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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #travail des enfants

Il y a 22 ans, le 16 avril 1995, le jeune pakistanais Iqbal Masih (*) était assassiné à seulement douze ans en raison de sa lutte contre l’esclavage moderne, dont il était lui-même sorti. Depuis, le 16 avril est devenu la journée mondiale de lutte contre l’esclavage des enfants, qui constitue l’un des principaux obstacles à leur éducation.

Passée inaperçue en France en raison de l’élection présidentielles, cette journée a été l’occasion de rappeler qu’environ 150 millions d’enfants âgés de 4 à 14 ans seraient exploités dans des conditions dangereuses. Au total, ils représenteraient 10% de la main d’œuvre de l’industrie mondiale. Outre le travail forcé, cette traite englobe également la prostitution infantile, le trafic de drogue ou encore le trafic d’armes.

L’esclavage des enfants est devenu un instrument de la guerre commerciale planétaire qui voit arriver dans nos étalages, chaussures de sports et autres objets manufacturés. Certaines grosses entreprises, diffusant des marques connues dans le monde entier, exploitent des jeunes filles et jeunes garçons dans les pays les plus pauvres. Les enfants constituent ainsi le groupe de travail le plus vulnérable et le moins protégé.

Selon l’UNICEF, 168 millions d’enfants sont privés de leur enfance parce qu’ils sont obligés de travailler et le plus souvent dans des conditions très dangereuses. C’est pour dénoncer ces mauvais traitements et les combattre que la journée de lutte contre l’esclavage des enfants a été créée.

JCC

(Sources : journées mondiales et Unicef)

(*) Voir la page qui lui est consacrée sur www.droitsenfant.fr

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, exploitation des enfants

C’est le journal britannique « The Sun »,  un tabloïd propriété du groupe de presse de Rupert Murdoch, a révélé que le confiseur italien « Ferrero » recourrait aux services d'enfants de six ans en Roumanie pour assembler les jouets constituant les surprises de la marque « Kinder ».

Pour sa défense, le groupe «  Ferrero »,  indique que ce travail est confié à une entreprise tierce. Il se fait à domicile et ce sont les parents recrutés par ces fournisseurs qui délèguent à leur progéniture une part de leurs tâches.

Le témoignage d'une famille, publié dans cet article, présente des photos et vidéos, illustrant les conditions de travail mais aussi l'hygiène sommaire qui accompagne l'assemblage des jouets dissimulés dans les chocolats. Cette famille roumaine composée, outre les parents, de trois enfants de 6 à 11 ans, se voit confier la confection de gadgets pour le compte de Ferrero. Ils sont payés une vingtaine de lei roumains, soit un peu plus de 4 euros, les 1 000 œufs.

Le groupe « Ferrero » est présent dans 160 pays et emploie plus de 40 000 salariés via 78 sociétés différentes. Les marques « Nutella », « Tic Tac », « Mon chéri » ou encore « Ferrero rocher » appartiennent à ce groupe. Outre ses 22 usines, il recourt à des sous-traitants qui confient parfois du travail à domicile.

La direction du groupe  « Ferrero » condamne fermement le travail des enfants et promet de faire toute la lumière sur cette affaire.

JCC

(Source : The Sun)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, exploitation des enfants

Selon l'organisation à but non lucratif « Business and Human Rights Resource Centre » (BHRCC), de nombreux enfants réfugiés syriens travaillent pour des entreprises occidentales en Turquie, pays qui accueille près de 2,2 millions de Syriens qui ont fui les combats dans leur pays.

Des centaines de milliers de personnes originaires de Syrie travaillent dans ce pays voisin pour des salaires très inférieurs à celui des Turcs, dont le salaire minimum est de 407 euros par mois. Beaucoup d'enfants travaillent également dans les fermes et les usines de Turquie.

L'entreprise suédoise de confection « H&M » et l'allemande « Next » , mais aussi  des fournisseurs turcs des marques des vêtements « Marks & Spencer » et « Asos » sont les entreprises au sein desquelles des cas de travail d'enfants syriens ont été détectés.

