la Roumanie sont toutefois formels : le phénomène est en augmentation. La lutte contre la traite ne peut pas se passer de la coopération avec les ONG (Organisation on-gouvernementales) parce que l'assistance et la protection des victimes est cruciale. Présentes sur le terrain, les ONG nouent les premiers contacts de confiance avec les victimes, premier pas pour mettre fin à l'exploitation. Ce sont elles qui, dans certains pays d'Europe du Sud-est où l'Etat est défaillant, accompagnent les victimes pour se réadapter, un parcours qui peut durer des années.


JCC


(Source : OSCE)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - traite des enfants

enfant_mendiant.jpgLa police parisienne a interpellé tôt ce matin 19 personnes dans trois campements de Roms, à Stains, Aubervilliers et Saint-Denis, suspectées de mauvais traitements sur des enfants obligés de mendier par des chefs de bande. Des dizaines d'enfants auraient subi ces mauvais traitements.


Cela faisait plusieurs mois que la brigade de protection des mineurs de la PJ parisienne suspectait des activités illicites, alors qu'avait été constatée dans la capitale une forte recrudescence des vols en tout genre commis par des enfants/adolescents venus de Roumanie. Après un an d'enquête, la police a démonté un système très bien rodé, mais d'une perversité absolue.


Le plus jeune des enfants exploités a 9 ans, et le plus âgé a 17 ans. Au total une trentaine de mineurs sont concernés. Forcés à voler, les enfants étaient obligés de rapporter, tous les jours, des téléphones et/ou des portefeuilles. S'ils ne s'exécutaient pas, ils étaient privés de nourriture et frappés, même menacés de mort. Les adultes suspectés ont été placés en garde à vue et ils encourent des chefs d'examen très graves : traitre d'êtres humains, provocation directe de mineurs à la commission de crimes et délits, vols, recels de vols en bande organisée.


Cette intervention policière a eu lieu trois jours après le procès d'un autre réseau d'exploiteurs d'enfants Roms devant le tribunal de Paris vendredi dernier.


JCC

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - traite des enfants

arche zoePrès de 2 000 enfants béninois seraient exploités et maltraités au Congo-Brazzaville. Un accord a été signé à Pointe-Noire par les gouvernements du Congo et du Bénin, pour tenter de mettre fin à ce phénomène. Cet accord prévoit notamment des peines d'emprisonnement pour les auteurs de cette traite.

 

Emmenés au Congo-Brazzaville par des tuteurs qui leur promettent tout, ces enfants, une fois dans le pays d’accueil, sont privés de tous leurs droits, notamment le droit à l’éducation. Marceline Doubondo du Mouvement pour la paix, la solidarité et le développement, témoigne de cette situation : « La première des choses : les conditions dans lesquelles ces enfants passent les nuits. D’abord ils sont privés de leur sommeil. Pour une petite erreur, l’enfant est privé de nourriture ! Il peut passer deux jours sans manger. C’est comme si… Plus qu’un animal ! Ces enfants mangent mal, ils ne vont pas à l’école !...»

 

Le phénomène de traite dont ils sont victimes a commencé à prendre de l’ampleur en 2006. Estimés à 1 800, ces enfants âgés de 11 à 18 ans, sont parfois récupérés par des associations, comme l’explique Rémy-Vincent Paraiso, de l’ONG Alto. « Depuis 2006 on doit être actuellement à 217 enfants réinsérés localement, rapatriés et intégrés,  tout confondu ».

 

Convaincu qu’une action concertée peut endiguer le fléau, les gouvernements congolais et béninois viennent de conclure à Pointe-Noire un accord de coopération bilatéral, qui prévoit notamment des peines d’emprisonnement des auteurs de cette traite.

 

(source : CRIN)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - traite des enfants

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