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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #travail des enfants

Monde : quand les multinationales profitent du travail des enfants

On ne le sait pas, ou on fait semblant de ne pas le savoir, certains des composants qui équipent nos smartphones, tablettes ou les batteries des voitures électriques sont le fruit du travail des enfants. Il en est ainsi du cobalt. Composant essentiel des batteries de ces équipements, le cobalt provient en grande partie des mines situées au sud de la République démocratique du Congo (RDC). Selon les estimations, le quart du cobalt exporté provient de mines artisanales, dans lesquelles des enfants sont exploités. C’est ce que dénoncent l’ONG « Amnesty International » et l’Observatoire africain des ressources naturelles « Afrewatch » dans un rapport publié la semaine dernière.

Intitulé « Voici pourquoi nous mourrons : les violations des droits humains dans le commerce globalisé du cobalt en RDC », le document présente les témoignages recueillis sur place en avril et mai 2015. Les enquêteurs ont rencontré une petite centaine de mineurs, dont plusieurs enfants. Ils sont plusieurs milliers à trimer 12 heures par jour, pour gagner un ou deux dollars. Certains enfants trient le cobalt, en surface. D’autres descendent dans les boyaux sans air et sans lumières, parfois pendant 24 heures d’affilée. Vivre et travailler dans le secteur des mines expose en plus les enfants à la violence des adultes : nombre d’entre sont frappés ou subissent des violences sexuelles.

Mais qui achète le cobalt ? D’après le rapport, le principal client des marchés congolais est une entreprise chinoise, la « Congo Dongfang Mining » (CDM), filiale détenue à 100 % par le géant chinois de l’exploitation minière « Zhejiang Huayou Cobalt Ltd ». La multinationale fournit ensuite le cobalt à trois fabricants qui, à leur tour, vendent leurs composants à des fabricants de batteries qui affirment fournir des entreprises du secteur de la technologie et de l’automobile, notamment « Apple », « Microsoft », « Samsung », « Sony », « Daimler » et « Volkswagen ». Contactées par les ONG, certaines de ces entreprises ne savent même pas d’où vient le cobalt dont elles se servent. Elles semblent se désintéresser des conditions dans lesquelles le matériau est extrait.

Ainsi, des millions de personnes bénéficient des avantages des nouvelles technologies, sans se préoccuper de la manière dont elles sont fabriquées.

Il est temps que les grandes marques assument leur part de responsabilité dans l’extraction des matières premières qui rendent leurs produits si lucratifs.

Il est temps que les utilisateurs comme vous et moi, dénoncent fermement cette situation intolérable (voir ici comment faire).

JCC

(Source : Amnesty)

Voir le rapport ici

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

Afghanistan : les « Bacha posh », des filles au masculin

« Bacha posh » signifie « habillé comme un garçon » dans la langue dari (variante du persan parlée en Afghanistan). Le concept : travestir sa fille en garçon pour qu'elle puisse travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Mas cette pratique permet également un accès à plus de libertés. Une aubaine pour les jeunes filles afghanes, privées d'école.

Les « bacha posh » sont le plus souvent issues de familles qui n'ont pas de fils, et qui sont amenées à travestir leurs filles pour leur garantir une vie plus sécurisée. Ces jeunes filles, cheveux coupés, vêtements de garçons, se masculinisent de l'enfance à l'adolescence. À l'âge de se marier (17 ou 18 ans), elles retrouvent leur féminité. Ce déguisement leur offre des libertés qu'elles ne pourraient s'offrir en tant que filles : aller à l'école, travailler, conduire ou même jouer au foot, vendre dans la rue et oublier le voile le temps d'une dizaine d'années.

À la maison, une « bacha posh » est exemptée des tâches ménagères, mais son identité reste intacte. Certaines familles sont souvent privées de pères en raison des conflits incessants dans ce pays.

Si ce sujet reste grandement tabou pour le peuple afghan, il est connu de tous, et, le plus important : il est toléré. Considérée comme une solution à élever des garçons, cette pratique est acceptée. En Afghanistan, si une famille n'élève pas de « bacha posh », elle en connaît forcément. Le gouvernement ne recense cependant pas le nombre de fillettes travesties et la pratique est condamnée par les mollahs (titre donné aux personnalités religieuses).

Mais cette pratique offre aux fillettes afghanes une liberté à durée déterminée. À la puberté, et l'arrivée des premières règles, elles redeviennent femmes afin de se marier à un homme qui leur est imposé. Un traumatisme pour certaines, qui voient du jour au lendemain, leurs libertés s'envoler.