Les usines de production situées en Turquie d'autres grandes enseignes de l'habillement pourraient aussi être concernées par le problème du travail des réfugiés. « Primark », de même que « C&A », ont indiqué avoir identifié des travailleurs syriens adultes réfugiés. « Adidas », « Burberry », « Nike » et « Puma » ont déclaré ne disposer d'aucune information concernant la présence éventuelle d'employés syriens dans leurs usines. Le groupe « Arcadia » qui possède « Topshop », « Dorothy Perkins » et « Burton Menswear » a formulé la même réponse.

De son côté, un reportage de la BBC (chaine de télévision anglaise) a montré qu’au moins sept Syriens âgés de 15 ans ont été vus en train de travailler dans les usines des fournisseurs turcs des marques des vêtements « Marks & Spencer » et « Asos ». Selon les témoignages, ils auraient reçu moins d’un euro par heure travaillée et auraient été embauchés par un tiers qui les payait dans la rue. Durant leur journée de travail, d'une durée de 12 heures, les mineurs auraient eu pour tâche de repasser les vêtements destinés au marché britannique.

De plus, ce n’est pas la seule violation qu'ont découverte les journalistes de la BBC en Turquie. Certains réfugiés auraient été exposés à des composants chimiques nocifs alors qu'ils décoloraient des jeans pour le compte de la marque « Mango » sans moyens de protection adaptés.

Toutes ces marques disent « avoir une politique contre le travail des enfants qui se base sur la Convention des Nations unies sur les droits de l'enfant ». Mais une fois qu'on va voir ce qui se passe en coulisses... Immonde et scandaleux !

(Sources : BHRCC & BBC)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, exploitation des enfants, enfants face à la guerre

Iran : deux millions d’enfants de la rue et du travail

Selon les associations locales de défense des enfants, deux millions d’entre eux seraient réduits à l’esclavage et utilisés par les réseaux criminels dans les trafics de tout genre et en particulier le trafic de drogues. Ces enfants sont appelés dans ce pays « les enfants de la rue et du travail ».

Ces enfants sont confrontés à la délinquance et donc au risque permanent de la peine de mort dans un pays qui enregistre proportionnellement le plus grand nombre d’exécutés et d’exécutions d’enfants mineurs dans le monde.

65% des crimes de la capitale iranienne sont commis dans les bidonvilles dont sont issus la quasi-totalité des enfants abandonnés. La population des bidonvilles iraniens est estimée désormais par les autorités elles-mêmes entre 11 et 15 millions de personnes.

Beaucoup d’enfants contractent le sida soit par leurs mères déjà porteuses du virus soit par les viols ou tout simplement par leur activité rémunératrice la plus connue : la fouille dans les déchets hospitaliers à la recherche des matières recyclables.

Beaucoup meurent à la naissance faute de soins et de nourriture. Ceux qui échappent à la mort sont vendus et ou « placés » dès leurs plus jeunes âges dans le trafic de drogues et la prostitution enfantine.

A cela s’ajoute le mariage forcé des fillettes. En effet, en application de la charia en vigueur en Iran, les filles de 13 ans peuvent être mariées. Dans certaines provinces comme le Kurdistan, le Sistan et le Baloutchistan on a enregistré au cours de l’année précédente des mariages d’enfants de moins de 10 ans.

Les autorités iraniennes refusent de diffuser toute information, étude ou statistique à leur sujet. Elles soutiennent qu’il s’agit en grande majorité des enfants des ressortissants étrangers (afghans et pakistanais) pensant ainsi trouver un alibi pour justifier leurs inactions et indifférence par rapport au sort des individus les plus vulnérables qui constituent un problème majeur de la société.

Le 13 juillet 1994, l’Iran a ratifié la Convention internationale relative aux droits de l’enfant et s’est formellement engagé à lutter contre le travail des enfants. Mais 22 ans plus tard, la situation des enfants qui travaillent ou qui vivent dans les rues s’est considérablement aggravée.