Mariées et dorénavant femmes, elles doivent s'occuper de la cuisine, du ménage ou encore de la couture. Choses qu'elles n'ont absolument pas apprises pendant leur enfance, puisque leur éducation est copiée sur celle d'un garçon. Très rares sont celles qui restent « bacha posh » toute une vie.

La situation des femmes et des filles en Afghanistan reste une des plus critiques du monde.

JCC

(Source : droitsenfant.fr – photo tirée du documentaire « tu seras un garçon ma fille »)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, Droit à la liverté

Paraguay : l’enfer des « Criaditas »

Face à l’extrême pauvreté et à l’absence de services étatiques dans les campagnes isolées, des milliers de Paraguayens se résignent à envoyer leurs enfants vivre dans une autre famille. L'enfant part en ville et devient « criadita ». Contre une contribution aux tâches domestiques, la famille d’accueil lui promet soins et éducation de qualité. Une pratique ancrée dans les mœurs de la société paraguayenne mais souvent à l’origine des pires violations des droits de l’enfant.

Les criaditas, estimés à 50 000, sont pour la plupart issus des zones rurales isolées. Le conflit meurtrier qui oppose de grands propriétaires terriens producteurs de soja et des familles pratiquant la culture vivrière ne fait qu’accélérer l’exode des enfants de paysans et d’indigènes. Quand des parents envoient leur enfant dans une famille d’accueil c’est normalement la promesse de lui faire assister aux cours dans la même école que ses propres enfants, de lui prodiguer soins et bien-être, en échange de quelques services domestiques.

Mais selon l’ONG « Global Infancia », la famille d’accueil tient très peu souvent sa promesse. La majorité de ces enfants vit dans des conditions d’« esclaves modernes ». Au Paraguay où un enfant sur quatre travaille au champ, à la mine, dans la construction ou comme vendeur ambulant, la position d’esclave moderne est la pire forme de travail infantile, car dans la maison d’adultes étrangers, caché de la vue de tous, l’enfant est exposé à la maltraitance, à l’abus, au viol.

Souvent, les criaditas s’échappent de la maison de leurs maîtres à l’adolescence. Mais, ayant perdu tout lien avec leur famille d’origine, ils se retrouvent à la rue. Là, ils sont exposés à d’autres types de trafic. 80% des criaditas sont des filles.

L’ONG interpelle donc le gouvernement paraguayen : « aujourd’hui, c’est une terrible injustice que des enfants aient à vivre chez des étrangers où ils s’exposent à toute sorte d’abus pour espérer avoir accès à des services basiques comme l’éducation ou la santé. L’Etat a une dette envers cette enfance perdue ».

JCC

(Source : Global Infancia)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - Esclavage moderne, travail des enfants

Côte d’Ivoire : Nestlé et 2 autres grands groupes industriels accusés de faire travailler des enfants

Les groupes Nestlé, Hershey’s et Mars sont visés par trois plaintes collectives (class actions) déposées à la fin de septembre en Californie auprès du cabinet juridique américain « Hagens Berman », spécialisé dans le droit des consommateurs. Motif de la plainte : la traite et le travail forcé des enfants dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire.

Ces trois firmes agroalimentaires importeraient du cacao en provenance de fournisseurs qui emploient des enfants parfois dans des conditions de travail dangereuses et pénibles. Les enfants transportent des charges lourdes, sont exposés à des substances toxiques, sont forcés au travail avec ses menaces physiques et sans aucune payes. Nombre de ces enfants seraient vendus par des trafiquants qui les enlèvent ou les achètent dans des pays voisins de la Côte d’Ivoire.

Les plaignants sont des consommateurs indignés d’apprendre que les sucreries qu’ils mangent étaient issues du travail des enfants.

Sur son site Internet, le groupe Nestlé se défend en assurant : « l’utilisation du travail des enfants dans notre chaîne d’approvisionnement du cacao va à l’encontre de l’ensemble de nos valeurs. Comme le souligne le rapport de la Fair Labor Association (FLA), aucune société s’approvisionnant en cacao en Côte d’Ivoire ne peut garantir que cela n’arrive pas, mais ce que nous pouvons dire que la lutte contre le travail des enfants est une priorité absolue de notre société ».

Comme dans tous les pays producteurs, l’usage du travail des enfants dans les plantations cacaoyères ivoiriennes est avéré. La Côte d’Ivoire est le premier pays producteur de cacao au monde et le premier pays à profiter de l’exploitation du travail des enfants.

Actuellement, on ignore encore le nombre d’enfants qui travaillent dans les plantations ivoiriennes de cacao, leur itinéraire, leur mode de recrutement, leurs conditions d’arrivée en Côte d’Ivoire lorsqu’il s’agit d’enfants de nationalité étrangère, la nature des liens qui les unissent à leurs employeurs, leur mode de rémunération, les conditions dans lesquelles ils travaillent dans ces plantations, etc. Il existe certes des études sur le trafic et l’exploitation des enfants en Côte d’Ivoire, mais aucune d’entre-elles ne traite de la question spécifique du travail des enfants dans les plantations cacaoyères.

Nestlé c’est entre autre : Lion, Crunch, Galak, Kitkat , Lanvin, Nuts, Smarties, Quality street, After Eight, etc…

JCC

(Sources : Hagens Berman, Nestlé et droitsenfant .fr- photo : FAO)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants, exploitation des enfants

Mali : les petits forçats  exploités dans les carrières

Des centaines d’enfants, filles et garçons, sont soumis à l’une des pires formes du travail des enfants : être exploités dans les carrières du pays.

Ils sont employés à diverses tâches : concasser les pierres ou les ramasser ou encore les transporter en brouette. Outre le caractère physiquement harassant de ce travail, les enfants sont exposés à des risques de surdité du fait des explosions de mines. Sans oublier le risque très élevé d’accidents occasionnés par les fréquentes chutes de pierres auquel il faut ajouter les conséquences de l’ingestion à fortes doses de poussière.

La majorité des enfants employés dans ces carrières ne vont plus à l’école. Ils travaillent pour le compte de leurs parents soit pour des exploitants contre rémunération. Payés à la journée, nombreux sont les enfants qui perçoivent un salaire mensuel. Leurs employeurs leur garantissent leurs trois repas quotidiens et un salaire mensuel de 20.000 à 22.500 francs CFA (entre 30 et 34 €).

Dans les carrières, les filles sont souvent utilisées comme vendeuses ambulantes. Elles sillonnent la carrière et proposent de l’eau fraiche, des jus de « bissap » (boisson faite à partir de fleurs d’hibiscus séchées) et de « gingembre », etc. Elles sont en effet nombreuses à être soutien de famille aujourd’hui. A peine sorties de l’enfance, elles effectuent des travaux pénibles au lieu d’aller à l’école.

Les conventions internationales contre le travail des enfants peinent pour le moment à empêcher ce phénomène qui commencent à interpeller les pouvoirs publics et les parents grâce notamment aux actions des ONG sur place (UNICEF par exemple). Selon la dernière enquête nationale sur le travail des enfants réalisée en 2005, environ deux enfants sur trois âgés de 5 à 17 ans sont économiquement actifs, soit environ 3 millions de mômes, dont 93% sont des enfants économiquement actifs et âgés de 5 à 14 ans. Ils exercent un travail pénible et 40% de la même tranche d’âge effectuent un travail dangereux.

Face à cet état de fait, le gouvernement malien a décidé d’intensifier la sensibilisation du public sur la question, de renforcer la prévention et la répression des infractions au regard du Code de travail et d’intégrer la lutte contre le travail des enfants dans le Cadre stratégique de la lutte contre la pauvreté.

Mais la pauvreté n’explique pas tout, car la terrible situation de ces enfants est également due, à l’analphabétisme, à la persistance de pratiques coutumières et au manque de moyens de l’État et des collectivités territoriales. Ainsi, en dehors du problème du travail, la situation des enfants maliens reste aussi difficile pour l’accès à la santé et à l’éducation.

JCC

(Source : l’Essor)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

Syrie : le travail des enfants explose

C‘est un des « dommages collatéraux » du conflit et de la crise humanitaire en Syrie. En effet, de plus en plus d’enfants sont obligés de travailler pour subvenir aux besoins de leur famille. Dans un nouveau rapport publié le début juillet, l’UNICEF et l’ONG « Save The Children » dénoncent une montée alarmante du travail des enfants.

Ils ont parfois moins de 10 ans et peuvent travailler plusieurs heures par jour pour à peine 3 dollars. Des revenus minimes mais indispensables pour des centaines de milliers de familles syriennes déplacées dans leur propre pays ou réfugiées dans les pays voisins. « La crise en Syrie a considérablement réduit les moyens de subsistance des familles et a appauvri des millions de ménages dans la région », déplore le rapport intitulé « Small Hands, Heavy Burden » (Petites mains et lourds fardeaux).