JCC

(Source : RFI)

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Indonésie : dans l’industrie du tabac les enfants travaillent dès l’âge de 7 ans

L’ONG « Human Rights Watch »(HRW) dénonce le travail des enfants sur les plantations indonésiennes de tabac. Ces exploitations emploient des milliers d’enfants qui y travaillent dès l’âge de 7 ans.

Ce tabac est destiné au marché intérieur indonésien mais également aux grandes marques occidentales.

Il existe 500 000 plantations familiales de tabac en Indonésie. Traditionnellement, les parents demandent à leurs enfants de les aider à planter le tabac et à cueillir les feuilles. Les enfants travaillent aux plantations le matin avant d’aller à l’école et aussi l’après-midi, en rentrant de l’école. Ils y travaillent aussi pendant le week-end et les vacances scolaires.

Ces enfants connaissent rapidement des problèmes de santé car la manipulation des feuilles de tabac est très nocive pour la santé. La nicotine entre par la peau dans l’organisme des enfants et elle peut déclencher des nausées, des vomissements, des maux de crâne ou des faiblesses musculaires. A terme, ces enfants peuvent développer des cancers ou des maladies de l’appareil reproducteur.

En théorie, le droit indonésien interdit le travail des moins de 18 ans dans les industries dangereuses et le pays a ratifié la convention des droits des enfants le 5 septembre 1990…

JCC

(Source et photo : HRW)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

Monde : demain, 12 juin 2016, c’est la journée mondiale contre le travail des enfants

En ratifiant la convention n° 182 de l'Organisation Internationale du Travail (OIT), les pays signataires se sont engagés à agir immédiatement pour interdire et éliminer les pires formes de travail des enfants. Cette convention a été la plus rapidement ratifiée de l'histoire de l'OIT depuis sa création en 1919. Parallèlement, la convention n° 138 de l'OIT a également été ratifiée par un nombre croissant de pays. Son objectif est long terme est d'obtenir l'abolition effective du travail des enfants. Au niveau des signatures, la mobilisation contre le travail des enfants ne cesse donc d'augmenter.

Pour autant, beaucoup de chemin reste à faire car le travail des enfants reste un phénomène mondial, auquel aucun pays ni aucune région n'échappe. Les crises de toutes sortes (catastrophes naturelles, chocs économiques, pandémie du VIH/SIDA, conflits armés) ont notamment pour effet de pousser un nombre croissant de jeunes vers des formes de travail débilitantes, parfois illégales et clandestines comme la prostitution, le trafic de drogue, la pornographie et d'autres activités illicites.

Selon l’OIT, le travail des enfants concerne 246 millions d'enfants entre 5 ans et 17 ans, soit un enfant sur six à l'échelle de la planète, essentiellement dans l'agriculture. Selon le Bureau International du Travail, 73 % de ces jeunes soit environ 179 millions (un enfant sur 8) sont soumis aux « pires formes de travail », qui mettent en péril leur bien-être moral, mental ou physique ­ et 8,4 millions sont assujettis à des activités « intrinsèquement condamnables » comme l’esclavage moderne, la servitude pour dettes, l’enrôlement dans des forces armées, la prostitution ou la pornographie.

Ainsi, les chiffres montrent que l'esclavage n'a pas disparu, puisque quelques 5,7 millions de jeunes sont asservis ou sont forcés de travailler. Ces enfants ont souvent beaucoup de problèmes pour obtenir de l'aide, non seulement parce qu'ils sont jeunes, mais aussi parce qu'ils ne possèdent aucun certificat de naissance ou papiers officiels et qu'ils sont donc « invisibles » aux yeux des autorités.

Mais, le travail des enfants concerne également les pays développés : 2,5 millions d'enfants y travailleraient. Ce phénomène touche surtout l'agriculture aux Etats-Unis, les services à la personne en Grande-Bretagne et le textile et le bâtiment en Europe du Sud.

L’abolition effective du travail des enfants est l’un des plus urgents défis de notre époque.