Les enfants qui ont fuient les violences en Syrie sont pour la plupart privés d’école. En Jordanie, plus de 2,7 millions d’enfants syriens sont déscolarisés. Près de la moitié d’entre eux travaillent et sont les principaux soutiens de leur famille.

Les enfants réfugiés syriens acceptent toutes les propositions de travail et n’importe quelles conditions. Dans les champs, les boutiques, les restaurants, le jour ou la nuit, tout est bon pour arrondir les fins de mois. Les employeurs sont très peu regardants sur l’âge minimum légal ou les horaires. De nombreux enfants travaillent parfois 12h par jour pour 4 dollars.

Dans ce contexte, l’UNICEF, rappelle que le travail des enfants entrave leur croissance et leur développement.

JCC

(Sources : UNICEF et Save The Children)

Voir le rapport (en langue anglaise)

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

Monde : un guide pour lutter contre le travail des enfants dans l'agriculture

L’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans un guide rendu public en début de semaine, souligne la nécessité d'inclure des mesures de lutte contre le travail des enfants dans les programmes de développement agricole et rural, notamment ceux concernant les agriculteurs familiaux.

« Si les programmes de soutien aux agriculteurs familiaux ou d'accroissement de la production alimentaire locale comprennent des composantes pour affronter le problème du travail des enfants dans l'agriculture, ils sont parfois muets sur le sujet et peuvent même contribuer au problème lorsque l'amélioration des capacités de production conduit à une augmentation de la demande de main-d'œuvre que l'on cherche à compenser par le travail des enfants », relève la FAO.

En outre, beaucoup de programmes de développement agricole ne surveillent pas ou n'évaluent pas l'impact qu'ils ont ou peuvent avoir sur le travail des enfants.

Le nouveau guide de la FAO est conçu pour combler ces lacunes, tout en précisant qu'au plan mondial, un grand nombre d'enfants sont impliqués dans les travaux agricoles.

100 millions d'enfants dans le monde sont concernés par un travail intensif dans l’agriculture

Le Manuel de suivi et d'évaluation du travail des enfants dans l'agriculture (Handbook for monitoring and evaluation of child labour in agriculture) de la FAO, élaboré en partenariat avec l'Université Humboldt de Berlin, offre des outils pratiques pour la recherche et la collecte de données en vue d'évaluer le travail des enfants dans l'agriculture et l'impact que les différents types de programmes de développement peuvent avoir.

Il encourage également l'identification et l'utilisation de bonnes pratiques pour épargner aux enfants de devoir travailler à la ferme au lieu d'aller à l'école.

Le guide prodigue enfin des conseils pratiques sur la façon de recueillir les informations permettant de suivre l'impact du travail des enfants sur leurs performances scolaires et leur santé.

Ce manuel est destiné à être utilisé par les organisations agricoles, les ONG, les organisations internationales, les ministères de l'agriculture, les décideurs et autres acteurs impliqués dans les programmes de production agricole, pêche, aquaculture, sylviculture ou élevage.

JCC

(Source et photo : FAO)

Pour en savoir plus : site de la FAO

Published by Jean-Charles Champagnat Jean-Charles Champagnat - - travail des enfants

Inde : le pays assouplit sa réglementation concernant le travail des enfants

Le 13 mai dernier, le gouvernement indien a fait modifier, par un amendement, la loi sur le travail des enfants qui avait été votée en 2012.

En effet, la liste des secteurs dits « à risque » (comme les exploitations minières), dans lesquels il est actuellement interdit d’embaucher des mineurs de moins de 18 ans, a été réduite pour permettre d’employer davantage d'enfants.

Par ailleurs, le nouvel amendement laisse la possibilité d’employer des enfants de moins de 14 ans dans l’industrie du divertissement et dans des « entreprises familiales ». Le problème est que la définition de ces entreprises familiales est très floue ouvrant ainsi la porte à une nouvelle exploitation des enfants.

Il s’agit là d’un recul gigantesque. Pourtant, l'Inde est membre de l'Organisation internationale du travail et a ratifié la convention internationale des droits des enfants en décembre 92.

Dans ce pays, près de 10 millions d’enfants de moins de 14 ans travaillent de manière « importante ou marginale ».

JCC

(Source : Courrier international)

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France : le PDG d’Air France remet en cause l’interdiction du travail des enfants

C’est un discours qui a fait l’effet d’une bombe au sein de l’entreprise Air-France mais aussi auprès de l’ensemble des défenseurs des droits de l’enfant.