JCC

(Sources : OIT & BIT)

Voir le dossier et les conventions sur le site des droits de l’enfant

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Maroc : les « petites bonnes » vont continuer d’être exploitées

Il y a deux ans environ, j’évoquais sur ce blog, une proposition de loi visant à interdire le travail domestique avant l’âge de 18 ans (voir article précèdent).

Or, le projet de loi n°19.12, présenté par le ministre marocain de l’emploi Abdeslam Seddiki, sur les conditions de travail et d’emploi relatives aux employés de maison, prévoit de fixer l’âge minimal de travail à 16 ans au lieu de 15 ans actuellement. Cette proposition de loi est donc contraire aux engagements du gouvernement marocain qui proposait, en 2014, de fixer l’âge minimal à 18 ans.

Malgré cela, le parlement marocain a adopté le 10 mai dernier ce projet de loi. S’il régule le travail domestique, il ne met pas fin à celui des « petites bonnes ». Ce sont ces milliers de jeunes filles utilisées comme domestiques dans des nombreux ménages, aussi bien en ville que dans les villages. On estime leur nombre entre 60.000 et 88.000 au Maroc.

Cependant, en vertu de cette nouvelle loi, le travail des enfants âgés de 16 à 18 ans doit remplir plusieurs critères : d’abord une autorisation écrite de la part des parents ou des tuteurs et un examen médical tous les six mois. L’activité exercée par l’enfant ne doit pas être immorale, dangereuse ou difficile.

Pour les personnes employant des enfants de moins de 16 ans, le projet de loi prévoit une amende pouvant atteindre 30.000 dirhams ainsi qu’une peine de trois mois de prison.

C’est malgré tout un véritable recul que connaît le Maroc qui, de fait, légalise le travail des enfants.

Pour rappel, le pays a ratifié la Convention internationale des droits des enfants le 22 juin 1993…

JCC

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Palestine : le taux de travail des enfants dans la bande de Gaza en forte augmentation

Le taux de travail des enfants dans la bande de Gaza a fortement augmenté ces dernières années avec davantage d'enfants travaillant dans les garages et sur les chantiers de construction alors que le taux de chômage s'élève à plus de 43 pour cent dans l'enclave palestinienne.

De son côté, le Bureau palestinien des statistiques indique que le nombre d'enfants âgés de 10 à 17 ans, qui travaillent dans le bande de Gaza, a doublé atteignant un ensemble de 9.700 enfants sur le territoire au cours des cinq dernières années.

2.900 de ces enfants sont âgés de moins de 15 ans, l'âge minimum légal d'admission à l'emploi dans la bande de Gaza.

L'augmentation constatée dans cette région du monde est contraire aux tendances mondiales qui, selon les chiffres récents de l'Organisation internationale du Travail, montrent que la main-d'œuvre juvénile a diminué d'un tiers depuis le début du siècle 2000, passant de 246 millions à 168 millions, dont plus d'un cinquième se trouve en Afrique sub-saharienne.

Et pour cause, les Nations Unies estiment que 80 pour cent de la population Gazaouie est dépendante des aides humanitaires, avec une hausse du chômage d'environ 35 pour cent depuis les cinq dernières années.

JCC

(Source : Ynet)

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Monde : quand les multinationales profitent du travail des enfants

On ne le sait pas, ou on fait semblant de ne pas le savoir, certains des composants qui équipent nos smartphones, tablettes ou les batteries des voitures électriques sont le fruit du travail des enfants. Il en est ainsi du cobalt. Composant essentiel des batteries de ces équipements, le cobalt provient en grande partie des mines situées au sud de la République démocratique du Congo (RDC). Selon les estimations, le quart du cobalt exporté provient de mines artisanales, dans lesquelles des enfants sont exploités. C’est ce que dénoncent l’ONG « Amnesty International » et l’Observatoire africain des ressources naturelles « Afrewatch » dans un rapport publié la semaine dernière.

Intitulé « Voici pourquoi nous mourrons : les violations des droits humains dans le commerce globalisé du cobalt en RDC », le document présente les témoignages recueillis sur place en avril et mai 2015. Les enquêteurs ont rencontré une petite centaine de mineurs, dont plusieurs enfants. Ils sont plusieurs milliers à trimer 12 heures par jour, pour gagner un ou deux dollars. Certains enfants trient le cobalt, en surface. D’autres descendent dans les boyaux sans air et sans lumières, parfois pendant 24 heures d’affilée. Vivre et travailler dans le secteur des mines expose en plus les enfants à la violence des adultes : nombre d’entre sont frappés ou subissent des violences sexuelles.

Mais qui achète le cobalt ? D’après le rapport, le principal client des marchés congolais est une entreprise chinoise, la « Congo Dongfang Mining » (CDM), filiale détenue à 100 % par le géant chinois de l’exploitation minière « Zhejiang Huayou Cobalt Ltd ». La multinationale fournit ensuite le cobalt à trois fabricants qui, à leur tour, vendent leurs composants à des fabricants de batteries qui affirment fournir des entreprises du secteur de la technologie et de l’automobile, notamment « Apple », « Microsoft », « Samsung », « Sony », « Daimler » et « Volkswagen ». Contactées par les ONG, certaines de ces entreprises ne savent même pas d’où vient le cobalt dont elles se servent. Elles semblent se désintéresser des conditions dans lesquelles le matériau est extrait.

Ainsi, des millions de personnes bénéficient des avantages des nouvelles technologies, sans se préoccuper de la manière dont elles sont fabriquées.

Il est temps que les grandes marques assument leur part de responsabilité dans l’extraction des matières premières qui rendent leurs produits si lucratifs.

Il est temps que les utilisateurs comme vous et moi, dénoncent fermement cette situation intolérable (voir ici comment faire).

JCC

(Source : Amnesty)

Voir le rapport ici

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Afghanistan : les « Bacha posh », des filles au masculin

« Bacha posh » signifie « habillé comme un garçon » dans la langue dari (variante du persan parlée en Afghanistan). Le concept : travestir sa fille en garçon pour qu'elle puisse travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Mas cette pratique permet également un accès à plus de libertés. Une aubaine pour les jeunes filles afghanes, privées d'école.

Les « bacha posh » sont le plus souvent issues de familles qui n'ont pas de fils, et qui sont amenées à travestir leurs filles pour leur garantir une vie plus sécurisée. Ces jeunes filles, cheveux coupés, vêtements de garçons, se masculinisent de l'enfance à l'adolescence. À l'âge de se marier (17 ou 18 ans), elles retrouvent leur féminité. Ce déguisement leur offre des libertés qu'elles ne pourraient s'offrir en tant que filles : aller à l'école, travailler, conduire ou même jouer au foot, vendre dans la rue et oublier le voile le temps d'une dizaine d'années.

À la maison, une « bacha posh » est exemptée des tâches ménagères, mais son identité reste intacte. Certaines familles sont souvent privées de pères en raison des conflits incessants dans ce pays.

Si ce sujet reste grandement tabou pour le peuple afghan, il est connu de tous, et, le plus important : il est toléré. Considérée comme une solution à élever des garçons, cette pratique est acceptée. En Afghanistan, si une famille n'élève pas de « bacha posh », elle en connaît forcément. Le gouvernement ne recense cependant pas le nombre de fillettes travesties et la pratique est condamnée par les mollahs (titre donné aux personnalités religieuses).

Mais cette pratique offre aux fillettes afghanes une liberté à durée déterminée. À la puberté, et l'arrivée des premières règles, elles redeviennent femmes afin de se marier à un homme qui leur est imposé. Un traumatisme pour certaines, qui voient du jour au lendemain, leurs libertés s'envoler.

Mariées et dorénavant femmes, elles doivent s'occuper de la cuisine, du ménage ou encore de la couture. Choses qu'elles n'ont absolument pas apprises pendant leur enfance, puisque leur éducation est copiée sur celle d'un garçon. Très rares sont celles qui restent « bacha posh » toute une vie.

La situation des femmes et des filles en Afghanistan reste une des plus critiques du monde.

JCC

(Source : droitsenfant.fr – photo tirée du documentaire « tu seras un garçon ma fille »)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, Droit à la liverté

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