Dans une réunion tenue au cours d’une rencontre patronale, Le PDG de la compagnie aérienne, Alexandre de Juniac, est revenu notamment sur le travail des enfants, dont l'interdiction n'est pas si évidente, selon lui. « C'est quoi l'âge d'un enfant, de nos jours ? Est-ce que c'est 16, 18 ou 20 ans ? On pense à donner le droit de vote à des enfants qui ont 16 ans ? Est-ce que ce sont des enfants, je ne sais plus... Est-ce qu'il faut les faire travailler, ne pas travailler ? Pas sûr. ». Dans ce discours, il a également remis en cause les 35 heures et le fait de fixer un âge pour le départ à la retraite.

C’est donc sans la moindre gêne que ce Monsieur revient sur un sujet que l’on pensait impossible à remettre en cause : l’interdiction du travail des enfants. Mais manifestement, pour ce PDG et son auditoire de patrons aucun sujet n’est tabou. Silence de l'Etat qui pourtant détient encore près de 16% du capital de la compagnie.

Comme l’indique Mediapart, qui a révélé l’affaire : « dommage qu’il n’y ait plus de mines en France, on pourrait remettre les petits de cinq ans à pousser les chariots ».

Et il est bon de rappeler à ces patrons que la loi française, comme la convention internationale des droits de l'enfant, stipulent « qu'un enfant s'entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans ».

La semaine dernière, les membres du comité de nomination d’Air France ont proposé de reconduire Alexandre de Juniac à la tête de la compagnie...

JCC

(Source : Mediapart)

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Monde : la musique au secours de la lutte contre le travail des enfants

Pour l’Organisation Internationale du Travail (OIT), « L’éducation musicale autonomise les enfants, développe leurs compétences et, essentiellement, les encourager à aller à l’école et à y rester ».

L’OIT lance donc un appel à tous les musiciens du monde et leur demande de dédier un concert ou une chanson à la lutte contre le travail des enfants : « Peu importe votre âge ou votre niveau, peu importe que vous fassiez partie d’un groupe, d’un orchestre, d’une chorale ou que vous soyez soliste, votre musique peut aider à sensibiliser et inciter à agir. Les contributions des musiciens de tout genre ont la même valeur: soul ou son, highlife ou hip-hop, folk ou jazz, rock ou tango, musique traditionnelle o tout autre genre de musique. Et si vous ne composez, ne jouez ou ne chantez pas, vous pouvez participer en mobilisant les musiciens de votre pays, par exemple par l'intermédiaire de leurs syndicats, ou en soutenant les événements musicaux dans votre communauté afin qu'ils joignent cette Initiative ».

Quelques chiffres sur le travail des enfants :

- Le nombre global d'enfants en situation de travail des enfants a diminué d'un tiers depuis l'année 2000, passant de 246 millions à 168 millions. Plus de la moitié d'entre eux, c'est-à-dire, 85 millions effectuent des travaux dangereux (ils étaient 171 millions en 2000).

- La région d'Asie-Pacifique continue à enregistrer les plus grands nombre d'enfants (presque 78 millions ou 9,3% de toute la population d'enfants), mais l'Afrique sub-saharienne continue à être la région avec la plus forte incidence de travail des enfants (59 millions, plus de 21%).

- Il y a 13 millions (8,8%) d'enfants astreints au travail des enfants en Amérique latine et les Caraïbes, tandis qu'ils sont 9,2 millions (8,4%) dans la région du Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

- L'agriculture continue à être de loin le secteur avec le plus grand nombre d'enfants astreints au travail (98 millions, ou 59%), mais le nombre d'enfants dans les services (54 millions) et l'industrie (12 millions) n'est nullement négligeable – principalement dans l'économie informelle.

- Le travail des enfants chez les filles a diminué de 40% depuis 2000, alors que chez les garçons la diminution est de 25%.

En guise de conclusion, voici un petit texte écrit par Kailash Satyarthi, Lauréat du Prix Nobel de la Paix 2014 et Président de la Marche Globale contre le Travail des Enfants

« L’hymne contre le travail des enfants n’est pas seulement une chanson, c’est une étincelle musicale qui libère l’innocence enchaînée et l’enfance dérobée. C’est le plus retentissant des refrains pour unir toutes les voix, les esprits et les âmes pour l’affranchissement des enfants esclaves ».

JCC

(Source : OIT)

Pour plus de renseignements : site de l’OIT

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